jeudi, 17 mai 2012
Les trésors cachés du 10e : le passage Delanos
Un passage privé entre les deux Gares
Le passage du numéro 148, rue du Faubourg Saint-Denis, s'étend entre le boulevard de Magenta et la Gare du Nord et au-dessous de la rue des deux Gares, en d'autres termes légèrement au sud de celle-ci. Ce passage privé traversant l’îlot, est situé juste au-dessus et parallèle à l’autre voie privée que nous avions évoquée pour la liaison entre les deux Gares aux heures ouvrées dans l’îlot EuroAlsace. Celui-ci n'a pas d'horaire, ouvré ou non, il est simplement privé !
Ce passage Delanos, qui tire son nom de son ancien propriétaire, débouche par un escalier sur le numéro 25 de la rue d’Alsace, à proximité de l’escalier monumental qui plonge vers la Gare de l’Est.
Il appartient à la petite dizaine de passages du 10e, et notamment ceux qui ne sont pas couverts, comme le passage du Désir, celui de l’Industrie, le passage Reilhac, celui de la Ferme Saint-Lazare, celui des Marais et le passage du Marché.
Un passage témoignant de l’existence des « vacheries » à Paris
La porte cochère qui en marque l'entrée rappelle que dans cette partie de Paris, à l'époque, on trouvait encore la campagne. Une tête de vache encadrée par le nom du passage fait référence à son utilisation originelle puisqu’une "vacherie" y était installée permettant ainsi aux habitants du quartier et même aux Montmartrois de s’approvisionner en lait.
Pourquoi la présence de ces « vacheries » à Paris ?
Depuis le début du 19e siècle, la consommation de lait sur Paris s’est développée pour répondre à la mode du café au lait, bien avant donc qu’il soit reconnu comme un aliment à part entière dans la première moitié du 20e siècle. Mais la vraie campagne où vivent les vaches est encore relativement éloignée de Paris pour les transports de l'époque et le lait tourne avant d'arriver en ville ; pour cette raison, des vacheries sont créées dans Paris où l'on nourrit des vaches à lait. Du producteur au consommateur en somme. Mais ces vacheries étaient classées, règlementairement, comme des établissements insalubres, au même titre que les industries chimiques, les abattoirs et les clos d’équarissage. L'insalubrité des étables, le manque d'hygiène lors de la traite et du stockage du lait, la tuberculose endémique dans le cheptel... on peut facilement imaginer les risques que courrait le consommateur de lait cru. L'habitude de faire bouillir le lait avant de le consommer n'avait rien de superflu. En 1887, 575 000 litres de lait étaient ainsi vendus aux Parisiens, grâce à la présence de 6 850 vaches réparties dans quelque 490 vacheries de Paris. Ces vaches terminaient leurs jours aux abattoirs pour être transformées en saucisse et en saucisson.
Très rapidement ensuite et jusqu’au début du 20e siècle, le nombre de ces vacheries va diminuer, du fait de leurs rachats par les promoteurs immobiliers au décès des propriétaires - peu fortunés par ailleurs-, du fait aussi de la pénurie de garçons vachers - un métier mal rémunéré et peu attractif -, puis de l’émergence de transports plus rapides qui vont bientôt permettre l’approvisionnement de Paris en « lait voyageur » depuis un rayon de 20 km autour de la capitale. Ces vacheries vont également laisser la place aux « laiteries en grand » : Paris en comptait déjà 41 en 1907, alors que le nombre de vacheries avaient diminué de moitié en 20 ans. Avec la réglementation de 1950 qui impose la vente obligatoire de lait pasteurisé en bouteilles hermétiquement fermées dans les villes de plus de 20 000 habitants, les vacheries disparaissent totalement.
Un passage tranquille arboré et une organisation architecturale originale
Un panneau à l’entrée du passage, coloré et présentant 11 photos de jardinières et de fleurs, donne clairement le ton : «De la verdure, beaucoup de fleurs et de couleurs!!!!! Qualité de vie de la copropriété!!!!!!! ».
Et effectivement, les arbres sont là, plantés dans des massifs fleuris. Les jardinières débordent d’arbustes et de fleurs. Les grimpantes s’emparent aussi des murs des immeubles du passage. Les volets peints de couleur vert d’eau dans la première cour contribuent également à égayer le passage.
On découvre un passage structuré en trois cours rectangulaires comme en témoigne la vue aérienne proposée en début d'article.
Chacune des cours comprend 4 «escaliers» , les entrées de 4 bâtiments. Les cours se suivent sur une longueur totale de près de 120 mètres ; les deux premières, tout en longueur, sont perpendiculaires à la rue du faubourg, en prolongement l’une de l’autre ; la troisième, plus minérale, moins fleurie, un peu déserte, apparaît ensuite et forme un T par rapport aux deux premières; c’est là que se trouve l’escalier débouchant dans la rue d’Alsace.
Comme tous les endroits insolites de Paris, et notamment ses passages et courettes, ce lieu a servi de décor au tournage de films, notamment, « Le Clan des Siciliens » (Henri Verneuil, 1969) dans lequel Alain Delon, un truand traqué par l’équipe du commissaire joué par Lino Ventura, s’enfuit d'un hôtel par une fenêtre - notons qu'il y a pas d'hôtel dans le passage mais le cinéma n'a-t-il pas tous les droits ? - il traverse en courant les cours du passage et s’échappe enfin par l’escalier de la rue d’Alsace pour s’engouffrer ensuite dans la Gare de l’Est. Ouf !
Vous l'avez encore en mémoire ? Sinon en voici un court extrait. Le passage Delanos était plus sombre à l'époque... mais l'aspect grisâtre de ses murs étaient dans l'esprit du film de Verneuil.

Le Clan Des Siciliens par mariodelpais
La traversée de ce passage permet au piéton de savourer son charme désuet, malgré sa rénovation, et de retrouver la véritable âme du Paris d’autrefois, en dépit des quelques voitures qui y sont garées... Le site du Piéton de Paris propose aussi une visite symathique du lieu.
07:01 Publié dans Dans le 10ème, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, delanos, gare-du-nord, gare-de-l'est, architecture, cinéma, passages
mercredi, 16 mai 2012
Saluons la belle initiative de Solidarités Partagées

Qui sont-ils ?
Pour répondre à cette question, le mieux est de faire un saut sur leur site.
Un faisceau d'associations d'entre'aide et d'actions en direction des plus démunis ou des personnes momentanément en difficulté a vu le jour. En plus de créer un guide pour faciliter l'accès aux services qu'elles proposent, elles ont eu la bonne idée de s'associer, de travailler ensemble pour éviter la répétition des dépôts de dossier, la répétition de la présentation des difficultés que chacun d'entre nous peut traverser un jour ou l'autre dans sa vie. Cette belle initiative est soutenue par la mairie du 9e, qui ne se lasse pas de lancer des appels aux bénévoles, à la générosité des donneurs (alimentaires, vestimentaires, etc.), aux personnes de bonne volonté enfin, pour améliorer le quotidien des personnes en difficulté, quelle que soit la difficulté.
Ce guide est disponible en ligne en cliquant ici.
07:00 Publié dans Dans le 9ème, Social & solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 15 mai 2012
On nous envoie des photos du Louxor
Nous avons reçu des photos récentes du cinéma Le Louxor : elles datent de la dernière visite organisée par la Mission cinéma de la Ville de Paris, le 24 avril précisément. Les places de visiteurs sont distribuées au compte-gouttes car elles doivent être très encadrées. Avertie par nos soins de l'imminence d'une visite, une des élues du 10e, Hélène Duverly, a pris plaisir à voir l'avancement des travaux et nous envoie quelques photos, prises par Pierre-Clément JULIEN. Si vous ne connaissez pas Hélène Duverly, cette fois, vous ne pourrez pas la manquer... En dehors de ces activités de travaux publics (avec casque obligatoire !), elle a pris la délégation du commerce dans le 10e arrondissement en 2008, et à plusieurs reprises, Action Barbès a fait des tournées dans le quartier avec elle, pour relever les débordements de certains étalages ou terrasses sur l'espace public.
Notre souci de préserver l'espace public dans nos quartiers, soumis à une forte pression des commerces et de l'affluence des clients, a trouvé auprès de cette élue un certain écho. Mais comme chacun sait, tout est affaire de persévérance et de vigilance, car l'étal retiré aujourd'hui réapparait souvent le lendemain, ou au mieux... le surlendemain.
La vue ci-dessous laisse voir l'espace par lequel circulent tous les matériaux : les poids lourds peuvent passer en effet sous ces poutrelles. On est là sous la construction amovible située sur le trottoir du boulevard de La Chapelle. On aperçoit la station aérienne du métro, à gauche de la photo.

Et toujours les jolies mosaïques qui enchantent tous les visiteurs....

qui ne manquent pas de constater, comme nous, qu'il était temps de les restaurer, car des pièces sont manquantes, abîmées, et des fissures sont apparues.
07:00 Publié dans Commerce, Histoire Louxor | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, barbès, louxor, commerce, hélène-duverly, étalage
lundi, 14 mai 2012
Placette Paré-Patin: la suite...
Que s'est-il dit à la réunion du 10 mai annoncée dans notre article du 8 ?
Autour de la table, des représentants de l'équipe d'animation du Conseil de Quartier Lariboisière-Saint-Vincent-de-Paul et Action Barbès, et côté mairie, William Todeschini et Véronique Cohen du cabinet du maire, et enfin Elise Fajgeles, adjointe chargée de la voirie.
Feu ou pas feu ?
Souvenez-vous que la dernière réunion sur site avait fait une belle place à cette question.
Contacté quelques jours auparavant, un responsable de l'hôpital Lariboisière nous avait fait part de son grand étonnement. L'idée du feu tricolore lui semblait, comme à nous, curieuse et sans intérêt. Pas question de risquer un nouvel engorgement de la rue Paré qui nuirait à l'entrée et la sortie des ambulances! Unanimement, une vingtaine d'habitants du quartier avaient répondu à l'appel lancé par le CQ: "oui, pour végétaliser ce quartier très minéral". Quant au feu, on y lisait l'étonnement et l'opposition en très grande majorité. La préfecture, qui s'est manifestée auprès de la mairie, n'est pas favorable à l'implantation de ce feu qui, selon elle, aggraverait la circulation déjà dense dans cette partie du Magenta. Il nous a semblé par ailleurs que la mairie n'y tenait pas particulièrement. Nous avons donc bon espoir, dès lors, que cette idée de la STV (section territotiale de voirie) reste au chaud dans les cartons.

Les aménagements verts
Ils feront l'objet d'un point du prochain conseil de quartier Lariboisière-Saint-Vincent-de-Paul (à noter dès maintenant dans les agendas la date du 26 juin).
Sur la placette Paré-Patin, l'idée serait de "confidentialiser" le passage pour les ambulances afin de dissuader les automobilistes de l'emprunter. Quelques idées ont été émises : installer plusieurs bacs dun mètre de hauteur avec des orangers du Mexique vers la colonne à verre notamment, réduire la largeur du passage, implanter un nouvel arbre. Il faudra toutefois attendre les études techniques de la STV.
La réflexion a porté également sur d'autres lieux "défavorisés" comme la place Franz-Liszt Toutes les suggestions des habitants ne pourront malheureusement pas aboutir. En effet, certains lieux proposés sont trop étroits pour permettre une végétalisation.
Les aménagements seront bien entretenus par la Régie de quartier, c'est confirmé, mais "le but reste que les habitants s'approprient les plantations et aient envie de les entretenir" a conclu William Todeschini.
Appel aux volontaires donc. Sur un espace aussi passager et anomyme que le boulevard de Magenta, ce n'est pas gagné d'avance. On est loin de la cour des Petites écuries ou d'une placette de village...
08:00 Publié dans Circulation & voirie, Dans le 10ème, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, 10e, paré, patin, magenta, aménagement, végétalisation, elise-fajgeles
dimanche, 13 mai 2012
Le troc vert... ? C'est quoi ?
Même si les résultats des Verts lors des derniers scrutins n'ont pas été à la hauteur de leurs espérances, que cela ne nous détourne pas du monde des plantations. Ici il s'agit de troc, une façon de partager et d'échanger bien sympathique et qui ne coute pas cher.
La bouture et le semis n'auront plus de secret pour vous si vous faites l'effort d'anticiper un peu la belle saison. Certes, il faut s'y prendre suffisamment tôt pour ne pas rater l'été.
Voici ce que nous adresse l'Institut des Cultures d'Islam, rue Léon, dans son message :
"Voulez-vous bouturer vos lilas, sedum et consorts, diviser vos pieds de menthe, bambous et autres anémones du Japon, semer vos noyaux d’avocat, de datte, de nèfle ou pépins d’orange et faire germer vos patates douces, haricots d’Espagne et capucines… ou envisager de vous séparer de la plante de Tante Chose devenue quelque peu encombrante, c’est le moment ou jamais !
Le collectif Culture(s) Urbaine(s) organise pour vous les amoureux de la nature en ville un Troc Vert festif le 13 mai prochain la rue Léon dans le 18e arrondissement entre 10h et 19h. C’est une occasion unique d’échanges de plantes sans aucun échange d’argent, des conseils d’experts, de la musique et une buvette...alors soyez verts ! "
Vous savez maintenant ce qu'est le troc vert, il ne reste plus qu'à relever les manches, trouver des pots, un peu de terre et attendre que ça pousse.... Bon courage !
07:00 Publié dans Convivialité, Dans le 18ème | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, 18e, ici, jardinage, troc-vert
samedi, 12 mai 2012
Fête dans le square Carpeaux cet après midi

07:00 Publié dans Convivialité, Démocratie locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, 18e, fête, quartier, square-carpeaux
vendredi, 11 mai 2012
Les fêtes de quartier démarrent fort, dès demain....
..... La Petite Istanbul en Fête
Samedi 12 mai 2012 de 14h à 19h
Rue de Metz / rue du Faubourg Saint-Denis
A l’occasion de cette 3e édition de « la Petite Istanbul en Fête », le quartier de la porte Saint-Denis se pare aux couleurs de la fête, de la solidarité et de l’échange interculturel. Au programme : concerts, spectacle pour enfant, dégustations, tombola….
Cette manifestation a pour objectif de promouvoir l’expression culturelle des originaires de Turquie dans leur diversité mais aussi de favoriser l’échange et la fraternité entre tous les habitants du quartier de la Porte Saint-Denis.
Cette fête, à l’initiative de l’ACORT, est organisée avec le soutien du conseil de quartier Saint-Denis - Paradis, du collectif « Ensemble nous sommes le 10e », d'associations locales et de commerçants, avec le partenariat de la Mairie du 10e arrondissement.
Au programme :
- Animations musicales et danse de 14h à 19h
Zeynep Zînê Colak, Papiers d’Arménies, Mohamed Bhar, Groupe Piya, Alis & The Invisible Carpenters, La compagnie Niaba, Ronahî. - Contes traditionnels de Turquie
« Les petits riens » par l’association ANATOLICA
A 15h au restaurant Le Kibélé, 12 rue de l’Echiquier - Tombola
- Librairie
- Objets artisanaux
- Buffet (böreks)
07:00 Publié dans Convivialité, Culture, Démocratie locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, 10e, petite-istambul, fête, conseil-de-quartier, saint-denis-paradis
jeudi, 10 mai 2012
la fin de l'esclavage
La Mairie du 18e arrondissement commémore l'abolition de l'esclavage
le jeudi 10 mai
et invite les habitants
à la projection d'un film documentaire
Elie ou les forges de la liberté
salle des mariages de la mairie
à 20 heures.
Il s'agit d'un film de William Cally
qui sera suivi d'un débat animé
par Florence Gauthier,
maître de conférence
à Paris 7 Diderot.
Entrée gratuite. Merci de confirmer votre présence auprès de dominique.lemoine@paris.fr ou au 01 53 41 17 82
D'autres informations
sont disponibles sur www.lesrevoltesdelhistoire.org
William Cally participera
au Festival du film international d'Afrique et des Iles
du 29 septembre au 7 octobre 2012....
à la Réunion.
C'est une info destinée aux voyageurs!
Et aussi, dans le 10e cette fois, si c'est plus près de votre domicile, toujours au titre de la Commémoration de l’abolition de l’esclavage :
La Mairie du 10e accueille le 10 mai 2012 une projection-débat du film «Elie ou les forges de la liberté» et le spectacle « Waka Douvan Jou ».
07:00 Publié dans Culture, Social & solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, 18e, cinéma, esclavage, mairie-du-18e
mercredi, 09 mai 2012
Des nouvelles de la manifestation localisée à ... Barbès
Comme nous vous l'annoncions ici même dimanche dernier, une manifestation était prévue dans notre quartier pour le 8 mai. Par expérience, nous pouvons dire qu'il y a très rarement des miliers de manifestants sur nos boulevards. Pourquoi ? Sans doute, parce que les causes défendues ne trouvent pas l'écho que les organisateurs en attendent. Cela ne veut pas dire que ce sont des causes perdues. Le temps viendra peut-être où elles seront reprises.
Nous avons trouvé sur le site du collectif qui appelait à manifester une affiche (ci-contre) et les noms des premiers signataires que voici :
Action Citoy'Aisne, Alliance Noire Citoyenne(ANC)/Brigades Anti-Négrophobie, Alternative Libertaire, Art de la paix, Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Campagnes Civiles Internationale Pour la Protection du peuple Palestinien (CCIPPP), Coup pour Coup 31, Collectif des Musulmans de France (CMF), Déchoukaj, ETM 31 (Egalité Toulouse Mirail), "Ensemble à Bagnolet", Epices, Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), Fondation Frantz Fanon, Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP), Génération Palestine (GP), Générations Spontanées contre le racisme et l 'islamophobie, GUPS (Union Générale des Étudiants de Palestine), Groupe Frantz Fanon, H.I.J.A.B., Les Indivisibles, Mouvement des Quartiers pour la Justice Sociale (MQJS), Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA), Parti des Indigènes de la République (PIR), Printemps des quartiers, Quartiers Nord Quartiers Forts, Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Vies Volées, Zone d'Expression Populaire (ZEP).
Quoi qu'il en soit, le grand drapeau palestinien vert, blanc, noir et rouge, qui ondulait sous la brise n'était entouré que de quelques centaines de personnes, deux cents selon les observateurs que nous sommes... rien d'officiel donc, plutôt à vue d'oeil ! Jugez en vous-mêmes sur cette photo aérienne, bon..., faite de l'étage.

Sur le boulevard de La Chapelle, les manifestants longent le viaduc du métro aérien de la ligne 2, ils sont ici au niveau de la rue Guy-Patin.

Piégés par les manifestants dans la rue Guy-Patin, les automobilistes ne se sont pas encombrés des règles de la circulation, certains d'entre eux ont fait demi-tour ou sont repartis en marche arrière pour sortir par le passage.... réservé aux ambulances et aux véhicules d'urgence.Voir ci-dessous.

Toutefois, si les slogans de cette manifestation restée assez confidentielle, ce 8 mai 2012, réclament, à juste titre, la fin de l'islamophobie et du racisme en général, on ne peut que s'interroger sur le silence pesant (de l'Etat français et colonial à l'époque) qui a toujours recouvert les morts de Sétif un certain 8 mai aussi. Le Monde le rappelait dans sa sélection du meilleur des blogs d'hier en proposant un lien vers le Bondy Blog. Nous ne pouvons faire moins. Le Bondy blog est ici.
07:00 Publié dans Actualités, Circulation & voirie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 08 mai 2012
Placette Paré-Patin : il serait question d'un feu tricolore!
Nous l'avions évoqué dans notre article sur l'aménagement de la place du 8 novembre 1942, la place Paré-Patin fait désormais l'objet d'une réflexion pour l'agrémenter.
Une première réunion s'est tenue sur place jeudi dernier en présence des services de voirie, le responsable de la section territoriale du 10e, Emmanuel Berthelot, de William Todeschini directeur de cabinet du maire de l'arrondissement et de Véronique Cohen. Action Barbès, qui, à plusieurs reprises, a demandé cette concertation, y participait.

Il devait être question de végétalisation mais le sujet principal a finalement été celui d'une possible implantation d'un feu tricolore après le passage réservé aux ambulances. Surprise, mauvaise surprise, pourrait-on ajouter.
Pourquoi un feu
C'est à la demande essentiellement des sociétés de taxis nombreux autour de la gare du Nord. Ils souhaitent pouvoir regagner le boulevard de Magenta plus rapidement et donc emprunter le passage réservé aux véhicules d'urgence. (seul le tourner à droite serait possible)
Lors du réaménagement du boulevard de Magenta, nous avions participé à de nombreuses concertations et nous avions approuvé la fermeture de la rue Paré donnant accès au boulevard de Magenta. Il s'agissait de donner priorité aux piétons et de ne pas couper la piste cyclable. Certes, le passage est malheureusement emprunté par d'autres véhicules que ceux autorisés (malgré les deux panneaux sens interdit bien visibles). Nous l'avons d'ailleurs signalé à maintes reprises aux différents commissaires de l'arrondissement qui se sont succèdés et aux élus. Le jeudi 3 mai pendant une heure, les personnes présentes sur place n'ont pu que le vérifier, certains même avec étonnement. La discussion a donc porté davantage sur l'opportunité d'un tel feu tricolore.
Que propose la DVD
Un feu implanté juste avant le boulevard et après le passage piétons. Autant dire que les piétons auront bien des difficultés à traverser car les véhicules autorisés (et ceux non autorisés, à plus forte raison) s'approcheront au maximum du feu, c'est à dire sur le passage piétons. On ajouterait sous les panneaux d'obligation de tourner à droite (juste avant le sens interdit) "sauf taxis et ambulances". De quoi surcharger, de notre point de vue, inutilement l'espace public et la lisibilité." Les piétons sont la priorité absolue de la DVD", a affirmé Emmanuel Berthelot. Nous pouvons en douter pour cet aménagement précis. On nous dit qu'un panneau lumineux " Priorité aux piétons" coûterait cher. Et un feu tricolore ?
Lot de consolation
Des jardinières pourraient agrémenter la placette ; comme pour la place du 8 mai 1942, elles seraient entretenues par la Régie de quartier. Restera à trouver les bons emplacements.
Ce sera l'objet de la réunion en mairie du 10 mai avec William Todeschini et l'équipe d'animation du conseil de quartier Lariboisière Saint-Vincent-de-Paul. Réunis le 4 mai, les animateurs du CQ ont d'ores et déjà prévenu qu'ils n'étaient pas favorables à l'implantation d'un feu tricolore et ont demandé l'avis des habitants inscrits sur leur liste de diffusion. Emmanuel Berthelot s'est engagé à ce que rien ne soit finalisé avant le 10 mai. La discussion risque d'être sportive. Nous invitons nos lecteurs à réagir sur le blog.

07:00 Publié dans Commerce, Dans le 10ème, Prévention & sécurité | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : paris, 10e, paré-patin, passage-interdit, urgences, sécurité
dimanche, 06 mai 2012
François Hollande, président !

Hier matin, nous avons fait le tour des bureaux de vote du quartier. Matin brumeux et grisâtre, rien d'enthousiasmant pour ce dimanche de mai. Où es-tu, joli mois de mai ? A Belzunce, on attend patiemment dans la file; rue Bossuet, on attend même sur le trottoir. De bonne source, on nous dit que les citoyens viennent assez régulièrement avant la messe de l'église Saint-Vincent-de-Paul qui est juste à côté. Bien vu.
Côté 9e, à l'école de la rue Turgot, pas de foule ni sur le trottoir, ni à l'intérieur. Ici, les habitudes sont tout autres : une petite affluence chez les lève-tôt, puis une grande pause jusqu'à la mi journée, un peu avant le déjeuner dominical. Nous sommes passés vers 10h30 dans un grand vide...
A midi, le ministère de l'Intérieur annonçait une participation de 30,66%, donc pas de mobilisation exceptionnelle ni d'un côté, ni de l'autre, au moins à la mi-journée.
Et finalement, à 20 heures, les radios et les télévisions annonçaient la victoire de François Hollande avec quelque 51,7 % des voix.
La Bastille a revécu un certain 10 mai, et les anciens ont retrouvé une partie de leur jeunesse...
23:59 Publié dans Actualités, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, barbès, politique, présidentielle, résultats
D'une manif' à l'autre...
Intéressée par notre article sur les défilés du 1er mai, y ayant participé elle-même, une lectrice nous a transmis l'information suivante dès le lendemain.
"Alors, comme ça, on a failli s'y croiser aussi ...
A la manif', vous avez certainement vu ou entendu près du square Galli cette jeune militante de "Coup pour Coup 31" qui engageait fougueusement, par haut-parleur hurlant interposé, badauds et défilants à se joindre à leur manif qui se tiendra le 8 mai prochain, 14H à ...... Barbès.
C'est le mot "Barbès" qui a attiré mon attention.
Révolution peut-être, mais je vois avant tout que notre quartier risquera d'être occupé... par les CRS. Mieux vaut le savoir, en particulier pour les bus que nous voulions emprunter ce jour-là. Tout sera bouclé. "
Notre blog reçoit régulièrement les flashs et les communiqués de presse de la Préfecture de Police, nous vous avertirons plus précisément si cette manifestation est annoncée par la Préfecture. Les précédentes n'ont pas réuni énormément de manifestants, mais en effet, par précaution, les forces de l'ordre sont, elles, sur place en grand nombre.
07:00 Publié dans Actualités, Circulation & voirie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, barbès, manifestation, circulation, police
samedi, 05 mai 2012
Crise ? pas pour tout le monde...

Extrait du 11 heures de l'Expansion - en ligne -
En ces temps de campagne et de modèle à suivre pour relever le pays (sic), chacun regarde au-delà du Rhin. L'un y trouve un modèle de négociation sociale, en oubliant qu'il faut être deux pour négocier, le syndicat, même bon, ne suffit pas. L'autre y dénonce une rigueur redoutable des comptes publics - au sens où elle va mettre en péril l'ensemble de l'économie - et des rémunérations bien basses pour qui ne bénéficie pas de salaires plancher négociés dans sa branche d'activités.
Le constructeur de Munich BMW semble répondre à tous ces envieux en publiant des chiffres record pour le premier trimestre et un bénéfice net en hausse de 18,1% sur un an. Qu'en disent les syndicats ? Ne réclameront-ils pas un partage des fruits de cette réussite après plusieurs années de vaches maigres ? Ce ne serait que justice.
Quoi qu'il en soit, l'Allemagne aura été souvent à l'honneur pendant ces derniers mois. Comme chaque fois, chacun y prend ce qui l'intéresse. C'est ainsi qu'on oublie volontiers que les ouvriers allemands, avant même la crise des subprime de 2007-2008, ont du accepter des baisses de salaires notables, et que les patrons allemands ont eu l'intelligence de recourir massivement au travail partiel.
Tout n'est pas rose dans la patrie de Bertold Brecht (oui, patrie de Goethe est un peu fané) : il faut continuer à lire la même presse pour ne pas attirer les critiques et surtout y regarder de plus près. En juillet dernier, le même Expansion titrait :
Les bas salaires allemands en chute libre depuis dix ans (Expansion du 19 juillet 2011)
On relève pêle-même dans l'article que la richesse allemande en dix ans a cru de 25%, les bénéfices des entreprises et les revenus de placement ont fortement augmenté, que les salariés les plus modestes ont vu leur pouvoir d'achat réduit de 2,5% et que les mieux lotis ont été augmenté de 1%. Tout cela n'étant que des moyennes, il reste que vivre avec un salaire situé entre 400 et 800 euros en Allemagne n'est pas très attractif. L'expression wie Gott in Frankreich (Dieu en France, quelque chose comme un pays de cocagne...) reste encore du domaine du rêve pour beaucoup d'Allemands.
Hans qui rit et Hans qui pleure
Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne : la compagnie allemande de navigation aérienne Lufthansa, dans le même temps, annonce qu'elle va supprimer 3500 postes pour réduire de 25% ses frais administratifs (idem Expansion de 11 heures du 2 mai 2012). Pas sûr que BMW embauche autant de personnes sur le territoire... Et ce ne seront pas ces employés licenciés du monde aérien qui achèteront les BMW du début de notre article. Un regard sur quelques tarifs ? ICI dans Turbo. Ou là pour les plus petites, des compactes... dans Auto Plus.
Les modèles ont tous leur défaut, un jour les Etats-Unis, un autre l'Allemagne, la Suède a eu également son heure de gloire. A quand le modèle français devant les autres, oserons-nous dire über alles ?
07:00 Publié dans Actualités, Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : paris, économie, allemagne, négociation, salaires
vendredi, 04 mai 2012
Une réserve de matériaux de voirie sous le viaduc

L'extrémité nord de la rue de Maubeuge n'est pas très habitée, c'est un fait. D'un côté l'hôpital Lariboisière avec certains de ses bâtiments les plus anciens (secteur Pierre Lescot): les murs s'effritent depuis des décennies, offrant un aspect lépreux, que cachent partiellement d'immenses panneaux publicitaires, tout aussi laids. De l'autre côté, un immeuble de la SNCF ou société apparentée (Railrest et Transport ferroviaire), plutôt moderne, un profil assez conquérant, façade majoritairement en verre. Les institutionnels, qu'ils soient présentables ou pas, ne font pas une rue humanisée. De fait, cette extrémité de la rue de Maubeuge ressemble à une sortie de zone industrielle.

Que voit-on une fois passé le viaduc, côté 18e ? La rue de Tombouctou. Elle débouche sur le boulevard de La Chapelle, après avoir dépassé la rue de Jessaint qui franchit, elle, les rails du réseau de la Gare du Nord. Elle est balisée par deux hammams dans des immeubles anciens en bon état, et des commerces dont une boulangerie qui aux beaux jours proposent à ces clients quelques chaises en terrasse. Un cadre populaire de manière générale comme l'est le 18e arrondissement.
Entre les deux lieux que nous venons de décrire, il existe un espace, situé sous le viaduc, qui est en quelque sorte un "no man's land", une zone dont la fonction est incertaine, indéfinie, voire ignorée. On a bien cherché à lui en donner une, en implantant une station de Vélib', près du pilier sud-est, côté 10e donc. Mais les vélib' sont rarement au rendez-vous. Les gestionnaires diront peut-être, comme ils l'ont fait pour la station sous le viaduc, aussi, devant chez Tati, que "la station est peu productive", en langage courant cela signifie peu utilisée, mais dans cette logique, sait-on si elle est peu ou pas utillisée parce que les vélos manquent, ou bien ces derniers manquent-ils -de fait la station n'est pas réapprovisionnée- parce qu'elle est peu utilisée ?

En ville aussi, la nature a horreur du vide. C'est ainsi que l'espace du terre plein central du boulevard de La Chapelle accueille régulièrement des occupants divers. Pendant longtemps des camionnettes et des voitures particulières ont stationné sur ce trottoir bien que surélevé. La ville, pour éviter que le lieu ne devienne un parking, y a fait poser des blocs en béton qui en limitent l'accès. Ce bornage a eu pour effet immédiat de le rendre sale, car les engins de la propreté n'ont pu continuer à le nettoyer correctement. C'est du moins ce que nous ont dit des agents de la DPE rencontrés sur place. On peut le concevoir.
Depuis quelques semaines, ce sont des matériaux qui occupent les lieux. Entourés de palissades vert et blanc, ils s'étendent d'une pointe à l'autre de l'espace. Pour combien de temps ? A qui appartiennent-ils ? S'agit-il des travaux de rénovation des réseaux ErDF ou d'un autre concessionnaire de la Ville ? Mystère.
Lors d'une récente réunion, nous avons posé une question informelle à un chargé de mission de la mairie du 18e sur le devenir de cet espace...: Oui, il y aurait une rénovation en vue dans un proche avenir.
Mais encore ?
07:00 Publié dans Circulation & voirie, Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, barbès, chapelle, viaduc, matériaux
jeudi, 03 mai 2012
Journée mondiale de la liberté de la presse
3 mai 2012, la journée mondiale de la liberté de la presse ne fait pas recette cette année en France. Aucun événement important – nous n’en avons pas trouvés tant ils sont discrets – ne vient rappeler cette date, que l’UNESCO tente de promouvoir depuis 10 ans. Elle est éclipsée chez nous par la campagne électorale.
Nous devrions pourtant rester éveillés face à certaines situations chez nos proches voisins. En Espagne selon L'Expansion du 2 mai 2012, les plans sociaux dans les médias se sont multipiés depuis quatre ans et ne semblent pas faiblir. Ce sont 6230 journalistes sur quelque 21000 qui ont perdu leur emploi. Ceux qui restent dans les rédactions sont sous pression : ils doivent faire aussi bien avec moins de moyens. Ici aussi la précarité s’installe. Le risque à terme est une atteinte à la démocratie : qu’est-ce qu’un citoyen sans une presse libre, sans un libre accès à une information, libre elle aussi ?
Nous, lecteurs, devons nous interroger sur la pérénité d’une presse qui vit non du soutien de ses lecteurs mais grâce aux recettes publicitaires. Que ces recettes viennent à manquer, et le journal disparaît, à petit feu, que les lecteurs aient été au rendez-vous ou pas.
Martin Parr, dont nous avions pu admirer l'exposition de photos à l'ICI, rue Léon, propose au public de découvrir sa nouvelle exposition photos et l'album réalisé pour les 20 ans de la collection d'albums photographiques de Reporters sans Frontières, à la Fnac du forum des Halles.
Pour l’occasion, 100 albums dédicacés par le photographe britannique membre de la célèbre agence seront en vente à partir du samedi 5 mai. Les cent premiers arrivés auront la chance de repartir avec l'un d'eux.
1-7 rue Pierre Berger niv.-1, Ier arrondissement.
Exposition du 3 mai au 15 août 2012. Du mardi au samedi de 14 heures à 19h30. Entrée libre.
07:00 Publié dans Actualités, Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, liberté-de-la-presse, martin-parr, fnac, zwpo-photos
mercredi, 02 mai 2012
Quelques vraies images du 1er mai 2012 : on y était.

La station de métro Port Royal 15 h 30

Avenue Denfert-Rochereau 16 h

Même lieu, même heure, un autre syndicat.

Boulevard Saint-Germain, devant Cluny. Vers 18 h 45

A l'angle des Boulevards Saint-Michel et Saint-Germain, 18h45

Toujours sur le boulevard Saint-Germain, pour la liberté de l'information.
On peut ergoter autour des vraies motivations de ceux qui défilaient hier, purement sociales ou mêlées d'intentions politiques, mais au-delà des opinions de chacun, la brève du Monde qui tombait ce matin, à elle seule, peut envoyer des milliers de personnes dans la rue, car elle illustre un type de politique qui a fait beaucoup de chômeurs....
Zone euro : nouveau record du taux de chômage, à 10,9 % en mars
Le taux de chômage dans la zone euro a atteint en mars son plus haut niveau, à 10,9 % de la population active, égalant le record d'avril 1997, a indiqué mercredi 2 mai Eurostat. Selon l'office des statistiques européen, 17,36 millions de personnes étaient au chômage en mars dans la zone euro, soit 169 000 de plus que le mois précédent.
12:36 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 01 mai 2012
Le 1er mai : une affiche vieille de plus de cent ans !

Dessin de Grandjouan, "1er mai", L'Assiette au beurre, 28/4/1906.
"1er mai". Ce dessin intervient dans un contexte d'accélération et d'organisation des luttes sociales. La CGT décide au congrès de Bourges (1904) de lancer une grande campagne de propagande en faveur de la journée de huit heures. Grandjouan, dont les sympathies anarchistes sont très marquées, prête son talent à cette cause. Un an avant la parution de ce numéro de L'Assiette au beurre, s'achève le « congrès du Globe » où les tendances du socialisme français s'unissent dans la SFIO (1905). Le secrétaire général affirme que « le Parti socialiste, tout en poursuivant la réalisation des réformes immédiates revendiquées par la classe ouvrière, n'est pas un parti de réforme, mais un parti de lutte de classes et de révolution ».
Cette œuvre du peintre et affichiste Jules Grandjouan dépasse le registre étroit du dessin satirique. Le trait et la couleur s'intègrent dans une composition originale et savante. Au premier plan, trois jeunes femmes nues tiennent une guirlande de fleurs dans laquelle se déchire la revendication des trois-huit. À l'arrière-plan, on devine la masse formée par une manifestation de travailleurs surmontée d'un arbre en fleurs. Le premier plan est une allégorie, dont la réalisation mêle la tradition antique des trois Parques qui déroulent le fil de la vie et des éléments iconiques propres au monde du travail. L'ouvrière-parque qui symbolise le travail tient dans sa main une pioche et porte une coiffe inspirée de celle des « caffues », ces ouvrières du Nord qui triaient le charbon. Le visage marque une expression de colère résolue. La jeune fille du milieu est marquée par la jeunesse et l'insouciance propre au loisir ; celle de droite, les yeux baissés dans le repos, a la peau brune des femmes du peuple. À l'arrière-plan, d'une touche graphique discrète sont convoqués des instruments de travail et des fusils crosse en l'air. L'habileté artistique de Grandjouan est d'avoir subtilement fondu par une esthétique inspirée de l'Art nouveau les deux plans de la composition. La chevelure des loisirs se confond avec les manifestants. Une femme à droite tient un flambeau qui se transforme en branche fleurie. Le jeu des couleurs complémentaires renforce l'effet de fusion. Ce parti pris artistique est aussi idéologique ; en liant la lutte revendicative et le but à atteindre, le pain et les roses, Grandjouan, en habile propagandiste, ancre chez les prolétaires la grandeur de l'Idée.

Commentaire extrait de Quand le crayon attaque, "Images satiriques et opinion publique en France, 1814-1918", Michel Dixmier, Annie Duprat, Bruno Guignard, Bertrand Tillier, chez Autrement, p. 157-158.
Les auteures du Guide de quartier Trudaine Rochechouart avaient montré cette affiche de l'Assiette au Beurre en 2007, page 39, pour illustrer les premiers pas de la fête du travail au Théâtre des Folies Rochechouart, 42 rue de Rochechouart.
Extrait :"C'est au théâtre des Folies Rochechouart , installé au 42, que se déroule du 15 au 20 juillet 1889 le Congrès ouvrier international de Paris, inauguré dans la vieille salle Pétrelle. Il doit consacrer la fondation de la IIe Internationale. Une résolution adoptée à l'unanimité par les délégués des 21 pays, parmi lesquels Wilhelm Liebknecht et August Bebel pour le parti social-démocrate allemand, Victor Adler pour le parti social-démocrate autrichien, le Roumain George Valentinovitch, recommande "une grande manifestation internationale à date fixe", "dans tous les centres ouvriers d'Europe et d'Amérique en faveur de la journée à 8 heures de travail", et adopte la date du 1er mai de l'année suivante."
Le guide est téléchargeable sur le site de la mairie du 9e ici.
07:00 Publié dans Actualités, Social & solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, 1er-mai, affiches
lundi, 30 avril 2012
Deux nuits de travaux pour le Magenta
Nous recevons une information qui peut avoir son intérêt pour nos adhérents domiciliés boulevard de Magenta. En effet, la Ville rénove le revêtement de la chaussée et "rabote" là où elle est endommagée, par tronçon successif, en neutralisant la voie de bus, et cela depuis le carrefour Barbès jusqu'à la place de la République.
Les travaux auront lieu de nuit, pour profiter des périodes de moindre circulation.
Il s'agit de la nuit du 2 au 3 mai et de la nuit du 3 au 4 mai, de 20 h à 5 h.
La Ville assure que votre sommeil ne sera pas trop perturbé grâce aux techniques employées et aux engins modernes de réfection de voirie. On imagine qu'il s'agit d'une bonne insonorisation. C'est vous, lecteurs, qui nous direz si l'insonorisation des engins utilisés est aussi performante qu'on le dit.

Contacts :
Maitre d'ouvrage : Mairie de Paris
Maitre d'oeuvre : Direction de la voirie et des déplacements, 6e section territoriale,
39, quai de la Seine, 75019 Paris. Tél.: 01 53 38 69 00, du lundi au vendredi de 8h30 à 17 h.
Relation avec les usagers : Didier Larrus
Entreprise : Alliance
07:00 Publié dans Circulation & voirie, Dans le 10ème | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, 10e, magenta, revetement, chaussée, voirie, circulation
dimanche, 29 avril 2012
Le printemps arrive aussi dans le square Bashung

Le futur Square Alain Bashung en voie d'achèvement
Les lecteurs doivent s'imaginer que nous nous acharnons sur ce pauvre square naissant. C'est un peu vrai, mais nous en suivons l'évolution depuis si longtemps que nous sommes impatients de le voir ouvrir ses grilles aux habitants et surtout aux enfants du quartier.
Des arbres ont déjà été plantés, des arbustes rythment l'espace de leurs taches vertes : feuilles tendres et fragiles encore.
Le mois d'avril, un peu frais, un peu trop frais même, aura eu des vertus bienfaisantes pour les plantes nouvelles qui ont besoin de s'enraciner sans souffrir du grand soleil. Réjouissons-nous qu'il ne fasse pas très chaud donc.
De loin, nous avons regardé les équipements déjà en place, et une question a surgi dans nos cerveaux tatillons : est-ce une bonne idée d'avoir installé des lampadaires comme vous pouvez les voir sur la photo ci-dontre ?
On comprend l'idée. Forts de l'expérience du square Léon, qui a souffert longtemps de dégradations répétées, notamment nocturnes, les responsables ont dû penser qu'il fallait faire bénéficier le square d'un bon éclairage.
Nous savons toutefois que les personnes qui ont intérêt à jouir d'une certaine ombre sur leurs activités, savent aussi comment on procède pour neutraliser la bienveillante lumière des réverbères de la Ville. Ceux-ci ne seront-ils pas trop facilement à la portée des "malfaisants", accessibles d'un jet de pierre ? La fréquentation assidue des réunions de conseils de quartier nous a appris, par exemple, que le square Montholon - dans le 9e - faisait l'objet de casse fréquente de ses moyens d'éclairage. Rassurons-nous, ils sont réparés avec la plus grande diligence possible. Mais c'est un coût supplémentaire qu'il faut assumer.
07:00 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, 18e, square-alain-bashung, végétalisation
samedi, 28 avril 2012
Printemps des rues dans le 10e
Printemps, vous avez dit printemps? Côté météo, c'est plutôt mal parti. Ce qui n'empêche pas de profiter des 12 spectacles proposés dans le cadre du 15e "Printemps des rues", festival des Arts de la rue tout le week-end. Les animations se tiendront dans le quartier du canal Saint-Martin, à l'espace Jemmapes, dans les très beaux jardins de l'hôpital St Louis, dans le square Villemin...
Edition sous le signe politique d'entre deux tours avec de nombreuses manifestations organisées sur le thème de la citoyenneté.
Pour tout savoir sur le programme, les horaires, les lieux : Printemps des rues

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