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Commerce

  • Eukalypte, un peu de vert dans le quartier

    Depuis le 6 septembre dernier, un nouveau venu en haut de la rue du Faubourg Poissonnière, Eukalypte, vient mettre un peu de vert dans nos vies. En effet, cette nouvelle boutique à deux pas de Barbès propose des plantes d'intérieur et d'extérieur, avec un joli choix de cactées et de plantes grasses, dont l'essentiel est produit en France, il en est de même pour les pots et les accessoires. La démarche, encore rare dans le domaine de la vente de détail de produits horticoles, permet aux concepteurs d'Eukalypte de garantir la provenance et les conditions de production des plantes proposées.

    L'aventure d'Eukalypte a commencé sur internet avec une boutique en ligne ouverte il y a un peu moins d'un an, en novembre 2018. Aujourd'hui elle continue en ayant "pignon sur rue", avec une jolie boutique installée au 156 rue du Faubourg Poissonnière dans le 10e, où Caro, Duc, Jérôme ou Laura vous conseilleront pour verdir votre salon ou votre balcon. En plus, des ateliers sont proposés, pour les grands et pour les petits.

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    Deux eucalyptus vous accueillent à l'Eukalypte 

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    Un joli choix de plantes où les cactées et les plantes grasses sont à l'honneur

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  • Fermeture du restaurant À la Goutte d'Or, la poignante lettre d'au revoir du propriétaire

    Il y a quelques jours Karim Drif annonçait la fermeture de son restaurant À la Goutte d'Or situé dans la rue éponyme. Après celle du kiosque de Samir Lebcher, cette fermeture est un coup dur pour le quartier. Plutôt que de commenter ce triste évènement, nous préférons publier avec son accord la lettre qu'il a adressée aux autorités pour annoncer la fin de son commerce. Ce courrier est le cri du coeur d'un enfant du quartier, dont on espère qu'il saura être pris au sérieux par les autorités municipales et surtout préfectorales. Nous souhaitons à Karim tous nos voeux de réussite dans sa vie future.

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    La placette devant le restaurant À la Goutte d'Or, juin 2018

     

    "J'écris [cette lettre] pour vous faire part de la situation du restaurant À La Goutte d'or, de ma grande lassitude , ainsi que du secteur Goutte d'or Sud que vous connaissez mais qui rendent impossible la gestion et le développement d'un commerce ou même tout simplement de vivre sereinement. Comme vous le savez, même si certaines personnes et partis politiques sont dans le déni, malgré une mobilisation énorme des commerçants, riverains, associations locales ces dernières années, la situation au jour d'aujourd'hui n'est guère mieux. Nos élus, pouvoirs publics et autorités (même si certains policiers sont du même avis que nous) continuent de se rejeter la faute et/ou de se satisfaire du peu d'actions faites afin de se donner de la valeur en vue des élections municipales à venir.

    Mais pas dans l'intérêt des habitants/commerçants de la Goutte d'or et on peut englober les problématiques du métro Barbès et de La Chapelle/Marx Dormoy. Ce qui s'y passe et ce que l'on y subit au quotidien est tout simplement irréel depuis tant d'années avec bien évidemment une dégradation ces derniers mois. On ne peut pas dire qu'il n'y ai pas eu de mobilisations, pétitions, mails envoyés, réunions à gogos... Mais on est tous à dire la même chose : la situation est plus que compliquée. C'est bien de le reconnaître, de le dire mais on fait quoi pour nous les commerçants qui réalisent presque un acte militant de rester dans le quartier ? Rien. Ah si, on va parler de "coup de pouce commerce", pardon. Waouh ! Cela donne conscience à nos élus ce genre d'opérations (même si c'est une bonne chose cela est une goutte d'eau par rapport à ce que l'on subit au quotidien depuis TRÈS longtemps). Il y a un tel décalage entre ce que pense nos élus et la réalité de la situation. Et quand on parle de cela, la réponse est "je connais bien le quartier etc" alors que pas du tout !! C'est désolant pour nous que des élus soient complètement à côté de la réalité.

    Une association de commerçants regroupant La Chapelle et La Goutte d'or a été crée en février 2018 pour se faire entendre d'une seule voix. Une association qui a été bien vu par les autorités preuve d'une mobilisation sans faille présidée par Sonia Bouzellatat, omniprésente, et dont je suis membre du bureau également. On a fait part à plusieurs reprises des problèmes, des dégradations visibles de tous de toute façon... On en a fait des réunions, des rendez vous de compassions mais très peu d'actes.

    On se bat à travers cette association, et on a tous des commerces à gérer, on monte des projets comme les illuminations de la rue de la goutte d'or mais à quoi bon. Bien évidemment il y a beaucoup de choses à régler en même temps mais la faute à qui? Qui a laissé ce quartier devenir ainsi? On se rejette la faute entre partis politiques, entre police et mairie etc...avec au milieu commerçants et riverains tels une balle de ping pong. Quand on voit le métro Barbès, j'étais adolescent et les vendeurs de Malboro étaient déjà là. 15ans après c'est encore pire. Après les mineurs isolés, le phénomène migratoire qui touche le nord de Paris et j'en passe et j'en passe,trafics, violences, agressions, prostitutions...

    Je suis en un enfant du quartier, j'y suis né , tapé mes premiers ballons aux Enfants de la Goutte d'Or et j'y suis bien évidemment plus qu'attaché d'où un investissement sans faille. Je tiens un restaurant que mes grands parents tenaient depuis 1971 au 52 de la même rue avant d'être exproprié suite à la réhabilitation en 1996. Ma grand mère a eu la médaille de la ville en 2006. Autant dire une institution dans le quartier. Je le gère seul depuis 2004 avec des soucis successoraux qui durent depuis bientôt dix ans et qui me posent de sérieux problèmes financiers car j'ai dû faire face à cela.

    La fierté que j'ai est que j'ai toujours su maintenir le cap dans un secteur difficile et dans un contexte économique délicat. Le seul bar-restaurant où la mixité est représentée. Des femmes,des hommes,des jeunes, des origines sociales différentes et toutes les nationalités sont aussi représentées. Ça c'est la goutte d'or! Maintenant , on ne peut pas dire cela et comme beaucoup je ne me reconnais pas dans cette goutte d'or que certains espèrent plus bobos. Je le redis je suis le seul encore!

    On parle de café associatif par exemple pour la réhabilitation des arcades. Ça a fait rire certains anciens du quartier (et pourtant je n'ai que 37 ans) car le rôle social notre établissement l'a toujours rempli! On ne peut ici avoir un commerce et ne pas être investi pleinement. Depuis tant d'années, on joue un rôle bien que plus grand que celui de commerçant. Et je peux englober le café de Sonia, qui donne peut être à certains une mauvaise image car les jeunes sont dans la rue, mais vous ne pouvez pas imaginer la difficulté de tenir ce bar qui est aussi une institution. Les clients sont les jeunes et Chibanis du quartier..mais ils partiront pas ces gens là, ils habitent le quartier !!!!

    J'aurais beaucoup de choses à dire et à redire mais la principale chose est que je suis lassé,fatigué, cela me rend malade d'où mes absences de ces derniers mois.. Je suis père de deux enfants en bas âge et les semaines à 80 heures par semaine avec toutes ces problématiques à gérer ..
    J'ai donné donné mais il y a des moments dans la vie où il y a des décisions à prendre.
    Vous ne pouvez imaginer les difficultés et l'énergie que cela prend de tenir dans ce secteur. On a pas de baisse de charges, baisse de loyers, étalements de dettes... et pourtant c'est un quartier reconnu pour ses problèmes. Pour certains quartiers on débloque des sous pour les commerces suite aux gilets jaunes notamment et les commerces autour de Notre Dame. Nous c'est tout les jours et toute l'année!!

    Ma terrasse? Oui elle est belle, on fait ce qu'on peut... Je ne vous parle pas des barbecues, dégradations, la place (pas la terrasse) où il y a des trafics et odeurs de cannabis à gogos.. Pas facile de manger un couscous.. Et j'en passe bien sûr.
    Il y a une dizaine de jours, bagarre sur la place entre "clandos" (une dizaine) un couteau qui atterrit sur la terrasse a côté d'une cliente... Normal Les arcades avec la fermeture du Leader Price... ??? [Le magasin Leader Price, seul supermarché "premiers prix" du quartier, a fermé suite à un incendie volontaire allumé à proximité en février dernier]

    Je parle avec tout le monde, y compris Paris Habitat qui le dit aussi, ce n'est plus possible aussi. Mes employés se font importuner, ma mère a peur de venir tellement c'est dangereux... Bref, avec toutes les problématiques ainsi que ma lassitude , en tant qu'être humain et avec la longue dépression hivernale que j'ai eu, le restaurant est en liquidation et j'ai laissé faire car le combat est perdu.

    Il y a juste à faire appel d'ici le 3 juin de la liquidation qui a été prononcé car je n'ai pas pu me présenter a l'audience étant hospitalisé.  C'est un montant assez faible (5 000 €) mais un oubli car quand vous pensez plus à la sécurité qu'au commerce... Je n'ai pas pris d'avocat (avec des frais élevés que je ne peux pas me permettre) et je me fais a l'idée de fermer le fond de commerce samedi 1er juin 2019.

    Je serais en tout cas toujours là pour le quartier et a se mobiliser si besoin. Et puis le fond rouvrira, avec des personnes motivées (peut-être très chic?). Et je leur souhaite de rester aussi longtemps que j'ai pu rester.

    [Cette lettre] est un mélange de tristesse et de soulagement, car c'est une énorme partie de ma vie qui s'en va [...]"

    Paris, le 29 mai 2019

     

  • Exposition-vente chez Ange et Dam

    Comme chaque année, les sculpteures Ange et Dam de la rue Labat ouvrent leur atelier pour deux jours d'exposition-vente. Le vernissage aura lieu vendredi 14 juin de 18 h à 21 h et l'atelier ouvrira ses portes au public samedi 15 et dimanche 16 juin. Cette année, on nous annonce des prix revus à la baisse... et une visite exceptionnelle de la cave. 

    N'hésitez pas à aller pousser la porte de ces deux sympathiques artistes.

    Paris, paris 18e, ange&dam

     

    C'est où ?

    50 rue Labat, Paris 18e

    C'est quand ?

    Samedi 15 et dimanche 16 juin 2019, de 15 h à 19 h

  • Réunion de présentation de l'étude environnementale de gestion et prévention des "déchets" du marché des biffins à Montreuil

    L'association AMELIOR vous invite ce mercredi soir à la Maison du Zéro Déchet pour la présentation de l'étude environnementale de gestion et prévention des "déchets" du marché des biffins organisé mensuellement depuis mars 2013 par AMELIOR à Croix de Chavaux à Montreuil.

    Cette expérience, celle d'un marché des biffins organisé, est très intéressante et, se distinguant sur bien des points de celle menée porte de Montmartre dans le 18e, elle pourrait sans doute être une source d'inspiration pour penser une organisation du marché des biffins qui se tient autour du marché Lariboisière les mercredi et samedi (on ne parle ici que des biffins et non des autres ventes à la sauvette). À cet égard, il sera d'ailleurs intéressant de suivre le nouveau marché mensuel des biffins qu'AMELIOR organise depuis peu avenue Denfert-Rochereau dans le 14e.

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    C'est où ?

    Maison du Zéro Déchet, 3 rue Charles Nodier, Paris 18e

    C'est quand ?

    Mercredi 5 juin 2019 de 19h à 20h30

  • Le printemps des commerces

    Nous avions remarqué depuis quelques années combien le haut de la rue de Rochechouart avait changé de physionomie. Une animation nouvelle y règne, particulièrement en soirée, et occupe largement les trottoirs. Ce ne sont pas moins d’une demi-douzaine de restaurants ou cafés qui s’y sont installés, entre la rue Pétrelle et l’avenue Trudaine.

    Disparue la quincaillerie Amaria, le concessionnaire Peugeot, la miroiterie en face, et juste avant l’école maternelle le petit cours des halles, remplacé par un fleuriste assez éphémère, puis un réparateur de scooters, et bientôt…. allez savoir ! Le restaurant italien Fagio s’est étendu avec succès à la place de la supérette. Quels seront les prochains ? Que deviendra la boutique du photographe Desallais ? Déjà on ne se souvient plus trop de ce qui a occupé l’espace de la Cave à bières….

    Le faubourg Poissonnière, quant à lui, avait connu ses propres transformations, d’un autre genre. Au cours de la décennie passée ce sont des commerces de vêtements de cérémonie qui ont colonisé le quartier, d’abord le boulevard de Magenta puis le haut du faubourg. Avec une tentative d’en enrayer le cours par la Ville en créant les opérations Vital Quartier (un petit florilège de nos articles sur le sujet par ici). Mais depuis deux ans, des commerces de bouche résistent ou même se créent. Par exemple la boulangerie d'Aurélie Ribay dont nous avions salué l’arrivée (voir notre article du 5 septembre 2018). Mais aussi la boutique de bagles et de jus de fruit, à côté de la boucherie de M. David, successeur de M. Leboine. D’autres ont moins de réussite, et ne tardent pas à fermer, tels les remplaçants de Monsieur Schnellbaum qui, pendant plus de dix ans, a offert ses services funéraires au 169. Ainsi en va-t-il du commerce dans Paris. Ça bouge ! N'oublions pas Ferdinand, le fromager du 42 rue de Dunkerque, qui attire une clientèle de connaisseurs.commerce,9e,10e

    En ce printemps, on ne peut passer à côté de l’ouverture de la brasserie Bellanger (140 rue du Faubourg Poissonnière), il y a seulement quelques semaines. Notre regard observateur avait déjà repéré l’importance des travaux en façade, alors que dans le passé, seuls les stores et le nom du café changeaient, tout en restant, plus ou moins, dans leur jus. Pêle-mêle on avait connu la Brasserie des artistes, le Paris Nord, le Paris Juste, d’autres peut-être.

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    L’arrivée de la Brasserie Bellanger n’est pas passée inaperçue dans le petit monde des médias en ligne qui réagissent à ces événements. Ainsi la création de Charly et Victor (ouverte le 26 avril dernier et menu ici) a été commentée dans LesRestos.com, doitinparis.com, newtable.com, timeout.fr, cequepensentleshommes.fr, Sortir à Paris, Le Figaro très brièvement et L'Express en dévoilant une inspiration probable trouvée dans le modèle Big Mamma, les signalent aussi.

    L’investissement est important, la volonté de surfer sur la vague de la qualité alimentaire et des circuits courts est indéniable, sans doute aussi le business plan table-t-il davantage sur une rentabilité due au nombre plus qu'à la marge. Ajoutez à cela une bonne dose de communication efficace. On peut donc compter sur des prix abordables pour le client du quartier ou l’usager des gares. Au vu de l’accueil sur la toile, notre conseil est : n’hésitez pas, allez-y, testez... car, comme vous le savez, c’est le seul moyen d’avoir un avis.

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  • Samir Lebcher : "Barbès c’est fini pour moi"

    Lundi 13 mai dernier, en fin de journée, alors qu'il ferme son kiosque, Samir Lebcher est victime d'une agression violente. À l'origine de cette agression, un jeune pickpocket qui sévit habituellement à la sortie de la station de métro Barbès-Rochechouart.

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    Le kiosque de Samir Lebcher, désormais clos

    L'affaire a suscité une vive émotion et a fait grand bruit, la presse nationale s'empressant de relater "l'agression du kiosquier de Barbès" et les responsables politiques d'exprimer leur solidarité avec Samir Lebcher, comme la Maire de Paris qui s'est exprimée sur Twitter à ce propos. Il faut dire que cette agression n'est pas "juste" une agression de plus à cet endroit, elle est surtout le symbole d'une dégradation de la sécurité en ce lieu pourtant - hélas - habitué aux situations tendues. En effet, ce n'est pas anodin que ce soit précisément Samir Lebcher qui soit la victime de cet acte violent, car à travers lui c'est le dernier rempart de la "normalité" du lieu qui est attaqué. Durant les très nombreuses années où, d'abord Michel le père, et ensuite Samir le fils, les Lebcher ont tenu le kiosque de Barbès, au milieu des vendeurs de cigarettes (et autres substances) et des pickpockets, jamais ils n'avaient été agressés physiquement.

    Samir Lebcher n'a pas souhaité répondre aux très nombreuses sollicitations des médias suite à l'agression dont il a été victime, préférant se préserver de cette exposition médiatique. Cependant, il a choisi de revenir sur cet évènement sur le blog d'Action Barbès.

    Action Barbès : Bonjour Samir, tout d'abord comment vas-tu une semaine après cette agression ?

    Samir Lebcher : Bonjour, dans l’ensemble ça va. Ce qui me préoccupe et me pèse, c’est plus l’accumulation psychologique des années passées à Barbès que l’agression elle-même. Comme une impression d’y avoir fait tout sauf mon travail de kiosquier.

    AB : Peux-tu revenir sur le déroulement de ce qui s'est passé lundi dernier, et nous dire dans quel contexte s'est déroulé cet évènement ?

    SL : Ce lundi était une journée avec une ambiance marquée par une circulation encore plus dense que d’habitude, avec beaucoup de bruits, il y avait aussi beaucoup de nervosité du côté des marchands de cigarette et des pickpockets, bref une ambiance électrique. En début d’après-midi je suis intervenu pour empêcher un pickpocket de voler dans le sac d’une cliente, ce qu’il n’a visiblement pas apprécié puisqu’il a ensuite donné des coups sur le coté du kiosque. Il a ensuite rodé autour du kiosque tout l’après-midi en proférant des menaces à mon encontre. Je l’ai signalé à des agents de police passant par là. Vers 19h au moment de la fermeture, alors que je sortais du kiosque, je reçois un violent coup de poing à l’œil par le pickpocket resté en embuscade pour se faire vengeance. Il a ensuite tenté de me projeter au sol et de continuer à me frapper mais j’ai réussi à le faire fuir, l'action a duré une dizaine de minutes. Aucune force de police n’était présente à ce moment-là.

    AB : Mercredi 15 mai lors de la réunion du comité de voisinage de la ZSP, nous avons exprimé notre vive émotion suite à ton agression et interpellé les responsables policiers et politiques sur leur engagement sur le terrain au métro Barbès. Comment vois-tu le travail policier ces derniers temps, avais-tu remarqué une présence plus régulière ?

    SL : Oui en effet, il a beaucoup plus de présence policière, avec différents services mobilisés ces derniers temps. Mais leur absence, ne serait-ce que de dix minutes, laisse le terrain libre aux délinquants qui reprennent leurs affaires de plus belle. Il faudrait une présence policière permanente et continue pour que cet espace public retrouve un jour un peu de sérénité. Et plutôt que de se concentrer sur le bout de la chaine, les vendeurs de cigarettes, peut-être que le mieux serait d’enquêter efficacement sur les ramifications étrangères de ces réseaux bien implantés.

    AB : La Maire de Paris, mais également les maires d'arrondissement et de nombreux élus, et de nombreux riverains, ont exprimé leur solidarité à ton égard. Comment reçois-tu cette manifestation de soutien? 

    SL : j’ai été très touché par ces nombreux messages de soutien, en particulier celui d’Anne Hidalgo. Mais depuis le temps que j’alerte les élus sur la dégradation constante de la situation au métro Barbès, j’aimerais plus des actions que des mots. Et là je parle plus pour le quartier et les habitants que pour moi.

    AB : Tu es actuellement en arrêt suite à cette agression et ton kiosque est fermé. Comment s'annonce pour toi l'avenir à Barbès ?

    SB : Il ne s’annonce tout simplement pas. Cette agression m’a amené à m’interroger sur le rapport coût/bénéfice de mon activité à Barbès, en tenant compte des questions financières bien sûr mais également de mon bien-être au travail, et j’en ai conclu que pour mon avenir, mon bonheur et celui de ma famille il est préférable d’arrêter là. Je ne rouvrirai donc pas le kiosque à l’issue de mon arrêt maladie. Finalement, cette période est une bonne occasion pour moi de réfléchir à ma reconversion, j’ai déjà plusieurs pistes sérieuses, mais je me laisse le temps de la réflexion. Ce que je sais c’est que Barbès, c’est fini pour moi.

    Propos recueillis le 19 mai 2019

  • Balade animée à la découverte du quartier de la Goutte d'Or

    Samedi 4 mai, se déroulera une balade animée à la découverte du quartier de la Goutte d'Or, un évènement organisée par le Conseil de quartier Goutte d'Or-Château Rouge.

    Au programme, visite et découverte des lieux emblématiques qui font la vie et la singularité du quartier de la Goutte d'Or. Découvrez les associations, petits commerces, restaurants et cafés, collectifs d'artistes, compagnie de théâtre, lieux et tiers-lieux, musées qui foisonnent dans le quartier et le caractérisent. La balade débutera au Métro Marcadet-Poissonniers et s'achèvera par un pot convivial à la Brasserie de la Goutte d'Or dans la rue éponyme.

    Cet événement organisé dans le cadre du Conseil de quartier Goutte d'Or-Château Rouge est gratuit et ouvert à toutes et à tous. Néanmoins, les inscriptions sont limitées à 40 participants pour des raisons d'organisation. Alors ne tardez pas à vous inscrire ! (formulaire d'inscription). Pour plus de précisions, vous pouvez contacter le Service Démocratie locale de la Mairie du 18e (mail : cq18@paris.frtéléphone : 01.53.41.17.56).

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    C'est où ?

    Quartier de la Goutte d'Or, point de départ : sortie du Métro Marcadet-Poissonniers, rue des Poissonniers, Paris 18e

    C'est quand ?

    Samedi 4 mai 2019, à 14h45

  • Le disquaire-café Walrus fête ses cinq ans

    Walrus est une boutique atypique, arborant un double visage de disquaire et bar. Et c’est aussi un café concert avec plus de 50 showcases gratuits par an. Assurément un lieu à découvrir à deux pas de la gare du Nord, et pas seulement par les amoureux de la musique.

    Cet établissement tenu par Caroline et Julie a ouvert ses portes il y a cinq ans, le 19 avril 2014, c'est donc son anniversaire cette semaine.

    À cette occasion les maitresses du lieu organisent plusieurs évènements dont une "fiesta" samedi 20 avril, à partir de 17 h. L'entrée est libre dans la limite des places disponibles (dress code : couleurs du Walrus).

    Bon anniversaire et longue vie à Walrus !

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    C'est où ?

    Walrus, 34 ter rue de Dunkerque, Paris 10e

    C'est quand ?

    Samedi 20 avril 2019, à 17 h

  • Inauguration du Comptoir du marché Barbès

    Aujourd'hui mercredi 17 avril est inauguré le Comptoir du marché Barbès (marché Lariboisière de son nom officiel). C'est avec joie qu'Action Barbès voit se concrétiser une de ses idées proposée dans le cadre de la Promenade urbaine. L'idée de cet espace est de remettre de la convivialité dans un marché qui en a bien besoin tant il a été malmené ces dernières années. 

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    Désormais chaque jour de marché, mercredi et samedi, vous pourrez profiter d'une petite pause gourmande et conviviale pour ajouter au plaisir de faire son marché, dans un marché Barbès toujours vivant et populaire, et dans un environnement qui commence à se transformer au fil de l'avancée des travaux de la Promenade urbaine.

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    C'est où ?

    Marché Lariboisière ("marché Barbès"), boulevard de La Chapelle, Paris 10e et 18e

    C'est quand ?

    Mercredi 17 avril 2019, puis tous les mercredi et samedi

  • Gare du Nord : à quoi ressemblera la nouvelle gare ?

    Le 29 janvier dernier, la Salle des fêtes de la Mairie du 10e a fait le plein pour la réunion publique consacrée au projet de la future gare du Nord, présenté par des représentants de la SNCF, de SNCF Gares et Connexions et de Ceetrus, filiale du groupe Auchan et partenaire privé de cette opération, à hauteur de 600 millions d’euros. Outre la Maire du 10e Alexandra Cordebard et quelques-uns des élus, était présent Jean-Louis Missika, adjoint à la Maire de Paris, chargé de l’urbanisme, de l’architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité.

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    En préambule, il a été rappelé que l’opération était menée dans le cadre d’une Société d’économie mixte à opération unique (Sémop) constituée jusqu’en 2065, sous la gouvernance SNCF/Ceetrus et que le permis de construire serait délivré non par la Mairie de Paris, mais par l’Etat. On apprendra d’ailleurs en cours de réunion que le permis de construire sera déposé… en mars 2019, sachant que l’échéance de fin des travaux imposée par les JO est début 2024.

    Les travaux, qui incluent un remaniement complet de la gare, de ses accès et de son environnement, ont soulevé beaucoup d’interrogations de la part des habitants du quartier, et en particulier des riverains ;  d’autant plus que, concomitamment, l’hôpital Lariboisière se livrera à une importante restructuration et que tous ces travaux se dérouleront également pendant la nuit. Il a été alors précisé qu’un « coordonnateur de chantier urbain » serait nommé, afin, notamment, d’intervenir sur les difficultés de circulation inévitablement générées par le ballet de camions prévisible, et que des protections phoniques et anti-poussière seraient installées. Il sera prévu un numéro d’appel d’urgence en cas de nuisances.

    Il n’en demeure pas moins que les aménagements de la future gare routière, qui vont impacter l’environnement des habitants de la rue du faubourg Saint-Denis et ceux de la sortie nord de la gare (place de la Chapelle) sont peu détaillés et interpellent beaucoup certains participants.

    Autre sujet ayant fait l’objet d’un large débat : le parking vélos, à deux niveaux, prévu pour accueillir 1 200 vélos, et qui, au regard de ce qui se passe dans d’autres métropoles d’Europe, et même de France, paraît nettement sous-dimensionné. Comme réponse, il a été affirmé qu’une extension serait prévue dans un second temps.

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    Toutefois, pour continuer sur une note (plus ou moins) positive, les nouveautés :

    Les aménagements des terrasses qui devraient inclure des espaces végétalisés, des structures de loisirs et de sport (attention aux vues du ciel des visuels présentés, un peu trompeurs, la végétalisation ne sera pratiquement pas visible depuis l'espace public).

    Une immense verrière en résine, "évoquant une aile de libellule" (dixit, ça ne s’invente pas) et munie de toutes les facilités de nettoyage qui assureront la pérennité de sa transparence ; elle recouvrira une « rue » intérieure de 300 mètres de long et 20 mètres de large. Une transparence qui, hélas, ne manquera pas d'être occultée par les écrans publicitaires dont la SNCF Gare et Connexions inonde les gares depuis quelques années (et qu'on ne montre jamais sur les visuels d'architecte).

    La multiplication et la facilitation des liaisons verticales : escaliers, escalators, ascenseurs.

    La prise en compte du problème de l’errance par l’installation d’une salle destinée à un accueil temporaire de ce public.

    Une salle devrait également être disponible pour la vie associative.

    Une salle de spectacle destinée à la promotion des cultures européennes devrait être créée.

    La multiplication par cinq (!) de la surface dédiée aux commerces, qui comprendront des commerces dits de proximité et d’autres, dont l’apport qualitatif sera surveillé. Le fait que la surface dédiée aux voyageurs ne sera quant à elle multipliée que par deux fois et demi a soulevé de nombreuses protestations de la salle. 

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    En résumé : beaucoup d’ambitions et de promesses, mais tout autant d’imprécisions sur les conditions de leur mise en œuvre et sur l’impact des travaux sur la vie des habitants ; pour nombre de ces derniers, le dépôt du permis de construire dans moins de deux mois semble irréaliste et risque d’entraîner des remises en cause, notamment par certaines associations disposant d’un droit d’initiative.

    D’autres réunions de concertation ont été promises… mais en sera-t-il encore temps ?

  • Réunion publique d'information sur la Promenade urbaine

    Dans un article du 13 décembre dernier, Promenade Urbaine : enfin de bonnes nouvelles !, nous vous donnions un avant-goût des aménagements à venir et des futurs usages de la Promenade urbaine. Nous vous annoncions une réunion publique d'information début 2019 pour découvrir le projet en détails, ça sera donc le mardi 12 février à 19h, à la Salle des fêtes de la Mairie du 10e.

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    C'est où ?

    Salle des fêtes, Mairie du 10e, 72 rue du Faubourg Saint-Martin

    c'est quand ?

    Mardi 12 février 2019 à 19h

  • Le kiosque de Barbès a réouvert... pour de bon !

    On vous parle souvent du kiosque de Barbès sur ce blog, mais comment ignorer cet acteur central de Barbès (le carrefour, car, rappelons-le, Barbès n'est pas un quartier, mais plutôt la rencontre de plusieurs quartiers). Ce fameux kiosque, on l'avait vu fermé durant de longs mois pendant les travaux de rénovation du viaduc du métro qui le surplombe. Puis il a réouvert, pour ensuite être de nouveau fermé, cette fois pour des problèmes récurrents de sécurité aux abords, pour réouvrir quelques semaines plus tard. Et enfin, il a de nouveau fermé ses portes en décembre dernier, cette fois pour la bonne cause : pour être remplacé par un nouveau modèle.

    La fiche accolée à l'ancien kiosque nous apprend qu'il est destiné à partir pour la commune de Nogent-le-Rotrou ; souhaitons-lui une belle seconde vie dans l'Eure-et-Loir, après plusieurs décennies de bons et loyaux services pour la famille Lebcher, Michel le père qui l'a longtemps tenu, et Samir le fils qui le fait vivre à présent.

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    Les travaux se sont fait un peu attendre, mais une fois la dalle de soutien coulée, le nouveau kiosque a vite été installé à son nouvel emplacement, légèrement décalé coté Sud par rapport à l'ancien emplacement. Une fois les dalles de granit replacées au sol et les branchements électriques assurés, l'ouverture pouvait se faire.

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    Vendredi dernier, le 1er février, Samir Lebcher, épaulé d'une nombreuse et efficace équipe de la société Médiakiosk, a commencé l'aménagement intérieur du kiosque. Un modèle de kiosque dont tout le monde n'apprécie par forcément le design extérieur, mais dont il faut reconnaître qu'à l'intérieur, il est plus grand, plus lumineux et plus ergonomique pour son kiosquier.

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    Samir Lebcher, heureux de retrouver Barbès

    Dès le lendemain, le kiosque a ouvert ses portes au public, faisant la joie des lecteurs  du quartier, ravis de pouvoir de nouveau acheter leur journal au pied du métro Barbès-Rochechouart et d'y retrouver la bonne humeur de Samir Lebcher.