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  • La Goutte d'Or a changé de plan de circulation

    Depuis bientôt vingt ans, Action Barbès est très attentive à la vie de nos quartiers sous ses nombreux aspects (aménagement urbain, déplacements, commerces, sécurité, végétalisation, patrimoine, culture...), et cette expertise acquise au cours de ces années nous donne une vision assez précise des problématiques de ces territoires mais également une vision plus globale, à l'échelle des quartiers. C'est ce qui nous permis de constater les problèmes inhérents à la circulation dans la Goutte d'Or et nous a amené à demander la révision du plan de circulation (voir notre article complet sur cette demande : "Pour une révision du plan de circulation de la Goutte d'Or"). 

    Le problème de l'arrivée massive de véhicules le week-end sur Château-Rouge ayant été partiellement résolu par l'élargissement du secteur de l'opération "Paris respire" le samedi, il restait le problème rencontré au quotidien causé par la circulation de transit qui encombrait inutilement et dangereusement les rues étroites de la Goutte d'Or. Des itinéraires "malins" que nous dénoncions dès 2015, auquel il fallait remédier, et pour ce faire seul un changement du plan de circulation du quartier pouvait faire évoluer positivement les choses.

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    Les itinéraires de transit (2015)

    Depuis, l'association de cyclistes Paris En Selle nous a rejoints dans cette demande de révision en proposant des aménagements concrets. D'autres éléments montrent que cette attente est partagée par les habitants du quartier, comme le projet lauréat du Budget participatif de 2017 qui demande un réaménagement du pourtour de l'église Saint-Bernard en zone de rencontre (non réalisé), ou encore cette pétition à l'initiative d'habitants demandant la piétonnisation de la rue Myrha qui a connu un grand succès ces derniers mois. Enfin, rappelons que, selon l'INSEE, seulement entre 19,1 % et 24,94 % des foyers du quartier possèdent un véhicule.

    Cette demande de changement de plan de circulation du quartier a donc finalement été entendue par les élus. La décision a été prise et mise en oeuvre très rapidement après les dernières élections municipales. Une réunion d'information s'est tenue le 22 juillet dernier pour une mise en œuvre du changement le 30 juillet suivant ! Lors de cette réunion, à l'assistance nombreuse malgré le déficit de communication de la mairie, si globalement le changement de plan de circulation a été bien accueilli par les habitants,  en revanche, l'absence de concertation préalable a été pointée du doigt par nombre d'entre eux. La mairie du 18e a précisé que ce plan n'est pas définitif et que des changements pourraient être apportés au regard de l'expérience sur le terrain. Une réunion publique devrait se tenir courant novembre pour faire le point sur ce dossier.

    Sans attendre novembre, nous avons fait part de nos observations à la mairie du 18e, et nous lui avons notamment demandé, par l'intermédiaire de son nouvel adjoint à la sécurité, Kévin Havet, l'implantation de panneaux de signalisation supplémentaires à plusieurs carrefours problématiques pour faciliter la compréhension des nouveaux sens de circulation pour les automobilistes. Cela a été fait très rapidement, espérons que cette réactivité perdure tout au long de cette nouvelle mandature.

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    Il faudra évidemment attendre pour voir les effets durables dans les semaines qui viennent, quand la circulation aura repris son flux habituel et que les systèmes de GPS auront été mis à jour. Mais d'emblée, passés les premiers jours de confusion après la mise en place du nouveau plan de circulation, le mois d'août a montré des premiers effets positifs, avec une diminution notable de la circulation et une réduction de la vitesse moyenne des véhicules, rendant les déplacements piétons et cyclistes beaucoup plus faciles et sûrs. Par exemple, sans les véhicules en transit, la circulation automobile rue Myrha s'est raréfiée au point que les piétons — très nombreux dans cette artère commerçante — ont vite investi la chaussée, lui donnant un air de rue piétonne très agréable. Mais il faudra réfléchir à améliorer certains points, comme les flux automobiles passant par les rues de Panama, de Suez et Laghouat.

     

    Rues aux écoles

    La mairie a profité du changement de plan de circulation pour déployer les aménagements dans le cadre des "Rues aux écoles", un plan qui prévoit de piétonniser des portions de rue devant les établissements scolaires parisiens. C'est donc le cas devant les écoles de la rue Cavé, de la rue Saint-Luc et de la rue Émile Duployé. La rue Richomme est, elle, déjà devenue piétonne, comme les lecteurs de ce blog le savent.

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    Signalisation et marquage au sol devant l'école de la rue Cavé

     

    Les changements

    Plusieurs rues changent donc de sens de circulation. L'idée générale étant de maintenir l'accès à l'ensemble du quartier, pour qui a quelque chose à y faire (desserte locale, livraisons, taxis...), tout en empêchant une traversée pour éviter les grands axes. Quelques petits tronçons deviennent piétons, dont certains dans le cadre des Rues aux écoles précédemment évoquées.

    Voilà la liste des rues dont le sens est inversé :

    - rue Doudeauville, entre la rue Marx-Dormoy et la rue Stephenson ;

    - rue des Gardes, entre la rue Myrha et la rue de la Goutte d'Or ;

    - rue Léon, entre la rue Doudeauville et la rue Laghouat ;

    - rue Marcadet, entre la rue des Poissonniers et le boulevard Barbès ;

    - rue Myrha, entre la rue Affre et la rue Léon ;

    - rue des Poissonniers, entre la rue Myrha et la rue Polonceau ;

    - rue Saint-Jérôme.

    Les rues qui deviennent piétonnes :

    - rue Cavé, entre la rue Affre et la rue Saint-Jérôme, et entre la rue Léon et la rue des Gardes ;

    - rue Émile Duployé ;

    - rue Saint-Luc, entre la rue Polonceau et la rue Saint-Bruno ;

    - rue Saint-Mathieu, entre la rue Stephenson et la rue Affre.

    Il est à noter que les rues au sud du quartier (Goutte d'Or, Charbonnière, de Chartres, des Islettes) ne sont pas concernées, la rue de la Goutte d'Or abritant un commissariat, un changement de sens de circulation ici demande l'aval de la Préfecture, qui ne l'a donc pas donné. 

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    La rue Stephenson respire

    Une des — heureuses — conséquences du changement de plan de circulation, la zone "Paris respire" Goutte d'Or-Château Rouge s'agrandit un peu, avec des nouvelles limites mises en place samedi dernier, le 29 août. Comme nous le demandions depuis plusieurs mois (voir notre article de février dernier) avec de nombreux riverains, la rue Stephenson fait enfin partie du périmètre de la zone Paris respire et ses habitants bénéficient à présent — enfin — d'un peu de tranquillité le samedi. De plus, le bus 302 qui passe par cette rue verra ses horaires mieux respectés ce jour-là. Entrent également dans le périmètre, le début de la rue Affre (entre la rue de Jessaint et la rue Saint-Bruno), tout comme la rue Polonceau, la rue Saint-Bruno, la rue Pierre l'Ermite, le début de la rue des Poissonniers (entre le boulevard Barbès et la rue Myrha), la rue Myrha (entre la rue des Poissonniers et le boulevard Barbès), ou encore la rue Jean-François Lépine.

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    Nouveau point de contrôle de Paris respire boulevard Barbès, au début de la rue des Poissonniers

  • Commerce et étalage : est-ce bien raisonnable ?

    Il est admis que la circulation des piétons est difficile sur les trottoirs du boulevard Barbès, au point que les cyclistes ont des  craintes à emprunter les pistes cyclables, situées sur les trottoirs, sauf à l'approche du carrefour. Mais conscients de cette fréquentation intense et des foules importantes qui circulent sur le boulevard Barbès, les pouvoirs publics — mairie et préfecture — ne devraient-ils pas attacher un soin particulier à réduire, voire interdire totalement les étalages qui empiètent sur l'espace public ? 

    C'était un engagement de l'ancien maire du 18e et sa mise en oeuvre réelle lors de la rénovation du boulevard. Pourquoi a-t-on laissé les étalages revenir ? Pourquoi a-t-on laissé faire les mauvaises habitudes ? 

    Voici deux photos récentes qui témoignent de ces faits regrettables.

    - la boutique Toto qui a fermé il y a quelques mois :

    boulevard-barbés

     

    - le même coin de rue : 

    boulevard-barbés

    Nous posons la question aux responsables de la voirie et de l'espace public : quels sont les ressorts de la politique de la ville qui expliquent cette tolérance vis-à-vis du commerce dans notre quartier ? Pourquoi les piétons et les familles — nous avons souvent des commentaires émanant des familles du quartier qui se plaignent des difficultés à circuler à pied, particulièrement avec des jeunes enfants — ne jouissent-ils pas d'une meilleure écoute ? Ce commerce a pourtant été verbalisé deux fois par la brigade des incivilités.

    Nous avons pris un exemple dans le 18e, mais le boulevard Magenta n'est pas en reste, et nous ne comptons plus nos interventions pour réduire la largeur des étalages, simplement, car jamais nous n'avons obtenu que les autorisations soient remises en cause, y compris lors de la rénovation de ce boulevard en 2007.... Et nous vous ferons grâce pour cette fois des ventes à la sauvette qui n'arrangent rien!

  • Le semi-échec du projet de rénovation du Faubourg Poissonnière

    Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage - Nicolas Boileau

     

    paris,vélo,piétons,environnement,arbres,urbanisme,budget-participatifCe conseil formulé par Boileau dans L'Art poétique pourrait s'appliquer à un projet qui hélas n'a pas été retenu dans le cadre du budget participatif : Faubourg Poissonnière : place aux arbres, vélos et piétons. Nous vous l'avons présenté le 21 septembre dernier.

    Le projet était porté par l'association Paris en Selle. Inutile de revenir sur la description du projet mais voici quelques informations qui expliquent le semi-échec du projet.

    Ce dernier était commun aux 9e et 10e arrondissements qui se partageaient à parts égales l'investissement, soit 500 000€ chacun. Il était donc obligatoire que le projet soit voté dans les deux arrondissements. Or seul le 9e l'a retenu ! Voici des explications données par Paris en Selle : ...

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  • Faubourg Poissonnière : place aux arbres, vélos et piétons !

    paris,vélo,piétons,environnement,arbres,urbanisme,budget-participatifLe titre de cet article est emprunté au nom du projet lancé par l'association Paris en Selle que nous avons rencontrée la semaine dernière. De quoi s'agit-il ?

    Nous avons plusieurs fois évoqué le plan vélo pour Paris lancé par l'Hôtel de Ville en 2015, notamment en ce qui concerne le 9e, le 10e et le 18e. Rappelons que les grandes lignes de ce plan sont les suivantes :

    • faire passer le mode de transport vélo de 3% des déplacements en 2014 à 15% en 2020, fin de la mandature actuelle,
    • réduire la vitesse des automobiles dans les petites voies en passant de 50 à 30km/h,
    • mettre en place autant que faire se peut des doubles sens pour les vélos là où il y a des sens uniques pour les voitures,
    • création de grands axes cyclables Nord-Sud et Est-Ouest.

    Vous trouverez tous les détails de ce plan sur la page "Paris se dote d'un plan vélo" de la Ville.

    Dans le cadre du budget participatif version 2016, l'association Paris en Selle s'est lancée dans un pari très audacieux mais aussi très constructif puisqu'il concerne d'abord une voie très chargée et compliquée — surtout à partir de la rue de Maubeuge —, la rue du Faubourg Poissonnière, et ensuite à cheval sur deux arrondissements, les 9e et 10e.

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  • En attente de la grille...

    Les premières ondées de l'automne nous rappellent amèrement que les trottoirs de notre Magenta (nous n'oublions pas les boulevards Barbès ou de la Chapelle, mais qui trop embrasse mal étreint... concentrons-nous sur Magenta.) donc, les pluie drues qui sont tombées en septembre ont déjà transformé en pataugeoire les pieds des arbres de ce boulevard rénové, reconverti, réaménagé, civilisé et... inauguré au printemps 2006, par Bertrand Delanoë.

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    L'équipe municipale de 2001 à 2008 dans le 10e comprenait plusieurs élus Verts qui avaient bien compris l'intérêt de doubler la rangée de platanes vieillissants du boulevard. Allaient de pair l'élargissement des trottoirs et la réduction des chaussées dans les deux sens de manière à limiter le nombre de véhicules. On se souviendra pour être juste avec eux que la précédente municipalité parisienne avait opté pour une autoroute urbaine sur cet axe entrant de Paris et conduisant à la République. En province, on parle souvent de « pénétrante ». La nouvelle option a eu le mérite en effet de réduire le nombre des voitures à défaut de fluidifier la circulation.

    Reste les dommages collatéraux. Comme les cuvettes aux pieds des arbres. Oui ! Encore...

    Devant les plaintes des agents de la Propreté qui dénonçaient leurs conditions de travail, et notamment la difficulté à soulever les grilles de fonte pour nettoyer dessous, il a été décidé de ne pas les reposer. Et pour éviter toute hésitation future, les pieds d'arbres furent délimités par un espace carré. Exit les grilles rondes ! Pourquoi cette décision n'a-t-elle pas été prise ailleurs ? Sans chercher bien loin, les grilles sont bien là autour des arbres de l'avenue Trudaine et même des jeunes arbres plantés en haut de la rue de Rochechouart, de la rue des Martyrs et de la rue de Maubeuge (Paris 9e).

    Mystère... Les agents de la DPE du 9e et du 10e sont pourtant rattachés à la même section territoriale, celle implantée rue du Faubourg Poissonnière.

    Une économie ? Des caisses vides en fin de projet.... ? Ça ne semble pas être vraiment le cas, et à bien y regarder, si un manque de budget a empêché la pose des grilles lors de la rénovation, la réfection à plusieurs reprises des pieds d'arbres du Magenta aura coûté à terme bien plus cher.

    en attente de la grille 2.jpg

    Que pensez-vous, chers lecteurs du blog et habitants du quartier, d'une demande forte pour que les grilles soient rendues à notre Magenta ? Toutes les tentatives de cerclage et de comblement des cuvettes ne donnent rien. Les détritus s'entassent au pied, flottent dans l'eau, pourrissent.... Seuls les mégots passaient à travers la dentelle des grilles. Maintenant le jet de mégot est dénoncé et interdit, voire verbalisé si un inspecteur passe par là. Peut-être avec un peu d'optimiste peut-on penser qu'on s'oriente vers une période de moins de mégots sur les trottoirs et donc sous les grilles des arbres … N'est-il pas temps de réclamer nos grilles dans ces conditions, et même si l'on doit transformer des carrés en cercles !

    Pied d'arbre rue La FAyette.jpg

    Un article de 2012, déjà, traitait du même sujet.... quand on vous dit que la persévérance est la première qualité d'une association de quartier. Quitte à nous répéter, nous continuerons. 

     

  • Gare du Nord : la Ville veut revoir l'intermodalité !

    C'est le bazar! Voilà une phrase qui pourrait résumer la situation actuelle sur le parvis de la Gare du Nord...

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    Depuis l'achèvement fin 2006 des travaux du projet de réaménagement (qui était initialement très alléchant sur le papier), force est de constater que cette zone dite de rencontre n'est pas respectée. Dans une telle zone, le piéton est prioritaire rappelons-le. Les véhicules sont donc censés rouler au pas et ne pas stationner trop longtemps. Les riverains et les usagers conviendront avec nous qu'il n'en est rien.

    Il semble que la Ville de Paris souhaite revoir l'organisation des espaces. Pour cela, elle a fait appel au bureau d'études AREP (sigle pour "Aménagement, Recherche, Pôle d'échanges" et filiale du groupe SNCF, via sa 5e branche Gares & Connexions) dans le cadre de ce projet piloté par le STIF et financé par la Ville.

    C'est par l'intermédiaire d'Elise Fajgeles, adjointe au Maire du 10e chargée des Transports et de l'Aménagement de l'espace public, qu'Action Barbès a été sollicitée par  Gauthier Hitter, architecte urbaniste au sein d'AREP Ville, filiale d'AREP dédiée aux études architecturales et urbaines, pour échanger sur notre perception des abords de la gare. Voici l'essentiel de notre échange.

     

    Quelques mots sur AREP?

    La société AREP a été créée en 1997 et regroupe environ 500 personnes. Nous travaillons plus particulièrement pour des collectivités en France mais également à l'international (pour les gares des villes de Turin, Shanghai, Turin, Wuhan..). Plus près d'ici, nous avons travaillé en 2007 sur la restructuration de la Gare de l'Est dans le cadre de l'arrivée du TGV Est.

     

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    Pourriez-vous nous présenter le cadre de cette étude pour l'amélioration de l'intermodalité aux abords de la Gare du nord?

    Nous sommes dans la phase d’élaboration d’un diagnostic, qui sera suivie d’une phase de programmation et de propositions de pistes d’actions pour une remise d’étude fin février 2014. Dans la première phase, pour bien comprendre le fonctionnement et les dysfonctionnements du dispositif de transports mais aussi des usages urbains, nous rencontrons les différents acteurs présents sur le site. Nous observons ce qui marche mal d'un point de vue urbain et d'un point de vue fonctionnel. Depuis une dizaine d'années, les esprits ont évolué et on a compris (admis?) qu' une place de gare est aussi un lieu de vie, de rencontres. Nous devons  avoir une vision plus globale. On ne peut pas parler de la Gare du Nord sans prendre en compte la future ligne 15, le projet d'aménagement Paris-Nord-Est, le prolongement de la ligne 14 jusqu'à Saint-Denis Pleyel, le tramway T8 prolongé. Ensuite, on décline en fonction des temporalités et des financements. La Ville de Paris relance actuellement une seconde phase de marché sur Paris-Nord-Est. La Direction de l'Urbanisme de la Ville de Paris a une vision stratégique à long terme avec les communes voisines. 

     

    Quels problèmes majeurs avez vous déjà identifiés?

    D'une manière globale, la situation n'est pas satisfaisante. C'est une évidence.

    paris,gare-du-nord,paris-nord,paris-nord-est,circulation,transports,urbanismeTaxis: lors de la restructuration de l'espace autour de la gare, on est parti d'un bon principe d'une circulation aisée rue de Dunkerque le long de la gare. Mais on voit bien qu'au quotidien, les usages ont été détournés, voire non respectés et sont donc différents du projet de départ, avec également de nouveaux usages (comme les VTC - Voitures de Tourisme avec Chauffeurs -). De nombreux taxis, après avoir déposé leurs clients devant le parvis ne retournent pas rue de Maubeuge mais reprennent des passagers quelques mètres plus loin.  La circulation n'est pas facilitée par ces mauvaises pratiques (d'autant que des voitures particulières passent aussi par là). On souffre de la grande proximité du boulevard de Magenta souvent saturé. La Gare du Nord ne bénéficie malheureusement pas d'un espace de respiration comme c'est le cas devant la Gare de l'Est. L'idée serait de reconsulter le PC Lutèce pour voir ce qu'on peut améliorer.

    RATP: La gare routière pour la RATP est un vrai plus. Elle ne bénéficie pas d'une vraie gare routière dans les autres gares. Elle y tient donc. Une réflexion sur la circulation et les arrêts sera sans doute à mener.

     

    Les piétons et les cyclistes ne sont-ils pas oubliés ?

    Bien au contraire. Notre démarche est aussi de reparler des piétons. C'est une réelle préoccupation. D'ailleurs, sur les pôles d'échanges, elle est au cœur de la réflexion.

    paris,gare-du-nord,paris-nord,paris-nord-est,circulation,transports,urbanisme,gare-de-l-estNous n'oublions pas les modes doux comme les vélos. Avec en toile de fond, l'idée de promouvoir les transports collectifs (On étudie la part modale: façon dont les usagers accèdent aux transports collectifs et aux modes doux, i.e. non motorisés et non polluants, comme les vélos etc.). Nous réfléchissons à une vélo-station avec gardiennage et réparations. L'abri-vélos devant l'entrée banlieue est détourné de son objet et pas vraiment utilisé comme parking deux roues non motorisées. Il serait à revoir.

     

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    paris,gare-du-nord,paris-nord,paris-nord-est,circulation,transports,urbanisme,gare-de-l-estIl nous semble indispensable de réfléchir au stationnement des autocars de tourisme, aux porte-huit, à la future restructuration de l'hôpital Lariboisière avec un nouveau bâtiment à l'angle du boulevard de la chapelle.

    Ce sont  des éléments dont je n'avais pas connaissance. Vous faites bien de me les signaler. La partie nord des abords de la gare doit aussi s'inscrire dans la réflexion.

     

    Et la liaison entre les deux gares dont on parle depuis si longtemps?

    paris,gare-du-nord,paris-nord,paris-nord-est,circulation,transports,urbanismeEn 2008 déjà, il y avait eu une étude avec l'APUR. Deux solutions avaient été proposées: une liaison plus technique en sous-sol entre les quais de la Gare de l'Est et l'espace du RER E / Eole (Gare Magenta) et une liaison en surface avec un aménagement sur la rue d'Alsace. Le STIF a récemment lancé un appel d'offres pour une nouvelle étude bipôle Gare de l'Est - Gare du Nord. Notre bureau d'études AREP Ville a postulé. Nous espérons une réponse prochaine positive. On voit bien qu'on est nécessairement dans une dimension plus large.

    La réflexion sur les abords de la Gare de l'Est devrait aussi se faire. Le projet de liaison rapide "CDG Express" est déjà ancien mais devrait finir par émerger. Il peut s'inscrire dans le Grand Paris (avec une remise à plat des transports).

     

    *   *

    Dans le cadre de cet échange fort intéressant, nous avons émis quelques suggestions: pour les motos-taxis, trouver un lieu défini afin d'éviter les stationnements débordants et donc illicites sur les trottoirs. Ce qui éviterait également le racolage devant la sortie de la gare. Rendre la sortie côté Lariboisière, long couloir de béton, plus agréable (éclairage, couleurs, fresques...). Trouver un espace clos pour les chauffeurs de taxis avec toilettes, ce qui éviterait une partie des recoins urinoirs sur la voirie. Travailler avec Vélib' pour un rechargement des stations plus efficaces aux abords de la gare. Imaginer un lien avec le viaduc (métro aérien de la ligne 2).

    Nous avons bien compris qu'il n'est pas question de revenir sur des aménagements récents et coûteux du parvis de la Gare du Nord mais que la situation actuelle doit évoluée positivement. Reste à attendre le rendu de cette étude fin février qui devrait être publique.

    La Gare de l'Est sera également concernée par la suite puisqu’il s'agit d'une étude "bipôle" et pourrait, à ce titre, bénéficier de moyens additionnels pour l'aménagement de ses abords. Nous suivrons cela de près.

  • Les cartes postales ont du succès

    Quel étonnement de voir dans le dernier bulletin de la Préfecture de police (n°287 du 25 septembre 2013) que nous recevons régulièrement une opération cartes postales ! Certes, la PP a d'autres moyens que nous... et le nombre d'exemplaires diffusés n'a rien à voir. 

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    Les cartes postales de la Préfecture ont pour but de sensibiliser les piétons parisiens au fait qu'ils sont très vulnérables, les piétons et également les cyclistes. Depuis la vogue des deux roues, avec ou sans moteur, leur nombre a explosé. Les trottoirs de la capitale peuvent en témoigner le soir et le week end. On ne sait parfois plus où poser un pied... 

    Malheureusement le nombre des accidents mettant en cause les piétons et les cycles a explosé aussi. La Préfecture avait déjà édité il y a de cela quelques temps des dépliants à destination des automobilistes pour souligner la dangerosité des angles morts, des tourner-à-droite quand on coupe une piste cyclable, etc.

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    Pour illustrer ce danger, il faut penser à la traversée de la rue du faubourg Saint-Martin sur le boulevard de Magenta. Piétons et cyclistes n'ont qu'à bien se tenir pour traverser cette rue, tant les automobilistes, après avoir subi le blocage du carrefour Magenta/La Fayette, sont pressés d'en finir et de poursuivre leur chemin. Plus près de Barbès, il faut aussi évoquer la petite placette Paré-Patin. Le passage, en sens unique, qui relie la rue Ambroise-Paré au boulevard de Magenta, était initialement réservé aux véhicules d'urgence, mais depuis une forte protestation des fédérations de taxis, elle leur est ouverte. Ils ne se privaient pas de l'emprunter avant cette autorisation, comme beaucoup d'autres conducteurs de véhicules de toutes sortes. Disons que désormais les taxis peuvent passer en toute tranquillité sans crainte des "PV-surprise". Il serait bon que les piétons puissent eux-aussi passer en toute tranquillité sur le trottoir du boulevard sans risquer de se faire renverser. Sans oublier les cyclistes bien sûr.

    Le bilan de la préfecture fait état d'une amélioration en 2012 mais il convient d'être toujours très vigilant, ajoute-t-elle immédiatement, et elle poursuit ses campagnes en ce sens :

    En filigrane de cet événement, il y a le bilan de la sécurité routière 2012… 
    Paris a effectivement connu en 2012 des évolutions favorables en ce qui concerne les accidents (-3,7%), les blessés (-4,5%), ainsi que les tués (12 vies sauvées, 39 tués contre 51 l'année passée). 50% des victimes de la route à Paris étaient en 2012 des usagers de deux roues motorisés. 24% étaient 
    des piétons. Les cyclistes représentaient 18% des victimes alors que les conducteurs de quatre roues motorisés n'étaient victimes de la route à Paris qu'à hauteur de 8%. Les jeunes de 18-24 ans sont surreprésentés dans les accidents compliqués d’alcoolémie. Alors qu’ils représentent 9% de la population parisienne, ils constituent en moyenne 23% des victimes des accidents avec alcool de la capitale.