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barbès-rochechouart

  • les Vélib', les pigeons et les statistiques mensongères

    C'était début juin et nous sortions du métro à Barbès, côté 9e, au retour d'une réunion à l'Hôtel de Ville. Nous venions d'entendre en fin de séance que notre remarque sur le mauvais ravitaillement de la station de Vélib' située face à Tati était dénuée de sens, que les statistiques disaient le contraire, qu'elle fonctionnait très bien, cette station ! Malgré notre étonnement et notre description d'une station perpétuellement vide et quand par miracle un vélo s'y trouve, sa selle ne tarde pas à être recouverte de fientes de pigeons, malgré nos protestations à l'unisson, le représentant de la Direction de la voirie (DVD) voulait nous convaincre du contraire. Chiffres de Decaux à l'appui, semble-t-il...

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    Forcément en descendant du métro, nous avons voulu constater une nouvelle fois l'état des lieux. Bingo ! Un cycle esseulé était là pour témoigner de ce qu'est un VELIB' dans le quartier de Barbès-Rochechouart, sur les deux douzaines d'accroches que compte la station. N'exagérons pas, quelques minutes plus tôt, ils devaient être deux, puisque nous avons demandé l'opinion d'une jeune dame qui venait d'enfourcher son vélo. 

    - Bonsoir ! nous avons juste une question pour vous, utilisatrice des Vélib'. Trouvez-vous facilement un vélo ici même en sortant de votre travail ? 

    - Pas très souvent en effet, mais j'ai l'habitude de marcher un peu sur le boulevard et j'en trouve soit rue Gérando ou rue de Dunkerque, ou plus loin rue Lallier. Ils sont rares en altitude ! Ce soir, j'ai eu de la chance.

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    Une certaine vacuité....

    Nous nous posons actuellement la question au sein de notre commission Barbès Stalingrad, dédiée à la réflexion sur la Promenade Urbaine, s'il ne vaudrait pas mieux concevoir une occupation de cet espace plus positive.... voire plus utile. 

  • Mais... c'est chez nous, ça !!!!

    Sans vouloir faire de la pub pour Netflix, mais il faut bien donner les circonstances.... nous avons été surpris de découvrir dans notre messagerie associative ce bandeau : 

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    Il est suffisamment rare que le carrefour Barbès soit pris en exemple pour illustrer la ville de Paris pour qu'on n'oublie pas de le souligner quand l'occasion s'en présente. Ici il s'agit de mettre en valeur une série intitulée Marseille produite pas Netflix justement. 

    Notre carrefour gagnerait-il en notoriété ? 

  • Château-Rouge blues (2) : Une conversation aimable

    Notre adhérente du 18e à la plume agile a décidé de décrire ses observations de terrain et de nous les offrir dans une série qu'elle a intitulée "Château-Rouge blues". Voici l'opus 2. Vous pouvez partager ou non son point de vue et engager le débat dans l'espace commentaire au bas de l'article. 

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    Longtemps, je me suis interrogée, avant de m’indigner, sur la cohabitation pacifique et quasi indifférente entre les vendeurs à la sauvette et les forces de l’ordre postées aux stations Barbès-Rochechouart et Château-Rouge. Ma curiosité l’emportant sur ma patience, j'ai récemment eu une discussion dont je préfère m’amuser avec des CRS postés à Château-Rouge. Ayant réussi, avec peine, à me frayer un chemin hors du métro (côté escalator) entre les rabatteurs au service des coiffeurs de la rue Poulet, les marabouts, les vendeurs à la sauvette et autres fakirs, je les ai interrogés sur leur cohabitation si harmonieuse, et pacifique donc, avec la population interlope des stations Barbès et Château-Rouge, précisant, que cela se faisait au détriment de la tranquillité des riverains, bien qu’il fut superfétatoire de le préciser. On me répondit de manière fort affable et un brin taquine, que si si, bien sûr, ils étaient très actifs (aurais-je donc la berlue ?) et the proof being in the pudding*, ils désignèrent un petit homme originaire du sous-continent indien, hirsute, maigrelet et affolé comme un lapin pris dans les phares d'une voiture, à qui ils venaient de confisquer son chargement de Dieu-sait-quoi, planqué au fond de son caddie. Certes, pour un vendeur à la sauvette tourmenté (le pauvre homme aurait bien voulu récupérer sa précieuse marchandise), il y en avait cinq ou six qui faisaient obstruction devant les escalators. Mais visiblement, les gérer tous eut été mission impossible. Il aurait sans doute fallu plus de quatre CRS — nos officiers des Compagnies Républicaines de sécurité étaient au nombre de quatre ce jour-là, en tout cas, quatre étaient visibles au moment où je me trouvais devant la station — peut-être même aurait-il fallu doubler les effectifs. Quant à l'épineuse question des vendeurs de cigarettes contrefaites à Barbès, autrement plus problématique, ils m'ont assuré sans faillir qu'ils agissaient. Diantre ! Les CRS seraient-ils formés à la même école de la langue de bois que les politiciens ? Car il me semble bien que ceux qui sont postés à Barbès bronzent l'été dans leur camionnette, et s'y tiennent au chaud en hiver. Bientôt, ils feront des dessins sur les vitres embuées de leur véhicule pour se distraire. Si Marguerite Duras était encore de ce monde, elle en aurait fait un film, qu’elle aurait intitulé La camionnette, avec Gérard Depardieu, dans le rôle du chef d’escadron. Bref, cette conversation charmante, tout aussi instructive que stérile, a plongé la citoyenne naïve, et néanmoins exaspérée que je suis dans la confusion. Quelque chose m’échappe. Les agents postés en quasi-permanence aux dites stations disent agir même si tout porte à croire le contraire, car les vendeurs à la sauvette, notamment de cigarettes contrefaites, ne semblent pas inquiétés et mènent leur florissant business au nez et à la barbe des forces de l’ordre. La présence de ces derniers n’est donc pas dissuasive, pire encore, le signal envoyé aux fauteurs de trouble est clair : la voie est libre. La passivité — ou devrait-on dire l’impuissance ? l’inefficacité ? — des forces de l’ordre est-elle la conséquence de consignes dictées par leurs supérieurs ? Si c’est le cas, pourquoi ne leur donne-t-on les moyens d’agir, mais d’agir vraiment ? Parmi la panoplie d’actions possibles pour faire cesser ces trafics, pourquoi ne pas confisquer systématiquement les marchandises, notamment les cigarettes contrefaites, encore plus toxiques que les vraies ? Pourquoi mobiliser chaque jour un personnel aussi important, avec les coûts que cela induit, pour des résultats aussi contestables ? N’y a-t-il pas un problème de méthode ? Non, vraiment, quelque chose m’échappe. Je veux bien qu’on m’explique. 

     

    * Non, ça ne veut pas dire La preuve est dans le pudding. 

  • Station Barbès: le guichet vente est maintenu

    Voilà plusieurs semaines que des travaux ont commencé dans la station de métro au niveau des guichets face à Tati. Des panneaux indiquaient l'installation de nouveaux distributeurs de tickets. Craignant de voir disparaître le dernier guichet en activité, une tendance qui se généralise dans les stations, nous avions alors interrogé des agents de la RATP.

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    Comme à notre habitude, nous avons du insister, trouver le bon interlocuteur, renouveler la demande pour enfin obtenir des informations fiables. Voici le message de Didier Perret de l'Agence de développement pour Paris, reçu en début de semaine :

     

    Les travaux réalisés à la station Barbès Rochechouart s'inscrivent dans un programme d'aménagement et d'embellissement des 329 salles de distribution et d'accueil du métro. Ces modifications des espaces tiennent bien évidemment compte des spécificités de chaque site.
    Ce projet d'aménagement vient appuyer une nouvelle organisation du service en station qui fait évoluer l'activité de notre personnel présent, avec notamment des espaces plus ouverts permettant une plus grande proximité avec notre clientèle.
    Concernant l'activité de vente à la station Barbès, celle-ci est maintenue dans un espace dédié (guichet).
     

     

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    Quelqu'un se souvient-il encore que nous avons tous été des usagers du métro avant d'en être les clients ? Autre temps, autre dénomination. Réjouissons-nous toutefois, puisque selon la formule "Le client est roi".
     
  • Au marché de Barbès : la valse des caddies

    paris,biffins,marché-barbèsIl ne se passe pas une semaine sans qu'on écrive ou qu'on aborde Action Barbès dans la rue à propos des problèmes liés au marché sous le viaduc et ses extensions sauvages. Nous avons reçu de nombreux témoignages dont voici l'essentiel.

    Pour les riverains usagers du métro, il est toujours très difficile, voire impossible, d'entrer ou de sortir de la station Barbès côté rue Guy Patin les jours de marché. Il faut plus que jouer des coudes à certains moments voire même renoncer. Nombreux sont ceux qui se voient obligés d'utiliser le grand escalier central et tant pis pour les personnes à mobilité réduite, les personnes âgées, celles accompagnées d'enfants, etc...

    Les vendeurs se déplacent et changent en fonction de la présence policière. Les trottoirs le long du métro des deux côtés sont régulièrement occupés. Dans le 10e, le fait est plus récent et sans doute dû à l'impossibilité de s'installer rue Guy Patin depuis plusieurs semaines. Lorsque le nombre de policiers est important, les vendeurs se dispersent aux alentours et attendent près de leur caddie. Ainsi, mercredi dernier, en début de soirée, des groupes de femmes avec de très grands sacs et des caddies attendaient rue de Tombouctou et sur le pont de chemin de fer jusque vers le 39 boulevard de la Chapelle. Trois cars de CRS stationnaient rue de Maubeuge, trois autres rue Guy Patin. Ceci explique cela.

    Deux photos qui illustrent le problème:

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    Crédit photo Jeanne Caussé

    Samedi matin plusieurs témoins ont permis de reconstituer la journée. 8h30 : occupation des deux cotés du métro - 10h30 idem - 13h opération de police (filmée) sur le boulevard de La Chapelle après le Louxor. Arrivée de trois véhicules stationnés rue Guy Patin vers 15h - 17h30 présence de policiers dans le métro et sous le viaduc. L'installation sous le viaduc n'a toujours pas pu se faire le soir. Seules quelques personnes ont bravé la nuit et le froid et sont encore là après 22h. Par contre, "le marché aux voleurs" battait son plein place de la Charbonnière et dans le prolongement boulevard de la Chapelle, comme chaque soir.

    Des adhérents d'Action Barbès du 18e ont participé il y a peu à une rencontre avec Myriam El Khomri, élue de cet arrondissement chargée de la sécurité, et Nelson Bouard, commissaire divisionnaire du 18e. Action Barbès participera également à une réunion sur site avec des riverains de la rue Guy Patin et le maire du 10e jeudi 18 décembre. La plupart d'entre-eux semblent satisfaits d'avoir récupéré des trottoirs dans cette rue et de ne plus avoir d'attroupements devant les immeubles ou côté hôpital Lariboisière. Mais est-il satisfaisant d'avoir repoussé les vendeurs à quelques dizaines de mètres ? Pas pour Action Barbès, en tout cas ! Le problème reste entier en ce qui concerne l’occupation de l'espace public, la misère et les trafics qui inévitablement s'y greffent .

    C'est à un étrange et triste ballet auquel on assiste : toute la matinée, des habitants du quartier arrivent avec leur caddie vide pour les remplir de fruits et légumes pendant que d'autres espèrent vider les leurs !