Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

place-de-la-république

  • Place de la République

    Aller place de la République. C'est devenu pour les Parisiens une sorte d'obligation vécue sans contrainte aucune, l'envie de se recueillir et de partager.

    Nous vous avons dit en 2013 ce que nous pensions des travaux de rénovation de la place. N'y revenons pas. L'appropriation soudaine de celle-ci par les Parisiens suite aux drames de 2015 lui a donné tout son sens et ce qu'il s'y passe depuis novembre dernier marquera à coup sûr son histoire.

    Y aller un jour ordinaire est sans doute la meilleure approche. Il y a là pas mal de monde, pas vraiment une foule mais beaucoup de gens autour de la statue. Il faut être vraiment très insensible pour ne pas ressentir l'émotion qui règne. On a devant soi une création que l'on pourrait qualifier de "baroque" mélangeant spontanéité, créativité, respect. Bougies, fleurs, dessins, textes, poèmes, drapeaux se mélangent dans un espace assez bien ordonné et nettoyé quotidiennement par des bénévoles. C'est un autel. Les gens sont de tous âges, de toutes les couleurs. L'émotion fait que les photographes, certes présents, sont quand même peu nombreux et les selfies pas à l'ordre du jour du tout.

    Au bout de la place, au pied du boulevard de Magenta, les graffeurs ont poussé un cri à la face du monde avec le très grand Fluctuat Nec Mergitur accompagné de l'écusson de Paris. C'est non seulement émouvant mais beau. Le café qui se trouvait là et qui a brûlé au printemps prendra le nom de la devise de Paris une fois reconstruit nous dit-on. Tant mieux.

    20160113_171302.jpg

    20160113_170629.jpg

    20160113_170810.jpg

    20160113_170834.jpg

    20160113_171345.jpg

     

  • Hommage aux morts de la rue place de la République

    Alors que le conseil de Paris votait le Pacte parisien de Lutte contre la grande exclusion, mardi, un hommage émouvant était organisé par le collectif Les Morts de la Rue place de la République.

    morst de la rue, place de la république

    Les noms des morts de la rue étaient cités tout au long de l'après-midi

    place république, morts dans la rue

    Plus de 480 personnes mortes dans la rue l'année dernière en France à 49 ans en moyenne.                                                                                                                    

    Cela se passe de commentaire !

     

  • Attentat contre Charlie Hebdo

    Notre liberté d'expression est une réalité vivante aujourd'hui. Au modeste niveau qui est le nôtre, la publication d'informations, de points de vue sur ce blog le prouve. C'est cette liberté d'expression qui est mise en cause par l'attaque terroriste qui a eu lieu hier matin au journal Charlie Hebdo. Chacun le sent. Au-delà de la compassion naturelle que nous éprouvons pour les familles des victimes, de la tristesse que nous ressentons devant cet événement, restons vigilants, restons solidaires pour que cette liberté d'expression soit préservée. Soyons aussi vigilants pour que vivre tous ensemble avec nos différences reste au coeur de la République.

    Capture d’écran 2015-01-07 à 14.15.42.png

    Quelques images de la forte mobilisation présente place de la République hier soir vers 18h.

    (vidéo AB/LTM)


     

    Et ils étaient encore nombreux à descendre le boulevard de Magenta (10e) vers 19h30 pour rendre hommage aux hommes assassinés le matin même dans les locaux de CHARLIE HEBDO.

    P1080101.jpg

  • Arts de la rue bientôt sous le viaduc ?

    On a beaucoup parlé samedi de la réouverture du musée Picasso dont on ne peut que se réjouir. Mais c'est par hasard — merci Twitter — que nous avons eu connaissance de la manifestation culturelle "Rue Libre" Place de la République l'après-midi. Rien sur le site de la mairie du 10e. Dommage.

    place de la république, arts de la rue, hors les murs

    Organisée par la Fédération des arts de la rue en Ile-de-France, en partenariat avec Hors les Murs, Centre National de Ressources des Arts de la Rue et du Cirque, une troupe d'artistes professionnels mais bénévoles ce jour-là avait installé des grandes caisses de déménagement, de celles qui permettent de déplacer les œuvres d'art  des musées... Du solide, en bois. Avec des animations devant et dans ces boites, et une participation du public. 

    place de la république, arts de la rue

     

    place de la république, arts de la rue,

    Caisse à louer

    place de république, arts de la rue,

    Humour au rendez-vous et clin d’œil revendicatif

    place de la république, arts de la rue,

    Cours sur la répartition du budget du Ministère de la Culture !

    place de la république, arts de la rue

     

    Et maintenant on va où?  Pourquoi pas sous le viaduc entre Barbès et Stalingrad ?

  • Exposition éphémère " Bring Back Our Girls" place de la République

    L'actualité internationale n'est pas réjouissante. Conflit israélo-palestinien - avec des dérapages et des violences lors des manifestations interdites que les habitants de Barbès n'ont pu manquer de voir le samedi 19 juillet -, situation explosive en Libye, situation instable en Ukraine... Pour autant, il ne faut pas oublier les 220 jeunes filles nigérianes séquestrées par des combattants islamistes de Boko Haram.  C'est l'objet de l'exposition éphémère "Bring Back Our Girls" qui est installée pour un mois place de la République, lieu symbolique bien choisi.

    exposition, femmes nigérianes, république, hidalgo

           Chaque silhouette comporte le prénom d'une jeune fille enlevée.

    exposition, république, nigérianes, hidalgo

    L'inauguration a eu lieu hier après-midi en présence notamment de Valérie Trierweiler, Anne Hidalgo, le maire du 10e, Rémi Féraud, et Jean-Luc Romero. Quelques associations féministes étaient présentes.

  • On danse place de la République demain soir

    Pour finir la journée agréablement, pourquoi ne pas faire quelques pas de danse place de La République mardi soir entre 18h30 et 20h? Organisée par le Comité international de la Danse, cette manifestation existe depuis  1982. Pourquoi un 29 avril?  C'est la date anniversaire du jour de la naissance  du chorégraphe français Jean George Noverre.

    république,danse,hiphop,dancehall

    Manifestation ouverte à tous. On souhaite aux professionnels et aux amateurs un répit  côté pluie!

    Et vive Terpsichore

  • Place de la République : on n'y croit pas !

    Nous n'arpentons pas quotidiennement les couloirs des changements de la station République (pour être honnête, c'est même une station que j'évite au même titre que Bastille ou Place Clichy!). Pourtant l'article du Parisien du 5 octobre nous a laissés dubitatifs et furieux. Quel désastre ! Qui va payer  les réparations et quand ?

    Nous avons suivi le dossier de la rénovation de la Place de la République, parce que notre cher Magenta y débouche, parce que le 10e arrondissement y a sa rive sud, et que le projet avait siphonné une bonne partie des budgets que les conseils de quartier auraient bien affectés à d'autres travaux de voirie. (voir notre article et notre opération cartes postales pour le réaménagement des abords de la Gare de l'Est)

    3196859_b6cadce4-2d46-11e3-9dea-00151780182c_545x341.jpg
    Photo empruntée au Parisien (Crédits LP/JD)

    les infiltrations ruinent tout le carrelage de la station rénovée il y a 3 ans.

    Certains penchent pour une responsabilité du chantier de rénovation de la place, parce que la dépose des revêtements de surface, en bref le bitume, a laissé le sol à nu et que le ruissellement des eaux de pluie et les infiltrations ont fait le reste. On croit rêver ou plutôt cauchemarder ! Même si cette hypothèse reste à prouver, même si c'est à l'enquête de dire exactement qui sont les responsables, cette constatation de bon sens tient la route. Paris est une taupinière (nous préférons à fourmilière, un choix personnel !) où tous les espaces de sous-sol recèlent sinon des trésors au moins des couloirs de métro, comme ici. Certes, la Ville de Paris est maître d'ouvrage : elle a choisi les architectes et le projet, puis financé le tout. Une fortune ! Tout le monde n'est pas satisfait du résultat. On a entendu parler (ici même sur ce blog) de manque de structuration de l'espace... Toutefois, le succès a été au rendez-vous avec l'été chaud que nous avons connu et la fréquentation a été plus importante que ce que les édiles avaient espéré.

    paris,place-de-la-république,10e,travaux-publicsPour notre part, l'immensité de la surface dallée nous paraissait être une cause possible de fragilité. Mouvements de terrains, gel en hiver. Des considérations plus paysannes que réellement expertes. Dès les premières semaines, nous avions remarqué des joints entre les dalles qui se délitaient. Rien de bien méchant. On nous a rétorqué que le parvis de l'Hôtel de Ville était lui aussi dallé, vaste et qu'il tenait le coup. En effet.

    L'article et la photo publiés dans le Parisien du 5 octobre sous la plume de Julien Duffé nous inquiètent sur les conditions dans lesquelles sont réalisées les constructions publiques. Nous ne revenons pas sur le rôle du maître d'ouvrage, qui choisit le projet et celui qui le réalisera. Mais, ensuite, le maître d'oeuvre a la compétence et de le devoir d'organiser le chantier, de mettre en contact les différents intervenants, et en cette matière, de faire se rencontrer les protagonistes embarqués dans l'aventure. Il doit anticiper tous les risques, sans prémunir, avertir, alerter, suivre, etc. Que s'est-il donc passé ?

    De recherches en trouvailles, nous avons lu cet extrait d'un article sur les infiltrations d'eau de pluie, publié sur le site de Horticulture et Paysage :

    "La place de la République est l’une des places les plus importantes de Paris, avec 280 m de long pour 120 m de large, soit près de 37 000 m2. Emblématique et très fréquenté, cet espace se situe au carrefour de 7 axes majeurs de circulation, 5 lignes de métro et 4 lignes de bus. Autrement dit, la place de la République est le siège de nombreux réseaux, dont notamment celui des galeries souterraines de la RATP. A l’occasion de sa requalification planifiée dès 2011, Sogea Ile-de-France sous maîtrise d’œuvre des architectes urbanistes TVK, a réalisé l’implantation de deux puits d’infiltration des eaux pluviales qui, sur une profondeur de 13 m, évacuent les eaux de pluie à proximité de la nappe phréatique."

    Si tout cela a été bien fait, d'où viennent les infiltrations dans les couloirs du métro ?

    Nous espérons que les entreprises de travaux publics ont de bons assureurs.

  • Le plus grand miroir d'eau du monde?

    Dernière carte postale de l'été 2013... car il faut bien que les derniers retardataires se décident à rentrer : les prochaines vacances n'en seront que meilleures!

    Mais de quel miroir d'eau parle-t-on? Nous ne faisons pas allusion à celui de la nouvelle Place de la République inaugurée à la mi juin (cf. nos deux articles spécifiques du lundi 17 juin et du jeudi 20 juin) mais évoquons aujourd'hui le miroir d'eau de Bordeaux  inauguré 7 ans avant son petit frère parisien, à la mi 2006

    Le site web de la ville de Bordeaux nous le présente en effet comme le plus grand miroir d'eau du monde par sa surface (3450 m²), équivalente à environ 1/3 d'un terrain de foot ou encore 13 terrains de tennis. En comparaison, le miroir d'eau parisien avec ses 270 m² ne représente même pas 1/10 de sa superficie.    

    Faisant face à la Place de la Bourse (autrefois dite "Royale", construite par Jacques Gabriel entre 1729 et 1733), ce miroir d'eau se situe sur les quais de la Garonne dans le périmètre du Port de la Lune désignant l'ensemble urbain et architectural exceptionnel  inscrit depuis 2007 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

    Son concepteur est le fontainier Jean-Max Llorca, également l'auteur des colonnes d'eau du parc André Citroën à Paris 15e, qui s'est inspiré de la Place Saint Marc de Venise lorsqu'elle est légèrement submergée par l'Aqua Alta en hiver. Le scénographe de l'aménagement des quais, dans lequel s'inscrit le miroir d'eau, est le paysagiste-urbaniste français Michel Corajoud qui a d'ailleurs posté sur son site plusieurs vidéos de ce miroir d'eau.

    Les deux miroirs d'eau, à Bordeaux et Paris, fonctionnent de manière intermittente. Sur les quais de Bordeaux, le miroir d'eau alterne effet-miroir (durant 15 minutes, après le remplissage) et effet-brouillard (avec les brumisateurs en action durant 3 minutes après la vidange du bassin). A Paris, le fonctionnement intermittent alterne jets d'eau et brumisateurs. 

    Lorsque l'eau n'est pas troublée, comme en ce matin de début septembre, le bâti exceptionnel de la Place de la Bourse se reflète alors en prolongement des façades des quais, dont les ordonnancements classiques sont ainsi mis en valeur par l'effet-miroir. 

    place-de-la-république,bordeaux,vacances,carte-postale,urbanisme,miroir-d-eau,eau
    Crédit Photos F.Rémongin

    Lire la suite

  • Les nouvelles corbeilles de rue font leur apparition

    Nous en avons entendu parler. Elles doivent être installées au nombre de 10 000 dans un premier temps. Mais, pour l'instant, le seul endroit où nous les ayons vues, c'est la place de la République.  Elles sont plutôt chouettes ! Qu'en dites-vous ?

    Image 4.jpg Image 3.jpg Image 2.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le principe est simple : la structure dispose d'une partie dépourvue de tiges verticales qui permet le passage du sac, sa pose et sa dépose une fois plein. La gros caoutchouc, comme sur les précédentes corbeilles de rue vertes, est là pour maintenir le sac en place.

    Reconnaissons qu'elles ont plus d''allure que les poubelles débarquées dans l'urgence des attentats au début des années 2000 en remplacement de poubelles plus esthétiques mais qui ne présentaient pas des propriétés anti-déflagration. C'était exactement le 12 septembre 2001 : le préfet de police a exigé alors que toutes les poubelles soient retirées. (Lire la déclaration d'Yves Contassot sur le sujet lors du Conseil de Paris en avril 2013.)

    On pouvait lire dans le Parisien en mars qu'elles devaient être agréées par la Préfecture de Paris, c'est chose faite:

    « Nous avions chargé des équipes de créateurs d'imaginer des réceptacles de propreté plus esthétiques. Mais nous avons fait marche arrière, entre autres parce que ces prototypes n'ont pas été homologués par la préfecture de police. Nous nous sommes finalement rabattus sur le catalogue de la centrale d'achats publics des collectivités locales et nous avons trouvé un modèle réunissant tous les critères recherchés », explique-t-on à la mairie de Paris. La corbeille de rue pressentie est en métal et de forme évasée. Sobre, élégante et anti-déflagration, celle-ci a déjà reçu le feu vert de la Ville de Paris. Mais il faut encore obtenir l'agrément de la préfecture de police.

    Maintenant, (et il faut bien rouspéter un peu) nous aimerions que les habitants soient davantage consultés que lors de la pose d'éteignoirs sur les corbeilles de rue vertes, celles que l'on remplace justement par celles-ci, qui n'ont pas plus d'éteignoirs incorporés que les précédentes d'ailleurs. L'opération éteignoirs a été un fiasco discret mais un fiasco quand même. Disparus aussi vite qu'ils avaient été installés, de plus belle, parfois même remplacés avec constance. Les mégots emplissent les canivaux, y compris devant des administrations, qui devraient pourtant donner l'exemple et fournir à leurs agents fumeurs un cendrier d'extérieur avec du sable en guise d'éteignoir. Nous pensons à l'antenne de la préfecture de police située au 6, rue du Delta. 

    intervention d'Yves Contassot : http://elus.paris-eelv.fr/?Apres-plus-de-10-ans-d-attente 

  • Retour sur la nouvelle place de la République

    P1000763.JPG

    Si on en juge par le nombre de personnes présentes dimanche après midi sur la nouvelle place de la République inaugurée le matin même par les autorités parisiennes, c’est un succès !

    Décidé en 2008 par le Conseil de Paris, le réaménagement aura pris 5 ans pour se réaliser dont 18 mois de travaux et aura coûté la bagatelle de 24 millions d’€.

    Une longue promenade sur la place en ce dimanche ensoleillé nous a permis de bien regarder les choses et de vous donner nos impressions.

    P1000765.JPG

    La presse, notamment Le Parisien et Libération, a beaucoup insisté sur l’espace récupéré sur les voitures par les piétons, relayant en cela la communication toujours très au point de la Ville de Paris.

    Si l’argument n’est pas faux, c’est aussi limiter l’approche de ce réaménagement car donner de l’espace aux piétons est certes nécessaire mais sûrement pas suffisant, encore faut-il occuper cet espace. La restructuration de la place comporte des aménagements qui vont sans aucun doute attirer du monde, notamment les enfants : miroir d’eau / brumisateur aux jeux sans fin, fontaine autour de la statue de la République où les enfants peuvent barboter et surtout jeux divers puisque la Ville  a créé ce qu’elle appelle « L’R des jeux,  espace de loisirs pour petits et grands » nous dit la publicité. Un kiosque sera ouvert et on pourra y emprunter des jeux et ce presque tous les jours de la semaine en été – voir les informations ici. Si on y ajoute l’ouverture prochaine d’un café avec une grande terrasse, nul doute que l’espace récupéré sur les voitures sera occupé, ce dont personne ne se plaindra.

    paris,urabanisme,histoire,patrimoine

    Jeux d'enfants sur le miroir d'eau


    Lire la suite .......

    Lire la suite