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barbès

  • Exigeons la culture pour tous

     
    Expression libre .... Un de nos adhérents de longue date a pris la plume pour nous écrire sa détermination, et peut-être aussi une certaine exaspération. Nous vous le livrons tel quel. Ce sera l’occasion éventuellement de vous exprimer dans les commentaires si vous trouvez sa position excessive, ou utopiste. Dites-nous. Ou dites-le lui, c'est ainsi que s'engage le dialogue. 
     

    Dans le projet de promenade urbaine qui nous occupe depuis plusieurs années — je fais partie des adhérents de la première heure en 2001 —, précisément depuis l'automne 2013, nous avons souvent cherché quelles étaient les marges d'intégration de la culture au coeur du dossier. La culture doit conquérir sa place et son espace, partout dans Paris. Le 104 et le centre Barbabra montrent que c'est possible, les quais de Loire et de Seine avec leurs salles de cinéma MK2 aussi. Et d’autres. Les abords de la Rotonde, haut lieu du trafic de crack au début des années 2000, ont bien changé au fil du temps. 

    Ce n'est pas sans peine que votre lecture critique de la démarche de l'atelier d'architecture autogéré (AAA) a permis de renouer des contacts avec les acteurs culturels de l'axe Barbès-Stalingrad, et de, semble-t-il, raviver la demande culturelle auprès de l’Hôtel de Ville. Bien que cet itinéraire traverse des quartiers populaires, il me semblait légitime qu'on y privilégiât un accès plus direct à la culture. Ou faudrait-il dire, PARCE QUE ce parcours traverse des quartiers populaires.... oui, justement. C'est bien le sens de votre action actuelle et de nos actions anciennes quand il fallait défendre la réouverture du Louxor à Barbès. Nous manifestions en nombre à l’époque devant les portes condamnées du cinéma, devant ses mosaïques couvertes d'affiches.

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  • Une bonne résolution pour 2018: adhérer à Action Barbès

    Chaque début d'année, c'est le même rituel pour le bureau d'Action Barbès, nous écrivons à nos adhérents un peu "oublieux" afin qu'ils renouvellent leur cotisation. Une fois n'est pas coutume, nous  profitons du blog pour lancer un appel aux habitantes et habitants du quartier qui souhaitent soutenir nos actions ou apporter leurs idées. Mieux encore,  être actifs au sein de l'association pour continuer à améliorer la situation dans notre quartier et il y a du pain sur la planche avec le suivi du dossier de la Promenade urbaine, les problèmes de sécurité, l'occupation de l'espace public, les commerces, la malpropreté...

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    Pour celles et ceux qui ne nous connaissent pas encore, nous avons une présentation dans la rubrique "A propos" et le bulletin d'adhésion est également en ligne. Vous pouvez aussi nous écrire (actionbarbes@gmail.com), nous sommes derrière l'écran.

    Alors on vous attend !

     

  • Des tissus à la place des valises

    Nous sommes plusieurs, dans la rédaction, à partager notre temps entre nos belles provinces et Paris. Outre le fait que, les premiers jours qui suivent le retour, l'air parisien est encore difficilement respirable les jours de soleil, et que les trottoirs pourraient être mieux entretenus, une chose saute aux yeux. Ce sont les commerces. Prenez n'importe quelle rue, il s'en trouve toujours un ou deux qui ont changé d'affectation pendant notre absence. Le turn over du commerce parisien semble important. 

    Récemment, nous vous présentions une boutique du faubourg Poissonnière, aujourd'hui c'est l'angle de la rue de Clignancourt avec le boulevard de Rochechouart (paris 18e) qui a changé d'aspect. 

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    Avant et après le changement d'enseigne, le 1 rue de Clignancourt, Paris 18e 

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    Et les vitrines ont été réinstallées selon la règlementation des commerces parisiens. Bon point !

     

    Le local ouvert aux quatre vents sur des valises, des sacs et des pochettes en tous genres a laissé la place à une énième boutique de tissus. Toutes les rues alentour s'en sont fait leur spécialité. Le Marché Saint Pierre avait lancé le coup d'envoi dans les années 1920. Quittant leur commune d'origine de Levallois-Perret, deux familles cousines, les Dreyfus et les Moline, s'installaient à la Butte Montmartre en contrebas du Sacré-Coeur. En face, le magasin à plusieurs étages Tissus Reine arrivait, lui, en 1930, tirant son nom de la fille du célèbre marchand de tissus Bouchara.

    Au fil du temps et du succès qui le porte, le quartier devient un haut lieu de la vente du tissu au mètre, d'abord des tissus destinés au prêt à porter, puis, au fur et mesure que les productions chinoises envahissent le marché, que les femmes abandonnent la confection à domicile, les commerces vont se spécialiser dans le tissu d'ameublement, une tendance qui n'a fait qu'augmenter dans les dernières décennies. Au point de remplacer d'autres commerces et de verser bientôt dans la mono-activité. 

    Adieu donc à Luxor Maroquinerie, un commerce apparu en 1978 (d'après le Kompass) qui a définitivement baissé son rideau l'été dernier. Ne soyez pas triste en prévision de votre prochain voyage, un autre commerce propose dans le quartier des valises bon marché — elles sont tellement maltraitées dans les avions, notamment, que les bagages de prix sont à éviter. Nous l'avons quelque peu maltraité nous aussi, car sa marchandise avait une propension à envahir le trottoir... vous voyez peut-être de qui il s'agit, si vous êtes un lecteur attentif de notre blog. Oui, en bas du boulevard Barbès, angle de la rue Boissieu, Magic Five ! Les inspecteurs de la Ville lui ont fait quelques remontrances qui ont donné des résultats. Pas encore parfait, mais mieux. Toutefois, pas beaucoup plus pimpant que l'antique Toto. (Avant-après....)

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  • Promenade urbaine de Barbès à Stalingrad, des idées....

    Nous avions initié le concept de promenade urbaine de Barbès à Chapelle, puis jusqu'à Stalingrad pour faire bonne mesure, dès la campagne des municipales en 2013. Nos propositions d'aménagement étaient restées vagues parce que nous ne sommes ni aménageurs, ni urbanistes et que nous faisons confiance a priori aux services de la ville, Direction de la voirie ou/et Atelier d'urbanisme, pour concevoir un espace de qualité, ambitieux dans la vision et adapté aux quartiers que la promenade traversera. 

    Conscients que nous sommes dans les quartiers populaires du Paris ouvrier du XXe siècle, nous avions émis l'idée de lui conserver une ambiance urbaine et non de faire sous le viaduc une fausse campagne (encore moins de l'agriculture urbaine qui nécessite de vastes espaces), avec des "verdissements" qui ont tendance à s'étioler rapidement. Même confiés à des associations d'habitants volontaires pour leur entretien, ils peinent à prospérer tant le jardinage demande de constance et de persévérance dans un univers minéral. Certes il pleut à Paris, mais cela ne suffit pas, malheureusement. Bien sûr il existe quelques exceptions que nos lecteurs assidus ne manqueront pas de nous signaler ! Reconnaissons malgré tout que tout le soin nécessaire à l'entretien d'un jardin ou même d'un carré de verdure dans un cadre urbain n'est pas acquis. Certains jardins partagés dans le 18e, pour rester dans le quartier, sont loin d'être des réussites, en dépit de l'attachement qu'ils peuvent susciter à proximité. Et nous ne parlons pas de certains pieds d'arbres entourés de planches de récupération assez grunges... Si végétalisation il devait y avoir, il faudrait alors y mettre les moyens et donc ne pas compter sur une association du voisinage dont la pérennité n'est jamais assurée dans le temps ...

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    Là, on rêvait encore....

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  • Barbès respire continue avec les CRS et plus de moyens

     
    Notre dernière rencontre avec le commissaire Rigon, chef du 2e district de Paris,  a permis de confirmer une présence plus pérenne de deux sections de CRS dans le quartier, entre Chapelle et Barbès. Même si nous le savons depuis toujours, leur présence n’est que dissuasive. Nous savons que leur mission n’est pas de verbaliser la petite délinquance qui sévit dans nos rues. Les compagnies républicaines de sécurité (CRS) sont dédiées au maintien de l’ordre, l’ordre dans la cité, pas l’ordre sur notre trottoir, cet ordre que mettent à mal tous les vendeurs d’objets hétéroclites et totalement illicites. C’est dommage mais c’est ainsi. De cette fonction découle également le caractère non permanent de leur présence. Expliquons. Si l’Intérieur doit faire face à des manifestations d’importance, ou à des actes qui déstabilisent l’ordre public, on pense à des actes terroristes, mais pas seulement, alors les compagnies peuvent être affectées à d’autres terrains et disparaître pour un moment de notre champ de vision.
     
    Le commissaire a précisé qu’il les positionne à des points sensibles, et que ces "points chauds" peuvent changer chaque jour, de façon à ce que la présence policière ne soit pas prévisible. Il s’agit d’optimiser les moyens vers le plus d’efficacité possible. De même les équipages de policiers reçoivent des missions de contrôle et de surveillance qui varient chaque jour, "pour surprendre" a souligné notre interlocuteur. 
     
    Le "bassin de délinquance", c’est à la fois le terme qu’utilise le commissaire et une réalité territoriale qu’il a fait passer auprès de sa hiérarchie. Il faut mettre un terme aux reports, au jeu du chat et de la souris entre les uns et les autres. Globaliser, traiter un ensemble, simultanément, avec des forces de police conséquentes et stables, sous une même autorité. Plus de zone de sécurité prioritaire (ZSP), plus de brigade spéciale de territoire (BST), oeuvrant chacune dans son coin, désormais on coordonne, on harmonise et on fait en sorte d’être le plus possible sur le terrain, et de préférence, là où les délinquants ne s’y attendent pas. On apprend par ailleurs que la BST du 10e sera renforcée, passant de 25 à 40 agents, d’ici à la fin de l’année. 
     

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    La coordination devra aussi se faire avec les services de la Ville de Paris qui ont une mission de sécurité, la direction de la protection, de la sécurité et de la prévention (DPSP), mais aussi avec la police des réseaux ferrés (train, gare et métro), sans oublier d’autres services qui participent, à leur façon, du bon ordre dans l’espace public, par exemple, la direction de l’attractivité et de l’emploi (DAE), qui gère le bon fonctionnement des marchés parisiens. (Suivez mon regard vers le boulevard de la Chapelle deux jours par semaine… ). Par ailleurs, le procureur a accepté le renforcement du volet judiciaire, et validé la création d’un groupe local de traitement de la délinquance (GLTD) sur Chapelle, qui ne manquera pas de fusionner avec le GLTD voisin déjà existant.  
     
    Mais, très vite, devant le tableau que lui décrivent les associations qu’il rencontre régulièrement, le commissaire insiste sur la composante Temps de sa mission, le travail dans le temps. Il faut tenir. Il faut résister avec la même pression constante. C’est son crédo. Vu la situation, celle de Chapelle semble encore plus grave et plus intenable qu’au carrefour Barbès — et ce n’est pas peu dire — nous voulons donc le croire, et lui accorder tout le crédit possible. Avons-nous d’ailleurs une alternative ? 
     
     
  • Barbès un marché comme les autres ?

    Il faut être positif, patient aussi, nous dit la Mairie de Paris car nous travaillons à son amélioration, montrer les bons côtés du marché, et arrêter de le dénigrer sans cesse. (voir notre article du 20). Ok, on va tenter. 

    Malgré la foule qui déambule aussi bien dans l'allée centrale que sur les côtés extérieurs, malgré les vendeurs à la sauvette qui ralentissent le passage des clients entre les étals, et créent des bouchons bruyants, protestations et cris des râleurs qui ne voient pas bien l'intérêt de vendre là des montres de pacotille, ou des slips et chaussettes et encore moins des bouquets de persil ou de coriandre au nez et à la barbe des marchands ayant acquitté leur place.... malgré tout cela, le marché de Barbès est un dépaysement complet. Pourtant, certains habitants du quartier ont lâché l'affaire, ils n'y trouvent plus leur compte, ils disent que la qualité a baissé, que les contacts sont devenus difficiles, la tension est présente, l'agressivité aussi souvent. Tout cela est vrai. Ressenti par tous. Que faire ? 

    On est dans un marché populaire. Les prix sont, comme chez Tati, les plus bas de Paris. Les clients viennent parfois de loin pour y remplir leurs caddies et repartent qui en bus, qui en métro. Prenez la ligne 2 vers 13h à Barbès, et vous serez surpris du nombre de caddies présents dans la rame. Quand on sait acheter, qu'on regarde avec soin ce qui entre dans le sachet, on peut en revenir avec des produits de qualité. On peut même faire des affaires en saisissant les opportunités. Des exemples ? Deux petits conteneurs transparents de 500 gr de pommes de terre, type BF15 ou charlotte, qualité bio, pour un euro. Ou encore le kilo de coquilles saint-jacques à 8,95 €. Vous ne les trouverez pas chez Carrefour ou Auchan. Pour la majorité des produits, les marges sont étroites mais la quantité est là, qui compense. Les commerçants, dans leur ensemble, sont des vieux routards de la vente de produits périssables sur les marchés et connaissent leur affaire. Ils savent acheter à Rungis. Ils savent aussi quel produit ne pourra pas se vendre ici car le prix est trop élevé pour le pouvoir d'achat local. Certes, le quartier s'est renchéri au niveau de l'immobilier, mais assez rares sont les nouveaux propriétaires qui font leurs courses  au marché. 

    Toutefois, nous constatons depuis des mois que des stands de produits non alimentaires remplacent des étals de fruits et légumes, certains jours. C'est dommage, car la Direction de l'attractivité et de l'emploi (DAE, c'est le nom du service de la Ville qui se charge du fonctionnement des marchés en coopération avec les délégataires) avait organisé l’espace, il y a quelques années, de telle sorte que le non-alimentaire s'installe à l'est du marché, sous le viaduc, mais au carrefour des rues de Maubeuge et Tombouctou. Ces marchands, qualifiés de "volants", ne sont pas titulaires d'un emplacement attitré, normalement. Ils acquittent leur droit, au coup par coup, auprès du placier, en fonction des espaces disponibles lors de l'installation du marché à l'aube. D'où parfois, à côté du poissonnier, un  camelot qui vend des parfums avec verve et succès (!) ou un marchand de prêt-à-porter entre deux stands de melons. Or, nous rappelons régulièrement lors de réunions avec élus et services de la ville que ce marché est avant tout un marché alimentaire.

    Cependant, il faudra bien trouver des compromis et donc dialoguer avec les commerçants. C’est le rôle de la ville et du délégataire. Nous pouvons ainsi espérer faire progresser la situation du marché, améliorer son environnement, le rendre plus agréable et y compris améliorer les conditions dans lesquelles les commerçants eux-mêmes travaillent. Certains nous ont dit qu'ils passaient du temps, au petit matin,  à nettoyer leur place avant d'installer les stands parce que, la veille, marché illicite ou distribution alimentaire avait eu lieu sans que les agents de la propreté aient eu le loisir de repasser. On le voit aussi en fin de marché, après le passage de la "fonctionnelle" quand les sauvettes sortent leurs caddies et déballent leurs toiles au sol. Une patrouille de policiers les fait disparaître... mais le sol reste jonché de détritus, cageots et cartons compris. La version moderne du mythe de Sisyphe...

    Encore un point positif sur ce marché hors du commun. On sait qu'à la fin des marchés, ici comme ailleurs, on a toujours croisé des "glaneurs", qui collectent les fruits et légumes laissés pour compte avant le grand balayage. Vu la conjoncture économique, ils sont malheureusement de plus en plus nombreux. Mais, ici le mercredi, vers 13h, c'est l'association des Restos du coeur qui vient avec un camion et prend en charge des cageots entiers de produits frais pour sa cuisine d'Aubervilliers. Un point positif qu'on ne pouvait pas complètement passer sous silence. 

    Avant de terminer le tableau, nous voulons encourager les marchands à trier un peu mieux leurs déchets, et profiter que des conteneurs spéciaux sont mis à leur disposition (ils sont une vingtaine, avec des couvercles bleus), et qu'ils sont collectés par une benne dite BIO avant le grand nettoyage de 15h. Bio, compostage, etc... bon pour l'environnement ! 

    Par ailleurs, les deux compacteurs de Derichebourg, qui ne fonctionnent pas toujours à ce que nous avons entendu, sont un peu dépassés par les quantités de marchandises qui arrivent en même temps que les cartons et les cageots en bois léger. Tout cela est avalé, mais pas toujours compacté, et les rotations du camion qui enlève la benne se font plus fréquentes. S'en suit une interruption de la circulation sur le boulevard de la Chapelle qui crée un embouteillage en amont, des klaxons, etc.... Sisyphe…. et le rocher est très lourd à bouger !

  • Apéritif de rentrée d'Action Barbès

    On sait que nos adhérents apprécient ce moment de convivialité et d'échanges autour d'un petit buffet, alors on remet ça ! Ce sera le mercredi 11 octobre à partir de 19h au Beaujolais, 167 rue du faubourg Poissonnière (Paris 9e). Comme à l'habitude, les habitants intéressés à adhérer à notre association sont les bienvenus pour faire connaissance.

     

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  • Concertation sur la Promenade Urbaine aux Bouffes du Nord le 5 octobre

    Jeudi 5 octobre 2017 - Réunion publique de concertation
    Vous êtes conviés à une réunion publique de concertation le 5 octobre à 19h au Théâtre des Bouffes du Nord, 37 bis boulevard de la Chapelle, 75010 Paris

    En présence de :

    • Christophe Najdovski, Adjoint à la Maire de Paris chargé des Transports, à la voirie, aux déplacements et à l’espace public
    • Rémi Féraud, maire du 10e
    • Eric Lejoindre, maire du 18e
    • François Dagnaud, maire du 19e

    Un atelier enfant sera également organisé, n'hésitez pas à venir en famille ! Et pour mieux accueillir les enfants, merci de les inscrire ici.

  • Opération Barbès Chapelle Respire: le point de la rentrée

    L'été n'a pas toujours été très tranquille dans notre quartier, ni dans celui de la place de la Chapelle. Nous attendions la réouverture de la station Château rouge avec une certaine impatience en espérant que les occupations du boulevard Barbès vers la station de métro se réduiraient. Que nenni. Le nombre de vendeurs sauvette n'a pas faibli, là comme à Château rouge. La visite de la maire de Paris le 6 septembre dernier laisse peu d'espoir sur un changement en profondeur. Elle a annoncé une concertation, une de plus car il y en a déjà eu à la mairie du 18e et ce secteur fait aussi partie de l'opération "Barbès respire" initiée depuis janvier. Alors justement, où en est-on de ce côté là?

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  • Retour sur notre audition par la commission propreté du conseil de Paris

    Comme nous l'annoncions dans notre article du 31 août, nous avons été entendus par  la Mission d’information et d’évaluation sur la politique parisienne en matière de propreté (MIE) le 1er septembre à l'hôtel de ville.

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    Siègent dans cette commission 15 membres qui représentent l’ensemble des groupes politiques de l’assemblée parisienne. Tous n'étaient d'ailleurs pas présents mais le maire du 10e avait pris la peine de nous informer de son absence.  Florence Berthout, maire du 5e, préside et Eric Lejoindre est le rapporteur. Autant dire que nos remarques sur le 18e trouvaient l'oreille du bon interlocuteur.

    La MIE a commencé les auditions en mai et poursuivra ses travaux jusqu'en novembre afin de formuler des préconisations pour une amélioration en matière de propreté. Un rapport sera rendu public lors de sa présentation au Conseil de Paris. Pour plus de détails, vous pouvez lire la note de cadrage.

    La parole d'Action Barbès

    Comme nos lecteurs peuvent s'en douter, nous ne sommes pas satisfaits de l'état du quartier. Notre dernier article du 31 août et surtout les commentaires postés  en attestent. Et ce qui nous exaspère le plus est la communication permanente de la Ville sur ce sujet avec la journée dédiée au "grand" nettoyage.

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    L'an passé, la journée s'appelait "Paris fais toi belle"! Entre temps, la situation s'est fortement dégradée. Ce qui est certain, c'est qu'Action Barbès qui a depuis 2001 participé à des actions (Opération Coordonnée de Nettoiement Appronfondi-OCNA, marches exploratoires, réunions dans les différentes mairies) pour améliorer la propreté ne sera pas volontaire.

    Nous le constatons, la dégradation sur le nord du 10e et le 18e dans le secteur Barbès Goutte d'or est plus que visible. Un état général certes lié à l'incivisme d'habitants, mais aussi aux nombreuses ventes illicites qui laissent les trottoirs dans des états lamentables et pour une bonne part aussi à l'incivisme de commerçants qui ne sont pas suffisamment contrôlés, voire pas du tout. Aux abords de la station Château rouge, de nombreux commerçants ne respectent pas les horaires de dépôt des cartons, cartons qui sont ainsi utilisés dès le matin par les vendeurs sauvette. Pourquoi n'y a-t-il pas de verbalisation dans ce cas ? Il faut donc une tolérance zéro pour espérer obtenir quelques améliorations. Par ailleurs, il y a une nécessité absolue de coordonner efficacement balayage et ramassage des sacs poubelle.

    Nous n'oublions pas les multiples dépôts de gravats et objets laissés par des entreprises peu scrupuleuses. Qui n'en voit pas régulièrement dans sa rue ? Les entreprises et artisans facturent l'évacuation des gravats et équipements usagés à leurs clients, en conséquence on ne devrait pas les retrouver aux pieds des immeubles et dans les recoins. Il faut donc verbaliser. Nous avons suggéré que les artisans du quartier puissent ainsi utiliser la déchetterie de la place de la Chapelle en réglant une somme modique. A ce jour, le particulier du secteur peut déposer jusqu'à 1m3 et donc venir avec l'artisan qui effectue des travaux dans son appartement. C'est gratuit. Mais on est là dans une fiction car la réalité que nous avons pu constater dans cette déchetterie est que de nombreuses camionnettes viennent déposer plus d'un m3. Un message que ni les élus du 18e, ni la ville de Paris ne veulent entendre. Voilà les chiffres que nous avons reçus:

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    On nous dit que : " En ce qui concerne les usagers particuliers, on constate que l'Espace tri joue pleinement son rôle d'équipement de proximité en accueillant majoritairement des usagers du 18e et du 10e." Mais ces chiffres n'attestent en rien nos observations de terrain. Nous doutons que toutes les camionnettes aperçues dans l'espace tri soient réellement celles de particuliers du secteur. Ce qu'on apprend ici et après avoir vérifié auprès de l'élu chargé de la propreté dans le 9e, Sébastien Dulermo, c'est que la DPE 9e a absolument besoin de ce lieu car il n'y a rien de tel dans cet arrondissement et la déchetterie est proche. Le 10e utilise essentiellement l'espace situé quai de Jemmapes qui n'est pas ouvert au public. Le 18e bénéficie d'un autre espace porte de la Chapelle.

    Nous n'avons pas manqué d'évoquer le marché qui nécessite une réflexion transversale avec la délégation commerces (Direction de l'attractivité et de l'emploi -DAE). Pour limiter le nettoyage, il faut supprimer les quantités d'aliments qui arrivent déjà périmés car les broyeuses-compacteuses n'arrivent pas à fournir. Autre point, les nouvelles poubelles bleues pour le compost sont peu ou mal remplies. Là aussi, davantage de fermeté est nécessaire.

    Nous ne détaillerons pas ici l'ensemble de notre intervention mais nous avons aussi évoqué l'affichage sauvage verbalisable quand le contrevenant est identifiable. C'est le cas pour des sociétés telles que Canal+, des organisateurs de spectacles ou encore les partis politiques lors des élections. Le contribuable parisien n'a pas à en faire les frais.

    Nous avons aussi évoqué les risques que représentent les dépôts divers sur les trottoirs pour les mal voyants et les personnes à mobilité réduite. On pense souvent au mobilier urbain ou aux motos mais peu aux risques que présentent des obstacles tels que des cartons, des objets abandonnés.

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    Nous avons utilisé l'application "Dans ma rue" tout au long de l'été et constaté ainsi quelques dysfonctionnements même si on peut globalement donner une bonne note. Nous avons suggéré qu'il soit possible de signaler un tronçon de rue particulièrement sali par plusieurs dépôts plutôt que d'effectuer x signalements.

    Nous avons également demandé une mise en place effective, dans tous les arrondissements, de la brigade contre les incivilités annoncée pour la fin 2016 ainsi qu'un retour précis sur les verbalisations, à savoir par quartier et non de façon globale.

    Enfin, le 10e avec ses deux gares et le 18e avec ses quartiers très fréquentés et dégradés nécessitent davantage de moyens. Pas d'égalité de traitement, mais à chacun selon ses besoins ! 

    Il reste à attendre les nouvelles mesures qui seront prises pour améliorer la propreté de nos rues...