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Circulation & voirie

  • Gare du Nord 2024 : mise à jour du projet de rénovation

    gare-du-nord,travaux,projet,2024Lundi 23 novembre 2020. La Ville de Paris, la SNCF, SNCF Gares et Connexions et la SA Gare du Nord 2024 viennent de signer un protocole actant le soutien de la Ville au projet de rénovation et de transformation de la gare du Nord.

    Avant d'en arriver là, nous avons assisté à quelques soubresauts du projet et la belle entente de départ entre la Ville et la SNCF a eu le temps de voler en éclats. Depuis 2014 un projet de reconfiguration était à l'étude pour résoudre les innombrables problèmes de la gare — dont sa saturation reconnue depuis des années. En 2017, Paris est confirmée ville olympique pour 2024. La SNCF lance alors un appel d'offre (juin 2017). Les choses s'accélèrent. Retour sur les dernières étapes.

    Le projet de rénovation et de transformation de la gare confié à une entreprise d'économie mixte, formée de SNCF Gares & Connexions et la foncière du groupe Auchan, Ceetrus, avait été présenté en juillet 2018 et approuvé par la Ville. S'en suivirent bientôt trois vagues de contestation.

    – L'avis des professionnels
    Une tribune dans Le Monde d'un collectif d'architectes et d'urbanistes de renom jeta un pavé dans la mare. Projet inacceptable ! Ils dénoncent la marchandisation d'un espace, vaste espace de quelque vingt mille mètres carrés, au détriment du confort des voyageurs, ils dénoncent l'allongement des parcours circulant au milieu des zones commerciales, ils dénoncent l'implantation d'un centre commercial de plus, voire de trop, au cœur des territoires du Grand Paris. Ils dénoncent le sacrifice de l'héritage architectural. En résumé, un projet signé trop visiblement Auchan...

    – Les doutes des élus
    Après la validation du projet par la Ville le 10 juillet 2018, des doutes s'expriment parmi les élus, trop commercial, densification excessive, programmation surdimensionnés, pas assez de considération pour l'ensemble de la zone d'activité de Paris et sa banlieue... Il faut revoir la copie. La Commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) rend un avis défavorable le 27 juin 2019, notamment au regard de l'extension de la zone commerciale de 16 321 mètres carrés, plaçant ainsi le Préfet d'Ile-de-France dans l'impossibilité de signer le permis de construire (demande déposée le 21 mai 2019). Un recours est déposé par Stationord, la nouvelle dénomination du promoteur, auprès de la Commission nationale d'aménagement commercial (CNAC), qui rend un avis favorable à la limite de son temps d'instruction. Finalement le 6 juillet 2020, le Préfet d'Ile-de-France, Michel Cadot, délivre le permis de construire. On peut lire la satisfaction de Stationord sur son site ! Mais la Ville ne s'avoue pas vaincue. Et encore moins convaincue : "La nécessité de moderniser la plus grande gare d’Europe n’est guère discutée, surtout à l’approche des Jeux Olympiques de 2024. Mais le projet à 600 millions d’euros tel qu’il est pensé avec l’arrimage d’un paquebot commercial de plus de 300 m de long à l’est de la gare dans l’un des quartiers les plus denses de la capitale, et sans qu’aucune étude d’intégration n’ait été véritablement menée, ne passe toujours pas". (Le Monde du 17 juin 2020)

    En octobre 2019, des élus de la Ville enfoncent le clou de leur désaccord en publiant une nouvelle tribune, dans laquelle ils demandent "des évolutions significatives, qu’il s’agisse de protection patrimoniale, d’inter-modalité, de hauteur du bâtiment, tandis qu’Ile-de-France Mobilités et la RATP ont réclamé que le stationnement et la circulation des bus soient très nettement améliorés."

    – Les recours déposés par deux collectifs de citoyens venus en renfort
    L'affaire prend une tournure juridique, après la délivrance du permis de construire l'été dernier. La Ville espère toutefois que la force de ses arguments pourra infléchir les grandes lignes du projet avant d'en arriver au contentieux mais elle ne l'écarte pas. Le recours est envoyé le 3 septembre, le Préfet a deux mois pour y répondre. Parmi les arguments mis en avant, la densification du projet. La Ville espère réduire l'extension des surfaces commerciales de 15 000 m2 sur les 60 000 prévus. Elle reproche à l'Enquête publique de s'être limitée au quartier alors que l'impact est bien plus vaste. Ses avocats estiment par ailleurs que le permis de construire incombait à la Ville et non à l'État, comme c'est la règle habituellement (voir notre article de juillet qui l'explique). Même argument avancé par le Collectif des habitants Gare du Nord / La Chapelle dans leur recours gracieux déposé le 25 août. Une autre association, Retrouvons le nord de la Gare du Nord, dépose une requête devant la cour administrative d'appel de Paris, le 23 août, et met en doute l'augmentation prévisionnelle du nombre des passagers de la gare d'ici à 2030, démonstration non satisfaisante, juge-t-elle, mais augmentation qui pour les promoteurs du projet justifie l'extension programmée et lui confère sa qualité d'intérêt général. L'avocat de l'association conclut qu'"en réalité, le seul but de Gares & Connexions est d'augmenter les surfaces commerciales pour valoriser le foncier, ce qui ne suffit pas à déclarer ce projet d'intérêt général dans un quartier qui n'est pas dépourvu de surfaces commerciales." (Le Monde du 7 septembre 2020).

    Les "belligérants" ont finalement déposé leurs armes et conclu un accord, c'est ce fameux protocole signé le 23 novembre dernier. Qu'y trouve-t-on ? La réduction du projet est patente, mais pas autant que souhaitée.

    – les surfaces de commerces et de services ont été réduites de 15 %, soit 7 500 mètres carrés en moins ;
    – La nouvelle aile, dont la construction se situera à l'Est du bâtiment historique sera moins haute d'un étage et demi ;
    – Le jardin suspendu sera agrandi.

    Les aménagements prévus ou à l'étude : les modalités douces de déplacement sont gagnantes :

    – 3000 places de parkings sécurisés pour les vélos et 3 000 places supplémentaires à l'étude sur l'espace public ;
    – les taxis, les VTC et les deux-roues motorisées seront contraints au stationnement en sous sol dans un parking réaménagé ;
    – le parvis sera pacifié et dédié aux modalités douces ;
    – une passerelle qui permettrait d'ouvrir la gare vers le quartier de la Chapelle est envisagée, une étude de faisabilité sera lancée ;

    Le calendrier des travaux :

    – engagement d'améliorer les circulations entre la gare de surface et la gare souterraine pour les voyageurs du quotidien d'ici à 2022
    – reconfiguration du terminal Transmanche pour la Coupe du Monde de rugby en septembre 2023
    – terminal des départs terminé pour juin 2024

    Par ailleurs la Ville de Paris s'engage à un suivi des chantiers qui intègre le point de vue des riverains.

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  • Les travaux de la rue du Delta commencent

    Et oui, "c’est quoi, ce chantier rue du Delta ?" En fait, on le sait trop bien, vu que les riverains l’attendent depuis longtemps. Il en était déjà question à l’automne 2017 lorsque l’idée d’une végétalisation a bénéficié d’une mise en lumière dans le cadre des budgets participatifs de la Ville. Une idée reprise dans le programme municipale de la Maire  du 9e arrondissement Delphine Bürkli. Pour s’en convaincre, il n’est qu’à faire une petite recherche sur notre blog — à propos de recherche sur le blog, il est amusant de redécouvrir tous les événements ou simplement les nouvelles de notre quartier, sur plus de dix ans et de constater comme le temps passe…. — et en trouver la trace et toutes les explications possibles (voir notamment notre dernier article sur le sujet en date du 3 septembre dernier).
    L’affiche ci-dessous est explicite, limpide même. Elle s’adresse aux propriétaires de véhicules motorisés. C'est aujourd'hui 16 novembre 2020 que s'ouvre le chantier de la transformation de la rue du Delta.
     

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    Qu’ils ne se bercent pas de douces illusions, l’aménagement envisagé ne leur laissera pas beaucoup de place. En surface, du moins. Rappelons toutefois que la rue du Delta dispose de quatre parkings en sous sol sur plusieurs étages : au 6, 7, 9 et 13. Tous les immeubles récents en somme. Les autres datant des voitures à cheval…. vous souvenez vous des charmantes "Berlines du Delta" ?
     

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     "Berline du Delta". Source : Paris Louxor 
     
    Les riverains doivent avoir reçu un courrier de la Maire du 9e (voir ci-dessous) pour les informer du calendrier des travaux notamment. Un calendrier détaillé que l'on peut retrouver sur l'affiche plus bas.

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    Courrier de Delphine Bürkli aux riverains de la rue du Delta

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    Calendrier des travaux rue du Delta

    Pour terminer, faisons une suggestion à notre mairie du 9e : comme l’illustration du bandeau jaune au bas de la première affiche, pourquoi ne pas installer un ou deux bancs, près des futures jardinières ? Afin de bénéficier de la douce ombre des arbres en plein été sur le côté pair de la rue ? Paris se transforme mais n’oublie pas ses bancs publics…
     

    (la chanson des bancs publics de Georges Brassens, interprétée ici par Patachou, une figure de la Butte. archives INA).

  • Travaux : fermeture de la rue de la Goutte d'Or

    Dans le cadre du chantier de rénovation du secteur Goutte d'Or-Boris Vian, la rue de la Goutte d'Or sera fermée à la circulation des véhicules du 16 au 19 novembre 2020. La rue sera inaccessible dans sa portion comprise entre la place Polonceau (future place Remitti) et la rue des Gardes. Cette fermeture va permettre la mise en place des installations de chantier.

    Il est possible de recevoir les actualités du chantier, pour cela inscrivez-vous en transmettant votre demande à chantier.gouttedor.borisvian@pariseine.fr. Vous pouvez également écrire à cette adresse mail pour toute question concernant le projet.

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  • Petite chronique urbaine en temps de confinement (Saison 2)

    Aujourd'hui, nous laissons la parole à un-e de nos adhérents pour une chronique en temps de confinement.

    "Muni de son attestation dérogatoire pour faire quelques courses alimentaires de début de semaine, votre serviteur quitte son domicile d’un pas de sénateur. Pourquoi se presser dans ce monde au ralenti ? Le confinement même partiel semble altérer la dynamique des déplacements. Aucune statistique fiable sur ce fait, juste un ressenti personnel. Les rues ne sont pas vides, ni de personnes, ni de véhicules. On y croise aux heures creuses simplement moins de monde. Les bus circulent. Sont-ils plus vides que d’habitude ? Difficile à dire. On est lundi, fin de matinée. Pas une heure de pointe non plus !

    En revanche, le trottoir de la rue du Delta devant le laboratoire biologique est occupé par une longue file d’environ une vingtaine de personnes. Test PCR en vue.

    Pas de chance le Carrefour est fermé pour la journée : inventaire. Qu’à cela ne tienne, nous allons descendre un peu la rue et trouver celui de la rue Maubeuge.

    L’enseigne s’est répandue abondamment dans le quartier ces dernières années. Nous aurions pu également remonter jusqu’à la rue de Clignancourt, au numéro 20, si l’ultime bataille de ce supermarché, installé là depuis de nombreuses années, ne s’était soldée par une défaite face à son bailleur (privé). Fermé le supermarché ! Les bacs à plantes, des palmiers encore jeunes, récemment disposés en ligne devant la devanture du magasin, laissent à penser à un changement d’environnement à venir.

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    Tout comme les stores tout neufs, à bandes blanches et noires, assez chics, portant la dénomination "Le Bö Marché". Nous sommes curieux et impatients de voir la suite des événements…. Nous en reparlerons ici dès que les choses se préciseront.

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    Rue de Clignancourt, 18e

    Revenons à la rue de Rochechouart et à nos courses. Dès la place Turgot, — petite place charmante en triangle bordée par la rue Condorcet et ladite rue de Rochechouart — nous sommes surpris du nombre de palissades et de véhicules de travaux publics en action. Que de trous ! Tout le côté des numéros impairs est sans dessus dessous. Les piétons sont autorisés à déambuler entre les palissades comme dans un labyrinthe.

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    Rue Marguerite de Rochechouart, 9e

    Seuls des ouvriers menuisiers tirent leur épingle du jeu devant le restaurant (fermé) Le Bouillon : ils construisent une terrasse qui empiète sur la chaussée, à la place du stationnement, tout comme l'ont déjà fait deux cafetiers de la rue de la Tour d'Auvergne.

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    Rue Marguerite de Rochechouart, 9e

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    Rue Louise-Émilie de la Tour d'Auvergne, 9e

    Sapristi, la rue de la Tour d'Auvergne est, elle aussi, en plein chantier, jusqu'à la rue Rodier.

    Sur place, l'information sur la nature de ces chantiers ne nous a pas sauté aux yeux.... Le site de la ville, à la page "la carte des chantiers" nous éclaire davantage.

    Rue de Rochechouart il s'agit de chantiers privés, désignés par "Construction ou réhabilitation d'immeuble". La durée y est aussi précisée : du 26 octobre au 26 février 2021. Plus bas dans la même rue, ainsi que tous ceux de la rue de la Tour d'Auvergne sont des chantiers GrDF oeuvrant sur le réseau de gaz, en place depuis le 5 octobre. Leur durée est plus brève : fin prévue le 11 décembre.

     

    Pour conclure, disons que :

    1. le confinement est moins contraignant que le premier (sans de jugement de valeur) ;

    2. les entreprises de travaux publics travaillent, tant mieux pour elles ;

    3. Les menuisiers profitent des autorisations de terrasses pour décrocher des chantiers ;

    4. Le port du masque est majoritairement respecté, mais pourrait l'être mieux ;

    5. Note perso pour finir : on regrette la fermeture des lieux de culture. Les directions auraient pu s'engager à être très rigoureuses, hyper rigoureuses faute de quoi fermeture... Et on aurait pu leur faire confiance."

     

  • Nouveau plan de circulation de la Goutte d'Or : la réunion est annulée, apportez votre contribution en ligne

    Nous avions annoncé sur ce blog une prochaine réunion publique pour un premier bilan provisoire du nouveau plan de circulation de la Goutte d'Or. Confinement oblige, cette réunion initialement prévue le 12 novembre prochain est évidemment annulée. Une autre réunion publique sera organisée par la Mairie du 18e après le confinement.

    En attendant, si vous êtes habitant ou commerçant dans le quartier, vous pouvez apporter votre contribution en ligne, avec un questionnaire dédié (cliquer ici). À travers quelques questions simples, vous pouvez pointer les aspects positifs et/ou négatif et proposer des changements éventuels au plan de circulation du quartier, mais également sur l'élargissement de la zone Paris respire Goutte d'Or-Château Rouge. Pour vous aider, en bas du questionnaire vous pouvez télécharger le nouveau plan de circulation et le nouveau plan de Paris respire Goutte d'Or-Château-Rouge.

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  • Rénovation du secteur Boris Vian-Goutte d'Or : la concertation en échec

    Cela fait cinq ans déjà que la municipalité a lancé le chantier de réhabilitation du secteur comprenant le début de la rue de la Goutte d'Or, le haut de la rue Boris Vian et le terrain de sport, et les premiers travaux sont à présents imminents (ce projet faisait partie du programme électoral de 2014 d'Eric Lejoindre, il aurait dû être achevé à la fin de la dernière mandature). On pourrait se réjouir de la mise en oeuvre de ce projet de rénovation urbaine, tant ce secteur du quartier de la Goutte d'Or pâtit d'une rénovation pour le moins loupée (nous relations déjà le très mauvais état de ce secteur en 2014 (voir notre article du 25 février 2014), mais la faiblesse de la concertation pour ce dossier a conduit à un résultat qui ne satisfait pas les attentes des habitants.

     

    Une concertation déconcertante

    Il faut reprendre l'historique de ce dossier pour constater que c'est bien sur le volet de la concertation que la bât blesse. Nous allons évoquer seulement les grandes lignes de cet historique, tant il serait fastidieux de recenser ici toutes les péripéties de ce dossier.

    Cela a commencé avec l'agence qui était missionnée (AA Feraru) par la Mairie pour mener une concertation préalable avec les habitants et les acteurs du quartiers. Ce travail a alors consisté d'abord en une série de rencontres individuelles, un peu déconcertantes, où chacun devait notamment exprimer ses sentiments et sensations (!) autour de ce secteur, il y a eu ensuite des réunions publiques de travail en commun, mais qui dans les faits se sont révélées de vrais fiascos (souvenons-nous par exemple de cette réunion sur le TEP - nous y étions -, sous la pluie, avec moins de dix participants !), faute de communication notamment. Il y a eu aussi des "marches exploratoires" qui ont permis au moins de lister les points noirs bien connus des habitants. 

    La première grande réunion de présentation du projet de rénovation urbaine a eu lieu le 22 novembre 2016 au Centre Barbara (voir notre article du 29 novembre 2016). Il a alors été présenté un projet avec plusieurs principes d'aménagement, à savoir : avancée des vitrines des commerces aux colonnes de la rue de la Goutte d'Or, déplacement de la portion de la rue Boris Vian (entre Goutte d'Or et Polonceau) dans l'alignement de l'escalier de la première partie de la rue (entre Charbonnière/Chartres et Goutte d'Or), la couverture du TEP, la création d'un local commercial à l'angle de la rue de la Goutte d'Or et de la place Polonceau (future place Remitti) et la création d'un nouveau bâtiment sur l'emplacement de la rue Boris Vian déplacée.

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    Une des vues du projet présenté en 2016

    Il nous faut évoquer également l'opération "Tous mobilisés Goutte d'Or Sud" en 2018 (voir nos articles du 30 avril 2018, du 16 mai 2018, du 6 juin 2018 et celui du 25 juin 2018) qui englobe le secteur concerné et qui n'a rien donné de concluant, à part quelques micros aménagements de voirie, les problèmes essentiels qui avaient alors été soulevés sont malheureusement toujours d'actualité.

    Depuis le dossier ne semblait pas avancer, à part quelques réunions publiques, toujours en petits groupes et "sans grand formalisme", pour le dire poliment, et portant uniquement sur des détails d'aménagement. En tout cas, il n'y a jamais eu de réunion collective pour débattre sur le fond des aménagements envisagés. A l'heure ou l'on se gargarise de participation citoyenne à tout va, il est peut-être bon de rappeler que l'acte essentiel de la démocratie participative est la délibération des citoyens, et non leur simple consultation, surtout lorsque cette dernière est totalement fragmentée, ne permettant pas les échanges horizontaux.

    D'ailleurs, le commissaire enquêteur chargé de ce projet a fait ce constat de défaut de concertation, appelant à relancer justement cette concertation pour la validation du projet. La Mairie a bien mis en oeuvre ce complément de concertation, mais cela s'est limité à des rencontres individuelles entre habitants ou associations et les élus, les échanges se cantonnant à valider ou pas les points du projet tel que présenté auparavant. Plusieurs associations et des habitants ont tenté d'interférer avec cette concertation et faire évoluer le projet, en vain.

     

    Un projet déconcertant

    La dernière réunion publique en date sur ce projet est une réunion d'information, qui paradoxalement, si elle a été annoncée à la dernière minute (nous avons appris sa programmation trois jours avant sa tenue par un mailing de la Mairie du 18e), a réuni tout de même une centaine d'habitants au gymnase de la Goutte d'Or, le 9 octobre dernier. Nous avons pu constater l'absence du maire pourtant annoncé (une erreur de communication nous a-t-on dit) et surtout que beaucoup des habitants présents découvraient le projet pour la première fois ! D'ailleurs plusieurs voix se sont élevées pour déplorer n'avoir pas pu s'exprimer sur ce projet faute d'en avoir eu connaissance.

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    Heureux hasard sans doute, la rue Boris Vian bénéficie d'un nettoiement spécial à grande eaux juste avant le début de la réunion du 9 octobre 2020

    Cette réunion "d'information" ne nous a finalement pas informé de grand chose. Le permis de construire étant déjà déposé et le financement bouclé, il n'y avait de toute façon pas grand chose à discuter. On nous a tout de même présenté les grandes lignes du projet,  à  savoir les mêmes qu'en 2016 : avancée des vitrines des commerces aux colonnes de la rue de la Goutte d'Or, déplacement de la portion de la rue Boris Vian (entre Goutte d'Or et Polonceau) dans l'alignement de l'escalier de la première partie de la rue (entre Charbonnière/Chartres et Goutte d'Or), la couverture du TEP, et la création d'un local commercial à l'angle de la rue de la Goutte d'Or et de la place Polonceau. Seule la création d'un nouveau bâtiment sur l'emplacement de la rue Boris Vian déplacée pourrait être encore contestée. Quand ? Comment ? Nous ne le savons pas. On nous a tout de même dit, sans rire, que si la salle était unanime, le projet pourrait être tout simplement annulé et revu pour une livraison dans dix ans.

    Pour le reste, rien n'a été présenté aux habitants, aucun détail de réalisation ni même un calendrier des travaux. Les quelques diapos projetées étaient de toute manière difficilement visibles sur le mur rayé du gymnase (il faut dire que les problèmes de projection dans les réunions publiques sont devenus un véritable running gag dans le 18e). La salle a largement exprimé son incompréhension quant aux méthodes de la Mairie sur le suivi de ce projet.

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    Tribune d'élus sur fond de projection floue (Anne-Claire Boux, Mario Gonzales, Maya Akkari et Fanny Benard). Réunion du 9 octobre 2020 au gymnase de la Goutte d'Or

    Pour ajouter à la confusion, une incertitude a été pointée par la Mairie sur le devenir du parking situé sous le TEP qui n'est toujours pas déterminé, parlant même d'une éventuelle suppression. Pourtant voilà un sujet qui n'a pas d'équivoque pour les habitants qui ont tous exprimé leur volonté de maintenir ce parking, que ce soit durant la pseudo-concertation et ou au cours de cette réunion "d'information". Et au moment où la Ville annonce la suppression de cinquante pour cent des places de parking en surface, il serait étonnant qu'on supprime un parking sous-terrain, alors que ce genre d'équipement est la condition indispensable pour mettre en oeuvre ce plan de suppression.

    Même si tout n'est pas forcément contestable dans les réalisations à venir, un projet de cette envergure aurait tout de même mérité d'être mené autrement en termes de concertation, surtout avec une phase préparatoire sur un temps aussi long.

     

    Travaux surprise !

    Si la réunion du 9 octobre 2020 n'a pas permis d'avoir de détails sur le calendrier des travaux, on a pu en savoir plus depuis... avec un mail "flash info" (?) de la Mairie du 18e, en date du 16 octobre, qui annonce le début du chantier le 26 octobre, soit juste dix jours après ! Nous reproduisons ci-dessous le corps de ce court mail et le visuel qui l'accompagne :

    "Les travaux d'aménagement de la rue Boris Vian, de la rue de la Goutte d'Or
    et du Terrain d'Education Physique (TEP) démarrent !

    Début des travaux le 26 octobre 2020

    La première phase de travaux de démolition durera jusqu'en janvier 2021. A partir de février 2021, une seconde phase de travaux de réaménagement interviendra et se poursuivra jusqu'au printemps 2022.

    Le terrain de sport (TEP) sera fermé durant toute la période de travaux. Sa réouverture est prévue pour l'été 2022. Le gymnase, sera fermé environ 2 mois au printemps 2021, et restera ouvert durant le reste des travaux.

    La rue de la Goutte d'Or (de la rue des Gardes jusqu'à la place Remitti) sera fermée à la circulation des véhicules durant 3 jours au démarrage du chantier pour la mise en place des installations de chantier.

    Des informations complémentaires arriveront très prochainement."

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    Si le dossier trainait en longueur jusque là, les choses semblent se précipiter à présent. Pour couper court à toute forme de contestation, faute de vraie concertation ?

  • Réunion publique sur le changement de plan de circulation de la Goutte d'Or, premier bilan

    A noter dans vos tablettes : la mairie du 18e arrondissement organise une réunion publique portant sur le nouveau plan de circulation du quartier Goutte d'Or (voir notre article du 31 août dernier). Cette fois, il s'agit de faire un premier bilan un peu plus de deux mois après sa mise en place. Disons-le d'emblée : globalement, les effets de ce changement de plan de circulation sont très positifs en terme de pacification de l'espace public, même s'il reste quelques points qui méritent vraiment d'être améliorés, cette réunion sera l'occasion de les évoquer.
    Cette réunion se tiendra le jeudi 12 novembre à 18 h à l'école élémentaire du 11 rue Cavé.
    Cette rencontre se fera en présence d'Eric Lejoindre, maire du 18e arrondissement, d'Anne-Claire Boux, adjointe à la maire de Paris en charge de la politique de la ville, de David Belliard, adjoint à la maire de Paris en charge de la transformation de l'espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie et d'Antoine Dupont, adjoint au maire du 18e chargé des mobilités, de la voirie et de la transformation de l'espace public.

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    C'est où ?

    Ecole élémentaire, 11 rue Cavé, Paris 18e

    C'est quand ?

    Jeudi 12 novembre à 18 h 00

  • Rue de Dunkerque : de longs travaux de canalisation en perspective

    Mardi 6 octobre, on découvrait avec étonnement qu’à partir de son carrefour avec la rue du faubourg Poissonnière, tout le tronçon de la rue de Dunkerque qui mène au boulevard de Magenta était maintenant en sens interdit. En vue de travaux, importants de toute évidence, des barrières de protection réduisaient déjà sa largeur de moitié, deux panneaux de sens interdit avaient été placés à ce carrefour et un feu rouge installé juste devant la boulangerie qui fait l’angle. Mais d’explication aucune et tous les véhicules continuaient tranquillement à emprunter ce passage nouvellement interdit. Bigre !

    Comme cela manquait vraiment de transparence, à force de chercher sur le net, on a fini par trouver un début d'explication, assez laconique sur le site de la Ville :

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    Pour des travaux annoncés sur sept mois, on n'en savait pas plus. Réseau EDF, GDF, Eau... ?

    Explication fournie depuis sur un grand panneau posé à l’aval des barrières de chantier : il s’agit de la phase deux de l’opération "Villette-Passy" concernant le renouvellement d’une conduite de transport d’eau dans le 10e, rues de l’Aqueduc et Lafayette, boulevard de Magenta et rue de Dunkerque. Mazette, ça c’est de la canalisation !

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    Mais ce dimanche 11 octobre, certains véhicules (voitures, taxis, deux-roues motorisés) continuent à faire la sourde oreille à ce sens nouvellement interdit et empruntent toujours ce tronçon de la rue de Dunkerque en sens contraire. Et pourtant, de deux gros panneaux de sens interdit, on est passé à quatre maintenant pour les chauffeurs qui ne les auraient pas encore vus !

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    Les plus obéissants qui arrivent du haut Dunkerque doivent rejoindre le Magenta et la gare du Nord en tournant à gauche dans la rue du faubourg Poissonnière, puis à droite au bout, presque en face du Louxor.

    Logiquement, on pourrait aussi supposer que tout en haut de la rue de Dunkerque, boulevard de Rochechouart au niveau du café-restaurant Les Oiseaux, un panneau avertirait de ce sens interdit à une centaine de mètres plus bas, mais rien. Donc venant du boulevard, toutes les voitures qui empruntent régulièrement ce raccourci qu’offre la rue de Dunkerque pour rejoindre directement le Magenta et la gare du Nord doivent maintenant tourner à gauche rue du Faubourg Poissonnière pour se retrouver….. juste un peu plus bas du boulevard qu’ils viennent de quitter, au carrefour avec le Magenta.

    Allez y comprendre quelque chose dans tout ça…… Mais l’enseigne qui a tout de suite compris ce qu’il allait lui en coûter pendant ces sept mois est la brasserie Bellanger, à l’angle des rues de Dunkerque et du faubourg Poissonnière. Très réactive, illico elle a déménagé en partie sa terrasse pour l’installer maintenant côté Poissonnière.

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  • Contribuez à la définition du nouveau PLU parisien

    Du 26 septembre au 17 octobre 2020,  tous les acteurs de la ville de Paris (habitants, usagers, associations, conseils de quartier…) peuvent faire connaître leur vision de la ville de demain dans le cadre de la redéfinition du Plan local d'urbanisme (PLU).

    Le PLU détermine les règles d'urbanisme et de construction dans la ville. Hauteur des bâtiments, densification urbaine, protection du patrimoine, place du végétal... voilà autant de sujets qui sont concernés par le PLU. Il s'agit donc de participer à la définition de ces règles et de dire quelle vile nous voulons demain.

    La plateforme "idée-paris" est donc ouverte pour recevoir vos contributions jusqu'au 17 octobre 2020. Il n'est pas nécessaire d'avoir une vision globale et une réponse sur l'ensemble des points concernés, vous pouvez exprimer vos idées sur le volet qui vous intéresse en matière d'urbanisme et d'aménagement du territoire.

    Fidèle à son intérêt pour l'aménagement urbain, Action Barbès participera évidemment à cette consultation et proposera ses idées pour le Paris de 2030.

    Pour contribuer, c'est par là.

     

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  • La Goutte d'Or a changé de plan de circulation

    Depuis bientôt vingt ans, Action Barbès est très attentive à la vie de nos quartiers sous ses nombreux aspects (aménagement urbain, déplacements, commerces, sécurité, végétalisation, patrimoine, culture...), et cette expertise acquise au cours de ces années nous donne une vision assez précise des problématiques de ces territoires mais également une vision plus globale, à l'échelle des quartiers. C'est ce qui nous permis de constater les problèmes inhérents à la circulation dans la Goutte d'Or et nous a amené à demander la révision du plan de circulation (voir notre article complet sur cette demande : "Pour une révision du plan de circulation de la Goutte d'Or"). 

    Le problème de l'arrivée massive de véhicules le week-end sur Château-Rouge ayant été partiellement résolu par l'élargissement du secteur de l'opération "Paris respire" le samedi, il restait le problème rencontré au quotidien causé par la circulation de transit qui encombrait inutilement et dangereusement les rues étroites de la Goutte d'Or. Des itinéraires "malins" que nous dénoncions dès 2015, auquel il fallait remédier, et pour ce faire seul un changement du plan de circulation du quartier pouvait faire évoluer positivement les choses.

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    Les itinéraires de transit (2015)

    Depuis, l'association de cyclistes Paris En Selle nous a rejoints dans cette demande de révision en proposant des aménagements concrets. D'autres éléments montrent que cette attente est partagée par les habitants du quartier, comme le projet lauréat du Budget participatif de 2017 qui demande un réaménagement du pourtour de l'église Saint-Bernard en zone de rencontre (non réalisé), ou encore cette pétition à l'initiative d'habitants demandant la piétonnisation de la rue Myrha qui a connu un grand succès ces derniers mois. Enfin, rappelons que, selon l'INSEE, seulement entre 19,1 % et 24,94 % des foyers du quartier possèdent un véhicule.

    Cette demande de changement de plan de circulation du quartier a donc finalement été entendue par les élus. La décision a été prise et mise en oeuvre très rapidement après les dernières élections municipales. Une réunion d'information s'est tenue le 22 juillet dernier pour une mise en œuvre du changement le 30 juillet suivant ! Lors de cette réunion, à l'assistance nombreuse malgré le déficit de communication de la mairie, si globalement le changement de plan de circulation a été bien accueilli par les habitants,  en revanche, l'absence de concertation préalable a été pointée du doigt par nombre d'entre eux. La mairie du 18e a précisé que ce plan n'est pas définitif et que des changements pourraient être apportés au regard de l'expérience sur le terrain. Une réunion publique devrait se tenir courant novembre pour faire le point sur ce dossier.

    Sans attendre novembre, nous avons fait part de nos observations à la mairie du 18e, et nous lui avons notamment demandé, par l'intermédiaire de son nouvel adjoint à la sécurité, Kévin Havet, l'implantation de panneaux de signalisation supplémentaires à plusieurs carrefours problématiques pour faciliter la compréhension des nouveaux sens de circulation pour les automobilistes. Cela a été fait très rapidement, espérons que cette réactivité perdure tout au long de cette nouvelle mandature.

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    Il faudra évidemment attendre pour voir les effets durables dans les semaines qui viennent, quand la circulation aura repris son flux habituel et que les systèmes de GPS auront été mis à jour. Mais d'emblée, passés les premiers jours de confusion après la mise en place du nouveau plan de circulation, le mois d'août a montré des premiers effets positifs, avec une diminution notable de la circulation et une réduction de la vitesse moyenne des véhicules, rendant les déplacements piétons et cyclistes beaucoup plus faciles et sûrs. Par exemple, sans les véhicules en transit, la circulation automobile rue Myrha s'est raréfiée au point que les piétons — très nombreux dans cette artère commerçante — ont vite investi la chaussée, lui donnant un air de rue piétonne très agréable. Mais il faudra réfléchir à améliorer certains points, comme les flux automobiles passant par les rues de Panama, de Suez et Laghouat.

     

    Rues aux écoles

    La mairie a profité du changement de plan de circulation pour déployer les aménagements dans le cadre des "Rues aux écoles", un plan qui prévoit de piétonniser des portions de rue devant les établissements scolaires parisiens. C'est donc le cas devant les écoles de la rue Cavé, de la rue Saint-Luc et de la rue Émile Duployé. La rue Richomme est, elle, déjà devenue piétonne, comme les lecteurs de ce blog le savent.

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    Signalisation et marquage au sol devant l'école de la rue Cavé

     

    Les changements

    Plusieurs rues changent donc de sens de circulation. L'idée générale étant de maintenir l'accès à l'ensemble du quartier, pour qui a quelque chose à y faire (desserte locale, livraisons, taxis...), tout en empêchant une traversée pour éviter les grands axes. Quelques petits tronçons deviennent piétons, dont certains dans le cadre des Rues aux écoles précédemment évoquées.

    Voilà la liste des rues dont le sens est inversé :

    - rue Doudeauville, entre la rue Marx-Dormoy et la rue Stephenson ;

    - rue des Gardes, entre la rue Myrha et la rue de la Goutte d'Or ;

    - rue Léon, entre la rue Doudeauville et la rue Laghouat ;

    - rue Marcadet, entre la rue des Poissonniers et le boulevard Barbès ;

    - rue Myrha, entre la rue Affre et la rue Léon ;

    - rue des Poissonniers, entre la rue Myrha et la rue Polonceau ;

    - rue Saint-Jérôme.

    Les rues qui deviennent piétonnes :

    - rue Cavé, entre la rue Affre et la rue Saint-Jérôme, et entre la rue Léon et la rue des Gardes ;

    - rue Émile Duployé ;

    - rue Saint-Luc, entre la rue Polonceau et la rue Saint-Bruno ;

    - rue Saint-Mathieu, entre la rue Stephenson et la rue Affre.

    Il est à noter que les rues au sud du quartier (Goutte d'Or, Charbonnière, de Chartres, des Islettes) ne sont pas concernées, la rue de la Goutte d'Or abritant un commissariat, un changement de sens de circulation ici demande l'aval de la Préfecture, qui ne l'a donc pas donné. 

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    La rue Stephenson respire

    Une des — heureuses — conséquences du changement de plan de circulation, la zone "Paris respire" Goutte d'Or-Château Rouge s'agrandit un peu, avec des nouvelles limites mises en place samedi dernier, le 29 août. Comme nous le demandions depuis plusieurs mois (voir notre article de février dernier) avec de nombreux riverains, la rue Stephenson fait enfin partie du périmètre de la zone Paris respire et ses habitants bénéficient à présent — enfin — d'un peu de tranquillité le samedi. De plus, le bus 302 qui passe par cette rue verra ses horaires mieux respectés ce jour-là. Entrent également dans le périmètre, le début de la rue Affre (entre la rue de Jessaint et la rue Saint-Bruno), tout comme la rue Polonceau, la rue Saint-Bruno, la rue Pierre l'Ermite, le début de la rue des Poissonniers (entre le boulevard Barbès et la rue Myrha), la rue Myrha (entre la rue des Poissonniers et le boulevard Barbès), ou encore la rue Jean-François Lépine.

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    Nouveau point de contrôle de Paris respire boulevard Barbès, au début de la rue des Poissonniers

  • Piétonnisation de la Goutte d'Or : réunion publique

    La mairie du 18e arrondissement organise mercredi prochain, 22 juillet, une réunion publique d'information portant sur "le projet de piétonnisation de la Goutte d'Or". Il s'agira d'évoquer la révision du plan de circulation du quartier de la Goutte d'Or, une demande  portée de longue date par notre association, mais également par la section du 18e arrondissement de la désormais incontournable association de cyclistes Paris en Selle, ainsi que par de nombreux habitants du quartier.

    La réunion se tiendra en présence d'Éric Lejoindre, maire du 18e, d'Antoine Dupont, le nouvel adjoint en charge de la voirie, et d'Ariel Lellouche, nouvel élu du 18e et référent du conseil de quartier de la Goutte d'Or. Les services de la Direction de la Voirie et des Déplacements de la Ville de Paris seront aussi représentés.

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    Des premiers panneaux annoncent les changements à venir rue Cavé

     

    C'est où ?

    École élémentaire du 11 rue Cavé, Paris 18e

    C'est quand ?

    Mercredi 22 juillet 2020, à 18 h 30

  • Gare du Nord : et si l'annulation des Jeux olympiques était la solution ?

    La nouvelle est tombée la semaine dernière : après la seconde enquête publique, l'État, par l'intermédiaire de la préfecture de région, vient de donner son feu vert pour le permis de construire pour les travaux titanesques de la gare-du-Nord-centre-commercial 2024. Nous devrions donc voir apparaitre dans une gare du Nord agrandie un centre commercial géant estampillé Auchan, que nul ne réclame, au détriment des services aux voyageurs et des commerces du quartier. Un projet commercial qui d'ailleurs a une viabilité bien incertaine : les centres commerciaux qui ont récemment ouvert dans l'agglomération parisienne ne rencontrent pas le succès escompté par leurs promoteurs, loin de là, ce mode de consommation ne faisant pas figure d'avenir.

    Mais il n'est pas surprenant que ce permis ait été délivré en l'état, c'est à dire sans modification majeure par rapport à la première mouture, et ce malgré la forte opposition à ce projet de la part de nombreux acteurs (pétitions d'usagers, protestations d'associations de riverains et de voyageurs, tribune d'architectes...) et finalement de la mairie de Paris (une opposition bien tardive, après avoir d'abord agréé le projet), car au vu des délais - la gare devant être prête pour les jeux olympiques de 2024 - il était impossible à l'opérateur de concevoir un projet complètement nouveau, (s'il l'avait voulu, ce qui n'est pas le cas). Le choix était donc "centre commercial géant" ou... pas de gare rénovée pour les JO. L'État a donc fait son choix.

    Alors comment en sommes nous arrivés là ? Tout simplement à cause de ces fameux JO. Des Jeux olympiques dont l'engouement populaire reste à démontrer. Des Jeux olympiques dont beaucoup demandent l'annulation pour des raisons écologiques et/ou économiques. Il faut dire que la ville de Paris s'est piégée toute seule dans cette situation. En effet, en postulant et obtenant l'organisation des JO 2024, la ville a enclenché un processus législatif qui a engendré une loi d'exception pour préparer cet évènement sportif et commercial. Cette loi prévoit des mesures d'exception, comme le fait d'enlever à la ville ses prérogatives en matière de délivrance de permis de construire pour les équipements estampillés JO 2024, comme c'est la cas pour la gare du Nord. S'il n'y avait pas la perspective des JO, la ville aurait eu toutes latitudes pour faire modifier le projet et prendre le temps nécessaire à l'élaboration d'un projet autrement satisfaisant. Car n'oublions pas qu'un des principaux arguments pour la délivrance de ce permis en l'état est que le temps est compté pour justement livrer cet équipement public en temps et en heure.

    Et finalement, pour court-circuiter ce projet fou d'une gare transformée en centre commercial, si on annulait tout simplement les JO de Paris 2024 ? Provocateur ? Un peu, admettons-le. Absurde ? Pas tant que cela, lorsque l'on songe notamment aux échecs financiers pour les pays organisateurs qu'ont systématiquement été tous les derniers JO (pas pour la société privée à qui appartient l'évènement, qui elle engrange toujours de beaux bénéfices). Et c'est sans compter les leçons que l'actuelle crise sanitaire nous a enseignées, sait-on  s'il sera toujours opportun dans quelques années de brasser des dizaines de milliers de personnes venues du monde entier ?  Mais surtout, cela supprimerait de fait l'impératif temporel et rendrait caduque la loi idoine ; ainsi la mairie pourrait reprendre la main sur le dossier gare du Nord. Cela lui éviterait également une guerre judiciaire, à l'issue incertaine, que l'exécutif parisien a promis de mener pour mettre à mal le projet SNCF-Auchan après l'annonce de la délivrance du permis de construire. De plus, dans cette hypothèse, les investissements prévus pour les équipements des JO pourraient alors être beaucoup mieux employés en les consacrant, par exemple, à intensifier l'indispensable transformation écologique de la ville et des territoires concernés, la Seine-Saint-Denis en particulier. 

    Bien-sûr, annuler l'organisation des JO 2024 demanderait un courage politique certain, mais ce serait là un symbole fort, un acte visionnaire, allant vers les attentes des citoyennes et des citoyens en matière d'urbanisme et d'environnement. Car en matière d'environnement, les seuls Jeux olympiques écologiques possibles sont ceux qu'on organise pas. 

     

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