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Action Barbès - Page 5

  • Paris gare du Nord 2024, la contribution d'Action Barbès à l'enquête publique

    La phase de recueil des avis pour "l’Enquête publique préalable à la délivrance du permis de construire sur le projet « Paris gare du Nord 2024 »" vient de prendre fin hier mercredi 8 janvier 2020 à 17 h.

    En tant qu'association de riverains, Action Barbès porte évidemment un intérêt certain au projet de réaménagement de la gare du Nord, et particulièrement sur la question de l’intégration de cet équipement dans son environnement urbain.

    La gare du Nord est la plus importante gare de Paris et en constitue de fait une des principales entrées. Un grand nombre d’habitants des quartiers alentour ont précisément choisi d’y vivre pour leur proximité avec cet équipement. L’interconnexion de la gare avec la ville est donc très importante pour les usagers de la gare et pour les riverains. Aujourd’hui, la situation n’est guère satisfaisante, et le premier projet semblait plus enfermer la gare sur elle-même que de l’ouvrir sur la ville.

    Dans le cadre de "l’Enquête publique préalable à la délivrance du permis de construire sur le projet « Paris gare du Nord 2024 »", nous avons apporté notre contribution en proposant une série d’aménagements, en nous concentrant sur la question de l’intégration de la gare dans son quartier.

    Nous pensons que d'une manière générale, il convient de favoriser les déplacements doux et particulièrement les déplacements piétons dans les abords immédiats de la gare. Il faudrait aussi que le réaménagement de la gare se fasse nécessairement de concert avec le réaménagement de ces abords immédiats par la Ville. Nous avons donc proposé ou appuyé les idées suivantes :

    - Des entrées et sorties de la gare à maintenir ou à créer sur ses quatre faces cardinales : sur le côté est, sur la rue du faubourg Saint-Denis ; au sud, avec l'entrée et la sortie principales sur la place Napoléon III ; sur le côté ouest, sur la rue de Maubeuge ; au nord sur le boulevard de la Chapelle (à créer) ;

    - Création d'une esplanade piétonne place Napoléon III et boulevard de Denain, avec maintien d'un couloir de bus (interdit aux taxis), aménagement de pistes cyclables et des accès pour les secours et les livraisons des commerces riverains, et avec une végétalisation qualitative de cet espace là où cela est possible ;

    - Une meilleure régulation des flux des taxis et VTC, avec une dépose réservée uniquement aux taxis (arrivée par la rue de Dunkerque et dégagement par la rue de Saint-Quentin), et une prise en charge par l’actuelle cour des taxis (arrivée par la rue de Maubeuge et dégagement par la rue de Dunkerque et le boulevard de Magenta ;

    - Des déposes-minute uniquement en sous-sol (entrée rue de Compiègne, le restant de la rue verrait la circulation automobile supprimée) ;

    - Création d’un grand parking sécurisé pour les vélos ;

    - Création d’un grand parking sécurisé pour les véhicules deux-roues motorisés (exclus de la place Napoléon III) ;

    - Des accès aménagés et réservés pour les personnes à mobilité réduite, notamment au niveau des déposes-minute ;

    - Création au sein de la gare d’un espace d’accueil et de repos pour les personnes en errance ;

    - Valorisation de l’avant gare, entre le pont Saint-Ange (boulevard de la Chapelle) et le pont Marcadet (rue Ordener), avec la mise en valeur du bâti et des équipements ferroviaires et la création d’aménagements végétalisés, de qualité, là où cela est possible.

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  • "La Mouche" aux Bouffes du Nord

    Les Bouffes du Nord mettent à l'affiche "La mouche", une pièce librement inspirée de la nouvelle de George Langelaan. L'adaptation et la mise en scène sont de Valérie Lesort et Christian Hecq, que l'on retrouve sur scène avec Christine Murillo et Stephan Wojtowicz.

    "Dans les années 60, au cœur d’un village, Robert vit avec sa maman Odette. La relation mère-fils est inquiétante et désopilante à la fois, un clin d’oeil à l’épisode « La soucoupe et le perroquet » de l’émission Strip-tease.

    La cinquantaine, dégarni, bedonnant, Robert passe le plus clair de son temps enfermé dans le garage où il tente de mettre au point la machine à téléporter. On assiste au quotidien de ce drôle de couple, ponctué par des expériences de téléportations plus ou moins réussies.

    Comme dans le film de Cronenberg, tiré lui-même de la nouvelle de George Langelaan, Robert va tenter de se téléporter, mais une mouche s’est glissée dans la machine, et l’apprenti scientifique va peu à peu se transformer en insecte géant. Ses transformations physiques et mentales ne seront pas sans rappeler celles de Gregor dans La Métamorphose de Kafka. Robert va se déshumaniser peu à peu pour devenir une bête capable de grimper au mur, poussée par une recherche insatiable de nourriture.

    Travail corporel, effets spéciaux, esthétique du temps des prémices de l’informatique, La Mouche est un laboratoire d’expérimentations scéniques et visuelles, un extraordinaire terrain de jeu."

    Valérie Lesort et Christian Hecq

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    C'est où ?

    Théâtre des Bouffes du Nord, 37 bis boulevard de la Chapelle, Paris 10e

    C'est quand ?

    Du 8 janvier au 1er février 2020 (réservations)

  • Barbès-Rochechouart sur toile

    Aujourd'hui nous sortons de nos quartiers en vous emmenant dans le 11e arrondissement, à la Galerie H, rue de la Folie-Méricourt, mais c'est pour mieux revenir à Barbès.

    En effet, la Galerie H propose actuellement une exposition de l'artiste Bilal Hamdad : "Quatre chemins". Et parmi les œuvres exposées, on nous a signalé une grande toile qui a retenu tout particulièrement notre attention, et pour cause : "Barbès-Rochechouart". Ce tableau de deux mètres sur deux représente trois personnages en pied attendant le métro sur le quai de la ligne 2 à la station Barbès-Rochechouart. Un tableau qui joue avec habileté de la lumière sous les verrières de la station. Ce jeu d'ombre et de lumière se retrouve dans les autres oeuvres exposées.

    Car l'artiste a bien d'autres propositions picturales, et nous vous encourageons à découvrir ce peintre algérien, qui travaille à Paris et qui a déjà exposé à Bourges, à Oran (Algérie) ou encore aux Baux de Provence. 

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    C'est où ?

    Galerie H, 90 rue de la Folie-Méricourt, Paris 11e

    C'est quand ?

    Du 11 décembre 2019 au 29 janvier 2020, du mardi au samedi, de 14 h à 19h.

  • "Les Fermiers généreux" : des installations pas à la hauteur des attentes

    Les installations du projet des "Fermiers généreux", sous le viaduc et sur le pont de la Chapelle, au-dessus des voies des chemins de fer de l’Est, commencent enfin à prendre forme. Mais autant le dire tout de suite, comme nous le craignions les premiers résultats ne sont pas à la hauteur des attentes exprimées par les habitants tout au long du - pour le moins chaotique - processus de concertation.

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    Le "coin ferme" est déjà presque terminé depuis quelques semaines avec la pose des bacs, l’apport de la terre et quelques plantations. Mais première désillusion, la clôture  promise pour protéger l’espace et les cultures pendant la nuit ne consiste pas en des grilles métalliques indépendantes des bacs, mais en fait seulement en un maillage d'acier souple, certes assez résistant, mais posé sur des poutres en bois, elles-mêmes emboitées sur les bacs. Or, on le sait, le bois est un matériau relativement fragile, et le quartier, et cette zone en particulier, sont souvent traversés par des personnes alcoolisées ou sous l’influence de produits les rendant violentes, tout comme par des batailles de bandes qui se servent de tout ce qu’elles ont sous la main pour s’attaquer. On peut craindre que ces installations deviennent des armes par destination le moment venu.

    Le portail de la clôture lui aussi en bois, et même en chêne, a peu de chances lui aussi de tenir face à des assauts de personnes violentes ou malintentionnées

    Côté installations - qui devait accueillir trois espaces fermés pour la "granothèque", la "bricothèque" et le petit coin de cantine solidaire - le constat est pire. Nous dénoncions déjà le choix de la Ville de ne pas mettre à disposition de la future ferme urbaine des installations qualitatives comme les kiosques disposés sur la Promenade urbaine côté Stalingrad, la Mairie ne comptait en effet installer qu’un seul kiosque et deux containers vitrés sur le modèle de ceux installés provisoirement près du métro la Chapelle. Ce ne sont finalement que des containers dont un classique et deux vitrés, peu qualitatifs, voire on peut le dire vraiment pas esthétiques et, hélas, n’arrangeant pas l’allure du quartier. Rappelons que ces containers sont ceux-là même que les riverains ont unanimement rejetés lors de la phase de concertation.

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    La partie vitrée de deux des containers censée donner un meilleur aspect ne fait finalement que mettre en valeur le fatras qui y règne (ce qui est finalement normal pour une "bricothèque" où les outils sont remisés).

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    Sur cette même partie, on ne peut que regretter le choix peu qualitatif de bacs censés accueillir des plantes, mais hélas de mauvaise qualité, et servant déjà de poubelles et d’urinoirs généraux (ils sont à la hauteur parfaite pour cet usage). Placés trop près de la route, arrosés régulièrement (en plus de l’urine) par les véhicules roulant dans les flaques à proximité, il est peu probable qu’ils tiennent dans la durée.

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    Qui plus est, le revêtement de la même partie montre déjà des signes de faiblesse, après seulement un mois il commence déjà à se détériorer avec des bouts d’asphalte qui se désolidarisent déjà du sol. Ces problèmes structurels, liés à la qualité des travaux réalisés par une entreprise privée, sont assez nombreux sur ce secteur, nous auront l'occasion d'y revenir sur ce blog.

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    Nous le répétons donc encore, nos quartiers sont populaires et nous en sommes fiers, et nous revendiquons comme tous les quartiers parisiens le droit à un cadre de vie agréable et, n'ayons pas peur des mots : beau. Pour cela il faut que les aménagements soient durables, esthétiques et de qualité. Si cela est relativement le cas pour l'ensemble du projet de Promenade urbaine, nous devons déplorer ici un manque d'exigence qui risque de mettre à mal ce projet.

    Pour rappel, nous avons soutenu ce projet dès le début, mais nous nous inquiétions des conditions de réalisation, et nous sommes peinés de voir que nos préconisations, qui rejoignent celles de la plupart des habitants et des autres associations de riverains sur ce sujet, n'aient pas été suffisamment entendues par les pouvoir publics.

  • Recyclons nos sapins !

    Les fêtes de fin d'année sont passées et revoilà l'épineuse question du sapin à débarrasser. La réponse n'est pas sur le trottoir, il faut le rappeler. 
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    Pour cela il existe 195 points de collecte dans tout Paris pour recycler les sapins de Noël, ces points de collecte sont ouverts jusqu'au 26 janvier 2020. Les sapins sont broyés sur place, et ce broyat est ensuite utilisé dans le cadre de l’exploitation des jardins.
    Pas de transport, c’est aussi moins de pollution ! Le broyat obtenu est utilisé par les jardiniers de la Ville comme paillage, pour protéger les sols et plantations des jardins de l’évaporation de l’eau ou du froid.
    Le broyat de conifères étant particulièrement acide, il n'est pas adapté à l'utilisation en compost ; en revanche, ses propriétés anti-germinatives sont parfaites pour limiter la prolifération des herbes folles de manière écologique, il agit comme désherbant naturel.
    Ce geste est devenu une habitude parisienne, et c'est tant mieux. En effet, ce sont 97 356 sapins qui ont été collectés et recyclés au tout début de 2019, contre 85 000 en 2018. Le nombre de sapins récoltés étant de plus en plus important chaque année, le dispositif a été progressivement élargi : 164 points de collecte ont ainsi été répartis dans tout Paris en 2017-2018, 174 en 2018-2019 et 195 cette année. 
    Parmi tous ces points, retenons-en trois qui concernent nos quartiers :
    • Square Alain Bashung (18e) – 16, rue de Jessaint
    • Square d'Anvers (9e) – 3, place d’Anvers
    • Square Cavaillé-Coll (10e), Place Franz-Liszt

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  • 2020 ! Les vœux d'Action Barbès

    2019 s'en est allée et 2020 est déjà là. C'est donc le moment de formuler nos vœux pour cette année qui n'a que deux jours et qui est encore pleine de promesses. Pleine de promesses électorales, c'est certain, car 2020 c'est une année à élections comme chacun le sait, avec le scrutin des municipales qui se tiendra en mars.

    Pour Action Barbès ce sera l'occasion de présenter aux candidates et aux candidats des idées d'aménagements pour améliorer la vie de nos quartiers lors de la prochaine mandature, à savoir : le réaménagement du carrefour Barbès  (de Guy Patin à la place du Delta) ; une esplanade piétonne pour la gare du Nord ; la révision générale du plan de circulation de la Goutte d'Or ; une diagonale verte pour la Goutte d'Or, l'organisation d'un marché encadré des biffins et une Promenade urbaine piétonnisée le dimanche.

    Nous vous présenterons prochainement ces idées plus en détails sur ce blog. Des idées qu'il conviendra, si elles sont retenues, d'amener dans le débat public le moment venu. Car 2020, souhaitons-le, doit être plus démocratique et la parole des habitants - de tous les habitants - entendue au-delà des urnes. 

    Question déplacements, nous souhaitons que 2020 puisse être pour Paris une année qui soit celle d'une ville favorisant les circulations douces, en continuant les aménagements cyclables, mais surtout en favorisant les déplacements piétons - et donc ceux des personnes à mobilité réduite - qui sont essentiels pour une ville plus humaine et inclusive, mais qui sont malheureusement un peu trop souvent oubliés dans les aménagements urbains.

    Et même si cela semble parfois vain, nous souhaitons que 2020 soit une année plus sûre dans nos quartiers, que les délits et les incivilités, dont la malpropreté, diminuent pour que nos rues soient plus agréables à vivre au quotidien.

    Souhaitons aussi que 2020 soit l'année d'une société plus empathique, bienveillante et solidaire envers les personnes les plus fragiles. 

    Enfin, nous souhaitons à chacune et à chacun une année 2020 pleine de bonheurs, pour soi et pour les siens.

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  • Fêtes de fin d'année : relâche

    Le blog d'Action se met en vacance le temps des fêtes de fin d'année, nous vous retrouvons avec plaisir en 2020 !

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  • Décès de Jacques Bravo, ancien maire du 9e arrondissement

    Le 18 décembre dernier, nous avons appris le décès de Jacques Bravo, ancien maire socialiste du 9e arrondissement, qui avait soutenu chaleureusement la création de notre association, juste après l’arrivée de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris, en 2001, et la sienne dans le 9e.

    Il a toujours répondu présent à chacune de nos sollicitations quel qu'en soit le thème abordé, et favorisé nos rencontres avec les services de la Ville, les responsables de la sécurité ; il a su également nous inclure dans des réunions où se décidait le sort de nos quartiers ou bien quand des améliorations pouvaient être espérées. Jacques Bravo s'est également soumis plusieurs fois à nos questions lors d'entretiens pour ce blog (comme celui-ci en 2006 ou encore celui-là en 2008).

    Nous lui devons une grande reconnaissance pour la réalisation, sous ses auspices, d’un des seuls guides de Conseil de quartier parisien, celui de Trudaine - Rochechouart en 2006.

    Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

    Les obsèques de Jacques Bravo auront lieu le 26 décembre à 9 h 30 à l'église Notre-Dame de Lorette

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    Jacques Bravo dans sa permanence de campagne en 2008

  • Sécurité : retour sur le comité de voisinage du secteur Barbès-Goutte d’or Sud

    Mercredi 11 décembre dernier, se tenait dans les locaux du commissariat central du 18e, rue de Clignancourt, la réunion du comité de voisinage de l’ex-ZSP (zone de sécurité prioritaire) devenue QRR (quartier de reconquête républicaine). Selon la nouvelle formule en vigueur, cette rencontre était consacrée au seul secteur Barbès-Sud Goutte d’or. Etaient présents, outre des représentants de la police, des personnels de la Mairie de Paris et d’arrondissement, ainsi que des associations et des collectifs de riverains. 

    Comme à son habitude, Emmanuelle Oster, la commissaire principale du 18e arrondissement a entamé la réunion en donnant une série de chiffres. Elle a ainsi expliqué que le secteur Barbès-Sud Goutte d’Or présentait "les meilleurs résultats de l’année" de l’ensemble de la QRR. Le nombre de faits constatés sur le secteur est ainsi passé de 2 252 entre janvier et novembre 2018, à 1 499 pour la même période en 2019, soit une baisse de 33 % en un an. Le taux d’élucidation est, lui, en hausse de 9 points à 56 %, contre 47 % l’année dernière. 

    Dans le détail, les atteintes physiques aux personnes sont passées de 423 faits constatés en 2018, à 265 en 2019 (- 37 %), Les atteintes aux biens passent, elles, de 1076 faits constatés à 657 (- 39 %). La commissaire a par ailleurs souligné la régression des violences volontaires (- 7 %) et des vols avec violence (- 53 %), qui passent de 248 faits constatés à 117 sur les onze premiers mois de l’année 2019. Les vols simples sont, eux aussi, en nette baisse avec 219 faits constatés, contre 395 à la même période l’année dernière, soit une baisse de 45 %. Seul indicateur à ne pas baisser, celui des cambriolages, avec 56 faits constatés sur ce secteur, un chiffre stable par rapport à 2018.

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    Emmanuelle Oster a enfin souligné la forte hausse des procès-verbaux dressés en 2019 pour ventes à la sauvette (8 064 PV, + 27 % sur un an) et pour contrefaçons (1 982 PV, + 612 % sur un an). "Ces chiffres ne veulent pas dire que la situation est parfaite et que la délinquance a disparu mais ils montrent que ce secteur a été celui où l’action de la police a été la plus marquée et la plus significative", a conclu la commissaire. 

    La DPSP (direction de la prévention, de la sécurité et de la protection de la Mairie de Paris) a ensuite donné ses propres chiffres pour le secteur Barbès-Goutte d’or. Elle a mis en avant une hausse de 6 % de la verbalisation en matière d'insalubrité entre octobre et novembre 2019, avec 145 PV dressés pour les seules ventes à la sauvette en novembre 2019 (+ 20 % sur un an). 

    Ces chiffres encourageants se sont heurtés à un ressenti des associations et collectifs qui l’était beaucoup moins. Ils ont notamment pointé du doigt la persistance des trafics de cigarettes et de stupéfiants dans le quartier. Sur ce point, Emmanuelle Oster a expliqué que la lutte contre de tels trafics, très installés depuis de nombreuses années dans ce secteur, était un travail long et complexe. “Ce boulot, on le fait. On est dessus”, a-t-elle affirmé, préférant ne pas communiquer en amont sur les opérations à venir. 

    Interrogée par Action Barbès sur l’activité des douanes en matière de démantèlement des trafics, particulièrement de cigarettes, Emmanuelle Oster a confirmé “des opérations conjointes régulières en particulier sur le secteur Barbès”. “On intervient dans la rue avec eux. Ils sont pleinement partie prenante”, a-t-elle commenté.

    Au cours de la réunion, Action Barbès a également interpellé la commissaire sur la relative indifférence des personnels du commissariat de la Goutte d’or à leur environnement immédiat, qu’il s’agisse d’incivilités, de délits routiers ou même de trafic de stupéfiants se déroulant parfois à seulement quelques mètres de l'entrée du commissariat. “Il n’y a pas d’indifférence de nos effectifs”, ont rétorqué les représentants de la police présents, à qui il a également été signalé la parfois trop grande passivité des effectifs de police déployés dans des camions autour de la station Barbès.

    Au cours de la réunion, la problématique dite des "mineurs isolés marocains" a ensuite été très longuement évoquée. La commissaire Oster a précisé que de janvier à novembre, pour tout le 18e arrondissement, 1 714 interpellations de mineurs isolés avaient été relevées, contre 1 652 pour les 11 premiers mois de 2018, soit une hausse de 4 %.

    Madame Oster a ensuite fait un bilan de la mise en œuvre depuis plusieurs mois du partenariat avec les autorités marocaines, voulu par les chefs d’Etat français et marocain. Elle a rappelé que dans le cadre de celui-ci, des agents consulaires marocains s’entretiennent dans le commissariat du 18e avec les supposés “mineurs marocains” interpellés par la police, afin d'établir, notamment via une comparaison des empreintes digitales, s’ils sont marocains ou non, et s’ils sont mineurs ou majeurs. 

    La commissaire Oster a estimé que ce partenariat franco-marocain n’avait pas été "d’une efficacité redoutable" même s’il a permis "d’établir un certain nombre d’éléments", notamment qu'"une grande majorité" des individus interpellés "n’a jamais vu le Maroc de sa vie, mais un peu plus l’Algérie". Dans le détail, la commissaire Oster a précisé que les agents consulaires marocains avaient mené 744 entretiens dans les locaux du commissariat du 18e arrondissement. À l’issue de ces 744 entretiens, 122 personnes ont pu être identifiées, soit un taux d’identification de 16 %. Sur ces 122 personnes identifiées, 110 étaient majeures et 12 mineures.

    Sur les 110 personnes majeures identifiées, 27 d’entre elles, soit 25 %, ont été conduites dans un centre de rétention administrative “en vue d’un retour effectif au pays qui a été exécuté”. Concernant leur sort, la commissaire a précisé que ces mineurs "sont inclus dans le système français de protection des mineurs, système qu’ils rejettent totalement. Ils sont placés dans des foyers d’accueil et dans des structures qu’ils quittent seulement quelques secondes à peine après que le véhicule de police les y a déposés”.

    Interrogée sur les ventes à la sauvette massives se faisant après le marché les mercredis et samedis sous le métro aérien, boulevard de la Chapelle, la DPSP a dit continuer à travailler sur ce problème avec la police via des opérations conjointes les jours de marché. La DPSP a rappelé qu’elle ne pouvait qu’empêcher l’installation des vendeurs à la sauvette mais n’avait pas le pouvoir de saisir ou de détruire la marchandise, ces pouvoirs coercitifs relevant de la police. La commissaire Oster a pour sa part rappelé l’existence et l'action, au sein du commissariat de 18e arrondissement d’une brigade dédiée — la seule de France — à la lutte contre les sauvettes et les contrefaçons.

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  • La Ville rêvée des enfants

    C'est le retour de l'exposition des maquettes de la "Ville rêvée des enfants" à la mairie du 10e. Et c'est toujours un plaisir de découvrir comment nos enfants projètent leurs rêves dans l'espace public de demain. Une belle occasion de se laisser entrainer dans une vision de la ville du futur, pas toujours réaliste bien évidemment, mais toujours pleine d'idées et de poésie.

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    Photographies @philojuillet

    Imaginé et conçu en 2016 par les architectes Thomas Corbasson et Samuel Delmas, la "Ville rêvée des enfants" est un projet piloté depuis 2018 par l'architecte Emmanuel Leroy, administrateur de la Maison de l’architecture Île-de-France. Ce projet est une action de pédagogie active, destinée aux écoliers de 4 à 10 ans (plus de 1 700 élèves de maternelle et de primaire du 10e !).

    L'exposition est visible depuis le 12 décembre et le sera jusqu'au 11 janvier 2020, dans le grand hall de la mairie du 10e (entrée libre et gratuite).

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    C'est où ?

    Mairie du 10e, grand hall, 72 rue du Faubourg Saint-Martin

    C'est quand ?

    Du jeudi 12 décembre 2019 au samedi 11 janvier 2020

  • "Monstruation", une pièce pour dénoncer les violences faites aux femmes

    La LMP met à l'affiche "Monstruation", un texte coup de poing sur la violence conjugale, écrit et mis en scène par Claire Bosse-Platière, avec Paul Delbreil, Elisa Habibi et Laurette Tessier sur scène.

    Monstruation est une pièce qui raconte la lente transformation en monstres, d’un homme, d’une femme et de son amie.

    Ces trois personnages deviennent les figures de nos tragédies contemporaines. Ils donnent voix à l’indicible, tentent de comprendre l’incompréhensible, de regarder en face l’insoutenable.

    « J’ai toujours voulu faire bien, m’aimer. M’aimer je n’ai jamais su faire »

    Texte et mise en scène Claire Bosse-Platière
    Avec Paul Delbreil, Elisa Habibi et Laurette Tessier
    Scénographie et costumes Charlotte Villermet
    Musique live Victor Pavel
    Avec le soutien de l’École Supérieure d’Art Dramatique de Paris

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    C'est où ?

    Lavoir Moderne Parisien (LMP), 35 rue Léon, Paris 18e

    C'est quand ?

    Du mercredi 18 au dimanche 22 décembre 2019, à 19 h (dimanche, matinée à 15 h)

  • Hania Rani aux Trois Baudets

    La salle de spectacle Les Trois Baudets met à l'affiche la pianiste Hania Rani ce jeudi 19 décembre.

    "La pianiste Hania Rani propose une musique subtile et sensible. Son premier projet solo "Esja" est l’occasion pour elle de s’affirmer dans son propre univers aux mélodies romantiques, sensuelles, rythmiques et atmosphériques, libres mais harmonieuses et hypnotiques."

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    C'est où ?

    Les Trois Baudet, 64 boulevard de Clichy, Paris 18e

    C'est quand ?

    Jeudi 19 décembre 2019, à 20 h