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Commerce

  • "Manifestoyez avec nous !"

    "Manifestoyez avec nous !" c'est ainsi que plusieurs commerçants et artisans du quartier de la Goutte d'Or vous convient à (re)découvrir leurs échoppes et leurs ateliers à la veille des fêtes de fin d'année.

    Les lecteurs de ce blog reconnaitront sûrement plusieurs des enseignes (voir la liste sur le flyer ci-dessous) de cette sympathique opération de promotion, car en effet, nous avons déjà parlé de la plupart d'entre eux ici. C'est donc avec beaucoup d'enthousiasme que nous vous invitons nous aussi à aller voir tous ces commerçants et ces artisans, pour y faire vos emplettes évidemment, mais également pour encourager des professionnels très attachés à leur quartier et qui font beaucoup pour animer ses rues. Alors, allez donc "manifestoyez" avec eux !

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  • Réunion d’information sur l'enquête publique concernant la gare du Nord 2024

    Dans le cadre de l'enquête publique sur le projet de réaménagement de la gare du Nord, la commission d'enquête invite le public à participer à une réunion d’information et d’échanges en présence du maître d'ouvrage et des commissaires enquêteurs, qui se tiendra ce soir, mardi 3 décembre, à 20 h. La réunion ouverte à tous se tiendra à l'Atrium de l'Étoile du Nord.

    Pour rappel, un arrêté préfectoral du 29 octobre dernier lance une nouvelle enquête publique du mercredi 20 novembre 2019, au mercredi 8 janvier 2020.

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    C'est où ?

    Atrium de l'Étoile du Nord (Cour des taxis), 18 rue de Dunkerque, Paris 10e

    C'est quand ?

    Mardi 3 décembre 2019, à 20 h

     

  • Woods Trinidad Legend en concert au Chien de la Lune

    Ce vendredi 6 décembre, Le Chien de la Lune, sympathique restaurant situé à l'angle des rues de Jessaint et Pierre l'Ermite, accueille un nouveau concert avec Woods Trinidad Legend. Les réjouissances s'annoncent à partir de 19 h 30, pensez à réserver ! (téléphone : 01 42 62 40 60) 

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    C'est où ?
    Le chien de la lune, 22 rue Jessaint, Paris 18e
    C'est quand ?
    Vendredi 6 décembre, à 19 h 30
  • Dernier coup de marteau à Drouot-Montmartre

    Le 4 novembre dernier, Action Barbès s’est rendu à l’hôtel des ventes Drouot-Montmartre, voir ce que proposent maître Morel dans la salle A et maître Morand dans la salle B, deux ventes dites "classiques".

    Il convient d’être matinal, huit heures trente, pour dès l’ouverture du rideau de fer, se dépêcher d’aller dans l’une ou l’autre salle, d’un coup d’œil rapide, expert ou instinctif, ce qui va être dispersé ce jour, et ce qu’on va "surveiller". Nous disposons de trente minutes pour ouvrir les panières à linge, regarder la signature des assiettes, feuilleter les toiles empilées contre les rebords, tester les fauteuils et les tiroirs des secrétaires, soupeser les bijoux… Rituel bien réglé, chacun se salue, s’échange un bibelot, ça se bouscule un peu sous l’œil du commissaire priseur, de ses assistants qui installent les ordinateurs sur l’estrade, et les garçons de salle qui s’efforcent de mettre un peu d’ordre. Eh oui ! nous ne sommes pas rue Drouot et ses seize salles, où chaque exposition, la veille, permet de regarder plus au calme ce que recèle les ventes du lendemain.  À Drouot-Montmartre, il faut faire vite !

    À neuf heures tapantes, le commissaire priseur et tout son staff ordonne à tout les acheteurs de passer derrière les tables qui séparent les acteurs des spectateurs-vendeurs. Ce cérémonial, ce jeu de rôles mêlant hommes et femmes de toutes origines, vous le connaissez, bien sûr. Sinon, c’est trop tard : ce 4 novembre, quand le dernier coup de marteau tombera, quand le dernier acheteur aura enlevé sa marchandise, les rideaux de fer tomberont définitivement sur Drouot-Montmartre. Ainsi en a décidé la SCI Drouot Immobilier - qui n’est pas rattachée à Drouot-Patrimoine, gestionnaire de Drouot-Richelieu, rue Drouot - situé dans le 9e arrondissement et qui est dévolu aux ventes habituelles. Dommage, c’était une belle activité dans le quartier de la Goutte d'Or. Un repaire à bonnes affaires dans un grand brassage social et commercial.

    Revenons tout de même à notre vente. Que voyons nous passer aujourd’hui ? Plateaux en métal argenté, tableaux, table à manger et chaises en acajou (sur laquelle des acheteurs cassent la croûte, en attendant que la table et ses chaises passent en vente !), des lustres d’hôtel,  trente livres de la collection Pléiade, des casiers pleins de verres, une TV écran plat "en l’état", un frigo - deux portes quand même -, des estampes "époque Amélie Poulain", une boite d’une dizaine de petites montres-gousset en or ; tout le monde s’approche …

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    Les assistants font le va-et-vient entre les acheteurs et l’estrade "des ordinateurs", demandant un nom, donnant un ticket, prenant une carte bancaire. Le commissaire priseur connaît bon nombre des acheteurs "M. X, allons, 10 €, ça ne se refuse pas ! Bon, 5 €, adjugé", "Un Mac Book air, 200 €. En l’état. Ne venez pas me demander le mot de passe ou de le débloquer !". Il s’efforce en même temps de maintenir un minimum de calme, poussant de grands "Silence ! Et repassez derrière les tables, merci !", ordonnant à un petit malin  qui s’est infiltré du côté pro, pour voir un objet de plus près, de repasser immédiatement du côté public. Sévérité très bonhomme, bien sûr.

    Voilà, Drouot-Montmartre, ce nid à bonnes affaires installé rue Doudeauville, ce lieu sympathique et vivant à rendu l’âme.

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    Deux questions se posent à nous : pourquoi ? et quoi à la place ?

    Elément de réponse à "pourquoi" : depuis quelques années, "notre Drouot", conçu au départ pour écouler la "drouille", c’est à dire le tout venant de peu de valeur, pas assez noble pour Drouot-Richelieu, était monté en gamme, proposant de belles et bonnes affaires, meubles, tableaux, etc. que l’on retrouvait fréquemment… aux Puces de Saint-Ouen. Dans le même temps, Drouot-Richelieu, sorte de club dont les membres sont soixante-dix maisons de ventes de Paris, ne se porte plus aussi bien. Beaucoup des seize salles sont irrégulièrement ouvertes, même en juin, période de pointe de ce commerce. Et surtout, bon nombre des plus grandes maisons de vente (Tajan, Piasa, Artcurial, Cornette de Saint Cyr…) ont ouvert leur propre salle des ventes, ne procédant à Drouot-Richelieu qu’a leurs ventes courantes… les mêmes ou presque maintenant qu’à Drouot-Montmartre ! 

    Quid du futur ? Il s’agit d’un espace privé, faisant partie d'une grande copropriété, même si les pouvoirs publics peuvent tenter d’influer sur le choix du commerce. Pas facile d'envisager ce grand espace, sans fenêtres, avec bien peu d’ouverture sur la rue Doudeauville, mais un espace de chargement rue d’Oran très pratique. Des indiscrétions nous laissent entendre qu'un magasin de meuble et qu'une grande surface de bricolage se sont mis sur les rangs, affaire à suivre...

  • Exposition exceptionnelle de Nikolaus Heidelbach chez Les Libraires associés

    La librairie Les Libraires associés vous convient à une nouvelle exposition consacrée à Nikolaus Heidelbach. Vous pourrez découvrir à cette occasion des dessins originaux de l'un des meilleurs illustrateurs allemands. L'exposition se tiendra du 21 novembre au 21 décembre.

    "Les albums de Tomi Ungerer m’ont appris qu’il est permis de dessiner pour les enfants sans se forcer à la douceur. J’aime beaucoup l’humour d’un Sempé. Et Jéronimus Bosch. Le livre d’enfant reste un domaine très conservateur, plein d’images conventionnelles et d’histoires kitsch. Le jeune public mérite mieux que cela."

    N. Heidelbach

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    Par ailleurs, vous pourrez retrouver Les Libraires associés au Salon du livre jeunesse de Montreuil, du 27 novembre au 2 décembre, où ils animeront à nouveau l'Espace Livres rares (librairie éphémère de 50 m2) ; des invitations pour le salon seront disponibles à la librairie.

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    Dessin de N. Heidelbach

     

    C'est où ?

    Les Libraires associés, 3 rue Pierre l'Ermite (sonner à l'interphone), Paris 18e

    C'est quand ?

    Du 21 novembre au 21 décembre 2019, de 14 h à 19 h

  • Soirée "Jazz et Beaujolais nouveau" au Chien de la lune

    Jeudi 21 novembre, le restaurant Le Chien de la lune propose une soirée "Jazz et Beaujolais nouveau". Avec en concert, Jérôme Etcheberry et son Cancan Orchestra.
    La soirée débutera à partir de 19 h 30.
    Il est préférable de réserver, en téléphonant au : 01 42 62 40 60.

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    C'est où ?

    Le Chien de la Lune, 22 rue Jessaint, Paris 18e

    C'est quand ?

    Jeudi 21 novembre, à partir de 19 h 30

  • Retour sur le comité de voisinage de la ZSP : "secteur Château-Rouge"

    Lundi 14 octobre dernier, se tenait dans les locaux du commissariat central du 18e, rue de Clignancourt, la réunion du comité de voisinage de la ZSP. Selon la nouvelle formule, cette rencontre était consacrée cette fois-ci uniquement au secteur Château Rouge - Goutte d'Or Nord. Étaient présents, outre des membres de la Police, des représentants de la Mairie du 18e et de ses services et de l'Hôtel de Ville, ainsi que des représentants d'une dizaine d'associations et de collectifs de riverains ainsi que quelques habitants. 

    Emmanuelle Oster, la Commissaire principale du 18e arrondissement, a introduit la réunion en présentant des résultats qu'elle qualifie de satisfaisants. Le nombre de faits constatés sur la période janvier-septembre est passé de 884 pour l'année 2018 à 850 pour l'année 2019. Dans le détail, les agressions aux personnes sont passées de 165 à 157, les atteintes aux biens (vols par effraction, cambriolages) de 553 à 468, les violences volontaires de 51 à 47, les vols avec violence de 54 à 48. Dans le même temps, les interpellations pour infraction sur la législation des stupéfiants sont passées de 47 à 85.

    La DPSP (Direction de la Prévention, de la Sécurité et de la Protection de la Mairie de Paris) a fait ensuite état de ses chiffres. Le quartier Château-Rouge concentre 33% des incivilités constatées sur l'ensemble de la ZSP 10-18 (qui comprend, rappelons-le, le quartier Gare du Nord-Lariboisière dans le 10e,  les quartiers Barbès - Goutte d'or, Château - Rouge - Doudeauville - Marcadet, La Chapelle - Max Dormoy - Pajol dans le 18e). 922 PV ont été dressés dans le quartier Château-Rouge : malpropreté, incivilités, nuisances sonores. Ce dernier point est une priorité de la DPSP, qui a dressé 102 PV pour nuisances sonores (commerces, mais aussi comportements individuels).

    La Mairie a réaffirmé que ses actions continuent toujours dans le cadre de l'opération "Tous mobilisés" à Château Rouge. Ainsi la zone "Paris respire" a été évoquée. À cet égard, nous avons redemandé un meilleur contrôle des entrées de la zone, des actions pour améliorer la situation sur les axes Stephenson - Doudeauville qui connaissent des véritables concerts de klaxons, et enfin nous avons aussi demandé la mise en place de panneaux en amont de la zone pour signaler aux automobilistes le secteur Paris respire.

    Aussi, les mesures à l'encontre des commerces ont été largement évoquées, avec de très nombreuses sanctions, du rappel à l'ordre à la fermeture administrative. Ainsi, tous les commerces sont contrôlés - et sanctionnés le cas échéant - sur le secteur, le plus souvent conjointement par la Police et les services municipaux, et ce sans distinction, des commerces de gros et demi-gros aux boutiques plus branchées, la loi devant s'appliquer également à tous.

    Du côté des ventes à la sauvette, la commissaire Oster a confirmé la pérennité du dispositif policier mis en place notamment sur le secteur rue Dejean, la Brigade Sauvette Contrefaçons ayant de son côté procédé à la saisie de plus de 2 000 articles cette année. 

    Le phénomène de la prostitution de rue et les désagréments qu'il entraine ont été évoqués par plusieurs représentants d'associations. Madame Oster nous a indiqué que la prostitution n'est pas réellement du ressort de la police d'arrondissement, laquelle ne peut agir qu'en verbalisant les clients depuis le changement de législation, ce qui ne produit pas l'effet dissuasif recherché par la loi selon elle. La prostitution, ou plutôt le proxénétisme, est en fait et avant tout l'affaire de la Brigade de Répression du Proxénétisme (BRB), qui par ailleurs s'intéresse davantage à la prostitution en appartement qu'à la prostitution de rue, laquelle concerne malheureusement plus particulièrement nos rues, voire nos cages d'escaliers...  La commissaire Oster a proposé que lors d'une prochaine réunion de la ZSP un représentant de la BRP soit présent pour répondre aux interrogations des habitants.

    Enfin, une bonne nouvelle pour nos quartiers, avec l'annonce de l'arrivée d'effectifs de police supplémentaires, qui seront affectés sur les heures du soir et de la nuit.

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  • Promenade urbaine : fête de quartier autour des nouveaux kiosques éthiques

    Le 17 octobre prochain, Les Canaux, Maison des économies solidaires et innovantes, en partenariat avec la Ville de Paris, Valdelia, Studio Pourquoi Pas, WoMa, Initiatives Solidaires et Mediakiosk, organisent une fête de quartier autour des nouveaux kiosques éthiques installés en bout de la Promenade urbaine, sur le boulevard de La Villette. 

    Au programme :
      Buffet éthique et responsable
      Vente de plantes et accessoires végétaux
      Ateliers et démos de produits éthiques et solidaires
      Concerts

    Voilà une occasion de découvrir les nouveaux commerçants qui rythmeront la vie du quartier à cet endroit. Des commerçants "éthiques", c'est à dire qui proposent des produits biologiques, en circuit court, avec une offre locale, mais aussi une démarche d’insertion et dons des invendus : L'instant Créole, Mon jardin chocolaté, Espero, YAR, HanDelyce, Le mousse, Abracadapain, BOOLO, l'Insertion par Alimentation Durable, Désirée, Fleur Urbaine, Happyculteur, Le meuble Niobé, composturbain.com

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    Les kiosques éthiques sont d'anciens kiosques à journaux entièrement aménagés à partir de matériaux recyclés par des entreprises locales de l’économie sociale et solidaire, spécialisées dans le réemploi.

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    C'est où ?

    Boulevard de la Villette, sortie du métro Stalingrad

    C'est quand ?

    Jeudi 17 octobre 2019, de 17 h à 20 h

  • "Quartier Libre", faites comme chez vous !

    Un rayon de soleil vient enfin illuminer un peu le haut de la rue de la Charbonnière : "Quartier libre".

    Et c’est quoi ce "Quartier Libre", qui s'annonce comme une "cuisine de quartier, espace à partager" ? D’abord, c’est un bel endroit qui depuis la rue, descend deux étages, rappelons que nous sommes là sur le versant Sud de la Butte des Cinq Moulins. Au rez-de-chaussée, on peut faire ou écouter de la musique, un cran plus bas, c’est le petit bar, la salle à manger, et la cuisine fort bien équipée, et encore quelques marches, pour accéder à un petit jardin dans lequel on peut manger, boire, respirer, lire…

    C’est un restaurant ? Oui, entre autres, et de plein de façons. Ce lieu initié par le collectif 4C devient restaurant associatif les jeudis et vendredis de 12 h à 14 h. Venez y goûter ou profiter de la cuisine de la Goutte d’Or (environs 8 €).

    Quartier Libre est ouvert du mardi au vendredi, de 10 h à 18 h et le soir et le week-end pendant les évènements du quartier. Il propose une cuisine partagée pour les habitants, pour ceux qui ne sont pas ou mal équipés, prêt de matériel culinaire, ateliers santé pour varier les petits plats et mieux maitriser son budget … et un laboratoire pour les cuisiniers qui se lancent dans une activité de traiteur ou de pâtissier. Et bientôt, des ateliers pour découvrir les cuisines du monde.

    Quartier Libre peut aussi être mis à disposition pour des goûters d’anniversaire, des réunions familiales, d’immeubles ou d’associations, ou pour accueillir un espace enfants, un coin bibliothèque, un jardin aromatique… Et Quartier Libre attend aussi les expositions de vos œuvres et autres initiatives culturelles.

    À ce rythme, ça ne va pas être vraiment "quartier libre" chez Quartier Libre !

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    Les élus avaient répondu présents à l'inauguration de Quartier Libre le 20 septembre dernier

     

    C'est où ?

    Quartier Libre, 9-11 rue de la Charbonnière, Paris 18e

    C'est quand ?

    Ouvert du mardi au vendredi, de 10 h à 18 h

    Restaurant associatif les jeudis et vendredis, de 12 h à 14 h

  • Les restaurants gagnent du terrain dans le haut de la rue de Rochechouart

    Si vous n’étiez pas encore convaincu que l’un des meilleurs business à Paris, quartier populaire ou pas, reste la restauration, voici quelques photos qui pourront peut-être achever de le faire. Il y a quelques temps déjà, nous avions observé les transformations du haut de la rue de Rochechouart, avant l’intersection avec l’avenue Trudaine. Restaurants, pizzeria, bar à bière, vente à emporter…. remplaçaient la supérette, la quincaillerie, le photographe…  
    Passée l’avenue Trudaine, les commerces étaient jusque là plus diversifiés : boulangerie, agence immobilière, horloger, maroquinier, salon de beauté, coiffeur, épicier, boucher, bijoux fantaisie, prêt-à-porter, etc, etc… et aussi quelques restaurants chinois ou turc. 
     
    Du point de vue architecture, cette partie de la rue de Rochechouart offre deux côtés assez dissemblables. Côté des numéros pairs, des immeubles variés, hauteurs différentes, trois, quatre ou cinq étages, balcon ou pas, volets ou pas… En revanche, côté des numéros impairs, une régularité irréprochable assez haussmannienne (!): cinq étages, balcon filant au cinquième, chambres sous les toits, cinq fenêtres en façade, un portail au centre surmonté d’un fronton, et flanqué d’une boutique de chaque côté. En conséquence les commerces sont nombreux. 

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    L’an passé, le Zaganin a laissé place à Avis de tempête, un bar branché qui a trouvé son public (des fans de sports collectifs?). Nous avons perdu un bon petit restaurant de cuisine française qui servait à l’occasion Sancerre et Quincy pas mauvais du tout. Ensuite les restaurants se succédaient : Au Boeuf braisé, une pizzeria, un restaurant libanais, un turc, en face des restaurants asiatiques … Ils se succèdent toujours mais ont changé d’enseigne : Bulldog 100% vegan remplace le Boeuf braisé (oups !), Walk Take Wok remplace une pizzeria, pourquoi pas…. Le Désir est toujours du Liban et livre à domicile vos falafels au besoin. En face aussi l’été a fait fleurir de nouvelles enseignes : la pharmacie à l’angle de la rue du Delta a laissé place à un bar à cocktails moderne, tout en verrière, qui fait petite restauration façon tapas et en début de soirée (18 h - 21 h) propose des tarifs Happy hour. Son nom ? Marty, tout en discrétion, visible sur l’ardoise du menu. Un peu plus haut le local de la Semaest a trouvé un preneur : Kazu, le menu à des prix très raisonnables offre des salades, classiques ou sur mesure, seules ou accompagnées de poisson ou viande.  À tester. 

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    Une découverte encore en cette fin d’été, un Leclerc Drive…. Drive est peut-être excessif, si l’on pense aux habituels "drive" hors les murs, qui permettent de récupérer la commande passée sur le net directement dans son coffre de voiture. Ce sera sans doute plutôt du "caddy drive" ! On nous dit qu'il s'agit d'un " drive piéton", dont acte.

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    Nous n’avons pas encore testé toutes ces nouvelles enseignes, à vous de nous dire à l’occasion ce que vous en pensez. 
  • Eukalypte, un peu de vert dans le quartier

    Depuis le 6 septembre dernier, un nouveau venu en haut de la rue du Faubourg Poissonnière, Eukalypte, vient mettre un peu de vert dans nos vies. En effet, cette nouvelle boutique à deux pas de Barbès propose des plantes d'intérieur et d'extérieur, avec un joli choix de cactées et de plantes grasses, dont l'essentiel est produit en France, il en est de même pour les pots et les accessoires. La démarche, encore rare dans le domaine de la vente de détail de produits horticoles, permet aux concepteurs d'Eukalypte de garantir la provenance et les conditions de production des plantes proposées.

    L'aventure d'Eukalypte a commencé sur internet avec une boutique en ligne ouverte il y a un peu moins d'un an, en novembre 2018. Aujourd'hui elle continue en ayant "pignon sur rue", avec une jolie boutique installée au 156 rue du Faubourg Poissonnière dans le 10e, où Caro, Duc, Jérôme ou Laura vous conseilleront pour verdir votre salon ou votre balcon. En plus, des ateliers sont proposés, pour les grands et pour les petits.

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    Deux eucalyptus vous accueillent à l'Eukalypte 

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    Un joli choix de plantes où les cactées et les plantes grasses sont à l'honneur

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  • Fermeture du restaurant À la Goutte d'Or, la poignante lettre d'au revoir du propriétaire

    Il y a quelques jours Karim Drif annonçait la fermeture de son restaurant À la Goutte d'Or situé dans la rue éponyme. Après celle du kiosque de Samir Lebcher, cette fermeture est un coup dur pour le quartier. Plutôt que de commenter ce triste évènement, nous préférons publier avec son accord la lettre qu'il a adressée aux autorités pour annoncer la fin de son commerce. Ce courrier est le cri du coeur d'un enfant du quartier, dont on espère qu'il saura être pris au sérieux par les autorités municipales et surtout préfectorales. Nous souhaitons à Karim tous nos voeux de réussite dans sa vie future.

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    La placette devant le restaurant À la Goutte d'Or, juin 2018

     

    "J'écris [cette lettre] pour vous faire part de la situation du restaurant À La Goutte d'or, de ma grande lassitude , ainsi que du secteur Goutte d'or Sud que vous connaissez mais qui rendent impossible la gestion et le développement d'un commerce ou même tout simplement de vivre sereinement. Comme vous le savez, même si certaines personnes et partis politiques sont dans le déni, malgré une mobilisation énorme des commerçants, riverains, associations locales ces dernières années, la situation au jour d'aujourd'hui n'est guère mieux. Nos élus, pouvoirs publics et autorités (même si certains policiers sont du même avis que nous) continuent de se rejeter la faute et/ou de se satisfaire du peu d'actions faites afin de se donner de la valeur en vue des élections municipales à venir.

    Mais pas dans l'intérêt des habitants/commerçants de la Goutte d'or et on peut englober les problématiques du métro Barbès et de La Chapelle/Marx Dormoy. Ce qui s'y passe et ce que l'on y subit au quotidien est tout simplement irréel depuis tant d'années avec bien évidemment une dégradation ces derniers mois. On ne peut pas dire qu'il n'y ai pas eu de mobilisations, pétitions, mails envoyés, réunions à gogos... Mais on est tous à dire la même chose : la situation est plus que compliquée. C'est bien de le reconnaître, de le dire mais on fait quoi pour nous les commerçants qui réalisent presque un acte militant de rester dans le quartier ? Rien. Ah si, on va parler de "coup de pouce commerce", pardon. Waouh ! Cela donne conscience à nos élus ce genre d'opérations (même si c'est une bonne chose cela est une goutte d'eau par rapport à ce que l'on subit au quotidien depuis TRÈS longtemps). Il y a un tel décalage entre ce que pense nos élus et la réalité de la situation. Et quand on parle de cela, la réponse est "je connais bien le quartier etc" alors que pas du tout !! C'est désolant pour nous que des élus soient complètement à côté de la réalité.

    Une association de commerçants regroupant La Chapelle et La Goutte d'or a été crée en février 2018 pour se faire entendre d'une seule voix. Une association qui a été bien vu par les autorités preuve d'une mobilisation sans faille présidée par Sonia Bouzellatat, omniprésente, et dont je suis membre du bureau également. On a fait part à plusieurs reprises des problèmes, des dégradations visibles de tous de toute façon... On en a fait des réunions, des rendez vous de compassions mais très peu d'actes.

    On se bat à travers cette association, et on a tous des commerces à gérer, on monte des projets comme les illuminations de la rue de la goutte d'or mais à quoi bon. Bien évidemment il y a beaucoup de choses à régler en même temps mais la faute à qui? Qui a laissé ce quartier devenir ainsi? On se rejette la faute entre partis politiques, entre police et mairie etc...avec au milieu commerçants et riverains tels une balle de ping pong. Quand on voit le métro Barbès, j'étais adolescent et les vendeurs de Malboro étaient déjà là. 15ans après c'est encore pire. Après les mineurs isolés, le phénomène migratoire qui touche le nord de Paris et j'en passe et j'en passe,trafics, violences, agressions, prostitutions...

    Je suis en un enfant du quartier, j'y suis né , tapé mes premiers ballons aux Enfants de la Goutte d'Or et j'y suis bien évidemment plus qu'attaché d'où un investissement sans faille. Je tiens un restaurant que mes grands parents tenaient depuis 1971 au 52 de la même rue avant d'être exproprié suite à la réhabilitation en 1996. Ma grand mère a eu la médaille de la ville en 2006. Autant dire une institution dans le quartier. Je le gère seul depuis 2004 avec des soucis successoraux qui durent depuis bientôt dix ans et qui me posent de sérieux problèmes financiers car j'ai dû faire face à cela.

    La fierté que j'ai est que j'ai toujours su maintenir le cap dans un secteur difficile et dans un contexte économique délicat. Le seul bar-restaurant où la mixité est représentée. Des femmes,des hommes,des jeunes, des origines sociales différentes et toutes les nationalités sont aussi représentées. Ça c'est la goutte d'or! Maintenant , on ne peut pas dire cela et comme beaucoup je ne me reconnais pas dans cette goutte d'or que certains espèrent plus bobos. Je le redis je suis le seul encore!

    On parle de café associatif par exemple pour la réhabilitation des arcades. Ça a fait rire certains anciens du quartier (et pourtant je n'ai que 37 ans) car le rôle social notre établissement l'a toujours rempli! On ne peut ici avoir un commerce et ne pas être investi pleinement. Depuis tant d'années, on joue un rôle bien que plus grand que celui de commerçant. Et je peux englober le café de Sonia, qui donne peut être à certains une mauvaise image car les jeunes sont dans la rue, mais vous ne pouvez pas imaginer la difficulté de tenir ce bar qui est aussi une institution. Les clients sont les jeunes et Chibanis du quartier..mais ils partiront pas ces gens là, ils habitent le quartier !!!!

    J'aurais beaucoup de choses à dire et à redire mais la principale chose est que je suis lassé,fatigué, cela me rend malade d'où mes absences de ces derniers mois.. Je suis père de deux enfants en bas âge et les semaines à 80 heures par semaine avec toutes ces problématiques à gérer ..
    J'ai donné donné mais il y a des moments dans la vie où il y a des décisions à prendre.
    Vous ne pouvez imaginer les difficultés et l'énergie que cela prend de tenir dans ce secteur. On a pas de baisse de charges, baisse de loyers, étalements de dettes... et pourtant c'est un quartier reconnu pour ses problèmes. Pour certains quartiers on débloque des sous pour les commerces suite aux gilets jaunes notamment et les commerces autour de Notre Dame. Nous c'est tout les jours et toute l'année!!

    Ma terrasse? Oui elle est belle, on fait ce qu'on peut... Je ne vous parle pas des barbecues, dégradations, la place (pas la terrasse) où il y a des trafics et odeurs de cannabis à gogos.. Pas facile de manger un couscous.. Et j'en passe bien sûr.
    Il y a une dizaine de jours, bagarre sur la place entre "clandos" (une dizaine) un couteau qui atterrit sur la terrasse a côté d'une cliente... Normal Les arcades avec la fermeture du Leader Price... ??? [Le magasin Leader Price, seul supermarché "premiers prix" du quartier, a fermé suite à un incendie volontaire allumé à proximité en février dernier]

    Je parle avec tout le monde, y compris Paris Habitat qui le dit aussi, ce n'est plus possible aussi. Mes employés se font importuner, ma mère a peur de venir tellement c'est dangereux... Bref, avec toutes les problématiques ainsi que ma lassitude , en tant qu'être humain et avec la longue dépression hivernale que j'ai eu, le restaurant est en liquidation et j'ai laissé faire car le combat est perdu.

    Il y a juste à faire appel d'ici le 3 juin de la liquidation qui a été prononcé car je n'ai pas pu me présenter a l'audience étant hospitalisé.  C'est un montant assez faible (5 000 €) mais un oubli car quand vous pensez plus à la sécurité qu'au commerce... Je n'ai pas pris d'avocat (avec des frais élevés que je ne peux pas me permettre) et je me fais a l'idée de fermer le fond de commerce samedi 1er juin 2019.

    Je serais en tout cas toujours là pour le quartier et a se mobiliser si besoin. Et puis le fond rouvrira, avec des personnes motivées (peut-être très chic?). Et je leur souhaite de rester aussi longtemps que j'ai pu rester.

    [Cette lettre] est un mélange de tristesse et de soulagement, car c'est une énorme partie de ma vie qui s'en va [...]"

    Paris, le 29 mai 2019