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Faubourg Poissonnière : place aux arbres, vélos et piétons !

paris,vélo,piétons,environnement,arbres,urbanisme,budget-participatifLe titre de cet article est emprunté au nom du projet lancé par l'association Paris en Selle que nous avons rencontrée la semaine dernière. De quoi s'agit-il ?

Nous avons plusieurs fois évoqué le plan vélo pour Paris lancé par l'Hôtel de Ville en 2015, notamment en ce qui concerne le 9e, le 10e et le 18e. Rappelons que les grandes lignes de ce plan sont les suivantes :

  • faire passer le mode de transport vélo de 3% des déplacements en 2014 à 15% en 2020, fin de la mandature actuelle,
  • réduire la vitesse des automobiles dans les petites voies en passant de 50 à 30km/h,
  • mettre en place autant que faire se peut des doubles sens pour les vélos là où il y a des sens uniques pour les voitures,
  • création de grands axes cyclables Nord-Sud et Est-Ouest.

Vous trouverez tous les détails de ce plan sur la page "Paris se dote d'un plan vélo" de la Ville.

Dans le cadre du budget participatif version 2016, l'association Paris en Selle s'est lancée dans un pari très audacieux mais aussi très constructif puisqu'il concerne d'abord une voie très chargée et compliquée — surtout à partir de la rue de Maubeuge —, la rue du Faubourg Poissonnière, et ensuite à cheval sur deux arrondissements, les 9e et 10e.

Quelle est la nature de ce projet ?

Reprenons l'argumentaire de Paris en Selle :

  • végétaliser la rue pour la rendre plus accueillante et plus agréable,
  • permettre une circulation sécurisée à vélo dans les deux sens,
  • élargir les trottoirs, installer des terrasses et apaiser la circulation.

Mieux que de paraphraser la description du projet, référons-nous à la page qui lui est consacrée sur le site du budget participatif : Fbg Poissonnière : place aux arbres, vélos et piétons ainsi que la fiche de présentation préparée par les soins de cette association.

Etudié par les Services de la Ville et agréé par les deux mairies d'arrondissement, le projet porte le numéro 5 pour le 9e avec un montant d'investissement de 500 000€ et le numéro 33 pour le 10e avec un montant de 500 000€ également.

Voyons quelques projections réalisées par les promoteurs du projet.

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Action Barbès soutient ce projet et vous incite à faire de même en votant pour lui, que vous habitiez dans le 9e ou dans le 10e sachant, comme le rappelle le site du budget participatif, qu'il y a "deux votes concomitants : pour les projets d’envergure parisienne et pour les projets d’arrondissement" et que pour ces derniers "un-e Parisien-ne peut voter que pour les projets* de son arrondissement de résidence, ou celui dans lequel il travaille" .

* vous avez la possibilité de voter pour les 5 projets que vous préférez pour l'arrondissement.

Vous remarquerez aussi la difficulté de ce projet à cheval sur deux arrondissements : il peut très bien être adopté dans le 9e et pas dans le 10e (ou inversement). Il faut donc que les deux arrondissements soient sur la même longueur d'onde pour qu'il se réalise.

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Commentaires

  • Bonjour.
    Beau projet
    N'y avait il pas un projet similaire pour la rue de clignancourt dans sa partie bd de rochechouart - rue ramey? Merci

  • Ces projets louables se resument en fait a supprimer le stationnement des vehicules le long d'une voie. Je me demande quelle sera la reaction des riverains, residents ou employes qui se garent dans ces rues... Je sais que la tendance est de reduire l'impact de la voiture sur la ville, mais comme aucun ancien building de Paris n'a de garage, il est difficile pour les residents de garer leur voiture. Quelle strategies la ville de Paris va-t-elle mettre en place pour aider les residents riverains de ces rues sans parking? Pour les gens venant de l'exterieur, on peut comprendre qu'ils doivent utiliser les transports en communs, mais les locaux...?

    PS: je suis resident sans voiture.

  • Bonjour "Chez Moi"
    Le projet porte sur une réduction de la largeur excessive de la chaussée, qui atteint en de nombreux endroits 6m, là où une voie se contente aisément d'environ 3m. C'est là que se trouve l'essentiel de la marge permettant d'apporter du confort aux piétons et aux cyclistes. Les places de stationnement sont maintenues, mais diminuées pour permettre la plantation régulière d'arbres, en espérant que les réseaux souterrains le permettent.
    Parallèlement, la possession et l'usage de la voiture n'ont cessé de diminuer à Paris ces vingt dernières années et aujourd'hui seuls 11% des Parisiens l'utilisent au quotidien. C'est pourquoi nous revendiquons la demande de diminuer l'espace consacré à la voiture pour en laisser plus à ce qui contribue à rendre les rues plus humaines : des trottoirs larges, des terrasses, des pistes cyclables et des arbres.

  • Bonjour à Matthieu
    En effet, il y a un projet de cet ordre dans les cartons de la DVD pour le sud de la rue de Clignancourt (entre le bd de Rochechouart et la rue Christiani). Nous en reparlerons ici même dès que l'occasion se présentera et que de nouvelles réunions d'information ou de concertation se tiendront. Et par ailleurs, toujours dans le même 18e, il y eu quelques modifications de voirie dans la rue Ramey entre Custine et Clignancourt.
    C'est la tendance actuelle et que nous saluons de ré-éqiulibrer les espaces publics entre véhicules motorisés et piétons/vélo, en général circulations douces.

  • Bonjour,
    Merci Lise pour votre réponse.
    J'espère que le projet ressortira rapidement des cartons de la DVD...
    Bien à vous
    Matthieu

  • Il faut effectivement supprimer le stationnement sur rue, comme ça a été fait dans les villes hollandaises et à Copenhague, seule solution pour réaliser des pistes cyclables dignes de ce nom.

    À Tokyo, on n'a pas le droit de posséder une voiture si on n'a pas de parking.

    D'ailleurs, seuls 40% des ménages parisiens* possèdent une voiture, et la plupart ne l'utilise que le week-end.

    Note : "faire passer le mode de transport vélo de 3% des déplacements en 2014" : la part modale du vélo est sous-estimée, par 1) absence de mesure correcte (les capteurs se trouvent sur les pistes cyclables des grands axes, mais ignorent les rues "secondaires") et 2) quand les cyclistes pratiquent l'intermodal (vélo + TC), seul le moyen le plus lourd est retenu, cf. le lvre de Julien Demade "Les embarras de Paris".

    Si ça se trouve, la part modale est déjà de 10% aujourd'hui.

    * et comme un ménage compte en moyenne 1,8 personnes, ça donne donc environ 20% d'habitants

  • Les liens vers les projets pointent vers le n°11 et n°23, au lieu du n°5 et n°33, mais on peut les retrouver en "cadre de vie" pour le 9eme (n°5) et en "Transport et mobilité" pour le 10eme (n°33).

  • Liens remis en place, merci beaucoup Simon

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