Web
Analytics

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Circulation & voirie

  • Vert Magenta

    Tout juste avant le deuxième tour des élections municipales, les pistes cyclables du boulevard de Magenta ont été "peintes" en vert (il s'agit en fait d'un revêtement similaire à celui des passages piétons, teinté dans la masse et appliqué avec un relief rugueux) et les passages piétons sont ainsi devenus bien plus visibles. Rendre visible la piste  cyclable devenait urgente sur cet axe, sa configuration* générant de plus en plus de conflits d'usage entre piétons et cyclistes notamment, sans oublier le stationnement sauvage très courant ici et excessivement dangereux pour les vélos. Notre association avait suggéré de longue date ce type d'aménagement, nous nous réjouissons de le voir réalisé. certes, le choix de couleur peut être discutable, il n'est pas le nôtre, mais ce ce qui est indiscutable, c'est l'effet très positif sur les comportements des usagers du boulevard que l'on peut constater sur cet axe.

    boulevard-de-magenta,10e,piste-cyclable,sécurité-des-piétons

    Les passages piétons sont plus visibles par les cyclistes

    Les personnes malvoyantes et même les rêveurs inattentifs y gagnent d'autant plus en sécurité qu'il semble que les cyclistes soient sensibles à ce marquage et respectent mieux les piétons. Et inversement les piétons visualisant mieux la piste cyclable s'y aventurent beaucoup moins. 

    boulevard-de-magenta,10e,piste-cyclable,sécurité-des-piétonsAux abords des arrêts de bus, la distribution des espaces est plus lisible

    Seul l'avenir dira si cette amélioration tiendra dans la durée, qu'il s'agisse du revêtement ou du comportement des usagers, et si d'autres pistes seront ainsi identifiées sans attendre les prochaines élections, nous pensons évidement au boulevard Barbès.

    boulevard-de-magenta,10e,piste-cyclable,sécurité-des-piétons

    Les traversées des voies automobiles sont matérialisées par un damier (qui ne semble pas bien résister au passage des bus et des voitures)

    boulevard-de-magenta,10e,piste-cyclable,sécurité-des-piétons

    Sur le boulevard Barbès, gris sur gris, la piste cyclable reste toujours invisible

     

    * Le boulevard de Magenta a été remanié en 2005-2006, passant alors de deux fois trois voies à deux fois deux voies. C'est alors que deux nouvelles rangées d'arbres d'alignement et deux pistes cyclables ont été créées sur les voies automobiles récupérées. Mais la mise à niveau des pistes cyclables sur celui du trottoir, qui aujourd'hui laisse penser à  tort à certains aujourd'hui que l'on aurait pris de l'espace aux piétons, va contribuer à créer de nombreux conflits d'usage entre piétons et cyclistes. Et si l'on ne regrette pas les 293 ormes plantés alors, on constate que ces plantations figent la configuration du boulevard et empêche d'imaginer un autre aménagement, à moins d'envisager d'abattre les arbres plantés il y a quinze ans, impensable. Matérialiser la piste cyclable par la couleur semble donc la solution la plus adaptée à cette configuration particulière (la même que le boulevard Barbès) pour sécuriser les circulations douces sur ce boulevard. Notons qu'on a abandonné depuis ce type d'aménagement de voirie à Paris.

    boulevard-de-magenta,10e,piste-cyclable,sécurité-des-piétons

    Le boulevard de Magenta avant son réaménagement, inauguré en mars 2006 et que nous connaissons aujourd'hui (source)

  • Promenade urbaine : l'espace de glisse du pont Saint-Ange est ouvert

    Les travaux de la Promenade urbaine qui devaient s'achever en janvier dernier ne sont pas encore tout à fait finis, notamment pour différents problèmes "techniques" (d'aucuns parleront de l'insuffisance des études préalables).

    Ainsi, sur le pont Saint-Ange est prévu un espace de glisse, mais la découverte d'une faiblesse structurelle du pont, localisée dans l'ouest la partie centrale (voir notre article du 13 janvier), n'a donc pas permis la réalisation complète de cet espace. Seul l'espace "Eurovia" (nom du concessionnaire qui disposait avant de ce lieu et qui lui a laissé son nom) a pu bénéficié d'un aménagement pour l'instant. Il est ouvert au public depuis quelques semaines.

    IMG_7998.jpg

    C'est donc un espace limité qui est aujourd'hui offert aux amoureux des sports de glisse, mais néanmoins qui semble trouver son public. Et d'ailleurs, alors que les parcs et jardins étaient fermés durant le confinement, beaucoup de familles du quartier ont profité de cet espace libre et ouvert pour s'y détendre.

    IMG_8002.jpg

    Petit bonus, un passage piéton nord-sud permet désormais la traversée sécurisée du boulevard de la Chapelle au milieu du pont, et surtout un accès à cet espace de glisse.

    IMG_8004.jpg

  • Déconfinement, les principales informations

    Le confinement instauré par les autorités à la mi-mars prend fin aujourd'hui. Cependant, il ne s'agit pas de reprendre d'emblée "la vie d'avant", le virus circule moins vite et moins fortement, mais il circule toujours. La phase de déconfinement qui commence doit se dérouler jusqu'au 2 juin, surtout pour les département "classés en zone rouge" qui doivent observer des consignes plus strictes. Pour la reprise progressive de la vie économique, plusieurs mesures sont mises en place, nous listons ici les principales.

     

    confinement,covid-19,epidemie,consignes,deconfinement

    Carte du déconfinement, en rouge les départements devant observer des consignes plus strictes

     

    Attestations

    • Il n'y a plus besoin d'attestation de sortie pour circuler dans l'espace publique (sauf pour certains déplacement en transport en commun, voir plus bas). Chacun peut de nouveau circuler sans attestation avec, s’il est en voiture, un justificatif de domicile tel qu'un chéquier, une pièce d'identité, un justificatif d’assurance de la voiture, une facture.
    • En revanche, les déplacements au-delà de 100 km à vol d’oiseau de son lieu de résidence actuel sont interdits, sauf si ces 100 km se font au sein d’un même département.
      • des dérogations sont possibles pour des motifs professionnels ou familiaux impérieux comme un décès, l’assistance à une personne vulnérable ou l’exercice par exemple de son métier de transporteur. 
      • l’attestation dérogatoire sera disponible sur le site du gouvernement ou du ministère de l’Intérieur.
      • des contrôles seront effectués dans les gares, aérogares, sur les routes et les autoroutes et l’amende sera de 135€ pour les personnes qui ne seraient pas en règle.

     

    Transports

    Les transports en commun sont réservé aux motifs de déplacement suivant :

    • trajet domicile-travail ;
    • rendez-vous médical ;
    • trajet scolaire.

    Attention : en Ile-de-France, aux heures de pointe, l’accès aux transports en commun est réservé aux personnes munies d’une attestation de déplacement de leur employeur. Le port du masque est obligatoire.

    Réseau RER:

    Les trains circulent de 6h00 à 22h00 uniquement.

    ligne A : 75% de l'offre en moyenne, interconnexion assurée à Nanterre-Préfecture,

    ligne B : 65% de l'offre en moyenne, pas de changement de train à Gare du Nord.

     

    Réseau Métro:
    Les trains circulent de 6h00 à 22h00 uniquement. Les derniers départs des terminus se font entre 21h00 et 21h30.

    Lignes ligne 1 ligne 14 : Trafic normal,
    Lignes ligne 2 ligne 3 ligne 3b ligne 4 ligne 5 ligne 6 ligne 7 ligne 7b ligne 8 ligne 10 ligne 11 ligne 12 : 70% de l'offre en moyenne,
    Ligne ligne 9 : 75% de l'offre en moyenne,
    Ligne ligne 13 : 85% de l'offre en moyenne.

    ATTENTION : Certaines stations sont fermées , pour nos quartiers :

    Stalingrad, Barbès-Rochechouart, Strasbourg-Saint Denis, République, Abbesses, Jules Joffrin, Marx Dormoy, Notre-Dame de Lorette et Place de Clichy.

     

    Réseau Tram :
    85% de l'offre en moyenne :

    ligne T1 Trafic assuré à 80% de 5h30 à 00h40. Dernier départ de Gare de Noisy-le-Sec à 23h10, dernier départ d'Asnières - Quatre Routes à 00h30.
    ligne T2 Trafic assuré à 85% de 6h22 (Porte de Versailles) et 6h30 (Pont de Bezons) à 1h15. Derniers départs des terminus à 00h30.
    ligne T3a Trafic assuré à 80% de 5h30 (Pont du Garigliano) et 5h45 (Porte de Vincennes) à 1h42. Dernier départ en direction de Pont du Garigliano à 1h08, dernier départ en direction de Porte de Vincennes à 00h35.
    ligne T3b Trafic assuré à 80% de 5h30 à 1h05. Derniers départs des terminus à 00h30.
    ligne T5 Trafic assuré à 90% de 6h00 à 1h00. Derniers départs des terminus à 00h30.
    ligne T6 Trafic assuré à 92% de 6h00 à 1h15. Derniers départs des terminus à 00h30.
    ligne T7 Trafic normal. Derniers départs des terminus à 00h00.
    ligne T8 Trafic assuré à 85% de 6h00 à 00h00. Derniers départs des terminus à 23h30.

    Réseau ligne Bus :
    75% de l'offre en moyenne
    ligne Noctilien: Trafic normal

     

    Commerce

    La majorité des commerces ouvrent à partir du 11 mai, en respectant des mesures de protection sanitaire :

    • le nombre de personnes dans les magasins est limité ;
    • la distanciation physique de 1 mètre minimum entre chaque personne doit être respectée ;
    • le personnel doit être protégé ;
    • le port du masque est recommandé pour le personnel comme pour les clients lorsque la distanciation physique n’est pas possible. Un commerçant peut imposer le port du masque dans son magasin.

    Cas spécifiques :

    • concernant les cafés et restaurants, une décision sera prise fin mai pour une éventuelle réouverture le 2 juin ;
    • concernant les coiffeurs et instituts de beauté : ils rouvrent à condition de respecter des guides sanitaires spécifiques ;
    • les marchés de plein air et halles couvertes rouvrent à partir du 11 mai si les distances de sécurité entre les consommateurs sont garanties. Les maires ou préfets pourront revenir sur cette autorisation s’ils constatent l’impossibilité de garantir le respect des mesures barrières ;
    • la décision des conditions de réouverture des cafés et restaurants sera prise à la fin du mois de mai.

     

    Vie sociale :

    À partir du 11 mai, la vie sociale reprend progressivement son cours. Vous pouvez, tout en respectant les règles de distanciation sociale :

    • circuler librement dans votre région, sauf pour les déplacements à plus de 100 km à vol d'oiseau de votre domicile, qui ne seront possibles que pour un motif impérieux, qu’il soit familial ou professionnel ;
    • pratiquer un sport individuel en extérieur ;
    • vous rendre à nouveau dans les parcs et jardins , uniquement dans les départements où le virus circule faiblement (ce n'est pas le cas de Paris) et sous réserve des décisions des gestionnaires de ces espaces ;
    • vous rendre dans les forêts (les bois de Boulogne et Vincennes sont ouverts) ;
    • vous rendre dans les médiathèques, bibliothèques (à Paris la réouverture est progressive, consultez le site de votre bibliothèque), les petits musées et les petits monuments ;
    • vous rendre dans les lieux de cultes, qui resteront ouverts. Ils n’organiseront cependant pas de cérémonie, au moins jusqu’au 2 juin ;
    • vous rendre aux cérémonies funéraires qui resteront limitées à 20 personnes ;
    • vous rendre dans les cimetières ;
    • participer à des rassemblements limités à 10 personnes. Un nouveau seuil pourra être défini fin mai

    Cependant :

    • vous ne pouvez pas pratiquer de sport dans les lieux couverts, ni de sport collectif, ni de sport de contact (la liste précise est diffusée par le ministère des sports) ;
    • les manifestations de plus de 5000 participants (sportives, culturelles, etc.) ne pourront pas se tenir avant le mois de septembre ;
    • les parcs et jardins sont fermés jusqu’au 1er juin dans les départements rouges où la circulation épidémique est élevée (à Paris, seuls les bois de Boulogne et de Vincennes sont autorisés à la promenade) ;
    • les musées, monuments, parcs zoologiques sont fermés - sauf décision contraire du préfet après avis du maire et du gestionnaire de l’établissement (à Paris, seuls les petits musées rouvriront) ;
    • les manifestations de plus de 5000 participants (sportives, culturelles, etc.) ne peuvent pas se tenir jusqu’au 31 août ;
    • la saison actuelle des sports professionnels dont le football ne reprendra pas ;
    • les mariages continueront d’être reportés, sauf urgences ;

    Le respect par chacun d’entre nous de ces règles contraignantes est important : notre santé collective en dépend !

    Les personnes âgées et vulnérables sont invitées (sans obligation ni besoin d’attestation) à respecter les règles similaires à celles imposées durant la période de confinement, et donc à limiter leurs contacts et leurs sorties. Les personnes qui rendent visite à ces personnes doivent respecter les précautions nécessaires à la préservation de leur santé fragile.

     

    confinement,covid-19,epidemie,consignes,deconfinement

     

     

  • Les propositions d'Action Barbès pour la prochaine mandature

    Nous sommes à quelques jours du premier tour des élections municipales, à quelques jours de la fin d'une campagne électorale qui a commencé depuis de long mois. Durant cette campagne, Action Barbès a rencontré de nombreux candidates et candidats à la mairie de Paris et à celle des 9e, 10e et 18e arrondissements, et ces rencontres ont été autant d'occasions pour notre association pour proposer des idées pour la mandature à venir.

    Chacun de ces projets que nous vous présentons plus bas, est une proposition qui, si elle est retenue, devra évidemment faire l'objet d'un débat public le plus large possible, avec un travail de concertation avec tous les habitants et les acteurs des secteurs concernés, sans compter les études techniques préalables. Elle doivent donc être étudiées et discutées ; ce ne sont pas des projets "clé en main", mais des pistes de réflexion et des propositions pour améliorer le cadre de vie de nos quartiers, objectif que s'est fixé notre association. Des candidats ont repris certaines de ces propositions dans leur programmes, partiellement ou dans leur ensemble.

    Nous avons donc accepté de rencontrer tous les candidates et les candidats qui nous ont sollicités ces derniers mois, certains à plusieurs reprises. Action Barbès étant une des plus importantes et anciennes associations de riverains du secteur, il est normal que beaucoup des candidats demandent à nous rencontrer, aussi nous nous sommes prêtés au jeu de bonne grâce.

    Au cours de ces rencontres, non seulement nous avons pu évoquer des aménagements concrets avec nos propositions, mais nous avons également abordé les questions liées au mode de fonctionnement des services municipaux, et à la place des habitants dans les prises de décisions municipales (conseils de quartier, budget participatif, concertation...). Une bonne occasion de mesurer le degré de préparation des candidats à la fonction de maire de Paris ou de maire d'arrondissement. Mais nous nous garderons de porter publiquement une appréciation sur les candidatures, car si l'engagement d'Action Barbès dans la cité est bel et bien un engagement citoyen, il n'en est pas pour autant politicien, et ce ne serait pas son rôle d'association de riverains (ni dans ses statuts) dont la parole engage tous ses adhérents. Chacun saura donner sa voix selon ses convictions et au regard des programmes. Et quelle que soit l'équipe en place au terme des élections, Action Barbès restera toujours dans une posture de critique constructive et toujours attentive à la qualité du cadre de vie de nos quartiers.

     


     

    9e - 10e - 18e :

    Réaménagement du carrefour Barbès-Rochechouart

     

    État des lieux

    Le carrefour Barbès-Rochechouart est un carrefour où les circulations automobiles, piétonnes et cyclistes sont très denses. Son aménagement est déjà ancien et essentiellement pensé pour la circulation automobile au détriment des autres formes de déplacements. De plus, il manque un aménagement urbain qui fasse la jonction entre les aménagements des boulevards Rochechouart et de Clichy à l’ouest et la promenade urbaine à l’est.

    Proposition

    Nous proposons le réaménagement du carrefour Barbès-Rochechouart, du barreau Patin à la place du Delta.

    Les grands principes

    - Circulations piétonnes "priorisées" et sécurisées, création d’un passage piéton est-ouest sous le viaduc du métro.

    - Continuité des circulations des vélos, dans les sens nord-sud (boulevards Barbès et de Magenta) et dans le sens est-ouest (boulevards de la Chapelle et de Rochechouart)

    - Sécurisation de la traversée de la place du Delta pour les cyclistes (est-ouest et ouest-est).

    - Suppression du stationnement au droit des numéros 114 à 126 du boulevard de la Chapelle, création d’un lincoln (emplacement sur trottoir) pour les livraisons.

    - Suppression du kiosque à journaux ou déplacement (si reprise d'activité) boulevard de Magenta, côté 9e arrondissement.

    municipales,propositions,action-barbès,9e,10e,18e


     

    10e :

    Pour une esplanade piétonne devant la gare du Nord

    État des lieux

    La gare du Nord s’apprête à connaître des grandes modifications à l’horizon 2024, l'esplanade est aujourd'hui largement occupée par la circulation de véhicules motorisés et par le stationnement des scooters.

    Proposition

    Création d’une grande esplanade piétonne devant la gare du nord, englobant la place Napoléon III et le boulevard de Denain. Seules les circulations de bus seraient maintenues, l’accès et le stationnement seraient totalement interdits aux automobiles (taxis et VTC compris) et aux deux-roues motorisés. Les terrasses des bars, des restaurants et des commerces pourraient être favorisées.

    Les grands principes

    - Circulations piétonnes "priorisées" et sécurisées.

    - Suppression de la circulation motorisée à l'exception des bus.

    - Végétalisation - par la Ville - en pleine terre quand cela est possible (boulevard de Denain) ou en bacs et en bacs enterrés.

    - Suppression du stationnement des scooters en surface (création de parkings sécurisés en sous-sol).

    - Des aménagements qui respectent le cadre historique et la façade classée MH de la gare.

    municipales,propositions,action-barbès,9e,10e,18e


     

    10e -18e :

    Pour la création d’une zone Paris respire le dimanche sur la Promenade urbaine, la rue Marx-Dormoy et la rue du faubourg Saint-Denis

    État des lieux

    Les boulevards de la Chapelle et de la Villette sont à présent largement remaniés avec la création de la Promenade urbaine. Avec la rue Marx-Dormoy et la rue du faubourg Saint-Denis, ces axes sont particulièrement générateurs de pollution de l’air et sonore que subissent les riverains. La circulation est cependant relativement réduite le dimanche.

    Proposition

    Nous proposons la création d’une zone "Paris Respire" tous les dimanches sur la Promenade urbaine, de Barbès à Stalingrad et la rue Marx-Dormoy et la rue du faubourg Saint-Denis (de la rue de Dunkerque au boulevard de la Chapelle), un bon nombre d’axes secondaires du secteur pourraient être englobés dans le projet. L’idée principale est d’offrir aux habitants et aux visiteurs du secteur une respiration hebdomadaire, c’est aussi l’occasion de pouvoir profiter pleinement de la Promenade urbaine. Mais il ne s’agit pas simplement de couper la circulation automobile (hormis  pour les riverains, les véhicules de police et de secours, les bus et les taxis), mais également d’animer ces axes, en impliquant les acteurs culturels du lieu notamment, mais en créant des animations, particulièrement sur l’espace très important du marché Lariboisière qui offre un potentiel très fort.

    Cette opération permettrait aussi aux acteurs économiques sur le parcours de la Promenade urbaine et la rue Marx Dormoy de développer des activités liés à cet espace apaisé (terrasses, animations commerciales…). Il est à noter que la circulation relativement réduite sur cet axe le dimanche permet d’envisager cette opération hebdomadaire sans que le report de circulation ne puisse saturer les axes routiers aux alentours. Mais il convient d’orienter le flux automobile en amont, notamment porte de la Chapelle, afin d’éviter que les axes secondaires ne soient trop empruntés. La mise en place d’une zone Paris respire sur des grands axes de circulation serait une première et un signal fort pour marquer la transition d’une ville vers des modes de déplacement plus durables.

    Les grands principes

    - Mise en place d’une zone Paris respire sur les boulevards de la Chapelle et de la Villette, de Barbès à Stalingrad, la rue Marx-Dormoy et la rue du faubourg Saint-Denis (de la rue de Dunkerque au boulevard de la Chapelle) et un certain nombre de rues du secteur à déterminer en concertation avec les habitants et les acteurs des secteurs concernés.

    - Maintien de certaines circulations automobiles nord-sud (boulevard Barbès-boulevard de Magenta, rue d’Aubervilliers-rue du Château Landon).

    - Favoriser et inciter les animations de ce secteur par les acteurs culturels situés sur son espace (Le Louxor, FGO centre Barbara, bibliothèque de la Goutte d’Or, bibliothèque Vaclav Havel, Théâtre des Bouffes du Nord, théâtre de la Reine Blanche…), animation de l’espace du marché Lariboisière.

    - Favoriser les terrasses et les animations commerciales (dans le respect de la législation).

    municipales,propositions,action-barbès,9e,10e,18e


     

    10e - 18e :

    Pour la création d’un marché des biffins

    État des lieux

    Cela fait pratiquement vingt ans qu’un marché sauvage des biffins s’implante toutes les semaines, d’abord du côté de Ménilmontant pour finir aujourd’hui entre Barbès et la Chapelle. Un marché ou se mêlent des receleurs notamment. Depuis de nombreuses années, toutes les semaines, les mercredis et samedis, jours de marché à Barbès, un jeu du chat et de la souris se met en place entre les vendeurs et les forces de l’ordre sans que jamais le phénomène ne soit résorbé ; certains fonctionnaires en charge de ces actions rechignant même à "faire la chasse aux pauvres" selon leurs propres mots, et nous pouvons les comprendre. Toutes les semaines ce sont des tonnes de marchandises qui sont confisquées et jetées aux ordures d'où elles venaient pour la plupart. Pourtant cette véritable économie circulaire, qui en d'autres lieux serait mise en valeur et célébrée, devrait selon nous être considérée comme telle et plutôt valorisée plutôt que vainement pourchassée. C’est déjà la cas porte de Montmartre dans le 18e arrondissement, mais également à Montreuil (93), pour citer ces exemples proches, où des marchés des biffins encadrés ont été mis en place depuis plusieurs années.

    Proposition

    Nous proposons la création d’un marché encadré des biffins, à la suite du marché de Lariboisière. Cette organisation de ce qui est aujourd’hui une économie circulaire des plus démunis permettrait de juguler ce phénomène et ses conséquences fâcheuses, comme la malpropreté et l’entrave à la circulation, tout en assurant aux "vendeurs" de pouvoir continuer cette activité qui leur apporte un modeste revenu complémentaire et qui pour certains est un véritable lieu de socialisation. Conséquemment, la brigade "anti-sauvette" nouvellement créée au commissariat du 18e pourrait consacrer son temps et son énergie aux "vraies" ventes à la sauvette (contrefaçons, recel, cigarettes…).

    Les grands principes

    - Organisation d’un marché encadré pour les biffins à la suite du marché Lariboisière, le mercredi et le samedi.

    - Des horaires fixes, un périmètre déterminé et un nettoiement du lieu par les biffins.

    - Encadrement par une association dédiée, qui vérifie la situation sociale des vendeurs, et encadre et assure le bon déroulement du marché.

    - Un suivi social est proposé aux vendeurs du marché qui le désirent.

    - Seuls et uniquement les objets et vêtements d’occasions (de récupération) peuvent y être vendus, cela exclut les produits neufs ainsi que les produits alimentaires, et bien évidemment le recel.

    - Aucune tolérance de vente à la sauvette en dehors de ce marché organisé et en dehors des horaires déterminés.

    municipales,propositions,action-barbès,9e,10e,18e


     

    18e :

    Pour une diagonale verte à la Goutte d’Or

    État des lieux

    Le sud du quartier de la Goutte d’Or subit une circulation automobile "de traverse", alors que ce quartier est celui de Paris dont les habitants possèdent le moins de véhicules. Outre les bruits générés par le viaduc du métro, la circulation du boulevard de la Chapelle et les trains circulant sur les voies des chemins de fer du Nord, le quartier connaît de forts taux de pollution dans un environnement fortement minéral.

    Proposition

    Création d’une diagonale verte, du square de Jessaint à la rue-jardin Richomme. L’idée est de créer un cheminement pour les circulations douces dans un cadre végétalisé, un corridor vert dans un environnement fortement minéral, en reliant les petits espaces verts qui forment l’esquisse d’une diagonale verte dans la Goutte d’Or. Ces espaces reconquis pourraient accueillir des activités sportives notamment, avec par exemple la mise en place d’agrès sur le pont de Jessaint.

    Les grands principes

    - Circulations piétonnes "priorisées" et sécurisées.

    - Suppression de la circulation des véhicules motorisés (excepté pour les habitants, commerçants, livraisons, taxis, secours...).

    - Réduction des places de stationnement.

    - "Débitumiser" partout où cela est possible, création de pavage enherbé à la place du bitume sur la voirie...

    municipales,propositions,action-barbès,9e,10e,18e

     

  • "Paris-respire" Goutte d'Or - Château-Rouge : encore un effort pour que cela fonctionne vraiment !

    Mise en place au printemps 2018, la zone Paris-respire Goutte d'Or - Château-Rouge s'installe dans les habitudes du quartier, mais plusieurs sérieux problèmes demeurent, et la situation n'est toujours pas satisfaisante pour certains habitants.

     

    Un secteur mal contrôlé

    Plusieurs points de contrôles sont censés assurer que seuls les rares véhicules autorisés puissent pénétrer dans le secteur "sans voitures". Pour cela, une société de gardiennage est déléguée pour effectuer ce contrôle. Mais en fait de contrôle, en observant rapidement les différents points, on se rend vite compte qu'il est très hypothétique et que les règles qui devraient être appliquées ne le sont que très partiellement.

    D'abord, en discutant avec les vigiles chargés des contrôles - dont le travail n'est pas simple tant ils doivent subir l'agressivité de certains conducteurs -, on constate que ces derniers ne connaissent quasiment aucun nom de rue du secteur et n'ont aucun document qui les liste, ni aucun plan du quartier. Alors comment savent-il qu'un quidam qui se présente habite ou non le secteur (situation qui vous permet d'accéder à la zone) vous demandez-vous ? Eh bien, nous l'avons expérimenté, et il s'avère que le simple fait d'habiter le 18e arrondissement suffit pour que ces vigiles vous laissent passer sans autre vérification ! Voilà qui explique ces véhicules qu'on voit traverser la zone sans s'y arrêter.

    Pour les livraisons, c'est pire encore, les vigiles ignorent tous (tous ceux à qui nous l'avons demandé en tout cas) l'arrêté municipal de restriction des livraisons sur le secteur (les livraisons y sont interdites après 11 h le samedi, horaire du début de l'opération Paris-respire). Ce qui semble être aussi le cas, et là c'est plus grave, des agents de la DPSP (la "future police municipale") qu'on a pu voir à plusieurs reprises fermer les yeux devant des camions de livraison pénétrant dans le secteur en plein après-midi !

    thumb_IMG_6787_1024.jpgScène ordinaire : un camion de livraison vient de passer un point de contrôle et s'apprête à décharger sa cargaison, garé sur un passage piéton (nota : une équipe de la DPSP passera devant cette scène sans intervenir)

     

    Une zone peu contrôlée

    À l'intérieur de la zone, si la circulation est considérablement réduite, et c'est tant mieux, il y a là aussi des problèmes qui persistent. Le stationnement sauvage semble toujours être la règle, ainsi, les trottoirs dépourvus de potelet, les passages piéton, les entrées de garage, ou tout espace libre, deviennent des parkings de circonstance, sans le moindre PV en vue là non plus. Quant à la fourrière, elle est intervenue une seule fois au début de la mise en place de l'opération, avec de nombreux véhicules enlevés, depuis nous ne l'avons plus jamais revue.

    Dans le périmètre, les véhicules qui y circulent (la plupart ne devrait pas s'y trouver) roulent relativement vite et là aussi klaxonnent les piétons qui osent, les impudents,  s'aventurer dans une zone "piétonnisée". Ajoutons certains comportements très dangereux de certains automobilistes qui empruntent des rues en sens interdit, par exemple. Sanctionner ces comportements relève de la Police nationale, comme de nombreux autres infractions et délits, mais la préfecture ne semble guère se soucier de la délinquance routière sur ce secteur comme ailleurs à Paris.

     

    Un périmètre encore mal dessiné

    Le secteur a été agrandi deux fois déjà, une première fois qui dépassait largement le petit périmètre expérimental très restreint, en mars 2019, et une seconde un peu après en incluant la rue Marcadet au périmètre. Mais les limites actuelles provoquent de nombreux désagréments pour les riverains aux alentours, avec des bouchons continuels de voitures.

    La portion de la rue des Poissonniers (entre le boulevard Barbès et la rue Myrha) et celle de la rue Myrha (entre la rue des Poissonniers et le boulevard Barbès) non incluses dans le périmètre sont un véritable non sens. Ces deux portions de rue ouvertes à la circulation ne servent qu'à laisser s'engouffrer des véhicules qui forment  là un embouteillage, venant du boulevard Barbès, pour ressortir quelques mètres plus loin... boulevard Barbès. Il va sans dire que la circulation sur le boulevard s'en ressent grandement.

    thumb_IMG_6412_1024.jpg

    Négociation pour entrer dans le périmètre rue Saint-Mathieu

    Côté est, la rue Stephenson marque la limite extérieure du périmètre Paris-respire. Pour les habitants de cette rue, chaque samedi est la promesse d'un enfer de klaxons et d'un ballet de manoeuvres dangereuses d'automobilistes qui persistent à faire des tentatives pour pénétrer dans la zone qui leur est pourtant interdite. Il est courant également de voir des conducteurs de scooter prendre les trottoirs, klaxonnant les piétons à tout va  pour se frayer un chemin !

    Et ne parlons pas du stationnement sauvage sur les trottoirs de la rue Stephenson, les véhicules s'y comptent par dizaines, sans qu'aucun PV n'atterrisse sur leur pare-brise, ni qu'aucun véhicule de la fourrière n'intervienne.

    Ajoutons que le bus 302 qui passe par cette rue voit ainsi son parcours considérablement ralenti par cette portion de trajet tous les samedis. Ici on ne respire pas trop.

    thumb_IMG_6896_1024.jpg

    Un samedi ordinaire rue Stephenson

     

    Il faut élargir le périmètre et le contrôler, vraiment

    Ces constatations nous laissent à penser que si la zone Paris-respire Goutte d'Or - Château-Rouge est globalement une bonne idée, appréciée des habitants (dans la zone seulement), il est néanmoins indispensable d'en redessiner ses contours.

    Il s'agirait d'inclure dans la zone l'ensemble des rues comprises entre au nord la rue Ordener, à l'est la rue Marx-Dormoy, au sud, le boulevard de la Chapelle et à l'ouest le boulevard Barbès. L'ensemble de la Goutte d'Or bénéficierait de cette opération, car rappelons-le le quartier est celui de Paris dont les habitants possèdent le moins de voitures (moins de 20 % des foyers possèdent un véhicule automobile), il semble normale qu'ils ne subissent pas celles des autres.

    Ce secteur agrandi intègrerait, en plus des voies actuelles, les rues Stephenson, Doudeauville (entre les rues Marx-Dormoy et Stephenson), Jean Robert, Jean-François Lépine, de Jessaint, de la Goutte d'Or, Caplat, de Chartres, de la Charbonnière, de Tombouctou, Polonceau, des Gardes (entre les rues de la Goutte d'Or et Polonceau), des Islettes, Saint-Bruno, Saint-Luc (entre les rue Polonceau et Saint-Bruno), Pierre l'Ermite, Affre (entre les rues de Jessaint et Saint-Bruno), des Poissonniers (entre le boulevard Barbès et la rue Myrha), Myrha (entre la rue des Poissonniers et le boulevard Barbès). Et le nombre de points de contrôle supprimés correspondrait à celui de ceux à créer.

    paris-respire,18e,goutte-d-or

    Carte du périmètre actuel

    Mais ce périmètre redéfini ne saurait fonctionner correctement que si les vigiles en charge du contrôle des entrées de la zone sont correctement informés, avec des consignes claires et appliquées strictement. Il en va de même pour les agents de la DPSP : il est indispensable qu'ils soient présents en nombre et à l'initiative pour que le samedi, la Goutte d'Or et Château-Rouge respirent enfin.

    Nous aurions pu également évoquer d'autres secteurs Paris-respire dans nos quartiers. Car même si la situation n'y est pas autant problématique, il serait nécessaire aussi de mieux contrôler les entrées des zones Paris-respire de Montmartre (18e), Trudaine (9e) et rue des Martyrs (9e). Car là aussi, la situation n'est toujours pas satisfaisante.

  • Promenade urbaine, la lumière et la couleur arrivent...

    Aujourd'hui, nous vous donnons quelques nouvelles de la Promenade urbaine. Les travaux de voirie ne sont pas tout à fait achevés, il reste quelques petites parties à terminer (nous reviendrons dans un prochain article sur les problèmes liés à leur réalisation), mais la réalisation de la fresque de l'artiste Momies (voir notre article du 14 janvier dernier) commence à voir le jour. C'est sur le tronçon du boulevard de la Chapelle situé entre les rues Guy Patin et de Tombouctou que l'oeuvre commence à prendre forme.

    thumb_IMG_6924_1024.jpg

    Sur un sol préalablement nettoyé et séché au chalumeau, la première couche de fond bleue a été étalée, créant ainsi un long ruban qui souligne la perspective du viaduc. Les arabesques, esquissées par l'artiste à main levée, sont ensuite peintes soigneusement par une équipe d'ouvriers. L'avancée du chantier est relativement lente du fait des contraintes liées à la météo qui doit être favorable mais également à la tenue du marché deux fois par semaine. Un marché dont la bande de couleur souligne encore plus les dépassements d'étal, certains débordant toujours de plus d'un mètre de la limite autorisée. Mais revenons plutôt à nos couleurs, que nous vous laissons découvrir sur les quelques photos qui suivent.

    thumb_IMG_6909_1024.jpg

    thumb_IMG_7050_1024.jpg

    thumb_IMG_7082_1024.jpg

    Sur ce même tronçon, nous avons pu assister aux premiers essais pour la mise en lumière du viaduc. Et il faut l'avouer, c'est très enthousiasmant, l'éclairage du tablier nous dévoile son architecture sous un jour nouveau, sans mauvais jeu de mots. Nous avions proposé une mise en valeur du viaduc par la lumière au budget participatif de 2015, projet qui avait été retenu par le vote des Parisiens, mais nos ambitions étaient bien modestes et l'enveloppe du budget participatif était loin de pouvoir assurer la qualité de la réalisation qui voit le jour à présent.

    thumb_IMG_6982_1024.jpg

    thumb_IMG_7016_1024.jpg

    Et finissons avec un petit bonus, avec l'arrivée du nouveau modèle d'urinoir accolé aux toilettes existantes, toujours sur le boulevard de la Chapelle, au droit de la rue de la Charbonnière. Fermé par une petite porte qui offre un peu d'intimité aux utilisateurs, ce modèle semble relativement solide, mais seul le temps nous le dira.

    thumb_IMG_6931_1024.jpg

  • Nouveau modèle de corbeilles de rue : encore raté !

    Au début de l'été 2019, on avait vu commencer le déploiement des nouveaux modèles de corbeille de rue - nous vous en avions parlé à la rentrée dernière -, un déploiement qui se poursuit toujours. Plus solide, "anti-rongeurs" et équipé d'un cendrier, ce modèle, nous promettait-on, viendrait corriger les défauts de l'ancien modèle, et que cette fois serait la bonne.

    corbeille-de-rue,propreté,9e,10e,18e

    Un "ancien" modèle de corbeille de rue attendant son remplacement

    Le look de ce nouveau modèle est plutôt réussi, et nous espérions qu'enfin les rues parisiennes soient équipées de corbeilles de rue solides, esthétiques et durables. Mais quelques mois à peine après les premières installations le constat est amer : ces corbeilles de rues sont déjà couvertes de tags et d'autocollants, et surtout elles sont  fortement dégradées.

    corbeille-de-rue,propreté,9e,10e,18e

    Un nouveau modèle de corbeille de rue et son cendrier, par terre à droite

    En effet, un petit tour de corbeilles, et l'on constate qu'elles offrent un aspect peu reluisant, elle sont systématiquement couvertes d'autocollants et de tags. Boulevard de Rochechouart, par exemple, c'est la totalité des corbeilles qui est concernée. Il faut dire que ce modèle offre des surfaces idéales pour que ceux dont l'étrange passe-temps consiste à mettre son nom ou sa marque sur une poubelle (!) puissent s'adonner à leur hobby favori. On y trouve aussi des affiches annonçant des spectacles, sur des poubelles, donc.

    corbeille-de-rue,propreté,9e,10e,18e

    Côté cendrier, un dispositif amovible accolé à la corbeille, c'est une catastrophe : il est tellement facile de les enlever que déjà beaucoup de corbeilles ont vu le leur disparaître, tout simplement. Et ne parlons pas des portes sur le coté qui elles aussi s'ouvrent très facilement...

    corbeille-de-rue,propreté,9e,10e,18e

    Le précédent modèle n'était pas une réussite, il avait vite montré des faiblesses structurelles, mais celui-ci semble battre des records en la matière. Il y a clairement un problème dans le processus de sélection, de conception et de tests pour ce type de mobilier urbain, dont le coût pour la Ville est loin d'être anecdotique.

    corbeille-de-rue,propreté,9e,10e,18e

    On ne saurait donc pas concevoir des corbeilles de rue solides, esthétiques et durables, à Paris, au vingt-et-unième siècle ? Cela ne paraît pas être un défi insurmontable, bien d'autres villes y parviennent. Mais ce n'était manifestement pas le cas la fois précédente, cela semble prendre le même chemin pour celle-ci, la prochaine sera-t-elle la bonne ? Chiche !

    corbeille-de-rue,propreté,9e,10e,18e

  • La Promenade urbaine prend des couleurs

    La Promenade urbaine va prendre des couleurs. Elle avait commencé a se parer de jolies teintes avec les demi-terrains de basket de Stalingrad et l'espace d'apprentissage de vélo à la Chapelle (hélas, remis en chantier, voir notre article d'hier). À présent, c'est l'ensemble de son parcours qui va bénéficier d'un véritable fil conducteur coloré.

    En effet, la Ville a convié l'artiste Momies pour qu'il déroule tout au long du parcours de la Promenade urbaine un véritable tapis de couleurs. Nous vous dévoilons ici, et en exclusivité, l'oeuvre telle qu'elle va se déployer sous le viaduc du métro dans les semaines qui viennent. 

    propositions Momies - copie.jpg

    Vue d'artiste

    Ce tapis de couleurs aux motifs abstraits, caractéristique du travail de l'artiste, se déroulera donc depuis le métro de Barbès-Rochechouart jusqu'à Stalingrad, au centre du terre-plein central, sur approximativement la largeur de l'allée centrale du marché de Barbès.

    propositions Momies.jpg

    Motif

    Les nouvelles peintures colorées produites aujourd'hui, très résistantes à l'usure et au nettoiement, permettent d'imaginer à présent ce genre d'aménagement de manière relativement durable. Cependant, cette oeuvre de streetart sera renouvelée tous les ans.

    Le chantier a commencé, la toute première couche a été étalée hier au niveau des rues de Maubeuge et de Tombouctou. On imagine déjà le bel effet de perspective que l'on aura en bout de viaduc lorsque l'oeuvre sera livrée !

    thumb_IMG_6901_1024.jpg

    Le fond bleu attend ses arabesques

  • "Les Fermiers généreux" : des installations pas à la hauteur des attentes

    Les installations du projet des "Fermiers généreux", sous le viaduc et sur le pont de la Chapelle, au-dessus des voies des chemins de fer de l’Est, commencent enfin à prendre forme. Mais autant le dire tout de suite, comme nous le craignions les premiers résultats ne sont pas à la hauteur des attentes exprimées par les habitants tout au long du - pour le moins chaotique - processus de concertation.

    promenade-urbaine,fermiers-genereux,10e,18e

    Le "coin ferme" est déjà presque terminé depuis quelques semaines avec la pose des bacs, l’apport de la terre et quelques plantations. Mais première désillusion, la clôture  promise pour protéger l’espace et les cultures pendant la nuit ne consiste pas en des grilles métalliques indépendantes des bacs, mais en fait seulement en un maillage d'acier souple, certes assez résistant, mais posé sur des poutres en bois, elles-mêmes emboitées sur les bacs. Or, on le sait, le bois est un matériau relativement fragile, et le quartier, et cette zone en particulier, sont souvent traversés par des personnes alcoolisées ou sous l’influence de produits les rendant violentes, tout comme par des batailles de bandes qui se servent de tout ce qu’elles ont sous la main pour s’attaquer. On peut craindre que ces installations deviennent des armes par destination le moment venu.

    Le portail de la clôture lui aussi en bois, et même en chêne, a peu de chances lui aussi de tenir face à des assauts de personnes violentes ou malintentionnées

    Côté installations - qui devait accueillir trois espaces fermés pour la "granothèque", la "bricothèque" et le petit coin de cantine solidaire - le constat est pire. Nous dénoncions déjà le choix de la Ville de ne pas mettre à disposition de la future ferme urbaine des installations qualitatives comme les kiosques disposés sur la Promenade urbaine côté Stalingrad, la Mairie ne comptait en effet installer qu’un seul kiosque et deux containers vitrés sur le modèle de ceux installés provisoirement près du métro la Chapelle. Ce ne sont finalement que des containers dont un classique et deux vitrés, peu qualitatifs, voire on peut le dire vraiment pas esthétiques et, hélas, n’arrangeant pas l’allure du quartier. Rappelons que ces containers sont ceux-là même que les riverains ont unanimement rejetés lors de la phase de concertation.

    promenade-urbaine,fermiers-genereux,10e,18e

    La partie vitrée de deux des containers censée donner un meilleur aspect ne fait finalement que mettre en valeur le fatras qui y règne (ce qui est finalement normal pour une "bricothèque" où les outils sont remisés).

    promenade-urbaine,fermiers-genereux,10e,18e

    Sur cette même partie, on ne peut que regretter le choix peu qualitatif de bacs censés accueillir des plantes, mais hélas de mauvaise qualité, et servant déjà de poubelles et d’urinoirs généraux (ils sont à la hauteur parfaite pour cet usage). Placés trop près de la route, arrosés régulièrement (en plus de l’urine) par les véhicules roulant dans les flaques à proximité, il est peu probable qu’ils tiennent dans la durée.

    promenade-urbaine,fermiers-genereux,10e,18e

    Qui plus est, le revêtement de la même partie montre déjà des signes de faiblesse, après seulement un mois il commence déjà à se détériorer avec des bouts d’asphalte qui se désolidarisent déjà du sol. Ces problèmes structurels, liés à la qualité des travaux réalisés par une entreprise privée, sont assez nombreux sur ce secteur, nous auront l'occasion d'y revenir sur ce blog.

    promenade-urbaine,fermiers-genereux,10e,18e

    Nous le répétons donc encore, nos quartiers sont populaires et nous en sommes fiers, et nous revendiquons comme tous les quartiers parisiens le droit à un cadre de vie agréable et, n'ayons pas peur des mots : beau. Pour cela il faut que les aménagements soient durables, esthétiques et de qualité. Si cela est relativement le cas pour l'ensemble du projet de Promenade urbaine, nous devons déplorer ici un manque d'exigence qui risque de mettre à mal ce projet.

    Pour rappel, nous avons soutenu ce projet dès le début, mais nous nous inquiétions des conditions de réalisation, et nous sommes peinés de voir que nos préconisations, qui rejoignent celles de la plupart des habitants et des autres associations de riverains sur ce sujet, n'aient pas été suffisamment entendues par les pouvoir publics.

  • Réunion d’information sur l'enquête publique concernant la gare du Nord 2024

    Dans le cadre de l'enquête publique sur le projet de réaménagement de la gare du Nord, la commission d'enquête invite le public à participer à une réunion d’information et d’échanges en présence du maître d'ouvrage et des commissaires enquêteurs, qui se tiendra ce soir, mardi 3 décembre, à 20 h. La réunion ouverte à tous se tiendra à l'Atrium de l'Étoile du Nord.

    Pour rappel, un arrêté préfectoral du 29 octobre dernier lance une nouvelle enquête publique du mercredi 20 novembre 2019, au mercredi 8 janvier 2020.

    gare-du-nord,enquête-publique,10e

    C'est où ?

    Atrium de l'Étoile du Nord (Cour des taxis), 18 rue de Dunkerque, Paris 10e

    C'est quand ?

    Mardi 3 décembre 2019, à 20 h

     

  • Un coin du 20e plein de verdure... un exemple à suivre ?

    La rue des Pyrénées est une longue rue de trois kilomètres et demi, très diverse au fil de ces numéros qui montent jusqu'à plus de 400 !

    Comme le 18e, cet arrondissement de l'Est parisien n'a pas manqué à sa mission (vocation ?) de construire du logement social. Tout comme dans le 18e, les immeubles collectifs des années soixante ou soixante-dix voisinent les maisons faubouriennes, ou des immeubles plutôt Art déco de l'entre-deux-guerres, ici et là, parfois avec charme, d'autres fois moins.

    Là d'où nous vous écrivons, le mélange est plutôt réussi. C'est une petite rue qui s'échappe de la rue des Pyrénées au niveau de la rue Villiers de l'Isle-Adam par un drôle de virage sur l'aile droite, et débouche dans la rue de Ménimontant, en pleine côte. Elle porte le nom du Retrait... De quel Retrait s'agit-il ? Il s'agit en réalité de l'altération du nom du vignoble qui courait sur les flancs de la colline de Belleville (Ménilmontant n'étant qu'un quartier de Belleville, ville rattachée à Paris en 1860, tout comme Montmartre ou La Chapelle).

    Nous avons eu la chance plusieurs jours de suite de bénéficier d'un doux rayon de soleil d'automne, qui a donné tout son relief au décor qui illumine cette rue modeste. Voici quelques vues pour vous en persuader.

    20191106_111205.jpg

    20191106_111311.jpg

    20191106_111408.jpg

    Certaines fresques portent le nom de leur auteur, et beaucoup sont estampillées du nom de l'association LE RATRAIT. Ces décors ont été réalisés par des artistes grapheurs entre 2017 et 2018, encouragés par la mairie après concertation avec les habitants.

    La rue accueille une école privée catholique, et une école maternelle publique, un théâtre, le théâtre de Ménilmontant dont l'activité semble en suspend — d'après nos recherches sur sa page FB et sur son site — et également des logements sociaux de la Ville de Paris, résidence pour séniors, foyer au 23. Les trottoirs sont étroits ou larges, selon les époques de l'urbanisation, mais là où cela est possible, ils accueillent des jardinières, enterrées ou de surface, des arbustes en bac, des pots de fleurs, etc. On a l'impression que tout le monde s'y est mis pour créer un cadre végétal, une rue jardin....20191106_111447 - Version 2.jpg

  • La rue Richomme fait l'expérience des "Rues scolaires"

    Le 15 novembre dernier, à l'école Richomme, nous avons assisté à la réunion sur le projet de piétonnisation de la rue Richomme dans le cadre de l'opération d'expérimentation de "Rues scolaires". La rencontre présidée par Éric Lejoindre, le maire du 18e arrondissement, assisté de Gilles Ménède, adjoint à la propreté et à la voirie et Philippe Durant, adjoint aux jardins et espaces verts, a réuni une trentaine de participants, riverains et parents d'élèves. 

    IMG_6489.jpg

    Le projet vainqueur du Budget participatif 2017, la Rue-jardin Richomme - un projet proposé par Action Barbès -, se voit donc relancé à la faveur d'une autre opération de la Ville: les "Rues scolaires". Ce dispositif expérimental vise à mesurer la pollution atmosphérique dans les cours d'école avec et sans circulation automobile à proximité immédiate. Ces expériences qui se dérouleront sur plusieurs mois se feront seulement pour quelques écoles du 10e et du 18e arrondissements, certaines voyant la circulation interrompue seulement partiellement dans la journée, comme devant l'école Louis Blanc dans le 10e, alors que pour quelques autres c'est une interruption totale de la circulation qui sera testée.

    Ce sera donc le cas pour la rue Richomme qui sera fermée complètement à la circulation automobile de transit, ainsi que la rue Erckmann-Chatrian, seules les livraisons et l'accès pour les riverains seront possibles. Pour ce faire, un bloc de béton sera placé sur la chaussée pour fermer la rue à partir du 25 novembre prochain, et ainsi la transformer en voie sans issue. Un premier bilan d'étape sur les évolutions des taux de polluants se fera au début de l'année 2020.

    Cette expérimentation va permettre d'envisager la rue-jardin, avec une végétalisation encore à déterminer, mais également des aménagements destinés aux enfants (la rue Richomme ne dessert que des écoles et des crèches NDLR).

    Lors de la réunion, les parents d'élèves fréquentant les écoles du secteur et les riverains présents se sont prononcés unanimement en faveur de la piétonnisation de la rue et pour le déploiement du projet de la Rue-jardin Richomme. Les discussions ont porté notamment sur  l'emplacement du dispositif de fermeture. La mairie a fait montre de souplesse et envisagera toutes les propositions faites par les habitants pour déterminer le meilleur moyen d'empêcher la circulation automobile tout en évitant que s'y développe des mésusages. La question des épanchements réguliers au bas de la rue a été évoquée. Symptomatique du quartier, cette question a été débattue et plusieurs pistes pour y remédier ont été évoquées ; la question du stationnement sauvage a été aussi posée par la salle.

    Enfin, le maire du 18e a évoqué la nécessité de réviser le plan de circulation dans le quartier de la Goutte d'Or - une demande qu'Action Barbès porte depuis quelques temps. Un vaste projet qui nécessite non seulement des propositions des services de la Ville, mais également une large concertation avec les habitants et les acteurs du quartiers. 

    1934893231.jpg