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Social & solidarité

  • "Ecosystem" : recyclez vos vieux appareils électriques (18e)

    Nous avons souvent parlé du réseau de collecte et de recyclage solidaire Ecosystem, qui récupère vos vieux appareils électriques, qu'ils fonctionnent ou pas. Les points de collecte varient au fil des années. Ce samedi 10 avril, de 10 h à 14 h, trois lieux de collecte - tous en plein air - sont organisés dans le 18e arrondissement :  38, rue du Poteau, 43 bis, rue Damrémont et place de Torcy. Ce dernier rendez-vous est bien situé pour nos lecteurs habitant du côté de la Chapelle et Marx Dormoy.

    Vous pouvez apporter vos appareils électriques en état de marche ou hors d'usage :

    • Petits appareils : mixeur, aspirateur, fer à repasser, téléphone...
    • Matériel informatique : ordinateur, imprimante, scanner...
    • Gros électroménager : frigo, cuisinière, machine à laver...
    • Ecrans, téléviseurs et moniteurs.

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    C'est où ?

    38 rue du Poteau, 43 bis rue Damrémont et place de Torcy, Paris 18e

    C'est quand ?

    Samedi 10 avril 2021, de 10 h à 14 h

  • Toxicomanie dans l'espace public : qui appeler en cas de besoin ?

    Les évacuations de la tristement célèbre "colline du crack" à la Porte de la Chapelle et du tunnel Rosa-Parks dans le 19e arrondissement, des évacuations nécessaires au vu de la situation intenable pour les riverains mais qui n'ont finalement été que des dispersions, ordonnées par la Préfecture, sans prise en charge ni accompagnement social et sanitaire, ont eu des conséquences pour beaucoup de quartiers du nord-est parisien. Avec la crise sanitaire, depuis le premier confinement notamment, la situation s'est encore aggravée. Du côté de Stalingrad, en premier lieu, au jardin d'Éole, mais également autour de la gare du Nord, à la Chapelle, à la Goutte d'Or et même à Château Rouge, ces quartiers connaissent dorénavant des scènes ouvertes de drogues au quotidien, principalement de consommation de crack, créant les nuisances qu'on sait.

    Les habitants sont souvent démunis face à certaines scènes. Pour les questions d'agressions et de violence, il faut bien évidemment appeler la police. Mais au quotidien, il est possible de faire appel aux associations dédiées à l'accompagnement des usagers de drogues, en particulier ceux qui sont sans domicile. Les riverains de la SCMR savent qu'en journée ils peuvent appeler la salle de consommation (pour rappel : 07 62 49 93 45) en cas de problème pour qu'une équipe de maraude intervienne, par exemple. Mais au-delà de ce petit périmètre, le plus souvent, on ne sait qui contacter. L'Agence régionale de santé (ARS) et la ville de Paris éditent un fascicule qui recense et localise les associations engagées sur le terrain, les dispositifs de prise en charge des usagers de drogues et les différentes actions menées. On retrouve des informations utiles, notamment les numéros à appeler en cas de besoin (intrusion dans un immeuble, scène de consommation dans l'espace public, seringues abandonnées...). Un dépliant utile pour les habitants concernés, dans les arrondissements du quart nord-est de Paris, du centre au 20e.

    Cliquer ici pour télécharger le dépliant

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  • Nuit de la Solidarité 2021 : appel à bénévoles

    Le 25 mars prochain se déroulera la 4e édition de la Nuit de la Solidarité. L'objectif de cette démarche est d'aller à la rencontre des personnes sans-abri pour mieux connaître leur situation et leurs besoins. Afin de mener à bien cette opération, il est fait appel à des bénévoles sur le terrain, peut-être vous ?

    La Nuit de la Solidarité a pour objectif de mieux connaitre les profils et les besoins des personnes à la rue pour adapter les politiques sociales envers ces populations fragiles. Cette année, une attention particulière sera apportée à l'évaluation de l'impact de la crise sanitaire sur la précarité et les situations de rue à Paris.

    L'organisation de ce décompte de nuit repose en grande partie sur la mobilisation des bénévoles. Pour la bonne organisation de cette opération, vous pouvez vous inscrire en tant que responsable d'équipe ou de bénévole sur le terrain. Peuvent participer à cette opération tout citoyen de plus de 18 ans le jour de l’opération.

    Les inscriptions sont ouvertes à tous les Parisiens ou habitants d’Ile-de-France : cliquer ici pour vous inscrire.

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  • Exposition : "Bravo" j'écris ton nom

    La Mairie du 9e arrondissement, en partenariat avec JC Decaux, vous propose une exposition photos jusqu'à la fin de ce mois : "Bravo" j'écris ton nom, par l'artiste Caroline Moreau. Pour leur rendre hommage, la photographe fait le portrait d'acteurs du quotidiens mobilisées durant les périodes de confinement en 2020. 

    L'exposition, en plein air gestes barrière obligent, est visible jusqu'au 31 janvier 2021 à la Mairie du 9e. Les occasions de se cultiver sont bien rares ces temps, alors profitons-en !

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    C'est où ?

    Mairie du 9e, 6 rue Drouot

    C'est quand ?

    Du 11 au 31 janvier 2021

  • Ce week-end, donnez pour la Collecte Nationale de la Banque alimentaire

    Comme tous les ans, le dernier week-end de novembre, cette année les 27, 28 et 29 novembre, la Banque alimentaire organise une grande Collecte Nationale. 
    L'opération a lieu chaque année et vous la connaissez bien : il s'agit de faire ses achats et d'offrir une fois passés en caisse quelques produits essentiels qui peuvent être conservés longtemps (ex. conserves de légumes/plats cuisinés, petits gâteaux, lait, café, chocolat...).
    Cette année, cette collecte est particulièrement importante (la demande d'aide ayant augmenté de 20 % à 25 %, et les stocks diminués de 23 %, sur un an), rendez-vous donc dans les magasins alimentaires partenaires dès demain.
    Et si vous ne pouvez/voulez pas vous déplacer, vous pouvez également faire un don en ligne à cette adresse : monpaniersolidaire.org
     

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  • Collecte solidaire de vêtements pour enfants dans le 10e

    Au mois de novembre, dans le cadre de la Journée internationale des droits de l'enfant, la Fabrique de la Solidarité, le Centre d'Action Sociale Protestant et plusieurs mairies d'arrondissement (10e, 12e et 17e) vous appellent aux dons.
    Le confinement est une période au cours de laquelle nous sommes nombreux à vouloir nous rendre utiles. S'engager près de chez soi, c'est possible : dans le cadre de la Journée internationale des droits de l'enfant, et pour faire vivre l'entraide envers les personnes en situation de précarité, la Fabrique de la Solidarité lance une opération de collecte de vêtements et de chaussures pour enfants (jusqu'à 16 ans), réunissant trois mairies d'arrondissement, dont celle du 10e.
    Sont également associés à cette opération le Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris, et le Centre d'Action Sociale Protestant, qui distribuera les dons aux enfants et adolescents accueillis dans ses structures du 10e, du 12e et du 17e.
    Les dons doivent bien sûr être en bon état, propres, et remis dans des sacs fermés. Sachez-le, le confinement ne vous empêche pas de vous déplacer pour ces circonstances : munissez-vous de l'attestation de déplacement (téléchargeable ci-dessous), et cochez la case n°4.
    Quant aux opérations de tri, elles seront organisées en deux sessions, avec des habitants du 10e, volontaires de la solidarité, souhaitant se mobiliser sur une action de solidarité, près de chez eux. L’ensemble des dons collectés et triés seront distribués dans plusieurs centres du Centre d’Action Sociale Protestant qui accueillent des familles.
     
    Infos pratiques
    - Dates de la collecte : du 20 novembre au 27 novembre 2020, aux horaires d'ouverture de la Mairie du 10e (de 8h30 à 17h)
    - Lieu de la collecte : auprès de l'accueil de la Mairie du 10e (72 rue du faubourg Saint-Martin, rez-de-chaussée, galerie B)
    - Conditions de la collecte : vêtements chauds et chaussures pour enfants et adolescents jusqu'à 16 ans, remis en bon état, lavés, et dans des sacs fermés

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  • Salle de consommation à moindre risque : entretien avec José Matos, chef de service chez Gaïa

    Cela fait quatre ans que la salle de consommation à moindre risque (SCMR) a ouvert ses portes rue Ambroise Paré à Paris (10e). Pour l’occasion, nous avons interrogé José Matos, chef de service chez Gaïa, responsable des maraudes autour de la SCMR. Cet entretien permet de faire le point sur les questions de drogues autour de la gare du Nord, mais également plus largement sur le Nord parisien, et aussi de démentir certaines fakenews sur le sujet.

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    Portail d'entrée de la SCMR rue Ambroise Paré, octobre 2020

     

    Action Barbès : Pouvez-vous nous préciser votre fonction à Gaïa et votre rôle au sein de de la SCMR ?

    José Matos : Je suis chef de service au Caarud*. Caarud qui est porteur de la salle de consommation. Nous sommes deux chefs de service à la salle,  Jamel Lazic qui est en charge de la gestion à l’intérieur de la salle, et moi qui suis en charge de l’extérieur, c’est-à-dire des maraudes, des opérations de ramassage de seringues et de l’antenne mobile qui tourne cinq jours sur sept actuellement.

     

    Pouvez-vous, en quelques mots, rappeler le fonctionnement et le but de la salle de consommation à moindre risque ?

    La salle de consommation à moindre risque a deux objectifs, le premier est un objectif de santé publique, c’est-à-dire de permettre à des personnes très précaires – soixante pour cent des usagers de la salle sont SDF ou en situation de très grande précarité – de pouvoir consommer dans des conditions d’hygiène et de sécurité satisfaisantes , d’éviter les overdoses, d’éviter les risques liés à la consommation de produits et à l’injection, et de créer du lien, d’entrer en contact avec une équipe médico-sociale.

    Le deuxième objectif est lui un objectif de tranquillité publique. La salle étant implantée dans un quartier qu’on appelle une "scène ouverte", c’est-à-dire un lieu où se vend, s’échange et se consomme de la drogue, l’idée est d’agir sur cette scène préexistante, en limitant au maximum la consommation dans la rue, dans les toilettes publiques, dans les parkings, dans les halls d’immeuble…

    Pour fonctionner correctement et être en conformité avec la loi, la salle de consommation emploie un médecin à temps plein, un psychiatre à mi-temps et douze infirmières et infirmiers. Cela dément les mensonges dits par une candidate à la mairie de Paris lors d’un débat télévisée, qui affirmait l’absence de personnel médical dans la salle. Pourtant la simple lecture du cahier des charges des SCMR [voir en ligne sur legifrance.gouv] aurait suffi pour avoir confirmation de cet impératif médical. Cette offre est complétée avec des partenariats avec des structures de soin, notamment l’hôpital Fernand Vidal. Nous avons également une permanence de la sécurité sociale une fois par semaine.

    On nous pose souvent la question du sevrage (qui n’est pas une finalité de la SCMR) pour les usagers. Il faut dire que la question du sevrage n’est pas simple, il est difficile à envisager d’emblée une sortie de l’addiction vers un sevrage, c’est le fruit d’un processus complexe. Il s’envisage dans un parcours individuel accompagné sur un temps long. La salle est un premier maillon, souvent celui d’un tout premier contact avec une structure médico-sociale.

     

    La période du confinement a vu la retour de consommations de drogues dans l’espace public, d’injections en particulier, comment la SCMR a fonctionné durant cette période ? A-t-elle repris depuis un fonctionnement normal, en terme de personnes accueillies et d’amplitude d’ouverture de la salle ?

    Le confinement a eu un impact très important sur la salle. Nous avons décidé de maintenir la salle ouverte pour accueillir des usagers, mais pour ce faire il a fallu d’abord penser à protéger le personnel de la salle, et aussi les personnes qui fréquentent la salle. Sachant que la salle était à un niveau initial de 300 à 400 passages par jour habituellement, avec une ouverture le matin depuis octobre 2019, nous ne pouvions pas ouvrir sans opérer des changements : nous avons réduit le nombre de postes "d’injection" d’abord à quatre (au lieu de douze habituellement) puis à six, pour laisser un poste libre entre chaque personne, afin de pouvoir garantir la mise en place des gestes barrières pour tous. L’espace "d’inhalation" a lui été complètement fermé (six postes), les locaux ne permettant pas une aération suffisante pour que les personnes soient suffisamment en sécurité vis-à-vis de la Covid. Ces mesures ont considérablement réduit notre capacité d’accueil, limitant alors celle-ci à quatre-vingt passages maximum par jour. Aujourd’hui, avec six postes d’injection et toujours aucun poste d’inhalation, la salle actuellement ne peut accueillir qu’une centaine de passages par jour en moyenne.

     

    Quels sont les retours des habitants et riverains durant cette période et depuis, les signalements ont-ils augmenté ?

    Oui, forcément, ces personnes qui consomment des drogues n’ont pas arrêté avec le confinement, elles n’ont simplement pas pu venir le faire dans la salle, donc l’ont fait dehors comme avant. Nous avons maintenu des sorties quotidiennes pour ramasser les seringues laissées dans l’espace public et rencontrer les usagers dans le quartier. On a eu des appels de riverains auxquels on a tous répondu, environ trois par jour. Pour des intrusions dans des immeubles par exemple, on s’est déplacé systématiquement pour rencontrer l’usager, lui demander de sortir et faire un point sur sa situation. C’est vrai que cette période était très compliquée pour ces usages, n’ayant pas de solution alternative – nous sommes toujours la seule salle de consommation pour toute l’Ile-de-France. C’est vrai aussi que durant le confinement il y a eu plus d’appels, plus de matériel ramassé dehors : on a vu un retour des consommations à l’extérieur.

    D’une manière générale il faut dire que la situation autour de la salle n’est pas aussi pacifiée qu’on le souhaiterait et nous comprenons les exigences des riverains qui aspirent à une légitime tranquillité publique dans leur quartier. L’ouverture d’autres salles serait une solution forte pour améliorer les choses, mais il faut encore plus de travail de prévention vers les usagers, et aussi une plus grande présence policière.

     

    Quand on habite dans le secteur autour de la SCMR et qu’on est le témoin d’une scène d’injection dans l’espace public ou dans un hall d’immeuble, comment réagir ? Que doit-on faire (et ne pas faire) ? Qui doit-on appeler ?

    On peut nous appeler, nous avons une ligne dédiée aux riverains [tel : 07 62 49 93 45] qui est ouverte de 9 h à 21 h du lundi au vendredi et actuellement de 13 h à 21 h le week-end. On essaie de répondre et d’intervenir immédiatement, mais il arrive parfois que nous soyons déjà en intervention ailleurs.

    En dehors de ces horaires, mais aussi pendant, on peut appeler la police [tel : 17 / mail : ecoute10@interieur.gouv.fr]. C’est même le premier recours, car nous n’avons pas de moyens de coercition, seule la police peut contraindre une personne à quitter un lieu. Notre rôle est celui de la médiation, nous allons discuter, tenter de convaincre la personne de partir d’elle-même.

    On peut éventuellement aller soi-même parler avec la personne consommant de la drogue (à éviter en pleine injection), en restant poli (en vouvoyant la personne par exemple), en expliquant que sa présence est gênante et pose problème à cet endroit (cage d’escalier…). Généralement la plupart des usagers de drogue vont obtempérer et partir, ils cherchent plutôt à se cacher et éviter les situations de conflit. Dans le cas contraire il ne faut pas insister et appeler la police.

    J’en profite pour faire une mise au point sur la circulaire de politique pénale [Circulaire du 13 juillet 2016] et les fausses nouvelles répandues à ce sujet par des opposants à la salle. Il faut donc réaffirmer que la police est libre d’intervenir partout autour de la salle, devant la salle, et elle le fait, même à l’intérieur de la salle si besoin ! Le secteur n'est pas une zone de non-droit. La seule et unique exception est faite pour les usagers contrôlés à proximité qui sont autorisés à détenir une petite quantité de produit pour venir à la salle (NDLR : un usager doit présenter une dose de produit stupéfiant à consommer à l’entrée de la salle pour y rentrer, cela évite le deal à l’intérieur ; la salle ne fournit aucun produit stupéfiant ni produit de substitution). Une personne contrôlée par la police à proximité de la SCMR avec une grande quantité de produits est automatiquement arrêtée et emmenée en garde à vue, puis ensuite déférée au Parquet.

     

    Depuis plusieurs mois, on observe l’arrivée de nouvelles personnes en errance autour de la gare du Nord, principalement des fumeurs de crack apparemment, notamment dans la "cour des taxis" de la gare, proche de la salle de consommation. Cette présence est-elle liée à la SCMR ? Interfère-t-elle avec le fonctionnement de la salle ?

    Cette présence n’est pas liée à la SCMR. Il faut rappeler que la scène ouverte de toxicomanie autour de la gare existe bien avant l’implantation de la salle, et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle a été positionnée à cet endroit. C’est bien la gare du Nord qui attire ces personnes, la cour des taxis ayant un rôle de "place du village" dans cette scène ouverte. Les importantes évacuations de la Porte de La Chapelle et de la Porte d’Aubervilliers ont entrainé une pression très forte du côté de Stalingrad et du jardin d’Eole, mais aussi vers la gare. Il faut dire aussi que certaines personnes ont des "interdictions de territoire", la justice leur ordonnant de ne pas paraitre dans certains arrondissements comme les 18e et 19e arrondissements, et donc se rabattent sur le 10e. Nous voyons également de nouvelles personnes, notamment avec notre antenne mobile, Porte de la Chapelle, Porte d’Aubervilliers et au jardin d’Eole, et là c’est lié à la précarité qui grandit avec la crise de la Covid. Ces personnes viennent d’un peu partout, de Paris, de proche banlieue ou de la Grande Couronne, ou même de province, Paris ayant toujours eu un pouvoir d’attraction en matière de drogues. On voit depuis longtemps, des personnes venir à Paris pour un mois ou deux et puis repartir en province.

     

    Q : Plus généralement, le Nord parisien connait actuellement un phénomène inquiétant de consommation de crack qui semble encore s’étendre. Votre métier fait que vous connaissez bien la situation de la consommation de drogues sur le Nord de Paris. Pensez-vous que seul le démantèlement de la "colline du Crack" porte de la Chapelle en soit à l’origine, ou constatez-vous l’arrivée de nouveaux usagers de drogues ? Le cas échéant, est-ce que ces personnes répondent à un profil particulier ?

    C’est évidemment multi-factoriel, mais il est vrai que l’évacuation de la "colline  du Crack" Porte de la Chapelle, qui était devenue un lieu hors de contrôle, a dispersé les centaines personnes qui y gravitaient. Cela a eu principalement un impact sur Stalingrad et le jardin d’Eole mais aussi en Seine-Saint-Denis.

    C’est un des facteurs, mais il y en a d’autres, comme l’arrivée des migrants parmi les usagers de crack. Phénomène d’abord marginal il y a encore deux ans, la proximité de ces personnes à la rue (migrants et usagers de crack) a créé des échanges entre eux et il est moins rare aujourd’hui de voir certains migrants sans hébergement tomber dans la consommation de crack.

    Il y a également de nouveaux consommateurs qui sont des personnes à la situation économique précaire (intérimaires, intermittents du spectacle…) et qui ont "flanché" notamment avec le confinement et la crise économique. Ce phénomène accompagne chaque crise économique.

    Un autre facteur est la médiatisation, le sujet ayant eu une grande couverture médiatique, cela a un effet de "publicité". On peut rencontrer des personnes nous disant avoir vu un reportage à la télé et du coup être venues "voir sur place comment cela se passe !"

     

    Q : Il est question d’ouvrir des salles de consommation et de repos à destination de ces consommateurs de crack dont le comportement peut être parfois dangereux, pour eux-mêmes mais aussi leur environnement. Est-ce qu’il s’agirait de salle de même type que la SCMR de la rue Ambroise Paré (qui n’accueille pas de consommateurs de crack NDLR), ou de dispositifs spécifiques ? Autrement dit, est-ce que la politique de "réduction des risques**" (RDR) est la même pour les "injecteurs" que pour les fumeurs de crack ?

    Une salle de consommation est forcément adaptée à une situation donnée. Par exemple, la SCMR de Paris n’est pas pensée comme la SCMR de Strasbourg, cette ville ne connaissant pas de scène ouverte comme à Paris, les enjeux étant différents, même s’il y a un fond commun. Le modèle qui devra se mettre en place à d’autres endroits pour répondre à la problématique du crack devra forcément s’adapter à la consommation du crack. Ce serait l’inverse de ce qui se pratique à la SCMR de la gare du Nord, c’est-à-dire beaucoup de postes d’inhalation et moins de postes d’injection.

    Ce qu’il me semble indispensable, c’est que cela soit associé à des salles de repos, notamment la journée quand il n’y pas de lieux d’accueil pour les personnes en errance (les accueils de jour ne permettent pas de dormir).

    Mais au-delà de ces dispositifs, l’hébergement reste primordial. D’ailleurs, pendant le confinement nous avons offert des hébergements hôteliers à beaucoup de personnes, les plus fragiles. Aujourd’hui nous hébergeons environ soixante-dix personnes en hôtel. Cela permet de ramener les personnes vers des consommations plus raisonnées. La plupart des usagers baissent leur consommation et vont moins sur les scènes ouvertes lorsqu’ils sont hébergés dans des conditions décentes. D’une manière générale, même si ces personnes ne sortent pas de la consommation de drogues, elles "vont mieux", consomment moins et adoptent des comportements moins agressifs.

    Les horaires également doivent être adaptés pour correspondre à une demande spécifique. Comme nous nous sommes adaptés aux horaires des usagers à la SCMR de la gare du Nord, il faudra s’adapter aux horaires qui sont ceux des usagers de crack.

     

    Propos recueillis par téléphone le 25 octobre 2020.

     

    * CAARUD : Centres d'Accueil et d'Accompagnement à la Réduction de risques pour Usagers de Drogues, créés par la loi de santé publique 2004-806 du 9 août 2004 qui institutionnalise la politique de réduction des risques (RDR).

    ** Réduction des risques (RDR) : la politique de réduction des risques liés à la toxicomanie a été institutionnalisée en France par la loi de santé publique 2004-806 du 9 août 2004. Cette approche privilégie la prévention et les soins afin de limiter les risques sanitaires et sociaux liés à l'usage de drogues.

     

    Plaquette de présentation de la SCMR

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  • Quartier Partagé collecte vos anciens ordinateurs et téléphones portables

    Il n'est désormais pas rare d'avoir du matériel électronique (ordinateurs et téléphones) inutilisé qui traine au fond de nos placards. L'association Quartier Partagé (un collectif d'associations du 10e arrondissement) vous propose une solution en lançant l'opération "Ordi et Portables en Partage". En partenariat avec la Maison du Canal et  Cogito Lab,  Quartier Partagé collecte vos anciens ordinateurs et téléphones portables pour en faire don aux associations du 10e qui hébergent ou viennent en aide aux populations précaires.

    Yvan et Nicolas vous proposent donc de reconfigurer vos ordinateurs ou vos portables qui dorment dans les placards avant de les redistribuer à celles et ceux qui en ont besoin.

    Trois points de collecte le samedi, de 11 h à 12 h au square Cavaillé Coll (place Franz Liszt), square Villemin (vers le boulodrome) ou square Saint-Laurent (Boulevard de Magenta). Il vous faut contacter l'association auparavant (quartierpartage@gmail.com / 07 86 73 07 83).

    Vous pouvez également remettre votre matériel :

    - Au Club des petits poètes, 16 rue Boy Zelenski, le lundi à partir de 17 h 30

    - A la maison du Canal, 13 -17 rue Louis Blanc, les 1er et 3e mardis et mercredis de chaque mois.

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  • Du tricot au square Cavaillé Coll

    Ce samedi après-midi au square Cavaillé Coll, entre la place Franz Liszt et l'église Saint-Vincent de Paul, l'association Quartier partagé vous propose un "Atelier le Tricot en Partage", ouvert à toutes et tous.

    Une maille pour apprendre, une maille pour donner. Vous savez tricoter ou vous souhaitez apprendre ou progresser ? Alors rendez-vous au square Cavaillé Coll pour croiser les aiguilles. Les réalisations (écharpes ou bonnets) seront offertes aux personnes dans le besoin suivies par les associations de Quartier Partagé.

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    C'est où ?

    Square Cavaillé Coll, Paris 10e

    C'est quand ?

    Samedi 19 septembre 2020, à 14 h

  • Podcast : "Les femmes de Saint-Bernard"

    La période du confinement a été un moment qui a vu beaucoup de détresses dans nos quartiers, mais cela a été également un moment où se sont exprimées de belles formes de solidarité. L'artiste de théâtre Laure Grisinger, habitante de la Goutte d'Or, a participé aux distributions alimentaires de l'église Saint-Bernard pour les plus démunis. Elle a enregistré des instants de ces distributions et les restituent à travers une série de six podcasts.

    Ces podcasts racontent avec beaucoup de sincérité les échanges et les rencontres, pas toujours faciles, qui se sont déroulés durant cette période si particulière. La voix de femmes bénéficiant de ces aides est rarement entendue, aussi ces podcasts permettent d'appréhender un peu leur quotidien alors encore plus difficile. Mais ce récit est aussi celui de celles et ceux qui donnent un peu de leur temps et de leur énergie au service des autres. Dans sa démarche, Laure Grisinger explique que "Ces podcasts retracent des expériences de vie à partir desquelles se sont crées de nouvelles histoires communes. Et qui forment la genèse de fictions théâtrales contemporaines". À écouter...

     

    Pour écouter les épisodes du podcast, c'est par là.

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  • Un été animé pour les enfants du 9e

    Cet été, dans le 9e, les centres d’animation "Nouvelle Athènes" et "Valeyre", ont concocté pour les enfants de l'arrondissement un riche programme d’animations, de stages, de sorties, d’ateliers, d’activités sportives mais aussi des spectacles et des projections de films.

    Il y en aura pour tous les goûts et tous les âges ! Retrouvez l’ensemble des propositions en cliquant ici. Vous y trouverez les stages, sorties et mini-séjours. Soumises au quotient familial ces activités vous permettront de pratiquer des activités de sport, de théâtre, de danse ou d’arts plastiques à des tarifs municipaux. Les sorties sont plutôt destinées aux enfants et aux jeunes, elles sont encadrées par les équipes d’animation et permettront de découvrir un lieu sur une journée complète ou une demi-journée.

    Pour les stages et les sorties, les inscriptions peuvent se faire directement en cliquant ici .Pour les mini-séjours, les inscriptions se font sur place, à l’accueil du centre qui les organise. Vous découvrirez ensuite les animations éducatives et culturelles que les centres ont planifiées. Ces propositions sont entièrement gratuites et s’adressent à un large public. Pour y participer, contactez directement les centres d’animation.

    Enfin, vous pouvez retrouver les équipes des centres d'animation du 9e sur Paris Plage, elles participeront à plusieurs temps d’animation sur le bassin de la Villette. 

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  • Rue Richomme "rue-jardin - rue aux enfants" : Appel à bénévoles

    La rue Richomme, dont les lecteurs de ce blog suivent le péripéties depuis quelques années,  continue sa mue. À présent devenue piétonne, suite notamment à la victoire du projet "Une rue-jardin Richomme" au budget participatif. L'association la Goutte Verte commence à s'approprier la rue en la végétalisant, en attendant les aménagements de la Ville. 

    La rue Richomme est bordée d'écoles et de crèches et habituellement l'été y est calme, vide des jeux et rires d'enfants. Mais cet été, grâce à l'association Home Sweet Mômes, la rue Richomme va être animée comme jamais, pour le plus grand plaisir des enfants de la Goutte d'Or dont beaucoup ne pourront pas partir de Paris cet été. En effet, Home Sweet Mômes, avec le concours de plusieurs associations du quartier, organise des animations dans une rue-jardin/rue-aux-enfants dédiée à ces derniers, du 10 juillet au 8 août, les après-midi des vendredis et samedis, de 15 h à 19 h. Action Barbès s'associe modestement mais bien volontiers à cette belle initiative, dont le succès ne peut être qu'au rendez-vous quand on sait la qualité des événements concoctés par Home Sweet Mômes.

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    Pour mener à bien ce projet, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Chacun peut donc devenir bénévole pour aider à diverses tâches : accueil des familles, jeux avec les enfants, animation des ateliers, tenue de l'espace buvette... Pour plus de renseignements, vous pouvez prendre contact avec Home Sweet Mômes par mail (contact@homesweetmomes.paris), par téléphone (01 53 09 99 59), ou encore à la Salle Saint-Bruno (9 rue Saint-Bruno, Paris 18e).

    Un peu de temps contre le sourire des enfants, voilà un honnête échange non ?

     

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