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10e

  • "Mon premier festival" au Louxor

    "Mon premier festival", le festival parisien du cinéma destiné aux enfants revient pour une nouvelle édition du 21 au 27 octobre 2020. Comme chaque année, et parmi bien d'autres salles, le Louxor accueille des séances de ce festival pour les petits. 

    Un programme riche et réjouissant a été préparé pour un jeune public actuellement en vacances, et c'est 4 € la séance.

    Programme au Louxor :

    MERCREDI 21 OCTOBRE

    JEUDI 22 OCTOBRE

    VENDREDI 23 OCTOBRE

    SAMEDI 24 OCTOBRE

    DIMANCHE 25 OCTOBRE

    LUNDI 26 OCTOBRE

    MARDI 27 OCTOBRE

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    C'est où ?

    Le Louxor, 170 boulevard de Magenta, Paris 10e

    C'est quand ?

    Du 21 au 27 octobre 2020

  • "Une exposition exemplaire" à la médiathèque Françoise Sagan

    Comme bien d'autres manifestations culturelles, le festival Formula Bula a vu son édition 2020 annulée à cause de la pandémie. Toutefois les expositions prévues à la médiathèque Françoise Sagan sont maintenues. Vous pourrez ainsi découvrir jusqu'au 31 octobre, "Une exposition exemplaire" de Lisa Mandel.

    "Le 15 juin 2019 marque le premier jour d’Une Année exemplaire, l’incroyable challenge en forme de journal d’introspection que Lisa Mandel s’est imposé. Ce sacerdoce, après avoir été posté chaque jour durant un an sur les réseaux sociaux, devient une bande dessinée publiée à compte d’auteur. Une année exemplaire fût donc en premier lieu un journal numérique, puis un livre et enfin, aujourd’hui à Formula Bula, une exposition."

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    Dessin de Lisa Mendel

    C'est où ?

    Médiathèque Françoise Sagan, 8 rue Léon Schwartzenberg, Paris 10e

    C'est quand ?

    Du 3 au 31 octobre 2020

  • Les Bouffes du Nord accueillent le festival La Dolce Volta

    Samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre 2020, le théâtre des Bouffes du Nord accueille le festival La Dolce Volta qui réunira quelques artistes qui font le succès de son jeune et séduisant catalogue.


    Les pianistes Philippe Bianconi, Jean-Philippe Collard, Geoffroy Couteau et Théo Fouchenneret, le Quatuor Hermès, le violoncelliste Gary Hoffman et l’altiste Adrien La Marca vous proposeront des concerts tout au long de ce week-end musical.

    Programme

    Samedi 31 octobre 2020 :

    15 h - Théo Fouchenneret et Adrien La Marca
    18 h - Philippe Bianconi et Gary Hoffman
    20 h 30 - Jean-Philippe Collard


    Dimanche 1er novembre 2020 :

    11h - Geoffroy Couteau et Raphaël Perraud
    15h - Quatuor Hermès et Geoffroy Couteau

     

    (Réservation : cliquer ici)

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    C'est Où ?

    Théâtre des Bouffes du Nord,  37 bis Boulevard de la Chapelle, Paris 10e

    C'est quand ?

    Samedi 31 octobre et dimanche 1er novembre 2020

  • Rue de Dunkerque : de longs travaux de canalisation en perspective

    Mardi 6 octobre, on découvrait avec étonnement qu’à partir de son carrefour avec la rue du faubourg Poissonnière, tout le tronçon de la rue de Dunkerque qui mène au boulevard de Magenta était maintenant en sens interdit. En vue de travaux, importants de toute évidence, des barrières de protection réduisaient déjà sa largeur de moitié, deux panneaux de sens interdit avaient été placés à ce carrefour et un feu rouge installé juste devant la boulangerie qui fait l’angle. Mais d’explication aucune et tous les véhicules continuaient tranquillement à emprunter ce passage nouvellement interdit. Bigre !

    Comme cela manquait vraiment de transparence, à force de chercher sur le net, on a fini par trouver un début d'explication, assez laconique sur le site de la Ville :

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    Pour des travaux annoncés sur sept mois, on n'en savait pas plus. Réseau EDF, GDF, Eau... ?

    Explication fournie depuis sur un grand panneau posé à l’aval des barrières de chantier : il s’agit de la phase deux de l’opération "Villette-Passy" concernant le renouvellement d’une conduite de transport d’eau dans le 10e, rues de l’Aqueduc et Lafayette, boulevard de Magenta et rue de Dunkerque. Mazette, ça c’est de la canalisation !

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    Mais ce dimanche 11 octobre, certains véhicules (voitures, taxis, deux-roues motorisés) continuent à faire la sourde oreille à ce sens nouvellement interdit et empruntent toujours ce tronçon de la rue de Dunkerque en sens contraire. Et pourtant, de deux gros panneaux de sens interdit, on est passé à quatre maintenant pour les chauffeurs qui ne les auraient pas encore vus !

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    Les plus obéissants qui arrivent du haut Dunkerque doivent rejoindre le Magenta et la gare du Nord en tournant à gauche dans la rue du faubourg Poissonnière, puis à droite au bout, presque en face du Louxor.

    Logiquement, on pourrait aussi supposer que tout en haut de la rue de Dunkerque, boulevard de Rochechouart au niveau du café-restaurant Les Oiseaux, un panneau avertirait de ce sens interdit à une centaine de mètres plus bas, mais rien. Donc venant du boulevard, toutes les voitures qui empruntent régulièrement ce raccourci qu’offre la rue de Dunkerque pour rejoindre directement le Magenta et la gare du Nord doivent maintenant tourner à gauche rue du Faubourg Poissonnière pour se retrouver….. juste un peu plus bas du boulevard qu’ils viennent de quitter, au carrefour avec le Magenta.

    Allez y comprendre quelque chose dans tout ça…… Mais l’enseigne qui a tout de suite compris ce qu’il allait lui en coûter pendant ces sept mois est la brasserie Bellanger, à l’angle des rues de Dunkerque et du faubourg Poissonnière. Très réactive, illico elle a déménagé en partie sa terrasse pour l’installer maintenant côté Poissonnière.

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  • Quartier Partagé collecte vos anciens ordinateurs et téléphones portables

    Il n'est désormais pas rare d'avoir du matériel électronique (ordinateurs et téléphones) inutilisé qui traine au fond de nos placards. L'association Quartier Partagé (un collectif d'associations du 10e arrondissement) vous propose une solution en lançant l'opération "Ordi et Portables en Partage". En partenariat avec la Maison du Canal et  Cogito Lab,  Quartier Partagé collecte vos anciens ordinateurs et téléphones portables pour en faire don aux associations du 10e qui hébergent ou viennent en aide aux populations précaires.

    Yvan et Nicolas vous proposent donc de reconfigurer vos ordinateurs ou vos portables qui dorment dans les placards avant de les redistribuer à celles et ceux qui en ont besoin.

    Trois points de collecte le samedi, de 11 h à 12 h au square Cavaillé Coll (place Franz Liszt), square Villemin (vers le boulodrome) ou square Saint-Laurent (Boulevard de Magenta). Il vous faut contacter l'association auparavant (quartierpartage@gmail.com / 07 86 73 07 83).

    Vous pouvez également remettre votre matériel :

    - Au Club des petits poètes, 16 rue Boy Zelenski, le lundi à partir de 17 h 30

    - A la maison du Canal, 13 -17 rue Louis Blanc, les 1er et 3e mardis et mercredis de chaque mois.

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  • Bouffes du Nord : Concert des Talents Adami Révélations Classiques

    Le théâtre des Bouffes du Nord met à l'affiche le concert des Talents Adami Révélations Classiques le 14 octobre prochain.

    Rendez-vous incontournable de la saison musicale du Théâtre des Bouffes du Nord, le concert des Talents Adami Révélations Classiques réunit huit artistes classiques : quatre lyriques et quatre instrumentistes à l’aube de leur carrière.

    Véritable label reconnu aussi bien par les professionnels que les mélomanes, l’opération Talents Adami Révélations Classiques offre un tremplin à ces jeunes artistes. Propulsés sur des scènes prestigieuses partout en France, ils essaiment et marquent la vitalité d’une nouvelle génération de talents classiques.

    Les artistes lyriques :

    Marianne Croux, soprano (Talent Adami Révélation Classique 2017)
    Lise Nougier, mezzo-soprano (Talent Adami Révélation Classique 2019)
    Sahy Ratia, ténor (Talent Adami Révélation Classique 2019)
    Timothée Varon, baryton (Talent Adami Révélation Classique 2018)

    Les artistes instrumentistes :

    Rafael Angster, basson (Talent Adami Révélation Classique 2019)
    Raphaël Jouan, violoncelle (Talent Adami Révélation Classique 2018)
    Rodolphe Menguy, piano (Talent Adami Révélation Classique 2018)
    Alexandre Pascal, violon (Talent Adami Révélation Classique 2018)

     

    Billetterie en ligne : cliquer ici

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    C'est où ?

    Théâtre des Bouffes du Nord, 37 bis boulevard de la Chapelle, Paris 10e

    C'est quand ? 

    14 octobre 2020, à 20 h 30

  • Du tricot au square Cavaillé Coll

    Ce samedi après-midi au square Cavaillé Coll, entre la place Franz Liszt et l'église Saint-Vincent de Paul, l'association Quartier partagé vous propose un "Atelier le Tricot en Partage", ouvert à toutes et tous.

    Une maille pour apprendre, une maille pour donner. Vous savez tricoter ou vous souhaitez apprendre ou progresser ? Alors rendez-vous au square Cavaillé Coll pour croiser les aiguilles. Les réalisations (écharpes ou bonnets) seront offertes aux personnes dans le besoin suivies par les associations de Quartier Partagé.

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    C'est où ?

    Square Cavaillé Coll, Paris 10e

    C'est quand ?

    Samedi 19 septembre 2020, à 14 h

  • 23e édition du Printemps des rues

    Le Printemps des rues, le plus ancien festival parisien dédié aux arts de la rue continue depuis 23 ans à investir les quartiers de Paris avec une programmation ouverte et gratuite.

    Pour l’occasion, la ville devient source d’inspiration et offre un terrain de jeu propice au dépaysement et à l’imagination. Et ce décor urbain accueille un programme riche et varié, avec notamment des ateliers pour enfants (voir programme ci-dessous).

     

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    Une occasion de découvrir ou redécouvrir des quartiers des 10e, 18e et 19e arrondissements, comme les berges du canal Saint-Martin et le square Villemin, de traverser les allées et les places des quartiers piétons de la Grange-aux-Belles et de la rue Colette Magny, de profiter des espaces verts de l’ancienne friche industrielle du jardin Rosa-Luxemburg.

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    C'est où ?

    Paris, 10e, 18e & 19e

    C'est quand ?

    26 et 27 septembre 2020

  • Avant-première au Louxor : "Yalda, La nuit du pardon"

    Ce jeudi 10 septembre, le Louxor propose une projection en avant première de Yalda, La nuit du pardon. La séance aura lieu en présence du réalisateur Massoud Bakhshi.

    Cette séance organisée en partenariat avec l'Usage du Monde.

    "Iran, de nos jours. Maryam, 22 ans, tue accidentellement son mari Nasser, 65 ans. Elle est condamnée à mort. La seule personne qui puisse la sauver est Mona, la fille de Nasser, à qui il lui suffirait d'accepter d'apparaître dans une émission de télé-réalité et de pardonner Maryam devant des millions de spectateurs."

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    C'est où ?

    Cinéma Le Louxor, 170 boulevard de Magenta, Paris 10e

    C'est quand ?

    Jeudi 10 septembre 2020, à 20 h

     

  • Sécurité : Barbès au bord de l'explosion

    Depuis la sortie de la période de confinement la situation autour du carrefour Barbès se dégrade grandement du point de vue sécuritaire. Le deal de cigarettes et drogues en tous genres, le recel de bijoux, les agressions, les vols à l'arrachée, les intrusions dans les immeubles pour abriter divers trafics et autre prostitution, les cambriolages, sans compter les règlements de compte entre délinquants, mais également les ventes à la sauvette qui sont de retour ici (tout comme à Château Rouge), sont devenus le quotidien des habitants de ce secteur durant l'été. Des exemples frappants : le 26 août dernier, devant le 49 boulevard de la Chapelle, en pleine journée et devant des passants et des riverains terrorisés, un homme s'est fait taillader à coup de machette par deux hommes, sans doute un règlement de comptes ; mêmes scènes ou presque, hier après-midi 1er septembre, ce sont deux agressions à coup de couteaux avec des blessures très graves, au même endroit à l'angle du boulevard Barbès et de la rue de la Goutte d'Or, à deux heures d'intervalle !

    D'une manière générale, ce territoire ne semble plus régi par les lois de la République mais par celles mafieuses de groupes d'individus qui prétendent régner sur nos boulevards et nos rues.

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    Que ce soit côté 10e sur le boulevard de Magenta, sur les "boulevards-frontières" de la Chapelle et de Rochechouart, même du côté 9e, mais surtout du côté du 18e sur le boulevard Barbès et dans les petites rues adjacentes, les riverains font état d'une situation extrêmement difficile qui cumule de très nombreux problèmes. Notre association a rarement connu en si peu de temps autant de signalements de la part de nos adhérents mais aussi de beaucoup d'autres habitants et de commerçants de ce secteur (il va sans dire que les autorités politiques et policières reçoivent elles aussi ces nombreux signalements), et c'est là le signe d'une situation inacceptable qui devrait plus alarmer les autorités compétentes en matière de sécurité, en l'occurrence principalement la Police nationale.

    La situation n'est plus tenable. Les autorités, la Préfecture de police en premier lieu, mais également la Ville de Paris, doivent agir et vite. Nous avons écrit au Préfet de Police, en espérant qu'il nous entende.

    Nous attendons du ministère de l'Intérieur et de la Préfecture de police une prise de conscience de la gravité de la situation sécuritaire de Barbès qui connait actuellement des proportions inédites, même pour Barbès, et que soient mises en oeuvre des mesures à la hauteur des problèmes rencontrés. Nous demandons une présence effective des forces de l'ordre, tous les jours, du lundi au dimanche et du matin au soir. Il ne s'agit pas de faire stationner un car de CRS dont la présence passive n'empêche aucunement les crimes et délits de se dérouler ici, mais d'effectifs de police qui entreprennent un travail actif pour régler cette situation inacceptable. Le commissariat du 18e a certes reçu des nouveaux effectifs ces dernières années, mais au vu des problèmes à l'ampleur inédite que connait cet arrondissement, le ministère de l'Intérieur devrait sans doute continuer le renforcement des effectifs.

    Nous aimerions également qu'enfin les services des Douanes travaillent à démanteler durablement le trafic de cigarettes, qui n'est aujourd'hui presque plus que la façade de trafics et deals de produits encore plus dangereux. Et bien entendu, il est indispensable de régler durablement ces problèmes et non les déplacer à des quartiers voisins comme cela a trop souvent été le cas par le passé.

    Concernant la Ville de Paris, si son champ d'action est très limité en matière de sécurité, elle peut néanmoins agir, avec les agents de la DPSP (la future "police municipale") mais aussi par d'autres moyens. Elle devrait par exemple faire enlever le kiosque à journaux, dont la réouverture n'est hélas plus à espérer. Cet édicule très dégradé ne fait que participer aux trafics, servant de cachette et de paravent pour les vendeurs de cigarettes et autres dealers. Nous demandons son enlèvement depuis de nombreux mois, là il devient urgent d'agir. Et peu nous chaut l'argument du contrat publicitaire lié au kiosque qui n'en est plus qu'un support, la sécurité passe bien avant.

    La Ville peut également agir indirectement avec la question de la propreté, ici le moindre encombrant pouvant servir de cachette. Il faudrait assurer un passage très régulier pour enlever systématiquement les encombrants et petits déchets dans ce secteur (mais cela suppose de coordonner trois services d'arrondissements différents). Côté 18e, il est urgent d'assurer le nettoiement de la friche du 8 boulevard Barbès, et il serait d'ailleurs nécessaire de remplacer l'actuel grillage de cette friche, qui permet de faire passer en dessous divers produits à cacher, par une paroi pleine. Cela semble être des détails, mais si l'on veut que la situation change durablement, il faut agir de concert sur tous les plans qui permettront de ramener la tranquillité dans le quartier en plus de celui de la sécurité à proprement parler, la propreté et l'aménagement urbain en font pleinement partie.

    Barbès a déjà connu des moments de tension par le passé, mais actuellement nous vivons une période qui semble dépasser tout ce que l'on a pu connaître ces dernières années. Il est temps que les pouvoirs publics agissent de toute urgence avec la mise en œuvre de moyens à la hauteur des enjeux et des aspirations légitimes des riverains à une tranquillité publique. Sans quoi Barbès va finir par exploser.

  • Billet d'humeur : "Le conseil du 10e démasqué"

    Nous publions aujourd'hui le billet d'humeur d'une adhérente d'Action Barbès, qui sa assisté au premier conseil d'arrondissement du 10e, celui de l'élection de la Maire et de ses adjoints, et qui s'émeut du manque de rigueur dans le port du masque.

    "Une table en U garnie des nouveaux élus, aucun ne porte de masque, ils sont espacés d'environ un mètre.

    La salle est abondamment garnie par les habitants, beaucoup, mais pas tous, portent des masques ; les chaises sont collées les unes aux autres.

    Elections, attributions, congratulations, embrassades ; certains élus mettent un masque, pas tous.

    Petit buffet, servi par des employés de la Mairie ne portant pas de masque, et autour duquel se pressent habitants et élus.

    Nous fuyons …

    C'est dommage, en cette période d'incertitude sur une reprise éventuelle de la pandémie, alors que les autorités multiplient les recommandations de prudence, que nos élus soient incapables de montrer l'exemple.

    Dans la foulée, nous avons pu constater qu'en plein midi, par jour de grand soleil, deux des lustres de la salle des fêtes demeurèrent allumés, chacun avec une vingtaine d'ampoules … cette nouvelle équipe compte pourtant plusieurs écologistes, qui ne semblent pas très sensibles aux économies d'énergie (et budgétaires)."

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    Conseil du 10e arrondissement, le 11 juillet 2020 (source)

  • Gare du Nord : et si l'annulation des Jeux olympiques était la solution ?

    La nouvelle est tombée la semaine dernière : après la seconde enquête publique, l'État, par l'intermédiaire de la préfecture de région, vient de donner son feu vert pour le permis de construire pour les travaux titanesques de la gare-du-Nord-centre-commercial 2024. Nous devrions donc voir apparaitre dans une gare du Nord agrandie un centre commercial géant estampillé Auchan, que nul ne réclame, au détriment des services aux voyageurs et des commerces du quartier. Un projet commercial qui d'ailleurs a une viabilité bien incertaine : les centres commerciaux qui ont récemment ouvert dans l'agglomération parisienne ne rencontrent pas le succès escompté par leurs promoteurs, loin de là, ce mode de consommation ne faisant pas figure d'avenir.

    Mais il n'est pas surprenant que ce permis ait été délivré en l'état, c'est à dire sans modification majeure par rapport à la première mouture, et ce malgré la forte opposition à ce projet de la part de nombreux acteurs (pétitions d'usagers, protestations d'associations de riverains et de voyageurs, tribune d'architectes...) et finalement de la mairie de Paris (une opposition bien tardive, après avoir d'abord agréé le projet), car au vu des délais - la gare devant être prête pour les jeux olympiques de 2024 - il était impossible à l'opérateur de concevoir un projet complètement nouveau, (s'il l'avait voulu, ce qui n'est pas le cas). Le choix était donc "centre commercial géant" ou... pas de gare rénovée pour les JO. L'État a donc fait son choix.

    Alors comment en sommes nous arrivés là ? Tout simplement à cause de ces fameux JO. Des Jeux olympiques dont l'engouement populaire reste à démontrer. Des Jeux olympiques dont beaucoup demandent l'annulation pour des raisons écologiques et/ou économiques. Il faut dire que la ville de Paris s'est piégée toute seule dans cette situation. En effet, en postulant et obtenant l'organisation des JO 2024, la ville a enclenché un processus législatif qui a engendré une loi d'exception pour préparer cet évènement sportif et commercial. Cette loi prévoit des mesures d'exception, comme le fait d'enlever à la ville ses prérogatives en matière de délivrance de permis de construire pour les équipements estampillés JO 2024, comme c'est la cas pour la gare du Nord. S'il n'y avait pas la perspective des JO, la ville aurait eu toutes latitudes pour faire modifier le projet et prendre le temps nécessaire à l'élaboration d'un projet autrement satisfaisant. Car n'oublions pas qu'un des principaux arguments pour la délivrance de ce permis en l'état est que le temps est compté pour justement livrer cet équipement public en temps et en heure.

    Et finalement, pour court-circuiter ce projet fou d'une gare transformée en centre commercial, si on annulait tout simplement les JO de Paris 2024 ? Provocateur ? Un peu, admettons-le. Absurde ? Pas tant que cela, lorsque l'on songe notamment aux échecs financiers pour les pays organisateurs qu'ont systématiquement été tous les derniers JO (pas pour la société privée à qui appartient l'évènement, qui elle engrange toujours de beaux bénéfices). Et c'est sans compter les leçons que l'actuelle crise sanitaire nous a enseignées, sait-on  s'il sera toujours opportun dans quelques années de brasser des dizaines de milliers de personnes venues du monde entier ?  Mais surtout, cela supprimerait de fait l'impératif temporel et rendrait caduque la loi idoine ; ainsi la mairie pourrait reprendre la main sur le dossier gare du Nord. Cela lui éviterait également une guerre judiciaire, à l'issue incertaine, que l'exécutif parisien a promis de mener pour mettre à mal le projet SNCF-Auchan après l'annonce de la délivrance du permis de construire. De plus, dans cette hypothèse, les investissements prévus pour les équipements des JO pourraient alors être beaucoup mieux employés en les consacrant, par exemple, à intensifier l'indispensable transformation écologique de la ville et des territoires concernés, la Seine-Saint-Denis en particulier. 

    Bien-sûr, annuler l'organisation des JO 2024 demanderait un courage politique certain, mais ce serait là un symbole fort, un acte visionnaire, allant vers les attentes des citoyennes et des citoyens en matière d'urbanisme et d'environnement. Car en matière d'environnement, les seuls Jeux olympiques écologiques possibles sont ceux qu'on organise pas. 

     

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