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  • Un été de travaux : un peu de verdure en plus

    L'été est traditionnellement une période intense de travaux dans l'espace public parisien. Et l'été 2019 aura été particulièrement chargé en travaux, dans nos quartiers notamment. Nous vous proposons à travers une série d'articles de faire un point sur les principaux chantiers de l'été dans nos quartiers. Après la Promenade urbaine, le quartier de la Goutte d'Or, le REVE (Réseau Express Vélo) etun petit tour d'horizon des autres chantiers dans nos quartiers, nous finissons cette série d'articles avec la question de la végétalisation. 

     

    Un nouveau jardin entre deux gares

    Dans le 10e arrondissement, rue d'Alsace, un nouvel espace vert va bientôt ouvrir ses grilles, il s'agit du "Balcon vert" qui surplombe les voies de chemins de fer de la Gare de l'Est. Ce nouveau square de 2600 m2, qui chapeaute une partie du nouvel hôtel haut de gamme Okko, prendra le nom de jardin Marielle Franco, en hommage à la militante brésilienne pour les droits humains assassinée en 2018 (décision du Conseil d'arrondissement du 10e arrondissement du lundi 24 juin 2019). Voilà un espace vert bienvenu dans un secteur très minéral.

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    Le jardin Marielle Franco, le 24 août 2019

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    Sur la Promenade urbaine

    Sur la Promenade urbaine, les (quelques) nouveaux arbres ont été plantés et les plates-bandes aussi. Il faudra attendre un peu pour apprécier les vivaces plantées ici qui demandent un peu de temps pour se développer.

    Globalement, à part quelques détritus, les plantations ne subissent pas trop de dommages, à l'exception notable située place de La Chapelle, le long du square de Jessaint où une plate-bande a été plantée le long d'un muret qui sert habituellement de banc. Malheureusement, comme cela était à prévoir, le muret continue à servir de banc et les plantations sont de fait piétinées. Plus encore que le mésusage, ici c'est le choix de cette implantation qui est problématique, les bancs publics étant devenus persona non grata à Paris, inéluctablement les gens continueront de s'assoir mais là où c'est possible.

    Autre élément de végétalisation sur la Promenade urbaine, éphémère celui-là, un espace d'exposition mis en place par les responsables du projet des Fermiers généreux qui sera prochainement implanté sur le pont de La Chapelle. Cet espace d'exposition temporaire situé sous le viaduc à l'arrière de la station de métro La Chapelle présente l'agriculture urbaine et ses enjeux au milieu de bacs plantés. Très vite cet espace a servi de lieu de "détente" et de consommation d'alcool, et aujourd'hui l'endroit est dévasté, ce qui reste de plantes fait peine à voir. Cela renforce la pertinence de notre préconisation de clôturer le futur projet sur le pont de La Chapelle que nous avions exprimée avec d'autres lors du jury qui a sélectionné ce projet.

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    Plate bande et arbres nouvellement plantés boulevard de La Chapelle au débouché de la rue de Tombouctou, le 31 août 2019

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    Ce qui reste des bacs plantés sous le viaduc boulevard de La Chapelle, le 1er septembre 2019

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    Pieds d'arbre

    Enfin, pour terminer sur une note positive, saluons deux exemples de végétalisation de pieds d'arbre plutôt réussie - elles ne le sont pas toujours, hélas - et tout récemment créés. La première initiative se trouve boulevard Barbès à l'initiative d'habitants de l'immeuble voisin. Joliment plantés et surtout très régulièrement entretenus (nettoyage et arrosage), ces deux pieds d'arbres sont des exemples à suivre en terme de "permis de végétaliser". De même, rue Ambroise Paré, devant l'entrée de la SCMR, l'association Gaïa qui gère la salle de conso a entrepris de planter le pied des deux arbres récemment plantés. Bien entretenu, là aussi l'ensemble joliment coloré est agréable.

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    Un pied d'arbre boulevard Barbès, le 25 août 2019

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    Pieds d'arbre rue Ambroise Paré, le août 2019

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  • Un été de travaux : petit tour d'horizon

    L'été est traditionnellement une période intense de travaux dans l'espace public parisien. Et l'été 2019 aura été particulièrement chargé en travaux, dans nos quartiers notamment. Nous vous proposons à travers une série d'articles de faire un point sur les principaux chantiers de l'été dans nos quartiers. Après la Promenade urbaine, le quartier de la Goutte d'Or et le REVE (Réseau Express Vélo), continuons cette série avec un petit tour d'horizon des autres chantiers dans nos quartiers.

     

    Rue de Clignancourt

    La rue de Clignancourt est actuellement réaménagée dans sa première partie, du boulevard de Rochechouart jusqu'à la rue Christiani. Le chantier a débuté le 1er juillet et devrait se terminer fin novembre. Il s'agit ici d'élargir le trottoir côté ouest et de refaire le revêtement de la chaussée. Il est également question de végétalisation avec l'implantation de jardinières sur le haut de la rue. Il faut souhaiter que ce réaménagement parvienne, en plus de l'élargissement d'un trottoir, à créer des traversées vraiment sécurisées pour les piétons, cet axe étant actuellement particulièrement difficile à pratiquer pour les piétons. Gageons également que ces changements mettent fin au stationnement problématique récurrent des véhicules de livraison à domicile du supermarché Carrefour sis dans cette rue. 

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    Rue de Clignancourt, le 10 juillet 2019

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    Rue de Clignancourt, le 13 août 2019

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    Rue de Clignancourt, le 29 août 2019

     

    Mobiliers urbains

    Les nouveaux modèles de corbeille de rue prennent place dans les rue de la capitale. Les grands axes sont pratiquement tous pourvus. Ainsi, les boulevards Barbès, de la Chapelle, de Magenta et de Rochechouart sont désormais équipés, c'est à présent au tour des artères secondaires.

    On commence également à voir la mise en place des nouveaux mobiliers publicitaires, comme les mâts sur le boulevard de Rochechouart, les panneaux d'informations et publicitaires ne devraient pas tarder à suivre, on voit déjà les trous de fondations se creuser. L'ensemble devrait être déployé dans tout Paris d'ici le début novembre prochain.

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    Un mât publicitaire fraichement installé boulevard de Rochechouart, le 19 août 2019

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    Corbeille de rue nouveau modèle boulevard Barbès, le 27 juin 2019

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    Un trou pour les fondations d'un panneau d'information boulevard de Rochechouart, le 29 août 2019

     

    Le Nouveau Lariboisière

    Le chantier de l'hôpital Lariboisière suit son calendrier en vue du Nouveau Lariboisière. Le premier bâtiment à l'angle des rues Ambroise Paré et de Maubeuge a commencé à sortir de terre, à la place de l'ancien bâtiment Morax qui se dressait ici. Pour l'instant, ce chantier n'entraine pas de désagréments particuliers sur le quartier autres que ceux attendus sur un chantier de cet envergure. Il faut dire qu'ici il n'y a pas de voisinage immédiat d'habitations, il n'en sera pas de même pour le bâtiment à l'angle du boulevard de La Chapelle et de la rue de Maubeuge.

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    Les premiers piliers du premier bâtiment du Nouveau Lariboisière émergent du chantier de construction, le 19 août 2019

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  • Un été de travaux : le Réseau Express Vélo se concrétise

    L'été est traditionnellement une période intense de travaux dans l'espace public parisien. Et l'été 2019 aura été particulièrement chargé en travaux, dans nos quartiers notamment. Nous vous proposons à travers une série d'articles de faire un point sur les principaux chantiers de l'été dans nos quartiers. Après la Promenade urbaine et le quartier de la Goutte d'Or, nous vous proposons de faire un point sur le déploiement du REVe (Réseau Express Vélo) dans nos quartiers.

     

    Nord-Sud

    Le REVe doit structurer le plan de circulation de vélo à Paris pour 2020, notamment avec la création de pistes bidirectionnelles sur des axes Nord-Sud et Est-Ouest. C'est ainsi qu'une des pistes principales passe par la rue d'Aubervilliers, celle de Château Landon, la rue du faubourg Saint-Martin et le boulevard de Strasbourg. Les aménagements de voirie sont presque achevés, avec du retard su le calendrier prévisionnel. Cette voie est très attendue par les cyclistes toujours plus nombreux à Paris, hélas, on déplore déjà des mésusages rue d'Aubervilliers avec de nombreux camions de livraison qui s'y garent en toute impunité.

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    Rue d'Aubervilliers, le 28 août 2019

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    Le REVe croise la Promenade urbaine au carrefour formé par les boulevards de la Chapelle et de La Villette et les rue d'Aubervilliers et de Château Landon, le 22 août 2019

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    Carrefour Château Landon, le 25 août 2019

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    La future piste bidirectionnelle prend place le long des voies de la Gare de l'Est, rue du Faubourg saint-Martin, le 25 août 2019

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    Chantier du REVe devant l'église Saint-Laurent, boulevard de Magenta, le 5 août 2019

     

    La traversée Est-Ouest dans le 18e

    La piste bidirectionnelle qui doit assurer la traversée dans le 18e d'Est en Ouest passe par la rue Ordener et vite emprunte la rue Marcadet. Les travaux d'aménagement sont pratiquement achevés, notamment au croisement des grands axes de circulation, comme la rue Marx Dormoy ou le Boulevard Barbès.

    Sur le pont Marcadet, il est à déplorer que la piste bidirectionnelle nouvellement créée prenne essentiellement la place des piétons et à peine celle des voitures. Un choix difficilement compréhensible à l'heure où l'on prétend favoriser les circulations douces.

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    Traversée de la rue Marx Dormoy en direction de la rue Ordener, le 25 août 2019

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    Sur le pont Marcadet, la place réservée aux piétons est réduite à la portion congrue, le 25 août 2019

     

    Sur la Promenade urbaine

    Un des axes structurant du REVe s'étire sur les boulevards des Fermiers généraux, le REVe suit donc le parcours de la promenade urbaine. Ici les pistes cyclables sont séparées de la circulation par des séparateurs, les aménagements de voirie sont à présent réalisés, sauf sur le pont Saint-Ange. Il n'y pas grand chose à en dire de particulier, si ce n'est le tronçon passant le long de l'hôpital Lariboisière où la piste cyclable fait également office de voie de circulation pour les véhicules de secours. Or, comme nous le craignions, son usage est réellement problématique, la voie étant trop souvent empruntée par des scooters et des automobiles, et certains automobilistes la prennent pour se garer sur le trottoir les jours de marché. La Ville a promis a plusieurs reprises l'implantation d'une caméra de vidéo-verbalisation, mais elle est toujours attendue...

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    Le trottoir et la piste cyclable du boulevard de la Chapelle, le long de l'hôpital Lariboisière, le 15 juin 2019

    Pour un suivi plus complet du plan vélo, nous vous conseillons vivement de consulter le site de  Paris en Selle, une association dont il faut saluer l'énorme travail qu'elle accomplit.

  • Un été de travaux : un point sur la Promenade urbaine

    L'été est traditionnellement une période intense de travaux dans l'espace public parisien, et l'été 2019 aura été particulièrement chargé en travaux, dans nos quartiers notamment. Nous vous proposons à travers une série d'articles de faire un point sur les principaux chantiers de l'été dans nos quartiers. Nous commençons avec un point sur l'avancée des travaux de la Promenade urbaine avec un reportage photo.

     

    Renouveau des boulevards de La Chapelle et de La Villette

    Si les travaux  de voirie ne sont pas encore achevés sur les boulevards de La Chapelle et de la Villette, on commence tout de même à voir prendre forme la nouvelle configuration de ces artères, avec une circulation piétonne particulièrement facilitée. Par contre, côté viaduc, la RATP a d'ores et déjà terminé son chantier de rénovation. Notons que la prochaine rénovation de cette envergure se fera dans les années 2040 !

    travaux,voirie,18e,étéLe revêtement de la chaussée a été entièrement renouvelé sur le tronçon Barbès-Maubeuge durant le mois de juillet 2019

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    Re-calibrage du trottoir et de la chaussée sur le boulevard de la Chapelle entre Chapelle et Stalingrad, août 2019

     

    Le mobilier urbain arrive

    Suivant les travaux de voirie, le mobilier urbain commence à (re)prendre place, comme le kiosque à journaux de la place de La Chapelle qui est réimplanté comme annoncé du coté 10e arrondissement. 

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    Kiosque à journaux, place de La Chapelle, 12 août 2019

    Là c'est un kiosque nouvelle génération qui est implanté, par contre, côté Stalingrad c'est le retour des kiosques traditionnels, mais qui eux abriteront d'autres activités que la vente de journaux. Nous nous réjouissons d'avoir été entendu, avec bien d'autres, quant à notre désir de voir un mobilier urbain parisien "classique" implanté sur le parcours de la Promenade urbaine, et le choix de ces édicules de style néo-haussmannien nous satisfait pleinement.

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    Édicules commerciaux sur boulevard de la Villette, 24 août 2019

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    Les futurs demi-terrains de basket sous la station Stalingrad boulevard de la Villette, 24 août 2019

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    Parcours d'apprentissage de vélo boulevard de La Chapelle à l'intersection avec la rue Philippe de Girard, 12 août 2019

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    Mise en place des nouveaux modèles de corbeille de rue sur le boulevard de la Chapelle à l'intersection avec la rue de Maubeuge, 12 août 2019 

     

    Lumière !

    Le déploiement du nouvel éclairage, qui sera sans doute un marqueur fort de ce territoire, suit sont train, et nous pouvons déjà apprécier les nouvelles suspensions qui ne dépareillent pas avec le style du viaduc. On a hâte de voir l'éclairage fonctionner dans sa totalité (à la fin de l'automne), un éclairage qui non seulement va contribuer à sécuriser le cheminement sous le viaduc mais surtout qui va mettre en valeur en l'illuminant ce magnifique ouvrage d'art qu'est le viaduc du métro.

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    Mise en place des suspensions sur le pont de La Chapelle, 12 août 2019

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    Alignement de suspensions sur le pont Saint-Ange, 21 juillet 2019

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    Une suspension sur le pont Saint-Ange, 21 juillet 2019

     

    Oasis urbaine

    Ce projet issu du Budget participatif et connexe à la Promenade urbaine a été livré au début de l'été et le square Louise de Marillac a réouvert ses portes au public.

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    Vue du coté Est du square Louise de Marillac réaménagé, 12 août 2019

     

    Un peu de culture...

    Finissons cette promenade - non exhaustive -  avec un peu de culture, d'abord avec l'espace d'exposition photos sur le pont Saint-Ange, une proposition d'Action Barbès, qui accueille une première exposition assez réussie sur l'histoire des quartiers environnant la Promenade urbaine.

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    Et enfin, vous pouvez aussi découvrir la série de photos de Randa Maroufi "Les Intruses" (en collaboration avec l'Institut des Cultures d'Islam), projet lauréat de l'opération Embellir Paris que l'on peut découvrir sur le boulevard de la Chapelle entre Barbès et l'intersection Maubeuge-Tombouctou.

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    Accrochage des photos de la série "Les Intruses" boulevard de La Chapelle, 19 août 2019

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  • C'est la reprise !

    Cette semaine, c'est la reprise pour le blog d'Action Barbès et c'est une nouvelle année - 2019-2020 - qui débute pour l'association.

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    Détail des pieds d'arbre végétalisés par l'association Gaïa devant la SCMR rue Ambroise Paré

    Cette année va être marquée par les élections municipales de mars 2020, dont la campagne a manifestement déjà commencé, et c'est pour Action Barbès l'occasion de rencontrer les différents prétendants à la Mairie de Paris et de leur présenter nos idées pour améliorer le cadre de vie de nos quartiers. C'est ce que nous avions fait lors de la précédente élection, en présentant le projet Promenade urbaine qui avait retenu l'attention des candidates et candidats, un projet que nous avions envisagé dès 2013 et qui va être achevé au début de l'année 2020. D'ailleurs, notre article de demain, premier d'une série sur les travaux de l'été, fera le point sur ceux en cours sur la Promenade urbaine. Concernant les différentes propositions d'aménagement de l'espace public qu'Action Barbès fait pour la prochaine mandature, nous aurons l'occasion de vous les présenter sur ce blog.

    Coté "vie de l'association", nous aurons la joie de nous retrouver autour d'un verre pour un apéritif de quartier courant septembre, et nous nous réunirons début octobre pour l'Assemblée générale de l'association. Mais vous pouvez d'emblée renouveler votre adhésion ou nous rejoindre, que ce soit pour vous impliquer dans l'association ou pour soutenir nos actions et nos positionnements ; rappelons que le nombre de nos adhérents légitime encore plus nos actions. Pour cela, il suffit simplement d'imprimer le formulaire d'adhésion (ci-dessous) et de l'envoyer à l'adresse d'Action Barbès accompagné du règlement de la cotisation. Le montant de 10 € reste inchangé encore cette année.

    Enfin, nous souhaitons à toutes et tous une excellente rentrée !

     

    Bulletin d'adhésion 2019-2020

     

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  • Première réunion du comité de voisinage de la ZSP après le changement de direction

    Mercredi 10 juillet 2019, s'est tenue la première réunion du comité de voisinage de la ZSP sous la houlette de la commissaire centrale du 18e arrondissement, Emmanuelle Oster. C'est la première rencontre depuis le changement de direction de la ZSP 10-18 décidée par le nouveau Préfet de Paris en juin dernier (voir sur notre blog l'article du 11 juin dernier : "Incompréhensible changement à la tête de la ZSP").

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    La séance a commencé par un exposé de Madame Emmanuelle Oster, commissaire divisionnaire à la tête du 18e, arrivée à l'automne dernier dans l'arrondissement. Madame Oster nous informe que la ZSP 10-18 est passée officiellement le 7 juin dernier sous son autorité. Elle rend hommage au travail effectué par l'équipe précédente, et en particulier par le commissaire Rigon, et qu'elle inscrira globalement son travail dans la continuité de ce qui a été fait.

    Comme on nous l'avait annoncé il y a quelques mois, nous avons confirmation qu'au titre de "Quartier de reconquête républicaine" la ZSP vient de bénéficier de dix-neuf effectifs supplémentaires, officiant principalement en fin de soirée et la nuit.

    Le préfet de Police Lallemand est venu récemment dans le 18e. Accompagné par la commissaire Oster il a visité Barbès, la Goutte d'Or, La chapelle, Château-Rouge. Une première opération de police s'inscrivant dans la durée est en cours sur le secteur de la place de La Chapelle, ce choix est une volonté préfectorale. Cependant la commissaire Oster est bien consciente que "le 18e est un tout" et que régler un problème sur un secteur ne fait que transférer le problème vers d'autres "lieux de déport".

    Sur un an dans le 18e on observe une stabilité de la délinquance d'une manière générale, avec cependant une hausse des vols avec violence (par exemple vols à la portière sur Barbès) ayant probablement pour cause des effectifs de police réduits en raison des manifestations de gilets jaunes, confirmant notre analyse à ce sujet.

    Sans surprise, le secteur Goutte d'or-Barbès est ressenti comme étant particulièrement tendu par la commissaire Oster, qui souhaiterait que la deuxième opération au long cours concerne ce quartier.

    S'en suit un bilan des actions sur les commerces (notamment les restaurants et épiceries vendant de l'alcool la nuit), la vente de smartphones de contrefaçon, le trafic de cigarettes (1,4 tonne saisie).

    Au sujet du métro Barbès-Rochechouart, il a été souligné que la RATP a plein pouvoir de maintenir fermée la sortie sur la rue Guy Patin au métro Barbès les jours de marché. La situation actuelle risque ainsi de perdurer en dépit de l'avis de la police qui préférerait que cette sortie soit ouverte ces jours-là également, tout comme les élus et les habitants.

    Concernant l'organisation du comité de voisinage, la commissaire propose que la concertation avec les associations s'effectue dorénavant sous la forme de réunions tenues une fois par mois, chaque secteur de la ZSP (Château-Rouge, Chapelle, Barbès, Gare du Nord) y serait traité alternativement avec les associations et collectifs concernés par le secteur discuté (ce qui veut dire un rendez-vous tous les mois pour Action Barbès dont le champ d'action s'étend sur l'ensemble de la ZSP), et deux fois dans l'année une réunion pour tous les quartiers, éventuellement ouverte également aux habitants.

    Pour notre part nous avons interpellé la commissaire Oster sur plusieurs points et notamment sur l'ahurissante affaire des fonctionnaires de police du commissariat du 18e récemment mis en examen et sur les conséquences sur le secteur Barbès-Goutte d'or. La commissaire ne peut naturellement pas communiquer sur l'affaire, l'enquête étant en cours. Elle nous assure cependant de sa ferme intention de prendre les choses en main et de remettre de l'ordre à la Goutte d'Or, le secteur de la ZSP où sans doute la situation est la plus difficile.

    Coté municipalité du 18e, la représentante de la DPSP nous informe que des patrouilles sont mises en place aux abords des stations de métro aux heures de départ au travail et de retour du travail et à l'heure de la pause méridienne, ainsi qu'au square Alain Baschung (1 agent), au jardin d'Éole et au square Rosa Luxembourg (4 agents). En plus de l'arrivée de ces nouveaux effectifs, il est mis en place un numéro d'appel d'urgence, allô incivilités (3975). Certaines équipes sont à présent munies de sonomètres, afin de mesurer les nuisances sonores. La promenade urbaine continue d'être mise en place, à terme elle comprendra un secteur de jardinage participatif, un atelier de réparation de vélos, des activités diverses, l'implantation d'un kiosque d'information, un point convivialité au marché Lariboisière (déjà en place) ; la présence régulière d'agents de la DPSP sera assurée sur le parcours de la Promenade urbaine.

    L'Hôtel de ville nous a informés que de nombreuses actions sur les commerces ont été entreprises, notamment boulevard Barbès, afin que les devantures soient fermées comme le veut la réglementation parisienne, et éviter ainsi les attroupements qui favorisent ici les vols à la tire. Une demande d'Action Barbès formulée de longue date.

    Enfin, côté 10e arrondissement, le commissaire général adjoint du 10e, Jeremy Ransinangue, a signalé une recrudescence de ventes de cigarettes de contrebande (rue La Fayette, rue de Dunkerque, quartier tamoul notamment), due à un "effet déport" de l'action en cours actuellement place de La Chapelle, il a aussi mentionné des vols en réunion Gare du nord ainsi que la présence de mineurs isolés dans le quartier tamoul, engendrant parfois des tensions entre ces différents groupes. Des renforts ont été affectés sur cette zone. Côté SCMR, même si quelques difficultés demeurent, le commissaire fait le constat d'une amélioration du secteur depuis l'implantation de la salle de consommation.

    Rendez-vous est pris pour la prochaine réunion en septembre prochain.

  • Des parcs et jardins en nocturne

    Cet été à Paris nous pourrons profiter de treize grands parcs et jardins ouverts exceptionnellement durant la nuit (tout au long de l'année 123 espaces verts sont accessibles 24h/24h, comme le square Montholon dans le 9e ou le square Louise Michel dans le 18e). Alors que les journées de forte chaleur se multiplient, pour beaucoup de Parisiens la fraicheur nocturne des parcs est une aubaine dans une ville fortement minérale.

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    Concernant nos quartiers, nous pourrons flâner nuitamment dans le jardin Villemin (14 rue des Récollets, Paris 10e) tous les vendredis et les samedis durant les mois de juillet et d'août. Vous pourrez profiter d'activités calmes et gratuites jusqu'à 23h, comme par exemple des ateliers d’écriture, de lecture, jeux de société pour un public familial sur des espaces dédiés du parc, mais on pourra aussi assister à des séances de cinéma ou d'observation des étoiles. Retrouvez la programmation par ici.

  • "Sur la pointe des pieds"

    Ce jeudi 20 juin, le cinéma Le Louxor propose une séance-discussion autour du film "Sur la pointe des pieds", réalisé par Carole Lenfant et Stéphanie Keskinidès.

    "Rubens, 10 ans, est atteint d'une maladie génétique rare qui va progressivement l'invalider. Sa maman se bat chaque jour à ses côtés pour que la vie continue à se construire dans la joie. C'est pour cela que Rubens marche, qu'il court et qu'il danse encore... sur la pointe des pieds"

    Cette séance organisée dans le cadre du Mois Parisien du Handicap sera suivie d'une rencontre avec les réalisatrices et des membres de l'association Retour d'images..

    La séance est audio-décrite et avec sous-titrages pour les sourds et malentendants.

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    C'est où ?

    Cinéma Le Louxor, 170 boulevard de Magenta, Paris 10e

    C'est quand ?

    Jeudi 20 juin 2019, à 19 h 30

  • Un concert pédagogique avec les Compagnons en c(h)œur

    L'association Quartier partagé propose  un concert pédagogique ce samedi 22 juin à 16 h 30, au Service d'Entraide de la Rencontre (17, rue des Petits Hôtels, Paris 10e).

    "Au cours de cette séance pédagogique et participative, nos amis handicapés de la chorale "les Compagnons en c(h)œur" et leur chef de coeur Frédéric Bense vous apprendrons quelques exercices de préparation au chant choral avant d’entonner avec vous deux ou trois refrains du répertoire de la chanson française"

    La séance sera suivie d'un verre de l'amitié. L'entrée est libre et gratuite, venez nombreux !

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    C'est où ?

    Service d'Entraide de la Rencontre, 17, rue des Petits Hôtels, Paris 10e

    C'est quand ?

    Samedi 22 juin 2019, de 16 h 30 à 18 h.

     

     

  • Antoon Krings à la médiathèque Françoise Sagan

    Un mercredi par mois, le Fonds patrimonial Heure Joyeuse de la médiathèque Françoise Sagan invite le public à découvrir les trésors de ses collections.

    Ce mercredi 5 juin, à l’occasion de l’exposition au Musée des Arts Décoratifs "Drôles de petites bêtes" d’Antoon Krings, l’artiste vient partager ses sources d’inspiration et vous invite à parcourir à ses côtés les albums anciens, graveurs, peintres, et autres insectes de fiction qui l’ont nourri pour façonner le jardin de ses petites bêtes.

    Il est impératif de s'inscrire au préalable, par téléphone : 01 53 24 69 70, ou par mail : mediatheque.francoise-sagan@paris.fr

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    Antoon Krings, Léo le lérot, 2014
    © Gallimard Jeunesse / Giboulées
     

    C'est où ?

    Médiathèque Françoise Sagan (salle de lecture du fonds patrimonial, 1er étage), 8 rue Léon Schwartzenberg, Paris 10e

    C'est quand ?

    Mercredi 5 juin 2019, de 19 h à 20 h 30

  • Pour le pont de l'Ascension, une histoire de pont

    Pour l'ascension, le blog d'Action Barbès fait aussi le pont, mais pour ne pas vous laisser sans lecture, nous vous proposons un article* sur l'histoire d'un pont, ce pont qui enjambe les voies de chemin de fer du Nord sur le boulevard de la Chapelle, celui qui est sans doute le plus connu dans le quartier mais dont en général on ignore le pourtant joli nom : le pont Saint-Ange.

     

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange
    Le pont Saint-Ange vu des quais de la Gare du Nord, le 7 octobre 2014
      

    Les ponts de la Goutte d'Or

     

    Dernier pont avant la gare du Nord

    Le pont Saint-Ange est un pont qui permet au boulevard de la Chapelle d'enjamber les voies de chemin de fer du Nord à l'arrière de la Gare du Nord. Ainsi, le coté impair du pont Saint-Ange offre une vue panoramique privilégiée sur les quais de la gare du Nord. Situé à d'extrémité sud de la Goutte d'Or, à la frontière du dixième et du dix-huitième arrondissements de Paris, ce pont a énormément évolué depuis sa construction. À son édification vers la fin de la première moitié du XIXe siècle, le pont Saint-Ange est un simple ouvrage d'art en pierre laissant passer les deux seules voies du chemin de fer du Nord. Aujourd'hui, c'est un pont métallique qui supporte le viaduc de la Ligne 2 du métro et qui enjambe pas moins de vingt-sept voies de chemin de fer de surface ainsi que quatre voies souterraines.

     le pont Saint-Ange 1905Locomotive-tender de la Compagnie du Nord et ses mécaniciens, posant sur les voies de la gare du Nord devant le pont Saint-Ange

    Le pont de Saint-Ange a été construit concomitamment avec le percement des voies de chemin de fer du Nord en 1843-1846. On dû alors surélever le sol du boulevard de plusieurs mètres afin que le pont soit suffisamment haut pour permettre le passage des trains de la Compagnie des chemins de fer du Nord, d'autres surélévations seront nécessaires par la suite. 

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange    pilier du pont Saint-Ange 
    Entre la photo de 1903 à gauche et celle de 2014 à droite, le pilier du viaduc semble s'être enfoncé dans la chaussée, mais c'est bien cette dernière qui s'est élevée au gré des transformations du pont Saint-Ange

    Tout comme les autres ponts voisins jetés sur cette tranchée de chemin de fer, il a subit de nombreuses modifications (reconstruction, élargissement, surélévation) pour s'adapter à la croissance du trafic ferroviaire de la Gare du Nord et aux élargissements successifs des voies de chemin de fer du Nord. La première reconstruction date de 1860, la construction alors en pierre est remplacée par une construction métallique (de même pour le pont de Jessaint). Les dernières modifications d'envergure datent de 1977. 

     le pont Saint-Ange 1895Le pont Saint-Ange en pleine reconstruction, Le Monde illustré du 20 juillet 1895.

     

    Viaduc

    Si le pont Saint-Ange a été remanié à de nombreuses reprises, la transformation la plus remarquable est sans conteste celle opérée par le passage du métro sur un viaduc métallique  sur le parcours du boulevard de la Chapelle. En effet, la ligne la circulaire Nord du métropolitain parisien, aujourd'hui Ligne 2 de la RATP, qui relie la Porte Dauphine à la place de la Nation, est en partie souterraine et en partie émergée entre les stations Barbès-Rochechouart (anciennement "station Boulevard Barbès") et Jaurès (anciennement "station Allemagne") où elle surplombe les boulevards de la Chapelle et de la Villette sur un viaduc porté par des colonnes de fonte et des piliers en pierre.

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-AngeVue rare sur le pont Saint-Ange avant la construction du viaduc du métro, prise du boulevard de la Chapelle le 19 août 1901. On aperçoit en fond l'hôpital Lariboisière et sa cheminée fumante.

    Ce tronçon aérien de près de deux kilomètres permet au métro de traverser les lignes de chemins de fer du Nord et de l'Est ainsi que le canal Saint-Martin qu'il croise successivement. Et c'est bien ce viaduc qui donne sa physionomie multimodale si caractéristique au pont Saint-Ange, où piétons, vélos, voitures, trains et métro se croisent incessamment.

    Pour cette ligne de métro, c'est le projet de Fulgence Bienvenüe qui est retenu, alors que les ateliers de Gustave Eiffel voient le leur rejeté.

    projet Eiffel
    Projet non-retenu de viaduc par Gustave Eiffel

    Les études préparatoires ont lieu en 1900 et le chantier commence en 1901. Certaines parties souterraines sont d'abord réalisées et ouvertes en 1902, le viaduc est construit entre 1902 et 1903. Remarquons que le passage sur le pont Saint-Ange nécessite des travées beaucoup plus longues (75,25 mètres) que celles du reste du parcours aérien (de 19,48 à 27,06 mètres35,89 mètres pour le franchissement du boulevard Barbès et 43,47 mètres pour celui de la rue d'Aubervilliers). La ligne est ouverte aux usagers dans sa totalité le  2 avril 1903.

    croquis viaducSchémas techniques du viaduc 

     le pont Saint-Ange le 6 juin 1902Vue sur le viaduc en construction sur le pont Saint-Ange, prise depuis le boulevard de la Chapelle au débouché de la rue du Faubourg Saint-Denis le 6 juin 1902 (on aperçoit au second plan à droite, la flèche de l'église Saint-Bernard de la Chapelle, alors en pleine rénovation) 

     le pont Saint-Ange 6 août 1902Vue du pont Saint-Ange et le viaduc en construction, prise depuis les voies de la gare du Nord le 6 août 1902

    le pont Saint-Ange le 6 mars 1903Vue sur le pont Saint-Ange et le viaduc du métro fraichement achevé, prise du boulevard de la Chapelle sur le pont le 6 mars 1903. On distingue encore en fond l'hôpital Lariboisière. 

     le pont Saint-Ange 1903 Vue sur le pont Saint-Ange et le viaduc du métro,  publié dans la revue Le Génie Civil du 28 mars 1903.

     le pont Saint-Ange le 4 juin 1903

    Vue sur le pont Saint-Ange et le viaduc du métro fraichement achevé, prise du boulevard de la Chapelle (vers le théâtre des Bouffes du Nord) le 4 juin 1903

     

    Dernier souvenir du hameau Saint-Ange

    Hormis ceux qui enjambent la Seine, les ponts parisiens portent généralement le nom de la voie qu'ils supportent, comme le pont de Jessaint ou le pont Jean-François Lépine et c'est également le cas du pont Saint-Ange. Il faut revenir sur l'histoire du boulevard de la Chapelle, qui n'a pas toujours porté ce nom, pour comprendre ce baptême.

    Ce boulevard parisien, qui s'étire depuis les rues de Château Landon et d'Aubervilliers jusqu'au carrefour Magenta/Rochechouart/Barbès, est percé en 1789 sur le parcours extérieur du mur des Fermiers généraux (mur détruit juste après l'annexion des communes suburbaines en 1860). Le chemin de ronde intérieur est annexé au boulevard avec la destruction du mur d'enceinte en 1860, lui conférant sa largeur actuelle. Auparavant, il était dénommé comme suit : à l'extérieur de l'ancien mur d'octroi : boulevard des Vertus, entre les rues d'Aubervilliers et Marx Dormoy ; boulevard de la Chapelle, pour le surplus. À l'intérieur de l'ancien mur d'octroi : chemin de ronde Saint-Denis, entre la rue du Faubourg Saint-Denis et la place de la Barrière Poissonnière (aujourd'hui le carrefour Barbès), qui était située au débouché de la rue du Faubourg Poissonnière ; place de la Barrière Poissonnière ; l'ancien boulevard de la Chapelle était appelé boulevard Saint-Ange entre les rues de la Chapelle (aujourd'hui rue Marx Dormoy) et de la Charbonnière.Le pont Saint-Ange se nomme donc ainsi car il supportait à son origine le boulevard Saint-Ange, qui lui-même tenait son nom du hameau Saint-Ange.

    Le hameau Saint-Ange s'est  développé dans les années 1815-1830 depuis les rues de Chartes et de la Charbonnière jusqu'à l'actuelle rue Marx Dormoy (alors Grande-Rue de la Chapelle)? D'ailleurs, l'intersection en croix de Saint-André des rues de Chartres et de la Charbonnière a porté le nom de place Saint-Ange jusqu'en 1877. Ce foyer d'habitations, aujourd'hui inclus dans la Goutte d'Or, n'en faisait alors pas partie. Le hameau de la Goutte d'Or, qui s'est développé autours d'une nitrière artificielle et d'une auberge "à l'enseigne de goutte d'or" à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, était cantonné autours de ce qui est aujourd'hui l'intersection de la rue de Goutte d'or et du boulevard Barbès, ne dépassant guère la rue des Islettes (alors rue Neuve de la Goutte d'Or). Le hameau Saint-Ange (puis "quartier Saint-Ange") de la commune de la Chapelle, porte le nom du couple de propriétaires-spéculateurs du terrain à l'origine de son urbanisation : Monsieur et Madame Trutat de Saint-Ange. Ces derniers ont acquit les terrains pour une somme de 14 000 francs pour les revendre, une fois viabilisés, pour la somme de 214 000 francs. 

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    Extrait du plan de Paris par Simonneau, 1837

    L'urbanisation galopante du quartier à partir des années 1840 fit son oeuvre et le quartier Saint-Ange se confondit avec celui de la Goutte d'Or, dont l'administration retint le nom pour désigner une des quatre quartiers administratifs à la création du 18e en 1860, et hormis le pont Saint-Ange, il ne reste aucune trace de ce passé. Signalons tout de même l'hôtel Saint-Ange qui subsista à l'angle de la place de la Chapelle et de la rue de Jessaint jusqu'à que l'îlot auquel il appartenait fut détruit et annexé pour partie au square de Jessaint, le reste servant à l'élargissement de la tranchée des voies de chemins de fer du Nord (voir photo ci-dessous). Un autre hôtel Saint-Ange exista antérieurement au 22 rue de la Charbonnière.

     

    Place de la Chapelle 1937Hôtel Saint-Ange, place de la Chapelle, 1937 (on voit le square de Jessaint au premier plan)

     

    Quelques vues et évènements autour du pont Saint-Ange

     

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange
    Carte postale du pont Saint-Ange et du viaduc du métro, prise d'un immeuble du boulevard de la Chapelle aujourd'hui disparu suite à l'élargissement des voies de chemin de fer (vers 1910)

     le pont Saint-Ange / grève
    Carte postale de la grève générale des chemins de fer de 1910, représentant le train express de Lille passant sous le pont Saint-Ange (et non le pont Marcadet comme il est faussement légendé), vue depuis les voies de la Gare du Nord

    le pont Saint-Ange grève 1910
    Carte postale de la grève générale des chemins de fer de 1910, représentant des soldats gardant les voies au pied du pont Saint-Ange du coté de la gare du Nord (et non "entre le pont Marcadet et le viaduc du métro" comme il est faussement légendé)

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange   Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange
    Le 14 juillet 1922 à 18h10, un train venant d'Écouan déraille sous le pont Saint-Ange , deux wagons s'écrasent sur les piliers du pont, causant deux morts et une trentaine de blessés (Le Petit Journal / Le Journal du 15 juillet 1922)

    P. Goute 1925
    "Sur un pont boulevard de la Chapelle [sic] où on pouvait voir passer les trains de permissionnaires retournant au front", dessin de Paul Goute, 1925

    Tchao Pantin
    Coluche remontant la rue de Chartres dans le film "Tchao Pantin" de Claude Berri (1983). Le pont Saint-Ange apparait en arrière plan

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange
    Le pont Saint-Ange dans le film "L'union sacré" d'Alexandre Arcady (1988)
      

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange
    Portrait de Pigalle et François Hadji-Lazaro avec pour fond de décor le viaduc du métro sur le pont Saint-Ange, depuis le pont de Jessaint. Pochette d'Album illustrée par Tardi en 1990.

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange 
    Le train Eurostar transportant la reine Elisabeth II pour sa visité d'État en France passe sous le pont Saint-Ange avant d'arriver en gare du Nord le 5 juin 2014

     

    * Cet article a été initialement publié sous une première version en 2014 sur le blog sur l'histoire de la Goutte d'Or de Jean-Raphaël Bourge - qui accessoirement est aussi président d'Action Barbès - qui nous autorise à le reproduire ici.

  • Le printemps des commerces

    Nous avions remarqué depuis quelques années combien le haut de la rue de Rochechouart avait changé de physionomie. Une animation nouvelle y règne, particulièrement en soirée, et occupe largement les trottoirs. Ce ne sont pas moins d’une demi-douzaine de restaurants ou cafés qui s’y sont installés, entre la rue Pétrelle et l’avenue Trudaine.

    Disparue la quincaillerie Amaria, le concessionnaire Peugeot, la miroiterie en face, et juste avant l’école maternelle le petit cours des halles, remplacé par un fleuriste assez éphémère, puis un réparateur de scooters, et bientôt…. allez savoir ! Le restaurant italien Fagio s’est étendu avec succès à la place de la supérette. Quels seront les prochains ? Que deviendra la boutique du photographe Desallais ? Déjà on ne se souvient plus trop de ce qui a occupé l’espace de la Cave à bières….

    Le faubourg Poissonnière, quant à lui, avait connu ses propres transformations, d’un autre genre. Au cours de la décennie passée ce sont des commerces de vêtements de cérémonie qui ont colonisé le quartier, d’abord le boulevard de Magenta puis le haut du faubourg. Avec une tentative d’en enrayer le cours par la Ville en créant les opérations Vital Quartier (un petit florilège de nos articles sur le sujet par ici). Mais depuis deux ans, des commerces de bouche résistent ou même se créent. Par exemple la boulangerie d'Aurélie Ribay dont nous avions salué l’arrivée (voir notre article du 5 septembre 2018). Mais aussi la boutique de bagles et de jus de fruit, à côté de la boucherie de M. David, successeur de M. Leboine. D’autres ont moins de réussite, et ne tardent pas à fermer, tels les remplaçants de Monsieur Schnellbaum qui, pendant plus de dix ans, a offert ses services funéraires au 169. Ainsi en va-t-il du commerce dans Paris. Ça bouge ! N'oublions pas Ferdinand, le fromager du 42 rue de Dunkerque, qui attire une clientèle de connaisseurs.commerce,9e,10e

    En ce printemps, on ne peut passer à côté de l’ouverture de la brasserie Bellanger (140 rue du Faubourg Poissonnière), il y a seulement quelques semaines. Notre regard observateur avait déjà repéré l’importance des travaux en façade, alors que dans le passé, seuls les stores et le nom du café changeaient, tout en restant, plus ou moins, dans leur jus. Pêle-mêle on avait connu la Brasserie des artistes, le Paris Nord, le Paris Juste, d’autres peut-être.

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    L’arrivée de la Brasserie Bellanger n’est pas passée inaperçue dans le petit monde des médias en ligne qui réagissent à ces événements. Ainsi la création de Charly et Victor (ouverte le 26 avril dernier et menu ici) a été commentée dans LesRestos.com, doitinparis.com, newtable.com, timeout.fr, cequepensentleshommes.fr, Sortir à Paris, Le Figaro très brièvement et L'Express en dévoilant une inspiration probable trouvée dans le modèle Big Mamma, les signalent aussi.

    L’investissement est important, la volonté de surfer sur la vague de la qualité alimentaire et des circuits courts est indéniable, sans doute aussi le business plan table-t-il davantage sur une rentabilité due au nombre plus qu'à la marge. Ajoutez à cela une bonne dose de communication efficace. On peut donc compter sur des prix abordables pour le client du quartier ou l’usager des gares. Au vu de l’accueil sur la toile, notre conseil est : n’hésitez pas, allez-y, testez... car, comme vous le savez, c’est le seul moyen d’avoir un avis.

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