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arbres

  • Le semi-échec du projet de rénovation du Faubourg Poissonnière

    Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage - Nicolas Boileau

     

    paris,vélo,piétons,environnement,arbres,urbanisme,budget-participatifCe conseil formulé par Boileau dans L'Art poétique pourrait s'appliquer à un projet qui hélas n'a pas été retenu dans le cadre du budget participatif : Faubourg Poissonnière : place aux arbres, vélos et piétons. Nous vous l'avons présenté le 21 septembre dernier.

    Le projet était porté par l'association Paris en Selle. Inutile de revenir sur la description du projet mais voici quelques informations qui expliquent le semi-échec du projet.

    Ce dernier était commun aux 9e et 10e arrondissements qui se partageaient à parts égales l'investissement, soit 500 000€ chacun. Il était donc obligatoire que le projet soit voté dans les deux arrondissements. Or seul le 9e l'a retenu ! Voici des explications données par Paris en Selle : ...

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  • Un jardin rue Richomme (18e) ?

    Le vote pour choisir les projets financés par le budget participatif 2016 bat son plein, depuis le 16 septembre et jusqu’au 2 octobre. Comme nous l’avons évoqué dans de précédents articles, Action Barbès n’a pas proposé de projet cette année, néanmoins nous en soutenons quelques uns dont celui d’une « Rue-jardin Richomme ». Nous vous proposons donc un aperçu de cette idée soumise par un de nos adhérents.

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    La rue Richomme (Joseph Théodore Richomme est né le 28 mai 1785 à Paris où il est mort le 22 septembre 1849 ; il fut un graveur réputé et obtint notamment le grand Prix de Rome en 1806.) est petite rue calme au cœur de la Goutte d'Or. Elle dessert une école maternelle, une école primaire et pas moins de trois crèches. Le projet d’une rue-jardin Richomme propose de la transformer en espace piétons où écoles, crèches et associations de riverains pourraient bénéficier d'un espace vert et à végétaliser dans un quartier qui en manque cruellement.

    La piétonisation de cette rue, ....

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  • Faubourg Poissonnière : place aux arbres, vélos et piétons !

    paris,vélo,piétons,environnement,arbres,urbanisme,budget-participatifLe titre de cet article est emprunté au nom du projet lancé par l'association Paris en Selle que nous avons rencontrée la semaine dernière. De quoi s'agit-il ?

    Nous avons plusieurs fois évoqué le plan vélo pour Paris lancé par l'Hôtel de Ville en 2015, notamment en ce qui concerne le 9e, le 10e et le 18e. Rappelons que les grandes lignes de ce plan sont les suivantes :

    • faire passer le mode de transport vélo de 3% des déplacements en 2014 à 15% en 2020, fin de la mandature actuelle,
    • réduire la vitesse des automobiles dans les petites voies en passant de 50 à 30km/h,
    • mettre en place autant que faire se peut des doubles sens pour les vélos là où il y a des sens uniques pour les voitures,
    • création de grands axes cyclables Nord-Sud et Est-Ouest.

    Vous trouverez tous les détails de ce plan sur la page "Paris se dote d'un plan vélo" de la Ville.

    Dans le cadre du budget participatif version 2016, l'association Paris en Selle s'est lancée dans un pari très audacieux mais aussi très constructif puisqu'il concerne d'abord une voie très chargée et compliquée — surtout à partir de la rue de Maubeuge —, la rue du Faubourg Poissonnière, et ensuite à cheval sur deux arrondissements, les 9e et 10e.

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  • Pourquoi pas quelques arbres rue Marcadet ?

    On ne va pas vous annoncer cette bonne nouvelle par un " La forêt avance ! " Ce serait excessif. Toutefois quelques arbres de plus dans ce quartier très fréquenté, très dense, c'est franchement une bonne nouvelle. 

    Situons le tronçon touché par cette "végétalisation" de l'espace public : celui limité par le boulevard Barbès et la rue des Poissonniers. 

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    La rue Marcadet vue ici depuis le boulevard Barbès.

     

    Une réunion s'est tenue récemment pour présenter le projet envisagé et mis sur plan par la section territoriale de voirie du 18e. La rue Marcadet est limitée a une seule voie de circulation mais  les trottoirs ne sont pas très larges. On y a  maintenu du stationnement de chaque côté. L'idée est de redonner un peu d'espace aux piétons en réduisant celui occupé par les voitures tout en conservant des stationnements, notamment sur le côté impair de la voie. De l'autre côté apparaitront des lincoln (des aires de stationnement inclus dans les trottoirs). On passe aussi à l'étape suivante en introduisant des plantations d'arbres. Une façon d'agrémenter le passage des cyclistes qui sont autorisés à prendre cette voie en contresens — comme dans toutes les voies où la vitesse est limitée à 30. 

    La proposition consiste à planter 6 arbres, sur le trottoir des numéros pairs, à savoir devant les immeubles des n° 40, 46, 48, 50bis 54 et 56. Le choix des emplacements n'est pas anodin puisqu'il doit impérativement tenir compte de la présence en sous-sol des concessions de la Ville, conduites d'eau, de gaz, des fournisseurs d'énergie, de téléphonie, etc... le gruyère habituel parisien ! Sans oublier le tout-à-l'égout...

    Nous avons pu obtenir les plans que voici : 

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  • En attente de la grille...

    Les premières ondées de l'automne nous rappellent amèrement que les trottoirs de notre Magenta (nous n'oublions pas les boulevards Barbès ou de la Chapelle, mais qui trop embrasse mal étreint... concentrons-nous sur Magenta.) donc, les pluie drues qui sont tombées en septembre ont déjà transformé en pataugeoire les pieds des arbres de ce boulevard rénové, reconverti, réaménagé, civilisé et... inauguré au printemps 2006, par Bertrand Delanoë.

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    L'équipe municipale de 2001 à 2008 dans le 10e comprenait plusieurs élus Verts qui avaient bien compris l'intérêt de doubler la rangée de platanes vieillissants du boulevard. Allaient de pair l'élargissement des trottoirs et la réduction des chaussées dans les deux sens de manière à limiter le nombre de véhicules. On se souviendra pour être juste avec eux que la précédente municipalité parisienne avait opté pour une autoroute urbaine sur cet axe entrant de Paris et conduisant à la République. En province, on parle souvent de « pénétrante ». La nouvelle option a eu le mérite en effet de réduire le nombre des voitures à défaut de fluidifier la circulation.

    Reste les dommages collatéraux. Comme les cuvettes aux pieds des arbres. Oui ! Encore...

    Devant les plaintes des agents de la Propreté qui dénonçaient leurs conditions de travail, et notamment la difficulté à soulever les grilles de fonte pour nettoyer dessous, il a été décidé de ne pas les reposer. Et pour éviter toute hésitation future, les pieds d'arbres furent délimités par un espace carré. Exit les grilles rondes ! Pourquoi cette décision n'a-t-elle pas été prise ailleurs ? Sans chercher bien loin, les grilles sont bien là autour des arbres de l'avenue Trudaine et même des jeunes arbres plantés en haut de la rue de Rochechouart, de la rue des Martyrs et de la rue de Maubeuge (Paris 9e).

    Mystère... Les agents de la DPE du 9e et du 10e sont pourtant rattachés à la même section territoriale, celle implantée rue du Faubourg Poissonnière.

    Une économie ? Des caisses vides en fin de projet.... ? Ça ne semble pas être vraiment le cas, et à bien y regarder, si un manque de budget a empêché la pose des grilles lors de la rénovation, la réfection à plusieurs reprises des pieds d'arbres du Magenta aura coûté à terme bien plus cher.

    en attente de la grille 2.jpg

    Que pensez-vous, chers lecteurs du blog et habitants du quartier, d'une demande forte pour que les grilles soient rendues à notre Magenta ? Toutes les tentatives de cerclage et de comblement des cuvettes ne donnent rien. Les détritus s'entassent au pied, flottent dans l'eau, pourrissent.... Seuls les mégots passaient à travers la dentelle des grilles. Maintenant le jet de mégot est dénoncé et interdit, voire verbalisé si un inspecteur passe par là. Peut-être avec un peu d'optimiste peut-on penser qu'on s'oriente vers une période de moins de mégots sur les trottoirs et donc sous les grilles des arbres … N'est-il pas temps de réclamer nos grilles dans ces conditions, et même si l'on doit transformer des carrés en cercles !

    Pied d'arbre rue La FAyette.jpg

    Un article de 2012, déjà, traitait du même sujet.... quand on vous dit que la persévérance est la première qualité d'une association de quartier. Quitte à nous répéter, nous continuerons. 

     

  • Des arbres aux pieds fleuris

    Bien sûr on sait que cela est possible et c'est ce que pense Anne Hidalgo. 

    Au point de l'avoir écrit sur un Tweet au mois de juin avec peut-être un enthousiasme que nous avons du mal à partager. Au moins pour ce qui concerne notre quartier.

    Notre préoccupation d'association de quartier se concentre plutôt sur le cheminement des piétons boulevard de Magenta, et avant de voir fleurir le pied des arbres — de la double rangée d'arbres — nous aimerions qu'ils ne constituent pas autant de pièges pour les chevilles sensibles. Soit qu'ils présentent un trou autour du tronc, cuvette en creux du fait du passage intense, et donc un risque de chute ou d'entorse, soit qu'ils se remplissent d'eau à la moindre averse. Pas mieux.

    Nous confirmons que le passage pour les piétons est toujours aussi étroit, par endroit, du fait des étalages des commerces qui ne respectent pas les normes de la réglementation parisienne. Malgré plusieurs phases d'échange avec l'élue du 10e chargée du commerce, rien n'a vraiment changé. Malgré plusieurs marches dites exploratoires avec l'élue chargée de la voirie et de la propreté, rien n'a vraiment changé non plus. L'espace est très encombré, trop encombré. Après sa rénovation, le boulevard de Magenta n'est pas devenu la promenade agréable et confortable que nous espérions pour les piétons. Ils sont pourtant nombreux à s'y presser les fins de semaine, entre le marché et les commerces de vêtements de cérémonie. (Pour le besoin des photos, nous avons arpenté le boulevard relativement tôt le matin, et les trottoirs sont peu chargés.)

    Mais les pieds d'arbres ressemblent à cela : 

    Pied d'arbres commerce.jpg

    en attente de la grille.jpg

    On a même l'impression que tout est là dans l'attente de la grille qui n'est jamais venue !

    en attente de la grille 2.jpg

    Le maire du 10e y croit pourtant dans son arrondissement :

    En attendant rêvons des pieds d'arbres fleuris d'Amsterdam, dont voici une photo prise par une de nos adhérentes sensibilisée au problème. 

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    A la suite des échanges de tweets de l'été, le maire du 10e (comme en témoigne le Tweet plus haut), Rémi Féraud, nous a proposé de nous rencontrer et une fois de plus, de nous pencher sur le problème, cas par cas. Mais en avons-nous vraiment envie ? Avons-nous encore une once de confiance dans la capacité des pouvoirs publics, ici de la Direction de l'urbanisme, dans ses agents et inspecteurs, à faire respecter les réglementations dans notre quartier ? Pourquoi devrions-nous, nous habitants, une énième fois faire un tour de quartier, constater les abus, échanger avec des commerçants de mauvaise foi, qui pour deux jours reculent de 30 centimètres leur étal... et se réapproprient l'espace public le lendemain, signifiant ainsi leur esprit indépendant (ironie).

    Non, que les politiques, les fonctionnaires de la Ville, les autorités compétentes chargées de la gestion de la cité se retroussent les manches et creusent le sujet, trouvent le pourquoi et le comment de leur inefficacité en la matière, recherchent comment d'autres villes s'en sortent plus honorablement que Paris... Faute de quoi, la sanction se fera sentir dans les urnes à la prochaine consultation. Trop c'est trop, la patience a ses limites. 

    Que n'avons-nous gardé nos grilles plutôt que ces trous d'eau, y compris avec leurs mégots disgracieux, qui maintenant flottent à la surface d'une eau sale et stagnante. 

     

  • Paris.fr nous répond à propos des arbres

    Un très bref retour sur notre article du 12 février dernier qui célèbrait le retour de quelques grilles d'arbres dans notre secteur. Pour raviver vos souvenirs, voyez ici

    Comme il nous semblait que l'enracinement des jeunes arbres avait été franchement long, nous avons voulu savoir quelle est la procédure, s'il existe des règles, des durées incompressibles entre le moment où l'on plante un arbre et le moment où l'on rend son pied sinon carrossable, du moins "civilisé", au sens où l'entendaient les élus il y a de cela une bonne décennie. 

    Connaissez-vous le service de la Mairie de Paris, accessible sur son site paris.fr qui répond à toutes les interrogations des Parisiens, et des autres sans aucun doute ? Son nom est "Je discute avec ma ville" et l'interface ressemble à cela : 

    je discute avec ma ville.jpg

    Nous avons donc posé la question du temps d'enracinement. Voici la réponse, arrivée beaucoup plus vite que ne le laisse supposer l'entrée en matière de l'interlocuteur.

    pied d'arbres.jpg

     

    C'est cela même, nous avons eu boulevard de La Chapelle le pavage provisoire, très provisoire, du provisoire qui a duré....

    La lecture du site de la Ville n'est pas inintéressante, jugez-en par vous-même. On peut y lire ceci : 

     

    Comment se déroulent les programmes de plantation ? 

    · Des spécialistes au service de notre patrimoine végétal

     Visuel représentant plantation-illustr.jpgLes équipes de la Direction des Parcs, Jardins et Espaces Verts, choisissent les essences des arbres, les plantent, protègent les sujets en pleine croissance, les soignent, et les remplacent quand c’est nécessaire.

    ·     Un soin particulier apporté aux futurs arbres parisiens : 
    La majorité des arbres est issue des pépinières du Centre de Production Horticole de la Ville de Paris. Situées à Rungis, elles produisent près de 4000 arbres par an, dont 2/3 sont destinés aux plantations des rues et  des jardins.

    40 ha de terres, sur lesquels sont produits 50 000 arbres, appartiennent à la Ville. De la mi-novembre à la mi-avril, jusqu’à ce que la pleine saison de la plantation se termine, 120 chefs jardiniers municipaux y commandent leurs arbres.

     

    Puce environnement2400 arbres plantés chaque année dans les rues de Paris :

    Chaque année, la Ville de Paris plante en moyenne 2400 arbres :

    - 1500 en remplacement de ceux abattus et  900 supplémentaires pour embellir la Ville.

    De nouvelles essences viennent accroître la biodiversité 

     

    D’autres essences font leur apparition sur les trottoirs parisiens. Ainsi, à côté des platanes, marronniers et tilleuls traditionnels, de nouvelles essences voient le jour : micocouliers de Provence, noisetiers de Bysance, poiriers de Chine, charmes fastigiés, oliviers de Bohême, amélanchiers, chênes verts, lilas des Indes, palmiers…

     

    Des palmiers ?? Hum? En cherchant nous en avons trouvé rue Curial dans le 19e (Photo du site de la Régie de quartier du 19e). Y sont-ils encore ? 

    palmier.jpg

    Pour en apprendre davantage encore, nous vous proposons de visiter les pages consacrées aux arbres sur le site de paris.fr.  Nous imaginons que nous ne sommes pas les seuls à nous intéresser à la question, à nous interroger sur les nouvelles plantations, sur leur entretien, etc. au point que l'article qui traite de la gestion des pieds d'arbres date du 3 mars 2014 ! Aurions-nous contribuer à faire publier une mise à jour des données ? Peut-être... et nous nous plaisons à le croire! 

  • Certains pieds d'arbres de la Goutte d'Or

    Il y a bien longtemps que nous n'avons pas proposé ici quelques photos de pieds d'arbres, petites mares à canard, ou pièges à chevilles fragiles quand le temps est sec. Vous nous trouvez trop durs avec les services de la voirie de la Ville ? Soyez attentifs et observez vous-mêmes les alignements d'arbres du boulevard de Magenta, ou ceux du boulevard de la Chapelle... Ces derniers, malgré une belle rénovation à l'été 2012, souffrent beaucoup de la proximité du marché alimentaire deux fois par semaine et sont à nouveau bien tristes, encombrés de déchets et de dépôts sauvages, ou creusés par les palettes de légumes et les passages multiples. Il semble que les grilles qui pendant des décennies ont protégé le pied des arbres, avaient un rôle à jouer que rien n'a su remplacer. 

    paris,goutte-d-or,arbres,pied-d-arbreAujourd'hui nous allons vous montrer des pieds d'arbres qui se trouvent près de l'église Saint-Bernard, notamment ceux de la rue Saint-Bruno entre la rue Stephenson et la rue Saint-Luc. 

    Face à l'église Saint-Bernard il existe un jardin plutôt tranquille, avec quelques jeux réservés aux enfants, nombreux dans le secteur, puisque plusieurs écoles, publiques ou privées, cohabitent dans les rues alentour. 


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  • Arbres et écologie urbaine : l'exemple de la lutte biologique en milieu ouvert

    Une autre carte postale estivale de la Gironde: cette fois-ci, le vacancier, expéditeur de cette carte, a quitté les plages de la Côte Atlantique pour rejoindre le chef-lieu de la région, Bordeaux !


    bordeaux,espaces-verts,arbres,jardins,écologie,écocitoyenneté,biodiversité,vacancesEn plein centre-ville historique, classé patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2007, nous avons découvert une expérimentation "écocitoyenne" conduite par la mairie de Bordeaux, via le pôle innovation / qualité / biodiversité de sa direction des Parcs, des Jardins et des Rives (n
    ous remercions Eric Pesme, responsable de ce pôle, pour l'échange que nous avons eu avec lui). 


    Des affichettes sur les troncs de certains arbres informent les passants que la ville de Bordeaux "pratique la lutte biologique en milieu ouvert". Cette expérimentation concerne plusieurs centaines d'arbres dans la ville (∼ 800) : les érables champêtres (Acer Campestre) (que nous avons vu cours du Chapeau Rouge (à ne pas confondre avec notre "Château rouge, moins arboré...), le long du Grand Théâtre de Bordeaux), mais surtout et principalement les tilleuls de Crimée (Tilia x euchlora) très sensibles aux insecteurs nuisibles (comme ceux implantés sur les 350 mètres du cours Barbey).

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    "Lutte biologique en milieu ouvert" : quésako?

    Tout simplement, l'utilisation des éléments constituant habituellement l'écosystème naturel, et en particulier l'ensemble des êtres vivants qui le composent et interagissent dans leur milieu. C'est cette interaction qui permet le maintien et le développement de la vie: l'écosystème est une unité complexe dynamique, naturellement équilibrée.

    Concrètement, sur l'arbre, face au développement trop prononcé de ravageurs (dans notre cas : les insectes nuisibles comme les pucerons et les cochenilles), on va éventuellement (ré-) introduire un insecte prédateur appelé "organisme auxiliaire" prédateur (dans notre cas : les chrysopes et les coccinelles) qui sert alors à la protection du végétal, mais surtout offrir à cet insecte prédateur des zones-refuge (e.g. un habitat ou un abri, et dans notre cas : un sac en toile de jute). L'objectif est de procéder à un rééquilibrage écologique.

    En résumé, en lieu et place des méthodes chimiques (pesticides ou herbicides) de lutte contre les insectes ravageurs ou les plantes indésirables, on utilise des organismes naturels antagonistes. C'est d'une certaine façon un jardinage écologique: on bannit la protection chimique en la remplaçant par la protection biologique.

    Nous ne rentrons pas plus en détail dans cette méthode de lutte, mais vous pouvez consulter la littérature sur la lutte biologique, sujet passionnant et complexe... En outre,  le recours à la lutte biologique est variable dans le temps et dépend de plusieurs facteurs qui influent sur la prolifération des pucerons et autres insectes ravageurs (cf. pluviométrie, températures etc.). La manière dont les arbres sont implantés doit également être prise en compte : ainsi un arbre planté isolément sera-t-il plus vulnérable que des arbres plantés ensemble dans des grandes fosses plantées où les différentes strates de végétation (qui peuvent agir comme un petit écosystème auto-régulateur) permettent de pérenniser les auxiliaires biologiques à travers les saisons. Aussi la période pour le lâcher des auxiliaires prédateurs doit-elle être étudiée et adaptée; et ce lâcher n'est d'ailleurs pas systématique.

    A Bordeaux, cette utilisation de la lutte biologique a commencé en 2006-2007. La ville n'utilise donc plus de pesticides dans les espaces verts publics depuis 2009.

    Les affichettes posées sur certains troncs expliquent de façon didactique et plus en détail l'objet de cette expérimentation dans l'espace urbain et public de Bordeaux.

    Première affichette :

    "Ces arbres sont traités contre les pucerons

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    Les pucerons sont responsables de la sécrétion d'un liquide collant (appelé communément miellat) provenant de la transformation par les pucerons de la sève présente dans les feuilles. Ce miellat, lorsqu'il est abondant, s'écoule de la feuille et tombe au sol, occasionnant des désagréments sur les voitures et autres mobiliers.

    L'objectif est d'essayer d'équilibrer les populations de pucerons par son prédateur naturel : la coccinelle, afin de limiter les nuisances causées par les écoulements.


    Les chrysopes : moyen écologique de traitement

    bordeaux,espaces-verts,arbres,jardins,écologie,écocitoyenneté,biodiversité,vacancesLes chrysopes sont des auxiliaires prédateurs indigènes de notre région, utilisés en lutte biologique contre les pucerons. Une larve est capable de consommer au cours de son développement jusqu'à 400 pucerons. Il peut y avoir 3 à 4 générations par an et chaque femelle peut pondre jusqu'à 400 à 500 oeufs.

    Elles sont mises en place au stade larvaire dans des sacs en toile de jute disposés dans le houppier des tilleuls. Ces derniers servent également d'abris l'hiver."

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    Seconde affichette :

    "Ces arbres sont traités contre la cochenille

    La cochenille, insecte piqueur suceur, provoque par ses piqûres un affaiblissement général de l'arbre se traduisant par le jaunissement et la chute prématurée des feuilles, voire le dessèchement des branches.


    bordeaux,espaces-verts,arbres,jardins,écologie,écocitoyenneté,biodiversité,vacancesLa coccinelle à virgules : moyen écologique de traitement

    La coccinelle à virgules (Exochomus quadripuslatus) se rencontre dans nos milieux naturels (forêts, parcs et jardins...). Cette espèce arboricole se nourrit de pucerons et de cochenilles.



    La ville souhaite expérimenter ce moyen de lutte biologique pour limiter les traitements chimiques susceptibles d'être appliqués."


    Et à Paris, comment maintient-on ou développe-t-on la biodiversité dans les parcs et jardins? Abandonne-t-on les produits chimiques contre les insectes ravageurs? Nous nous demandons donc naturellement si la Direction des Espaces Verts et de l'Environnement (DEVE) de la Mairie de Paris développe de telles actions ? Nous n'en savons rien. Ce sujet fera peut-être l'objet d'un prochain article sur ce blog. Enquête en cours...

    En tout état de cause, les municipalités et les collectivités publiques peuvent échanger leurs bonnes pratiques et leurs retours d'expériences via une association nationale de mutualisation des connaissances et des initiatives : Plante & Cité. Nous supposons donc que la DEVE de Paris participe à leurs divers groupes de travail : nous nous renseignerons...


    L'écologie urbaine affirmée au coeur du nouveau projet urbain

    Faisons une petite parenthèse sur les notions d'écocitoyenneté et d'écologie urbaine sur lesquelles la mairie de Bordeaux communique régulièrement. En développant son nouveau projet urbain à l'horizon 2030, la ville affirme ses engagements en matière de développement durable et cherche à favoriser les initiatives citoyennes au niveau des habitants dans leur quotidien ou à l'échelle d'un quartier ou d'un groupe de personnes.

    Cette écologie urbaine doit agir sur les ressources (e.g. énergie), la construction durable, les déchets etc. et comprend à ce titre de nombreux axes, notamment celui de préserver, développer le patrimoine végétal public et privé, et protéger la biodiversité des quartiers. L'objectif est de faire face au défi de l'étalement urbain.

    Dans le cadre de cette préservation du patrimoine végétal, le Jardin Public et le Parc Bordelais ont reçu en 2011 le label de "Jardin Remarquable de France", et 7 arbres de la ville de Bordeaux ont été labelisés "Arbres Remarquables de France".      

     

    La connaissance du public via le développement d'un site web des arbres

    Nous avons découvert un outil numérique que les services de la mairie de Bordeaux (Parcs / Jardins et Rives, les services numériques et la Communication) ont conjointement développé dans le cadre de la Trame verte :

    www.arbres.bordeaux.fr

    Cette application permet de découvrir tout le patrimoine naturel de la ville de Bordeaux constitué par ses arbres. Ce site permet ainsi de visualiser les localisations des arbres, quelque soit leurs emplacements dans l'espace public (dans la rue, les squares, les jardins, les parcs), et d'identifier leurs essences, leurs hauteurs et leurs âges.

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    Son utilisation est facile pour accéder à des infos: il suffit de zoomer, et cliquer sur l'arbre qui nous intéresse. 

    Selon le site, "l'actualisation des données est réalisée en continu, en plus des quelques 26 000 arbres déjà recensés" (y compris les derniers arbres plantés) parmi les 45 000 arbres gérés par les services de la ville de Bordeaux dans l'espace public bordelais.

     

    Et à Paris, un tel inventaire a-t-il été élaboré par la DEVE? Existe-t-il un site participatif permettant de diffuser ces données? Nous avons parcouru le site assez bien renseigné de la Mairie de Paris sur les arbres (cliquez ici) mais les données ne semblent pas si facilement accessibles et utilisables pour le grand public que nous sommes : cf. cartographie via ParisData qui  diffuse toutes les données publiées par la Ville. Leur présentation nous a semblé peu ergonomique, assez absconse, davantage orientée vers un public très averti, voire professionnel.

    Pour le grand public, pour nous permettre de développer au quotidien nos connaissances, par exemple ludiquement lors de nos ballades, la ville de Paris ne pourrait-elle pas placer des étiquettes sur les arbres (au moins les principaux : les platanes, les marronniers etc.) afin de partager avec les piétons quelques informations élémentaires? A suivre aussi...


    En conclusion, cette expérimentation naturelle / écocitoyenne et cet outil numérique accessible à tous sont la preuve que la ville de Bordeaux n'est plus cette "belle endormie" dont on a longtemps parlé.

    Cette "perle d'Aquitaine" a pris conscience de ses joyaux : non plus seulement ses bâtiments, son patrimoine minéral caractérisé par l'architecture du XVIIIe siècle, mais aussi désormais son patrimoine naturel (sa flore et ses rives). La ville de Bordeaux cherche désormais par divers moyens à préserver et mettre en valeur son environnement pour rendre son espace urbain plus agréable à vivre.

  • On a abattu des arbres malades sur la place de la République

    Place de la République

    Lors de la phase étude du projet de réaménagement de la place de la République, une attention particulière a été portée au devenir des arbres présents sur la place. Tout a été mis  en oeuvre pour permettre la sauvegarde d’un maximum de sujets.
    Néanmoins, 15 arbres nécessitaient une intervention car :
     8 sujets étaient en mauvais état.
     7 sujet ont du être remplacés pour rénover l’alignement d’arbres dépérissant sur le trottoir Sud Ouest.
    En conséquence, ces sujets ont été abattus entre les 13 et 16 novembre 2012.
    De nouveaux sujets seront rapidement plantés à l’emplacement des arbres abattus. Au total, il y aura 23 arbres supplémentaires sur la place à la fin du chantier.

    L'avis d'information de la Ville ne dit pas la date des plantations. En revanche, on a appris dans la presse,  (d'après le Figaro et ses sources), que depuis le 25 novembre, tous les échafaudages devraient avoir complètement disparu. Si vos fenêtres donnent sur la place, envoyez-nous des photos. D'ici, du carrefour Barbès, et malgré notre longue vue, on distingue mal... 

    Contacts (si vous souhaitez en savoir davantage)
    Maître d’ouvrage : Mairie de Paris
    Maître d’oeuvre :   Direction de la voirie et des déplacements, 6ème Section territoriale
                               39, quai de la Seine - 75019 Paris
                               Tél. : 01 53 38 69 00
                               du lundi au vendredi de 8h30 à 17h
                               Relations avec les usagers :   Didier Larrus

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