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Circulation & voirie - Page 4

  • Corbillard en goguette sur le bd de Rochechouart...

    Façade nord du lycée Jacques-Decour, boulevard de Rochechouart. Le stationnement du tronçon de ce boulevard sur le 9e arrondissement situé entre la rue Bochart de Saron  et le square d’Anvers est réservé à la montée et la descente des touristes ; il s’agit donc d'un stationnement très ponctuel des autocars. Ce matin-là, il faisait beau, ensoleillé même, ce qui avait eu pour conséquence de rendre gratuit le stationnement résidentiel dans les rues de Paris (22 février). Certains en profitaient. 

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    Il est rare de voir un corbillard en stationnement en ces lieux ! Au-delà du sourire que ce beau bus anthracite rutilant a suscité et de la photo que vous voyez ci-dessus, nous avons eu envie de faire marcher notre imagination. Enquête sur la présence d’un corbillard derrière plusieurs cars de tourisme…. 

    Corbillard… : présence d’une église à proximité ? Non, la plus proche est Saint-Jean de Montmartre, et le service de pompes funèbres aurait eu l’autorisation de stationner sur la place des Abbesses. 

    Corbillard… : enlèvement d’une dépouille à la morgue d’un hôpital…? Non, l’hôpital Lariboisière dispose certes d’une chambre froide mais également d’un stationnement dans l’enceinte de l’hôpital, accessible par le boulevard de La Chapelle. Donc, non.

    En revanche, le défunt peut être encore à son domicile en attendant les services funéraires et le voyage vers sa dernière demeure. Sauf que là, nous sommes derrière le lycée Jacques-Decour, pas de résident, et pas d’accès de ce côté-ci.

    Corbillard…. On ne peut pas imaginer raisonnablement que le défunt ait eu envie de faire un tour à Montmartre avant de rejoindre sa destination ultime, quelle qu'elle soit dans un des trois cimetières montmartrois (Le cimetière du Calvaire ou autre, Saint-Vincent et de Montmartre ou au Père Lachaise).

    Corbillard… Un employé de la Maison Borniol (Pompes funèbres Henri de Borniol http) qui profiterait d’un creux dans son emploi du temps pour faire un tour sur la Butte ? Pourquoi pas ? Ou bien convaincu que la famille du défunt, venue d’une lointaine province française, avait besoin de se changer les idées, il l’aura convaincue de profiter de l’occasion pour une visite dans la capitale… 

    Une heure plus tard, ils visitaient encore. 

     

     

     

  • Le grand n'importe quoi des vélos à Paris

    De temps en temps, nous ouvrons nos colonnes aux adhérents d'Action Barbès qui le souhaitent. L'un d'eux nous a fait part de son grand agacement sur les dysfonctionnements du Vélib version 2018, agacement sans doute partagé par de nombreux utilisateurs au vu des commentaires que l'on peut lire dans la presse et les réseaux sociaux depuis le début de l'année. Ce même adhérent avait pourtant testé et apprécié ce vélo nouvelle génération lors de sa présentation (voir notre article du 2 novembre 2017).

    « Free floating » est le dernier mot à la mode à propos des vélos à Paris. Mais Vélib' 2018 est aussi en bonne position dans la liste. De quoi parlons-nous ?

    Tout d'abord de ces vélos de couleur verte, orange, jaune qui trainent depuis quelques semaines sur les trottoirs de Paris. Vous ne pouvez pas manquer leur style flashy. Avec une application chargée sur votre smartphone et une inscription en ligne en bonne et due forme (une petite caution à payer), vous repérez un vélo et vous le débloquez en utilisant le QR code. Quand vous le déposez, vous le cadenassez sur la roue arrière. Malgré leur belle couleur, les vélos sont rustiques et à dire vrai pas très agréables à utiliser (pas très confortables et à une seule et unique vitesse). Mis à part le vandalisme, la fiabilité du système n'est pas au top. Une fois que vous avez « codé » le vélo pour le débloquer avec votre téléphone, pas sûr que la liaison se fasse via votre opérateur téléphonique et que la roue arrière soit libérée. Mais le plus problématique est ailleurs. Ces vélos en libre service peuvent être pris et surtout déposés n'importe où. Alors, on en trouve partout. Ils viennent s'ajouter aux deux roues motorisées sur les trottoirs les plus larges mais ne se gênent pas non plus pour stationner sur ceux qui sont étroits, très nombreux à Paris. Donc, au risque de passer pour un vieux réac, je dis que c'est l'anarchie des vélos. Personnes handicapées, notamment les mal-voyants, parents avec poussette, personnes âgées, ... tout le monde est content !

    Vélib' 2018, c'est une autre affaire et sans doute beaucoup plus grave. Decaux, c'est Decaux, on peut aimer ou ne pas aimer mais il faut reconnaître que dès son lancement en 2007, Vélib' a assez bien fonctionné. Pour des raisons certainement très valables, la Ville de Paris au sein de Autolib Vélib Métropole a décidé de confier les nouveaux Vélib' au consortium Smoovengo, petite start-up de Montpellier ayant, certes une expérience en vélo en libre service, mais pas dans un périmètre de la taille de Paris Métropole. Fin 2017, les annonces triomphalistes de la Ville de Paris nous promettaient monts et merveilles, on allait voir ce qu'on allait voir à partir du 1er janvier 2018 avec les vélos connectés dernier cri dont certains à assistance électrique. A l'automne, des séances d'essai de ces nouveaux vélos ont été organisées un peu partout et les impressions étaient très bonnes. Il est vrai qu'ils sont agréables.

    Et patatras ! Voilà que les nouvelles stations ne sont pas prêtes et que la quantité de vélos promise n'est pas au rendez-vous (300 au lieu de 1000 disent les mauvaises langues. Est-ce vrai?). Les habitués de Vélib' sont en manque. On passe sur les bugs du site Internet ou de l'appli, on peut passer aussi sur le fait que Smoovengo n'a pas envoyé systématiquement aux abonnés la nouvelle carte, on peut aussi comprendre que le nombre de stations en service soit inférieur à ce qui était prévu initialement tant les travaux à réaliser sont importants. Mais des doutes sur le système lui-même apparaissent. Le boîtier embarqué sur les vélos permettant de se connecter à la borne et d'ainsi le libérer ne semble pas toujours fonctionner car justement, il n'arrive pas à se connecter à la borne. Et combien de stations sensées être en service ne fonctionnent pas ? Une information parue cette semaine sur Internet et qui demande à être vérifiée donne la clé du mystère : les bornes ne seraient pas branchées sur le réseau électrique mais fonctionneraient avec une batterie. Une fois cette batterie à plat, c'est toute la station qui est hors service. Si cela est la réalité, on va avoir de bonnes raisons de râler.

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    rue de Dunkerque- angle Magenta lundi 12/02 vers 14h, station mais hors service

    C'est tout le vélo qui souffre actuellement à Paris. Le fameux Plan Vélo de l'Hôtel de Ville qui prévoit 15% des déplacements dans la capitale à l'horizon 2020 par ce mode de transport a pris beaucoup de retard. Les difficultés de Vélib' ne vont pas arranger les choses. D'ailleurs, regardez autour de vous, à Paris, des Vélib' vous n'en voyez presque pas.

     

  • ZSP élargie: c'est parti!

    Une très longue réunion menée par le chef de district Jacques Rigon s'est tenue lundi 5 février au commissariat du 20e  dans le cadre de l'opération Barbès Respire (voir notre article du 8 janvier). Adieu Barbès-Chapelle Respire, il faudra désormais écrire ZSP élargie.

    Pour échanger sur les avancées de ce dispositif, les représentants d'associations et de collectifs ne seront désormais plus seuls autour de la table. En effet, pour cette 1ère rencontre de l'année 2018, étaient présents les commissaires des 10e et 18e Damien Vallot et Valérie Goetz, un représentant du cabinet du préfet, des policiers chargés des cellules d'écoute mises en place récemment. Et côté ville, S. Bribard élu du 10e, A. Thini-Villerel chargé de mission au cabinet du maire du 18e, C. Bourguet du cabinet de Colombe Brossel et C. Lever-Matraja responsable de la DPSP 18e.

    L'association Vivre Gare du Nord et Est et le collectif Tranquillité Myrha ont désormais rejoint SOS La Chapelle, Demain La Chapelle, le Collectif Barbès, La Vie Dejean et Action Barbès autour de la table.

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  • Réaménagement de la rue de Clignancourt: bientôt une réunion publique

    Dans un précédent article, en avril, nous vous avions fait part de l'avancement du projet de réaménagement de la rue de Clignancourt entre le boulevard de Rochechouart et la rue Christiani.
    Une récente réunion organisée fin janvier 2018 à la Mairie du 18e, à laquelle nous participions, a permis de faire le point. Notons qu'en raison des nombreux projets du Budget participatif, le calendrier initialement envisagé lors de la réunion de mars 2017 (concertation prévue en septembre 2017) a été décalé.

    La mairie a confirmé que le projet, inscrit dans les engagements de la mandature, serait bien réalisé avant 2020. Il a ainsi été inscrit avec une enveloppe d'environ 600 000€ au budget 2018, voté en décembre 2017. Les travaux estimés à 4 mois devraient se terminer fin 2018-début 2019 : c'est l'objectif. 

    La mairie envisage d'organiser une réunion publique en avril 2018 pour présenter le projet et recueillir l'avis des riverains. Afin de tenir le calendrier, la mairie devrait présenter une proposition relativement poussée, avec uniquement quelques adaptations possibles ou ponctuelles. Cette présentation s’inscrirait dans le cycle de réunions relatives aux projets d'aménagements de l'arrondissement : place jules Joffrin en début d'année et aménagement de la rue Marcadet, au printemps.

    Une réunion en avril prochain devrait offrir l'occasion aux habitants de donner leur avis, car, à ce stade, les propositions présentées seront plus affinées, et ne supporteront vraisemblablement que des adaptations à la marge. On est là dans le cycle des concertations sur les aménagements de l'arrondissement, telle la place Jules Joffrin en début d'année, et la rue Marcadet dès le printemps. 

     

    Quel aménagement pour la rue de Clignancourt?

    Sur les deux solutions pressenties (avec ou sans séparateur physique pour le couloir de bus), l’approfondissement des études a conduit les services de la voirie à privilégier la solution sans séparateur (seul un marquage au sol pour matérialiser le couloir de bus ouvert aux vélos). Cette solution a pour avantage de permettre d'élargir au maximum le trottoir Ouest, d'aménager côté Est une semi-zone de livraison devant le magasin Leader Price (dont l'accès serait plus compliqué avec séparateur) et d'avoir un bilan de places de stationnement plus favorable, comprenant notamment un grand nombre d'aires de livraison. Soulignons en effet que la solution avec séparateur entrainait côté Ouest des réductions de trottoir par rapport à la situation actuelle.

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    De notre point de vue, un des points qui pouvait nous conduire à militer pour un séparateur physique était l'irrespect fréquent du couloir de bus et le stationnement illégal quasiment permanent sur ce tronçon de rue. Nous avons l'espoir que les choses changent avec la mise en œuvre récente de la réforme du statut de la Ville de Paris, et le transfert à cette dernière du contrôle et de la verbalisation du stationnement gênant (lire notre article sur le sujet).

    Lors de la réunion, il est apparu essentiel d'approfondir certains points :
    - traitement en plateau piétonnier des rues perpendiculaires qui débouchent dans la rue de Clignancourt. A minima, au débouché de la rue André del Sarte où se trouve l'école maternelle.
    - végétalisation. Comme il n'est pas possible de planter des arbres, il est prévu des jardinières avec arbres ou arbustes. Afin d'assurer la qualité dans le temps de ces plantations, nous demandons à la Direction des espaces verts son engagement au niveau de l'installation et de l'entretien, comme pour les jardinières de la placette Charbonnière. 
    - potelets. Pour le trottoir est (qui ne sera pas agrandi), une solution pour augmenter la place disponible pour les piétons serait de supprimer les potelets. De son expérience, la mairie du 18e est peu favorable à une telle proposition. 
    - possibilité de limiter la vitesse à 30 Km/h, en lien avec les exigences du commissariat du 18e de ne pas avoir de difficultés à rejoindre ses locaux situés au 79 rue de Clignancourt (en particulier refus du commissariat de réaliser un aménagement de type zone 30)


    La réunion à venir devrait ainsi présenter principalement le projet d'aménagement sans séparateur physique de la voie de bus. Nous essaierons bien évidemment d'y être !

  • Secteur Dejean-Château Rouge, suite de la concertation

    Dans un précédent article "Château Rouge ça bouge", nous avons évoqué l'opération menée par la ville de Paris pour pacifier les usages de l'espace public dans le secteur Dejean-Château Rouge et en particulier la réunion d'information du 11 janvier dernier. À la suite de cette réunion, l'agence Ville Ouverte, mandatée par la ville pour mener avec l'Équipe de Développement Local (EDL) la concertation avec les riverains, commerçants et associations locales, a entrepris d'organiser des rencontres dans les rues du quartier puis des réunions d'habitants afin de recueillir les idées et les propositions sur les actions à mener dans le secteur. Nous avons participé à une de ces réunions le 1er février et avons élaboré une série de propositions écrites à cet effet. 

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    Mardi 6 février, une nouvelle réunion s'est tenue au collège Georges Clemenceau, rue des Poissonniers. Animée par Ville Ouverte, cette rencontre a rassemblé des représentants du cabinet d'Anne Hidalgo et de la mairie du 18e arrondissement, la commissaire du 18e arrondissement Valérie Goetz, les services de la ville concernés (propreté, sécurité, voirie...), l'EDL, des commerçants, des habitants et des associations locales.

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    Il a d'abord été présenté 49 propositions qui synthétisent les idées formulées durant la phase de consultation, des propositions aussi diverses que l'installation de stations Trilib, la limitation des horaires de livraison ou encore l'ouverture d'un lieu culturel dans le quartier. Ces propositions ont été regroupées en cinq groupes thématiques : propreté, apaisement, partage, embellissement et fonctionnalité. Dans un premier temps, chaque participant a indiqué la proposition qu'il préfère dans chacun des thèmes. Les participants se sont ensuite répartis en groupes par thématique, réunissant habitants, commerçants et pouvoirs publics afin de discuter prioritairement des propositions ayant réuni une majorité d'avis favorables. Ces discussions ont permis de débattre des différentes propositions et d'en préciser les modalités de mise en oeuvre. Pour finir, chaque groupe a présenté à la salle les conclusions des échanges. Les participants ont relativement joué le jeu, provoquant des discussions inédites et intéressantes entre commerçants et habitants, même si ces derniers ont souligné que leur participation ne devait pas être comprise comme un blanc-seing donné aux pouvoirs publics ; pour beaucoup d'habitants, mais aussi de commerçants, la prudence reste de mise.

    Les idées retenues et leur mise en oeuvre seront prochainement annoncées lors d'une réunion publique, nous ne manquerons pas de tenir informés les lecteurs de ce blog. 

  • Conseil de quartier Louis Blanc Aqueduc

    Nous suivons toujours avec intérêt les conseils de quartier voisins car de nombreux sujets nous concernent. A commencer par la Promenade urbaine. L'équipe d'animation a choisi de faire le point sur les projets du quartier Louis Blanc Aqueduc: le devenir de la caserne Château Landon,

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    la pergola végétalisée de la Gare de l'Est (rue du faubourg St Martin le long des voies ferrées jusqu'à Château Landon),

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    la transformation de la place Jan Karski (voir notre article du 3 mars 2017) et le Réseau Express Vélo (REV) un peu à la peine et que nous évoquions dans notre article du 23 janvier.

     

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  • Château Rouge, ça bouge...

    Le 11 janvier dernier, se tenait à l'Institut des Cultures d'Islam rue Léon une réunion organisée à l'initiative de l'Hôtel de ville sur les problématiques rencontrées sur le secteur Dejean-Château Rouge. Cette rencontre, qui fait suite à celle de décembre dernier en présence d’Anne Hidalgo,  a réuni des représentants du cabinet de la maire de Paris, Michel Neyreneuf et Sandrine Mees (conseillers du 18e), les services de la ville (Direction de la Prévention, de la Sécurité et de la Protection -DPSP-, Services de propreté et de la voirie, Équipe de Développement Local), l'agence Ville Ouverte, des représentants associatifs (La Vie Dejean, Action Barbès) et quelques habitants.

    Dans un premier temps, la parole a été donnée aux représentants de l'Hôtel de ville pour présenter la méthode et le calendrier de l'opération de reconquête de l'espace public sur le secteur Dejean-Château Rouge. L'idée est faire travailler assez rapidement et de concert l'ensemble des services de la ville concernés, en concertation avec les commerçants, les associations et les habitants du secteur. La mise en œuvre de cette approche participative est pilotée par une agence de concertation « Ville Ouverte » (ville-ouverte.com) avec l'appui de l'Équipe de Développement Local (EDL). Pour sa part, L’EDL mène des rencontres avec les commerçants ; une première rencontre a eu lieu le 14 décembre dernier mais pour un secteur limité à la rue Dejean pour l’instant. Des groupes thématiques doivent se mettre en place avec les associations et habitants pour faire émerger des propositions. L’ensemble de ces groupes et les commerçants vont se rencontrer le 6 février prochain pour faire remonter les premières actions /aménagements à mener. Une nouvelle réunion avec Anne Hidalgo est prévue mi-février. L'Hôtel de ville souligne que, dès à présent, un effort est mené par la DPSP notamment avec l’arrivée des nouveaux effectifs. Des aménagements seront assez vite entrepris, par exemple avec l'implantation de bacs végétalisés et il est proposé que ces plantations soient aménagées avec la participation des habitants. Nous avons souligné qu'il faut veiller à ce que l’entretien et le nettoyage soient réguliers pour ne pas donner un sentiment d’abandon, et l’expérience montre que s’il est nécessaire que l’entretien soit régulier pour que cela fonctionne, on ne peut pas se reposer uniquement sur les particuliers pour l'assurer.

    Dans un second temps, la parole a été donnée aux associations et habitants pour une série de remarques et de questions. Les premières remarques ont d'emblée pointé la sous représentation des associations et des habitants (seulement 7 personnes sur la trentaine présente à la réunion), il est répondu que la rapidité d'organisation de cette réunion n'a pas permis de faire venir plus de personnes mais que Ville Ouverte va élargir la base d'habitants consultés, notamment par une présence sur l’espace public pour prendre des contacts directement avec les riverains. Les habitants et commerçants du secteur intéressés à participer à cette concertation sont invités à prendre contact avec l'agence Ville Ouverte en envoyant un mail à cette adresse : tousmobilises@chateaurouge.info

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    Les habitants ont dit leur lassitude de voir défiler les expérimentations et les interventions de la ville depuis des années sans qu’une amélioration se fasse réellement sentir. Beaucoup de remarques ont porté sur les difficultés de la vie au quotidien pour les habitants de ce secteur. Il a été soulevé la question des commerçants dont la plupart de la clientèle vient de l'extérieur du quartier et du peu d'intérêt qu'ils portent à la qualité de vie du quartier ; des riverains ont évoqué la complicité active de certains commerçants avec les vendeurs à la sauvette ; beaucoup se demandent comment travailler avec eux. Il a été également rappelé que lors de la dernière tentative de réaménagement de la rue Dejean, les commerçants avaient fait preuve d’une opposition farouche à tout changement, défendant leur pré carré.

    Du côté sécurité, il a été demandé que le champ d'action de la Direction de la Prévention, de la Sécurité et de la Protection (DPSP) soit plus étendu dans le temps, le soir et le week-end en particulier. La DPSP et la préfecture travailleront en ce sens et de concert a répondu la ville. Plusieurs habitants s'inquiètent du développement de la prostitution de rue, de jour comme de nuit, qui entraîne beaucoup d’intrusions et d'effractions dans les immeubles et les parkings. Ils ont rappelé qu’il faut agir avant tout sur les réseaux qui organisent cette activité et "tiennent" les rues. Plus généralement, les habitants ont donc demandé de faire appliquer la loi, plutôt que de chercher de nouvelles méthodes. Une demande entendue par les élus : "il est important et nécessaire de faire respecter la loi mais il faut aussi agir sur d’autres leviers pour faire perdre les vieilles habitudes".

    Michel Neyreneuf est intervenu pour demander que l’on précise le secteur concerné et a proposé un élargissement du périmètre qui pourrait descendre jusqu'à la rue Marcadet.

    Des habitants ont également proposé que soient menées des actions positives afin de montrer ce qui va bien dans le quartier ; les habitants veulent aussi une meilleure image de leur quartier.

    La position d'Action Barbès

    Nous avons rappelé que le secteur de Château Rouge est un centre d’attractivité commerciale à vocation régionale mais totalement sous-dimensionné pour absorber une partie de l'activité commerciale qui s'y développe, celle du commerce de gros et demi-gros. Les locaux sont souvent trop petits pour l’activité de gros et demi-gros qu’ils abritent et les rues saturées de véhicules de clients, notamment le week-end. Le projet du "Marché des Cinq continents" étant tombé dans l’oubli, cette activité ne sera pas déplacée et il faut donc aborder l’amélioration du cadre de vie du quartier en intégrant cette problématique. Si le commerce est libre, il faut aussi savoir le réguler et en l'occurrence ne pas favoriser ici le développement du commerce de gros. Restreindre l’accès automobile qui participe aux nuisances subies (stationnement anarchique, en double-file ou sur les passages piétons, pour chargement…) est une piste à renforcer sachant que le quartier est très bien desservi par les transports en commun. Au-delà du bien être des riverains, c’est aussi un pas vers le respect des accords de Paris sur le climat. Et un autre pas dans ceux d’Anne Hidalgo pour améliorer l’air que respirent les Parisiens. Il faut aussi être ferme avec les commerçants quant à l’usage qu’ils font de l’espace public : des containers de poubelle et des palettes de produits sont entreposés à longueur de journée sur les trottoirs considérés comme des annexes de boutiques trop étroites. L’idée de mettre à disposition des compacteurs de cartons pour les professionnels, idée qui a été évoquée lors de la première réunion, nous semble contre-productive. En effet,  si un commerçant veut établir une activité de gros, il est dans son bon droit, mais c’est à lui seul de veiller à trouver un local adéquat avec un local poubelles suffisant et correspondant aux besoins de son activité, et non à la ville de pallier ces manques. Il ne s'agit évidemment pas de transformer Château Rouge, de changer son identité à laquelle les habitants sont très attachés, mais de pouvoir y vivre et y circuler comme dans n'importe quel autre quartier de Paris.

  • Des changements dans le contrôle du stationnement automobile

    Dès l'été 2016, il était question de la privatisation du contrôle du stationnement dans le cadre du projet de réforme du statut de la Ville de Paris. Les pouvoirs de circulation et de police dans la capitale, exercés par la préfecture de police, étaient revendiqués par la municipalité depuis des lustres (loi de modernisation de l'action territoriale et d'affirmation des métropoles). Revenir aux statuts des autres villes de France (hors loi dite PLM), c'était aussi récupérer les quelque 1800 agents de surveillance de la ville (ASP), nos anciennes pervenches et autres diminutifs plus ou moins gentils dont on les avait affublés au cours du temps. Ces personnels étaient financés par la ville mais restaient sous l'autorité du préfet. Dans l'esprit de la maire, ce retour des effectifs de police devait se coupler avec une réorganisation de leur mission, et notamment les dégager du contrôle du stationnement.

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  • Année du vélo: le bilan de Paris en Selle

    2018 sera-t-elle une meilleure année que la précédente pour les cyclistes ? Il faut dire que les choses commencent bien mal avec du retard et des dysfonctionnements pour le nouveau Vélib que nous avions testé (voir notre article du 2 novembre).

    Autre point négatif, le retard important de la mise en place du Plan vélo pour lequel nous avions participé dans le 10e et le 18e aux premières concertations.

    Nous relayons ici la présentation de la conférence de presse de Paris en Selle qui a eu lieu le 9 janvier à La Recyclerie porte de Clignancourt. L'association n'est pas tendre avec la ville mais il faut reconnaitre qu'elle souligne quelques vérités. Elle regrette notamment le manque de concertation en ce qui concerne les aménagements cyclables de la voie Georges Pompidou, les reculs sur le Réseau Express Vélo (REV) avec 21km abandonnés, soit un quart du projet, sans oublier les pistes non satisfaisantes. Elle souligne une communication peu réaliste pour rester correct. N'hésitez pas à en savoir plus en allant sur le site de cette association.

    En ce qui nous concerne, nous serons attentifs lors de la réalisation des pistes cyclables du boulevard de la Chapelle. 

  • Exigeons la culture pour tous

     
    Expression libre .... Un de nos adhérents de longue date a pris la plume pour nous écrire sa détermination, et peut-être aussi une certaine exaspération. Nous vous le livrons tel quel. Ce sera l’occasion éventuellement de vous exprimer dans les commentaires si vous trouvez sa position excessive, ou utopiste. Dites-nous. Ou dites-le lui, c'est ainsi que s'engage le dialogue. 
     

    Dans le projet de promenade urbaine qui nous occupe depuis plusieurs années — je fais partie des adhérents de la première heure en 2001 —, précisément depuis l'automne 2013, nous avons souvent cherché quelles étaient les marges d'intégration de la culture au coeur du dossier. La culture doit conquérir sa place et son espace, partout dans Paris. Le 104 et le centre Barbabra montrent que c'est possible, les quais de Loire et de Seine avec leurs salles de cinéma MK2 aussi. Et d’autres. Les abords de la Rotonde, haut lieu du trafic de crack au début des années 2000, ont bien changé au fil du temps. 

    Ce n'est pas sans peine que votre lecture critique de la démarche de l'atelier d'architecture autogéré (AAA) a permis de renouer des contacts avec les acteurs culturels de l'axe Barbès-Stalingrad, et de, semble-t-il, raviver la demande culturelle auprès de l’Hôtel de Ville. Bien que cet itinéraire traverse des quartiers populaires, il me semblait légitime qu'on y privilégiât un accès plus direct à la culture. Ou faudrait-il dire, PARCE QUE ce parcours traverse des quartiers populaires.... oui, justement. C'est bien le sens de votre action actuelle et de nos actions anciennes quand il fallait défendre la réouverture du Louxor à Barbès. Nous manifestions en nombre à l’époque devant les portes condamnées du cinéma, devant ses mosaïques couvertes d'affiches.

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  • Voirie : les ratés de l'application "DansMaRue"

    La ville de Paris s'appuie énormément sur les Parisiennes et les Parisiens pour signaler les dysfonctionnements dans l'espace public (dégradations, malpropreté...) à l'attention des services municipaux compétents. L'application DansMaRue est censée permettre de signaler ces dysfonctionnements et de recevoir ensuite la confirmation du traitement de l'anomalie par les services municipaux si on le désire. Mais si cela fonctionne plus ou moins bien pour les questions de propreté, force est de constater que pour les problèmes liées à la voirie, notamment dans le 18e arrondissement, son fonctionnement est loin d'être satisfaisant.

    En effet, de nombreux adhérents d'Action Barbès utilisent régulièrement l'application DansMaRue et font le constat de dysfonctionnements quant au traitement des problèmes signalés par le biais de l'application municipale. Ces problèmes sont d'ordre divers : délais très longs, interventions non-effectuées ou inappropriées. Deux exemples assez parlants permettent d'illustrer ce constat.

     

    Des potelets rue de Panama

    Au début de la rue de Panama se situe un passage piéton avec ses habituels potelets pour le sanctuariser. Mais au droit du numéro 1 de la rue, les deux potelets sont systématiquement arrachés par un commerçant voisin qui s'aménage ainsi un espace de livraison sur le trottoir qui longe son commerce. Les remplacements de potelets sont légion à cet endroit (rappelons qu'un potelet coûte la modique somme de 150€ !), mais le dernier signalement sur ces potelets a donné lieu à un traitement pour le moins particulier.

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    Car après avoir signalé une énième dégradation des potelets, l'utilisateur de DansMaRue s'est vu notifié ce message habituel qui indique le traitement du problème signalé :

    "L'anomalie A2017J9477 concernant la dégradation d'un potelet, d'une barrière ou d'un garde-corps au 1 Rue de Panama 75018 Paris-18E-Arrondissement a été prise en charge.

    Les actions correctrices appropriées ont été mises en œuvre.

    Les équipes de la Ville de Paris en charge de l'application DansMaRue vous remercient de votre participation à l’amélioration de la qualité de l’environnement urbain."

    Or, si on se rend compte sur place que des agents sont bien intervenus, ce n'est pas pour remettre des potelets en place et ainsi assurer la sécurité des piétons, mais pour tout simplement reboucher les trous laissés béants lors du dernier arrachage. Alors soit ce rebouchage est temporaire en attendant enfin un dispositif qui résiste aux assauts de l'indélicat commerçant et alors le message envoyé est inadéquat, soit cela est considéré comme une "action correctrice appropriée" et montre l'abdication de la ville face à ce vandalisme répété, mais dans les deux cas la réponse n'est à l'évidence pas du tout satisfaisante.

     

    Le panneau qui ne veut pas tourner

    Un autre exemple se situe à deux pas de la rue de Panama, à l'angle des rues Affre et Myrha. La rue Affre est en sens unique et il n'est pas possible d'y accéder depuis la rue Myrha. À cet effet, un panneau de sens interdit est disposé à l'angle des rues Affre et Myrha pour signifier cette interdiction aux automobilistes venant de la rue Myrha. Ce panneau situé à une hauteur d'environ trois mètres est normalement orienté légèrement de biais pour permettre aux automobilistes de bien le voir, mais il a été pivoté depuis plus d'un an et se trouve désormais perpendiculaire à la rue Myrha ce qui le rend très difficilement visible depuis une voiture. En conséquence, de nombreux véhicules empruntent dangereusement la rue Affre à contre-sens en toute bonne foi.

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    L'action à mener pour remédier à ce problème semble simple : dévisser les supports du panneau, le réorienter afin qu'il soit visible des conducteurs et resserrer les écrous. Mais visiblement elle n'est pas simple pour les services de la ville. Après avoir été signalée à maintes reprises, cette anomalie n'a finalement jamais été traitée. Pire encore, il a été envoyé des messages qui prétendent que l'anomalie a été traitée alors que manifestement le panneau n'a toujours pas été réorienté de manière correcte et donc tous les jours des véhicules empruntent la rue Affre à contre-sens. 

    Ces deux exemples ne sont que l'illustration de problèmes récurrents et il serait bon que la ville s'inquiète de savoir d'où viennent ces dysfonctionnements, du service de la voirie ou de l'application elle-même, car si de nombreux Parisiens veulent bien jouer le jeu des signalements, las, ils risquent de bien vite se décourager si leurs signalements ne sont pas suivis d'actions appropriées et dans des délais raisonnables.

  • Allez, un effort pour les derniers sapins....

    Nous vous en parlions déjà, dès le 3 janvier, ici-même. Et pourtant, depuis Noël, les sapins plus ou moins morts et décatis, ne cessent d'occuper nos trottoirs de-ci de-là, entravant le cheminement tranquille des piétons, et représentant autant d'embûches pour les mal-voyants ou les poussettes d'enfants. 

    Alors que depuis plusieurs années, la Mairie de Paris met à disposition des Parisiens des points de collecte où déposer les arbres de Noël passés de mode en janvier.... Il faut savoir qu'en agissant ainsi vous faites un acte écologique, car ces sapins sont broyés et réutilisés dans les espaces verts de la capitale. Sans compter, qu'abandonner votre sapin sur le trottoir est interdit et qu'il peut vous en coûter 68 euros. 

    164 points de collecte sont cette année répartis dans tout Paris, dont plusieurs dans nos quartiers (voir la carte ci-dessous) ! A noter que les sapins peuvent être déposés aux horaires d'ouverture indiqués pour chaque point, et doivent être parfaitement "nus", à savoir sans sac, décoration, flocage ni peinture. Pour ceux qui tarderaient à ranger les décorations dans leurs petites boites au fond du placard, les sapins peuvent être déposés jusqu'au 28 janvier. Vous savez ce qu'il vous reste à faire... 

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