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  • Sauvette : Le Louxor n’est pas épargné.

    La semaine dernière nous avons rencontré la direction du Louxor. Emmanuel Papillon est inquiet. Les jours de marché, l’occupation chaotique de l’espace public a gagné l’entrée du Louxor, et parfois, le personnel d’accueil aux guichets doit intervenir pour dégager l’entrée, nous dit-il. Pas de comportement agressif, ou rarement, mais une gêne certaine pour les spectateurs. Par chance, 80% de la fréquentation est issue du 18e arrondissement et ne se trouble pas trop de devoir traverser une foule compacte.
    Pourtant les mercredis et les samedis à la séance de 14 heures, il n’est pas aisé de traverser le carrefour. Les trottoirs sont occupés dans leur totalité. Les piétons doivent marcher sur la chaussée et certains renoncent à venir, confie le directeur tristement.
     

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    Quel dommage de mettre en péril l’exploitation de cette salle qui s’en tirait pourtant très bien jusque là. Elle a su profiter du désert cinématographique de cette partie du 18e, et attirer les amateurs par une programmation diversifiée et attrayante. Elle se situe au 3e rang des salles parisiennes pour la fréquentation de certains films à l’affiche. 
    Mais voilà … deux fois par semaine, les trottoirs autour du Louxor sont densément occupés par des vendeurs et leurs marchandises, à même le sol le plus souvent ou dans des caddies, par les chalands qui s’entassent, marchandent et négocient longuement… y compris devant les issues de secours du cinéma. 
     

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    M. Papillon sait que derrière la porte donnant sur le boulevard de La Chapelle s’étire un long escalier qu’empruntent les spectateurs après le générique de fin. Il ne faudrait pas qu’ils se retrouvent bloqués en haut des marches, qu’un mouvement de panique ne les conduisent à rebrousser chemin trop rapidement, dans le désordre… Tout cela est inquiétant pour un responsable de salle de spectacle. Faudra-t-il renoncer aux séances de 14h ? Emmanuel Papillon le craint si de l’aide ne lui vient pas très vite pour gérer l’espace public autour de son établissement. 
  • La Cour de Babel est au Louxor

    LA+COUR+DE+BABEL.JPGVoici une courte annonce que nous relayons pour le Louxor — devenu votre cinéma de quartier, nous n'en doutons pas — en effet, le film de Julie Bertucelli est actuellement à l'affiche depuis le 12 mars et dans 153 cinémas, à en croire le site d'Allociné... Or, ce jeudi 20 mars, à la séance de 20h15, vous aurez le plaisir de rencontrer Mme Cervoni, l’enseignante de la classe d’accueil du collège de La Grange Aux Belles, 10e, filmée dans ce beau documentaire de Julie Bertuccelli « La Cour de Babel ». A ne pas rater donc.

  • Le ciné-club du Louxor

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    On a déjà beaucoup dit et à juste titre que la programmation du Louxor est très bonne. La variété et surtout la qualité des films qui y sont projetés, les séances spéciales pour les enfants le matin, l’Université Populaire des jeudis après-midi, bientôt un festival …. Et puis le ciné-club.

    Le ciné-club du Louxor se tient le mardi soir à 20h. L’idée même du ciné-club, si elle ne présente pas une originalité exceptionnelle, renoue avec ce que les cinéphiles ont toujours aimé : voir un film, en parler et aussi l’analyser, en clair le décortiquer. L’idée renoue aussi avec l’extraordinaire foisonnement des ciné-clubs de quartier des années 60 et 70. Pas une Maison de la Jeunesse et de la Culture, les fameuses MJC, sans son ciné-club. Idem au lycée, à l’université, dans les cinémas de quartier ….. et cela touchait toutes les catégories sociales. Cette pratique s’est sans doute un peu perdue aussi l’idée d’un ciné-club au Louxor est-elle très bonne.

    La séance se tient invariablement dans la salle n°2 nommée Juliette Berto – Jean-Henri Roger et  le public est toujours nombreux, ce que nous confirme le Directeur du Louxor, Emmanuel Papillon.

    La séance est en général introduite puis commentée après le film par Fabienne Duszynski, enseignante à l’université Lille III. Elle collabore à la revue Vertigo et anime aussi un ciné-club au Blanc Mesnil. La qualité des commentaires, la parfaite maîtrise de son sujet font de Fabienne Duszynski une animatrice passionnante qui nous permet de voir et de comprendre beaucoup de choses. On peut d’ailleurs regretter que beaucoup de spectateurs quittent la salle juste après le film, ratant ainsi ce qui fait l’attrait d’un ciné-club, la discussion post film. Notons néanmoins que d’autres spécialistes peuvent intervenir comme ce sera la cas le 21 janvier prochain.

    Ces dernières semaines, le Louxor nous a proposé entre autres Deux filles au tapis de Robert Aldrich (1981), Une chambre en ville de Jacques Demy (1982), French Cancan de Jean Renoir (1954), La barbe à papa de Peter Bogdanovith (1973).

    La prochaine séance aura lieu le 21 janvier avec la projection de Mon Oncle de Jacques Tati, séance animée par Stéphane Goudet. Le 4 février, il y aura Les voyages de Sullivan de Preston Sturges et le 18 Stella de Michael Cacoyannis.

    Tout cela pour vous recommander chaudement de fréquenter dès demain le ciné-club du Louxor, notre cinéma de quartier à nous.

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    Photo A. GELEBART / 20 MINUTES

  • Incendie d'un algéco du Louxor à Barbès

    Vers 20h hier soir, un algeco du chantier du Louxor stationné le long de la station de métro Barbès-Rochechouart, sur le boulevard de la Chapelle, a pris feu. Les pompiers sont intervenus rapidement, bloquant la circulation et interdisant l'accès également aux piétons après extinction du feu. Des précautions dues à la présence d'une bonbonne de gaz dans l'algéco. La zone est restée un bon moment sous surveillance policière. Un incendie surprenant à une heure où personne du chantier n'est plus sur place. 

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    A plusieurs reprises, les vendeurs à la sauvette avaient été empêchés de s'installer sous le viaduc, là où se tient le marché dans la matinée, et refoulés également de la rue Guy Patin dans l'après-midi. Se peut-il qu'il s'agisse d'un geste de protestation, ou simplement d'un acte de malveillance d'une toute autre origine ? Nous saurons rapidement si une enquête est diligentée. La police scientifique dépêchera t-elle ses experts ? Espérons en attendant qu'il n'y ait pas eu de matériel trop précieux pour les ouvriers du chantier.