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commerce - Page 4

  • Marché Saint-Quentin: la diversité des étals et des commerçants

    Dans le contexte du prochain Conseil de Quartier Lariboisière Saint-Vincent-de-Paul consacré principalement au marché Saint-Quentin, nous avons déjà publié 3 articles pour vous dévoiler ses acteurs et ses coulisses (le 24 septembre sur les raisons de ce coup de projecteur, le 25 septembre sur ses traiteurs et le 27 septembre sur son fonctionnement).

    Nous souhaitons aujourd'hui vous montrer la diversité de ses étals, à l'instar de ce plan (ci-dessous) que nous avons trouvé dans l'un des sas d'entrée du marché, donnant boulevard Magenta. Vous pouvez y découvrir 21 couleurs différentes catégorisant les commerçants en fonction des produits vendus. A y perdre presque la tête! 

    Nous avons déjà relaté notre ballade parmi les 8 traiteurs du marché, vous invitant à déguster les cuisines du monde (Afrique/Antilles, Maroc, Liban, Asie, Brésil, Portugal, Italien) ou à emporter les plats plus traditionnels des traiteurs-charcutiers. Poursuivons cette découverte au gré des allées de ce marché couvert parisien...       

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  • Marché Saint-Quentin: le fonctionnement et les points en suspens

    C'est un événement de faire venir des commerçants dans un conseil de quartier, surtout pour leur faire raconter leur métier, leur environnement, les problèmes qu'ils rencontrent. Comme nous l'avons dit dans un précédent article, le marché ferme à 20 heures le soir, mais la journée n'est pas finie pour autant. Il faut encore descendre les denrées dans les chambres froides, situées au sous sol du marché, s'il s'agit de produits frais, ou simplement ranger les stands pour le lendemain. Pas facile dans ces conditions de participer aux réunions des Conseils de quartier.

    Le marché couvert est une petite société organisée sous sa grande halle historique avec ses avantages et ses inconvénients, ses bonheurs et ses problèmes. Les marchands, au nombre de 35 actuellement, sont réunis dans une association des commerçants avec un bureau et un président. Les pouvoirs du président ne sont pas immenses, mais il est le représentant de l'ensemble des commerçants du marché face aux institutions et c'est lui qui est l'interlocuteur privilégié du gestionnaire du marché, la société Bensidoun

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  • Marché Saint-Quentin : des traiteurs de dernière minute et plus si affinités

    C'est une élue qui habite à deux pas qui nous a donné le tuyau. "Quand, parfois, je manque d'inspiration ou tout simplement de temps et qu'un couple d'amis s'annoncent un peu tardivement, je ne m'inquiète pas, je sais qu'au marché Saint Quentin, je pourrai trouver un beau poisson grillé, quelques acras pour l'apéritif, un joli plat de riz pour accompagner et je suis sauvée."

    C'est chez Hervé, qu'elle descend et qu'elle trouve son bonheur. Une boutique qui vous plongera dans l'ambiance instantanément. On peut aussi déjeuner sur place.

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    Oh Africa ! le traiteur africain, entrée rue de Chabrol

     

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  • Marché Saint-Quentin: un vrai coup de projecteur

    paris,marché-saint-quentin,commerceL'équipe d'animation du conseil de quartier Lariboisière-Saint-Vincent-de-Paul a décidé avant de partir en vacances de dédier sa réunion de rentrée au marché Saint-Quentin. C'est une vraie bonne idée car sans elle, nous ne serions pas allés rencontrer les commerçants, sur place, chez eux, avec le même souci de faire connaissance, de connaître le mode de fonctionnement du marché, ses atouts et ses difficultés.

    Nous avions donné un premier et petit coup de projecteur à ce marché couvert en juillet dernier lors de l'inauguration d'un nouvel espace "convivialité" que tout le monde attendait depuis de très longs mois (voir notre article du 22 juillet).

    Ce marché couvert est installé depuis près de 150 ans dans l'une des dernières halles, encore en place, construites par l'architecte Victor Baltard, auquel le Musée d'Orsay a rendu un bel hommage au début de l'annéeIl fut connu en tant que l'architecte des halles centrales de Paris puis fut désigné architecte officiel de la Ville de Paris (1860-1870).  

    Cette fois, la rédaction du blog a donc décidé à son tour de consacrer plusieurs articles au marché, à la fois pour mieux connaître les marchés parisiens et leur longue histoire, et vous faire découvrir les attraits d'un vrai marché à l'ancienne, où l'on trouve de bons produits à des prix qui supportent la comparaison avec les supermarchés apparus ces dernières années à tous nos coins de rues (et dont parfois certains ferment aussi sans crier gare, c'est le cas du Monop' dans le haut Magenta fermé fin juin).

    La presse s'est fait l'écho cet été de la redécouverte des marchés de proximité. Déjà en juin, on pouvait lire dans Le Parisien que La qualité et la proximité sont les deux principaux atouts des 80 marchés alimentaires. Ils ont aussi su s’adapter aux horaires des parisiens avec des étals ouverts parfois au-delà de 20 heures. Au-delà de 20h... pas partout, car c'est justement un des regrets de certains de nos interlocuteurs rencontrés au marché Saint-Quentin. Nous reviendrons sur cette question demain. 

    Une étude du CROCIS de mai 2013 intitulée "Les marchés franciliens dans l'air du temps" notait que :

    "Face notamment aux questionnements récents et aux problèmes liés à la sécurité et à la traçabilité des aliments, les consommateurs se tournent à nouveau vers les marchés, qui sont revenus dans l'air du temps. Ils constituent l'un des circuits privilégiés de consommation de la population, avec comme premier argument la qualité, puis l'ambiance et la variété des produits (source : CCI France).

    Aujourd'hui, les marchés représentent un quart des fruits et légumes et un quart des produits de la mer vendus en France."

    C'est encourageant ! Et ce constat légitimise tout à fait le thème choisi pour le prochain conseil de quartier qui se tiendra le mardi 1er octobre, au collège Bernard Palissy 21 rue des Petits Hôtels, de 19h à 21h.

  • Le chantier Vano continue

    Vous avez été plusieurs, pendant l'été, à vous inquiéter de l'arrêt du chantier "Vano" ou plutôt de la future brasserie. A en juger par les commentaires que nous recevons, l'attente est grande. Nous sommes donc allés aux nouvelles auprès d'Afaf Gabelotaud, chargée du commerce dans le 18e : elle a répondu illico à nos questions.

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    L'inactivité était-elle due aux vacances simplement ? Peut-être un ajustement entre les différentes entreprises qui interviennent... L'ouverture est-elle toujours prévue pour le début de l'année prochaine?
    Par ailleurs, nos photos en témoignent, le nettoyage derrière les palissades de chantier a de toute évidence été négligé!  Cartons, emballages de cartouches de cigarettes, canettes...Ne peut-on pas rappeler de façon énergique au responsable du chantier ses obligations en matière d'environnement?
     
    Voici la réponse de l'élue :
     
    "Le site doit être livré en octobre, comme prévu, aux futurs preneurs pour leurs travaux d'aménagement (brasserie et Foot Locker), pour une ouverture en février pour la brasserie et plus tôt fin d'année pour le magasin. Les entreprises actuelles sont missionnées par les assurances pour refaire à l'identique.
    J'ai signalé, en début de semaine, avec insistance le manque honteux d'entretien sur le chantier. J'espère que le message est passé."

    L'élue nous a incitée à la solliciter de nouveau si aucune amélioration n'est visible. Vous pouvez également vous exprimer sur le blog à ce sujet. Et même nous envoyer vos photos si le coeur vous en dit. Nous collationnons...   

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    Pour compléter nos informations, nous avons également contacté le cabinet de Mao Peninou, adjoint de Bertrand Delanoe, chargé de la propreté. Quelques chiffres nous ont été donnés.
     
    "Au premier semestre 2013, grâce notamment à l'action de 2 agents du CAPP affectés tout spécialement à la ZSP : 635 PV ont été dressés dont 497 sur les épanchements urinaires.
     
    A peu près 30 agents sont mobilisés chaque jour pour l'entretien de la ZSP : le carrefour Barbès est à cet égard balayé jusqu'à 4 fois par jour.

    La benne pour la saisie des marchandises vendues à la sauvette est en service dès 8 heures du matin désormais en semaine."

    Des efforts soutenus, donc, même si l'aspect du quartier ne le laisse pas supposer. Dommage. 

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  • Toujours fermé le lundi !

    Cette relâche hebdomadaire nous rattache au commerce de proximité. Ne vous souvient-il pas que les commerçants de notre enfance pour les plus anciens, et ceux de vos parents pour les plus jeunes ne levaient pas le rideau les lundis ? C'est encore en partie vrai en province; en partie seulement, car dès que l'on s'approche des zones touristiques, il n'est plus ni lundi, ni dimanche qui compte. Il faut faire du chiffre. Pourtant il semble bien que les clients ne soient pas au rendez-vous, à écouter les commerçants que nous croisons, les touristes sont là mais sans leur carte bleue !

     

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  • Le marché Saint-Quentin au coeur du quartier

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    La rédaction a redécouvert le marché Saint-Quentin à l'occasion d'une rencontre entre le maire, Rémi Féraud et les habitants du quartier. Pour ne pas rater l'événement, Action Barbès était sur place par ce dernier dimanche pluvieux de juin — et oui, il a beaucoup plu en juin ! — et entre deux échanges entre l'élu et ses administrés, nous nous sommes perdus parmi les étals avec notre appareil photo et notre curiosité habituelle... 

    Localisons ce marché avant d'entrer plus avant dans le sujet : c'est une structure construite en 1866, un marché couvert comme on en construisit beaucoup dans Paris dans les années 1860, situé entre les rues de Chabrol, des Petits Hôtels et le boulevard de Magenta. (85 bd de Magenta = plan

    paris,10e,marchés-de-paris,marché-saint-quentin,commerceMaintenant sa fiche technique :  

    Marché couvert St-Quentin

    Le plus grand marché couvert de Paris.
    85 bis, bd de Magenta 
    Mardi au vendredi de 9 heures à 13 heures et
    de 16 heures à 19 heures 30

    Samedi de 9 heures à 13 heures et
    de 15 heures 30 à 19 heures 30

    Dimanche de 8 heures 30 à 13 heures 30
    Métro : Gare de l’Est


    Séduits par les lieux, par la qualité des produits et la gentillesse des commerçants rencontrés, nous avons décidé de donner un coup de focus sur le marché de Saint-Quentin dans une série d'articles à paraître à la rentrée de septembre. Malgré le bon accueil, tout ne va pas au mieux, il y a des points sombres, des conditions de vente et d'installation à améliorer. Nous en avons parlé avec les commerçants, leurs vécus et leurs déclarations seront au coeur de nos articles.

    Un autre coup de projecteur viendra du conseil de quartier Lariboisière Saint-Vincent-de-Paul de rentrée, qui aura lieu début octobre — nous vous en avertirons en temps et en heure — et dont le thème sera le commerce de proximité et le marché de Saint-Quentin en particulier. Pour faciliter la venue des commerçants, nous avons demandé à la mairie que la réunion ait lieu dans le collège Bernard Palissy, rue des Petits Hôtels. Nous attendons la confirmation.

    paris,10e,marchés-de-paris,marché-saint-quentin,commerceVoici quelques photos faites lors de l'inauguration de l'espace de convivialité récemment aménagé sous la grande halle du marché. La mairie et le gestionnaire ont promis de doubler le nombre de tables et de chaises, qui s'y trouvent en trop petite quantité. Il semble aussi que ce lieu soit bientôt équipé d'une borne wifi. Vous pourrez vous installer à une table avec vos portables ou vos tablettes, et un verre de sirop d'Hibiscus... une boisson originale servie par Oh, Africa — chez Hervé pour les intimes ! (photo ci-contre) — et particulièrement désaltérante en temps de canicule. A essayer de toute urgence. 

     

     

    Vous reconnaitrez sur la photo ci-dessous outre Rémi Féraud le maire du 10e, Lyne Cohen-Solal, adjointe au maire de Paris chargée du commerce, Hélène Duverly adjointe au maire du 10e également chargée du commerce, Alexandra Cordebard, 1ère adjointe de Rémi Féraud. 

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  • Opération Vital'quartier : ça continue

    Chaque année, le Groupe de Travail Local des secteurs Lancry et Entre-Deux-Gares est réuni en mairie du 10e sous l'égide de la Semaest. Nous avons une fois de plus été au rendez-vous. Cette année, les participants, essentiellement des membres des conseils de quartier, étaient peu nombreux pour prendre connaissance du bilan 2012. 

    Monoactivité, état des lieux ?

    Nous n'avons pas manqué de signaler le grand nombre de boutiques de vêtements de cérémonie ouvertes maintenant sur le côté 9e de la rue du Faubourg Poissonnière et, même une au début de la rue du Delta. Pourquoi ne pas inclure dans un seul périmètre les deux côtés d'une rue, y compris s'ils ne sont pas dans le même arrondissement ?

    « Il faudra une cohérence dans le secteur Barbès » a répondu Rémi Féraud qui aurait souhaité le faire dans cette mandature et en a déjà parlé avec Pauline Véron, très probable candidate PS à la mairie du 9e. Malheureusement, il sera bien difficile de récupérer des locaux, puisque la Sémaest n'agit pas sur les baux commerciaux (elle acquiert les murs quand ils sont en vente). La situation risque de s'installer très durablement.

    Quel bilan pour 2012 ?

    Intéressons-nous au secteur Lancry, bien que plus éloigné. Plutôt un succès si l'on en juge par la diminution des grossistes en prêt-à-porter et de boutiques de téléphonie; en revanche, de nouveaux salons de coiffure (et maintenant des ongleries) continuent à ouvrir.

    Près de Barbès, nous n'avons pas besoin de bilan pour constater l'augmentation des boutiques de vêtements de cérémonie dont les étalages grignotent les trottoirs même aux endroits les plus étroits.

    Sur 2012, pas d'évolution, mais 2013 sera forcément en augmentation. Le ministère du commerce, de l'artisanat et du tourisme réfléchit toutefois à de nouvelles pistes comme une facilitation du droit de préemption, l’amélioration du contrôle des destinations des boutiques, l’encadrement de l’augmentation des loyers commerciaux et un meilleur contrôle de l’urbanisme commercial. Le nouveau directeur de la Sémaest, Didier Dely, ne disait pas autre chose « Il faudrait un fond de roulement plus conséquent pour nos achats et aller plus vite, avoir la possibilité de changer une activité et grâce au PLU imposer un commerce de proximité ; on pourrait ainsi le revendre rapidement et donc récupérer des moyens pour de nouvelles acquisitions. » 

    Réjouissons-nous de la légère diminution des agences d'intérim et de la stabilité pour l'alimentaire.

    En 2012, 5 acquisitions  (voir article du 12 juin) : quatre boutiques rue de Dunkerque, et plus loin de Barbès, mais toujours dans le périmètre Vital'quartier, le 1 rue du Château Landon.

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    37 rue de Dunkerque

    Le 37 rue de Dunkerque est encore en travaux et le lieu sera attribué en septembre. Deux propositions ont été envoyées : fleuriste et traiteur (du marché St Quentin); la mairie cherche encore d'autres pistes.

    Le local "Une fée dans l'atelier" au 69 rue de Maubeuge, qui accueille une mercerie et un atelier de couture, va probablement changer de destination ; l'actuelle locataire va poursuivre son activité ailleurs. Il faudra donc trouver un nouveau commerçant.

    Nous avions évoqué dans notre article sur le commerce de proximité du 12 juin le projet de loi préparé pour la rentrée. La Ville de Paris et Semaest ont pu faire des propositions. Il faudra suivre attentivement ce dossier à la rentrée.

  • Les progrès de notre brasserie de Barbès

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    Côté construction, ça pousse bien. Les entreprises engagées sur ce chantier ne ménagent pas leur peine, et sont relativement bien intégrées au paysage derrière leurs palissades. Si le bruit perturbe parfois un peu les riverains, il ne dépasse guère le niveau de décibels habituel dans ce carrefour déjà bruyant.

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    En revanche, le chantier ne perturbe que très peu les vendeurs de cigarettes à la sauvette, entre deux passages des unités de police. C'est bien dommage. Cette situation a poussé les preneurs de bail de la future brasserie de Barbès à solliciter une réunion avec la mairie et le représentant de la Préfecture de police. Nous avons eu confirmation de sa tenue par l'élue chargée du commerce dans le 18e. Il s'agissait en toute sérénité d'anticiper l'état de sécurité aux abords de l'établissement.

    Nous résumerons donc que les affaires vont leurs cours, que le propriétaire de la parcelle est satisfait de ses preneurs de bail, et que ces derniers sont impatients que le bâti soit terminé pour débuter les aménagements intérieurs. Afaf Gabelotaud nous a affirmé qu'il s'agissait d'un beau projet, d'un café de qualité. Attendons l'ouverture qui, selon le planning, devrait avoir lieu en février 2014. Gageons que nous y tiendrons des réunions politiques lors de la campagne municipale !!

    Du côté de l'autre parcelle — car vous vous souvenez, que Vano occupait deux parcelles distinctes appartenant à deux propriétaires-bailleurs distincts eux-aussi — les perspectives n'en finissent pas de s'assombrir. Il a été question d'une implantation de l'agence Gaz de France située boulevard Barbès, plus haut. Un transfert qui leur aurait permis de mettre l'agence aux normes d'accessibilité pour tous. Le projet est tombé à l'eau. Un bref moment, on a parlé d'une épicerie fine, peut-être pas Fauchon, mais un commerce de qualité, donné sans suite. Plus tard, une supérette devait prendre la suite : coulée aussi. Il subsiste l'éventualité qu'un Foot Locker ne vienne ou ne revienne (car l'on me dit que déjà un magasin de chaussures de sport avait pignon sur rue à cet endroit) s'installer là. Ce n'est pas très folichon ! On espérait un commerce de proximité, une enseigne qui nous fasse un peu plus rêver que des Nike ou des Reebok, ou même des Adidas ou du Coq Sportif (pas très présent sur les présentoirs!). D'autant que le nec plus ultra, à l'heure d'internet et des commandes en ligne, devient quand même de profiter des promotions sur le site de l'importateur (la page des promos du moment).

    Le but du propriétaire bailleur est de viser le meilleur profit et de privilégier le type de commerce susceptible de lui garantir une location pérenne, sans accident de parcours pendant les longues années du bail. Son raisonnement le conduit à cibler une clientèle locale, à savoir beaucoup de jeunes de milieu modeste qui chaussent plus sûrement des baskets que des mocassins semelle cuir. Nous pouvons difficilement l'en blâmer, nous vivons dans une économie de marché capitaliste. Souvenons-nous que nous avons échappé à un KFC, une enseigne que notre propriétaire n'aurait pas spontanément refuser...

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    Foot Locker, cette enseigne de vente de chaussures de sport dispose déjà de 5 magasins à Paris, dont ceux du 45, rue de Rovoli, de la mezzanine dans la Gare du Nord, de l'espace commercial de la gare Saint-Lazare.

    Il semble que les enseignes nord-américaines inspirent confiance au propriétaire des lieux.

  • Elargir ou pas les zones touristiques pour le commerce ?

    Fin avril, Anne Hidalgo relançait la question du travail dominical dans certaines zones de la capitale. Un sujet qui s'est déjà invité à droite dans la pré campagne municipale. S'agirait-il de zones existantes à élargir comme à Montmartre dans le secteur des Abbesses, où les commerçants le demandent, ou bien de la création de nouvelles zones ?

    Actuellement, 7 secteurs sont déclarés « zones touristiques », certains en partie seulement : rue de Rivoli, place des Vosges et rue des Francs Bourgeois, rue d'Arcole, Champs Elysées, viaduc des arts rue Daumesnil, boulevard Saint-Germain, Butte Montmartre.

    « Je suis prête à revoir la carte des zones touristiques à Paris, à condition que l’on travaille sur le dialogue social et la création d’emplois. Si l’on va dans cette voie-là, je veux un pacte » avec les milieux professionnels, a affirmé Anne Hidalgo. Et « des riverains associés aux décisions » a ajouté B. Delanoe. Mais au delà des seuls habitants, la question n'est-elle pas de société ?

    D'un côté, nous avons des commerçants qui souhaitent travailler davantage (« travailler plus pour gagner plus » aurait-on dit en d'autres temps !) et augmenter leur chiffre d'affaires, puis des étudiants qui souhaitent trouver des petits boulots. De l'autre, des salariés (on sait que les femmes sont nombreuses dans ce secteur) dont on sait bien qu'ils n'auront pas forcément le choix. Accepter ou non les journées que propose le patron ne se fait pas en toute liberté, on le sait bien.

    Souhaite-t-on vraiment que les dimanches soient consacrés aux achats ou même au lèche-vitrine sans acte d'achat ? A-t-on envie d'une société où faire les boutiques devienne un loisir dominical pour la majorité des salariés ? C'est déjà le cas en proche et lointaine banlieue avec certains magasins de bricolage ou d'ameublement. Là, pas besoin de zones touristiques. Les classes plus aisées, en revanche, savent s'en dispenser, n'en voyant l'intérêt que dans des cas exceptionnels. Mais les plus modestes, éloignées des centres culturels où l'on peine à les attirer, sont logés au plus près des grands centres commerciaux et autres usine-centers nichés dans les banlieues, « agrémentés » de quelques restaurants fast food clignotant dans le soir. Autoriser davantage la vente le dimanche — même si l'on comprend bien ici, à Paris, qu'il ne s'agit pas des supermarchés, mais plutôt des grands magasins de la rive droite  — c'est un signe fort qui illustre le type la société que l'on construit ensemble.

    Reste l'argument auquel aucun élu, encore moins un candidat, ne peut faire la sourde oreille : c'est créateur d'emploi. Ah, alors.... Et pourquoi donc ? Ici, à Paris règne une certaine injustice entre les enseignes illuminant les Champs Elysées, par exemple, et les Grands Magasins du boulevard Haussmann. Leur clientèle est en très grande partie étrangère. Venue en groupe, coachée par un "tour operator", elle ne reste parfois qu'une seule journée à Paris et se rue vers les quartiers animés, où les commerçants les accueillent sourire aux lèvres, eux et leurs cartes de crédit. Un manque à gagner pour le Printemps et les Galeries Lafayette, pour être clair, eux qui ne peuvent ouvrir que cinq dimanche par an. Donc, grosse pression sur les candidates... même si certains au Conseil de Paris se montrent réticents, par exemple, Christian Sauter. Nous avons cherché à savoir si Anne Hidalgo lors de son récent meeting au Bataclan a renouvellé sa proposition de prolonger les plages horaires, ou bien si, prudemment, elle l'a mise en sourdine. En vain, il n y a pas eu d'écho.

    Et dans notre quartier ? Imaginons une minute que le secteur Barbès devienne zone touristique. C'est pour l'instant pure fiction. Les boutiques de vêtements de cérémonie attirent déjà une foule importante le samedi car elles sont concentrées sur un petit périmètre, mais grignotent néanmoins du terrain au détriment du commerce de proximité. Les acheteurs viennent pour leur très grande majorité en voiture de banlieue et, même de province. On l'observe aux immatriculations. Des problèmes de circulation et de stationnement en perspective...

    Après la réouverture d'un lieu culturel comme le Louxor, on imagine mal les boutiques Tati, et les nombreuses autres, ouvertes le dimanche (on échappera désormais à Vano !). A côté, n'oublions pas qu'on ferme Virgin.  Allons plutôt au cinéma. 

     

    ­_/_/_/ Pour mémoire, l'article de Libération du 17 décembre 2012 sur le travail le dimanche : Ce que dit la loi 

     

  • 7e COPIL Barbès : le commerce

    Poursuivons l'examen des informations transmises lors du comité de pilotage Barbès du 11 avril dernier. (Lire les articles précédents ici et )

    Daniel Vaillant, le maire du 18e arrondissement, a confirmé les échanges fructueux avec le propriétaire de la parcelle située à l'angle des boulevards Barbès et de La Chapelle. Ce vieux monsieur, issu lui-même d'une famille auvergnate qui a prospéré dans les cafés parisiens, s'est engagé à reconstruire l'édifice détruit par un incendie en juin 2011, via l'indemnisation liée au sinistre, et à trouver un aménageur qui proposerait un établissement de qualité. Il semble que ce soit chose faite, et que la brasserie ouvre d'ici à la fin de l'année. Après démolition en début d'année, on peut maintenant observer les nouveaux murs, au moins le premier étage, derrière les palissades. 

    Nous avons lu dans la presse un article signalant la présence d'un café ouvert par les Frères Moussié, les futurs repreneurs à Barbès, qui nous semble de bon augure. A lire ici : Au comptoir du Parisien. (Le Parisien du 28 avril 2013)

    Une nouvelle moins souriante a été également confirmée : les difficultés de Virgin, non seulement sur les Champs Elysées, mais aussi boulevard Barbès. On avait espéré un temps que la fermeture du Virgin Megastore était largement due à la flambée les loyers sur la célèbre avenue (on a lu 6 millions d'euros de loyer par an pour le magasin Virgin). Mais le mal était plus profond, et bientôt une dizaine de magasins de Virgin ont été menacés de fermeture. Le dépôt de bilan a eu lieu début janvier 2013, suivi d'un redressement judiciaire décidé par le Tribunal de commerce de Paris avec une période d'observation de 4 mois, qui arrive à son terme. Des repreneurs se sont proposés, dont Rougier & Plé. Lire l'article du Parisien qui brosse le tableau des onze années de Virgin à Barbès. 

    Nous avons appris que les locaux occupés par Virgin Barbès sont la propriété d'un bailleur social, Paris Habitat, et qu'à ce titre, la ville pourra sans doute intervenir favorablement auprès dudit bailleur si le tribunal accorde du crédit à un repreneur. Daniel Vaillant a déclaré qu'il resterait très vigilant car Barbès n'a pas besoin d'un soldeur supplémentaire... Attendons le 23 mai prochain, date à laquelle le tribunal de commerce doit rendre sa décision après examen des offres. 

    Sur le 10e, le sujet commerce a été également évoqué : de façon moins dramatique mais tellement récurrente que Rémi Féraud a très fermement demandé à la DPP de verbaliser les commerçants dont les étals débordent sur l'espace piétons, dans le haut du boulevard de Magenta. Plusieurs fois, ils ont été avertis de leurs droits à occuper le trottoir et des limites à respecter. Malgré cela, ils contraignent les piétons à se déporter sur les pieds d'arbres, ou sur la piste cyclable. 

    Notre association a regretté que le périmètre de Vital-Quartier suive trop aveuglément les limites de l'arrondissement — en l'occurence du 10e dans le faubourg Poissonnière — laissant tout loisir aux entreprises de vente de vêtements de cérémonies de "coloniser le milieu", à savoir tous les locaux du faubourg situés entre la rue du Delta et la jonction avec Magenta, à l'exception du transporteur au 185 et du coiffeur au 183bis. A contrario, nous nous sommes félicités du rachat de plusieurs murs de boutique dans la rue de Dunkerque, dont ceux de la librairie NordEst. La Sémaest qui pilote ces opérations, s'est dotée d'une filiale foncière en coopération avec la Caisse des dépôts et consignations, qui permettra plus de liberté dans d'éventuelles acquisitions de cet ordre.

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    On voit clairement sur la carte ci-dessus le triangle de Vital Quartier
    "Entre les deux gares" situé au sud du bd de La Chapelle.

  • Au conseil d'arrondissement du 10e hier soir...


    paris,10e,commerce,préemption,baux,fonds.... les conseils de quartier s'exprimaient sur leurs problèmes locaux. Le règlement du conseil d'arrondissement du 10e permet aux conseils de quartier de présenter un voeu et d'obtenir en réponse la position de l'équipe municipale. Nous saluons toujours dans notre blog cette avancée démocratique qui n'existe pas dans tous les arrondissements. 

    Au pré-conseil d'arrondissement, donc, le conseil de quartier Château d'eau Lancry, très actif sur la problématique des étalages et terrasses présentait un voeu dont nous reprenons ci-dessous les demandes:

    • Bilan de la situation dans l'arrondissement,

    • Elaboration concertée d'une Charte pour le 10e

    • Mise en oeuvre ou renforcement des opérations de contrôle dès les beaux jours

    • Mise en place d'un comité de suivi associant élus, professsionnels et habitants au travers du Conseil de quartier


    paris,10e,commerce,préemption,baux,fondsSi dans notre quartier, situé autour du carrefour Barbès, nous avons plus à souffrir des débordements d'étalages et notamment ceux des magasins de chaussures du boulevard de Magenta, puis sur le boulevard de Rochechouart côté 18e, des colifichets pour touristes après Anvers, dans le quartier Château d'Eau Lancry le problème est constitué plutôt par les terrasses de cafés et restaurants. Il manque l'affichage – obligatoire - de leur autorisation ; il n'y pas de marquage au sol ; les débordements sont fréquents ; les menus et les chevalets balisent le trottoir ; les riverains se plaignent du bruit en soirée; enfin le manque de place pour le passage des handicapés est notoire...

    «  Un bilan représente un travail long et important. Une charte a déjà été réalisée pour la Cour des Petites Ecuries et, pour le moment, ma priorité est de faire la même chose rue du Faubourg Saint-Denis» a précisé Hélène Duverly, l'élue chargée du commerce dans le 10e . « N'hésitez pas à signaler une terrasse qui déborde ! »  a ajouté le maire.

    Le conseil de quartier Louis-Blanc Aqueduc revenait une fois de plus sur la création de périmètres de préemption des fonds de commerce et des baux commerciaux, des mesures rendues possibles par la loi du 2 août 2005. Il s'agit de permettre la sauvegarde du commerce et de l'artisanat de proximité. Sujet déjà évoqué sur notre blog il y a un peu plus d'un an (notre article du 20 janvier 2012).

    Si dans notre quartier l'opération Vital quartier a permis le rachat de plusieurs boutiques rue de Dunkerque récemment et rue de Maubeuge, le dispositif n'a pas d'impact sur le secteur Gare du nord - La Chapelle. Il s'agit donc d'aller plus loin. De nombreuses villes ( 116 en Ile de France) ont exercé leur droit de préemption lors de la cession de fonds de commerce, mais aussi de baux commerciaux.

    Cette fois, il semblerait qu'il y ait des avancées significatives de la part de la ville de Paris. Rémi Féraud a reconnu que l'opération Vital Quartier se heurte à des limites et qu'il faudra trouver d'autres pistes pour enrayer la mono activité de certains secteurs. «  Très certainement dans la prochaine mandature » a t-on entendu.

    Du côté du patrimoine, on a reparlé de l'église Saint-Vincent-de-Paul dont l'état nécessite encore bien des restaurations. Peut-être vous souvenez-vous des laves émaillées rendues aux façades de l'église au début de l'été 2011 ? 

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    Il s'agit maintenant de s'occuper de la toiture qui est d'origine et n'a quasiment jamais bénéficié de réparations. Mais cela a un coût : 4 millions d'€uros qu'il faudra budgéter dans la prochaine mandature. En attendant un grand lifting, on se contentera de la restauration du péristyle (frises en bronze entre autres) pour une somme plus modeste de 38 830 €.

    Pour mémoire, toutes les églises construites avant 1905 sont propriétés de la ville qui doit donc en assurer l'entretien.