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Attentat contre Charlie Hebdo

Notre liberté d'expression est une réalité vivante aujourd'hui. Au modeste niveau qui est le nôtre, la publication d'informations, de points de vue sur ce blog le prouve. C'est cette liberté d'expression qui est mise en cause par l'attaque terroriste qui a eu lieu hier matin au journal Charlie Hebdo. Chacun le sent. Au-delà de la compassion naturelle que nous éprouvons pour les familles des victimes, de la tristesse que nous ressentons devant cet événement, restons vigilants, restons solidaires pour que cette liberté d'expression soit préservée. Soyons aussi vigilants pour que vivre tous ensemble avec nos différences reste au coeur de la République.

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Quelques images de la forte mobilisation présente place de la République hier soir vers 18h.

(vidéo AB/LTM)


 

Et ils étaient encore nombreux à descendre le boulevard de Magenta (10e) vers 19h30 pour rendre hommage aux hommes assassinés le matin même dans les locaux de CHARLIE HEBDO.

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Commentaires

  • Lu dans Libération ce matin : (http://www.liberation.fr/societe/2015/01/07/robert-badinter-les-terroristes-nous-tendent-un-piege-politique_1175717 …)

    VERBATIM Après l'attentat, l'ancien garde des Sceaux de François Mitterrand en appelle à la justice.
    Robert Badinter, ancien ministre socialiste de la Justice, réagit à l’attaque contre «Charlie Hebdo».

    « Devant un tel crime, préparé et exécuté de sang-froid, c’est d’abord aux victimes que pense chacun d’entre nous. Policiers assumant le risque quotidien auquel les expose leur devoir, journalistes réunis pour accomplir leur mission d’information, sans laquelle la démocratie serait étouffée. Ces journalistes-là sont morts pour nous, pour nos libertés qu’ils ont toujours défendues. Sachons nous en souvenir. L’émotion nous saisit aussi à la pensée de leurs familles, de leurs proches, que le crime frappe au cœur par ricochet et qui vivront désormais comme des invalides, amputés de l’être humain qui était une part d’eux-mêmes.

    «Au-delà du chagrin et de la pitié s’inscrit le devoir de justice. Nous sommes assurés que les pouvoirs publics mettront tout en œuvre pour identifier et arrêter les auteurs de ces crimes. A la justice de décider de leur sort, en toute indépendance et dans le respect de l’Etat de Droit. Ce n’est pas par des lois et des juridictions d’exception qu’on défend la liberté contre ses ennemis. Ce serait là un piège que l’histoire a déjà tendu aux démocraties. Celles qui y ont cédé n’ont rien gagné en efficacité répressive, mais beaucoup perdu en termes de liberté et parfois d’honneur.

    «Enfin, pensons aussi en cette heure d’épreuve au piège politique que nous tendent les terroristes. Ceux qui crient "allahou akbar" au moment de tuer d’autres hommes, ceux-là trahissent par fanatisme l’idéal religieux dont ils se réclament. Ils espèrent aussi que la colère et l’indignation qui emportent la nation trouvera chez certains son expression dans un rejet et une hostilité à l’égard de tous les musulmans de France. Ainsi se creuserait le fossé qu’ils rêvent d’ouvrir entre les musulmans et les autres citoyens. Allumer la haine entre les Français, susciter par le crime la violence intercommunautaire, voilà leur dessein, au-delà de la pulsion de mort qui entraîne ces fanatiques qui tuent en invoquant Dieu. Refusons ce qui serait leur victoire. Et gardons-nous des amalgames injustes et des passions fratricides. »

    Laure BRETTON

  • Pour information :

    La mairie du 18e nous transmet cet avis :

    " Dans le cadre du deuil National décrété hier par le Président de la République, la municipalité du 18e vous invite à 12h, jeudi 8 janvier, à vous réunir pour une minute de silence dans le hall d’accueil de la mairie

    Un registre sera à votre disposition pour recueillir vos témoignages et vos hommages pour les victimes de l’attentat commis hier à l’encontre de la rédaction de Charlie Hebdo. "

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