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Pour les amateurs de l'histoire des arts, de la chanson et de Montmartre, le Lapin Agile vous propose ce soir, 31 mars, un concert en ligne : "Au printemps de l'Art". Pour la somme modique de 5 euros, vous pourrez assister en direct à un concert de chansons montmartroises tout en contribuant à faire (re)vivre ce lieu mythique de la Butte s'il en est.
Les réunions publiques des Conseils de quartier du 18e arrondissement reprennent pour l’année 2021 au cours de ce mois de mars. Règles sanitaires obligent, ces rencontres se feront en ligne. Vous pouvez proposer des sujets à inscrire à l'ordre du jour. Concernant les quartiers qui nous concernent, voici les rendez-vous à venir (suivez les liens pour plus d'informations, vous inscrire et recevoir le lien de connexion) :
Rencontre publique du Conseil de QuartierGoutte d’Or – Château Rouge :
Cet article aurait dû annoncer l'édition 2020, la 87e de la série, de la Fête des Vendanges de Montmartre - qui devait se dérouler du 7 au 11 octobre. Hélas, la crise sanitaire aura eu la peau de la traditionnelle Fête des Vendanges, un des plus grands rendez-vous festifs du Nord parisien.
Nous reproduisons ci-dessous le message des organisateurs posté sur le le site de la fête.
"C’est le cœur bien lourd que les équipes de la Fête des Vendanges de Montmartre et la Mairie du 18e vous adressent aujourd’hui ce message.
Application faite de l’arrêté de la préfecture de police de Paris du 25 septembre dernier à la programmation de la Fête des Vendanges de Montmartre, nous vous informons que les festivités ne pourront pas se tenir en 2020 et que tous les événements sont ainsi annulés.
Face à l’accélération de la propagation de l’épidémie, il en va aujourd’hui de notre responsabilité collective de tout mettre en œuvre pour stopper cette évolution en limitant les contacts. Dans ce contexte, les équipes de la Fête des Vendanges de Montmartre feront tout pour que vive malgré tout cette 87e édition du Futur sur les réseaux sociaux de la Fête. On vous donne rendez-vous ici dès la semaine prochaine pour quelques surprises avec les acteurs du 18e et les artistes de Décibels Vendanges.
On espère que le futur sera meilleur en 2021 et qu’il nous permettra de nous retrouver pour une Fête des Vendanges de Montmartre toujours plus festive, belle et lumineuse !"
Le Musée de Montmartre rend hommage à un artiste pionnier de l’abstraction : Otto Freundlich. Installé en 1908 à Paris au Bateau-Lavoir, il rencontre Picasso, Braque, Delaunay… Freundlich est l’un des artistes engagés et visionnaires qui – au cœur de l’histoire tragique de l’Europe du XXe siècle – porte un message puissant en faveur d’un humanisme réinventé, opérant une synthèse entre les arts, la philosophie et la politique. Artiste allemand d'origine juive, son œuvre est stigmatisée en 1937 par le régime nazi comme symbole de l'"art dégénéré" et en partie détruite. Interné dès 1939 dans des camps pour "ressortissants des puissances ennemies", Freundlich est déporté et assassiné au camp d’extermination de Sobibor, le 9 mars 1943.
L’exposition met en lumière comment, par la multiplicité de ses créations et par sa pensée philosophique, il joue un rôle précurseur dans la conception de l’art moderne.
Le musée de Montmartre sait faire une place à des peintres moins connus, ou un peu oubliés, dont les réalisations sont trop rarement exposées aux yeux d'un public curieux. Cette fois, c'est Georges Dorignac, avec une exposition intitulée "Corps et âmes". L'œuvre est pourtant singulière, originale, belle, racée. Saluons la Piscine de Roubaix et le musée des Beaux-Arts de Bordeaux qui ont initié l'hommage à Georges Dorignac en 2017.
Les œuvres exposées peuvent surprendre par leur diversité. Il faut dire que le cheminement du peintre est complexe. On peine à trouver une ligne commune à travers les portraits de femme dans sa période des Noirs, qui firent sa renommée, ses représentations de la maternité, ses paysages proches des pointillistes, ses portraits de paysannes ou d'ouvriers saisis dans l'effort ou ses projets décoratifs, empreints d'orientalisme. Pourtant son œuvre est puissante, sincère, touchante.
Il faut se souvenir que c'est un jeune homme qui en 1898 arrive à Paris et intègre l'école des Beaux Arts. Il a alors 19 ans. Au bout de six mois il préfère néanmoins prendre sa liberté et se consacrer à une carrière de peintre indépendant. La jeunesse, la fougue, la technique maitrisée, une vie de famille bien remplie peuvent expliquer quelques tâtonnements. De 13 ans à 18 ans, il fréquentait l'école des Beaux-Arts de Bordeaux où il avait obtenu des prix qui le confirmèrent dans sa vocation et le conduisirent à Paris. Il a déjà acquis là la maitrise de son art qu'il n'aura de cesse d'améliorer avec rigueur et passion, sans compromis. Toutefois il veut lui donner un surplus d'âme, et il y réussira pleinement, comme on peut le constater en parcourant les salles du musée.
C'est pas moins de 85 œuvres, peintures, aquarelles, sanguines et fusains, réalisées entre 1901 et 1924 qui sont présentées dans cette exposition. Le musée de Montmartre est ouvert tous les jours de 10h à 19h d'avril à septembre et de 10h à 18h d'octobre à mars
Quelques dates dans le parcours du peintre :
1879 naissance de Georges Dorignac à Bordeaux
1998 arrivée à Paris.
1900 il s'installe au 22 rue du Chevallier de La Barre, naissance de ses filles.
1900 à 1904 il s'associe à l'École de Bilbao.
1906 il représente la maternité, sa femme, ses filles ; peintures douces et tendres. Il rencontre Signac et Derain
1908 il s'installe à Verneuil-sur-Seine
1910 vol de ses œuvres, ruine, il trouve refuge à La Ruche, École de Paris. Il rencontre Modigliani, Soutine. Questionnement intense ; il peint des paysages pointillistes. Puis abandonne la couleur.
1912 début de la période noire ; plusieurs expositions et acquisitions de l'État.
1914 séjour d'un an à Bordeaux puis retour à Paris à l'été 2015.
À partir de 1915 plusieurs acquisitions de l'État et l'intérêt des amateurs le soulagent des préoccupations matérielles.
1918 il se consacre à des sujets de décoration, dessins, cartons pour la tapisserie, la céramique, la mosaïque, commande pour un plafond de théâtre, paravent, affiche... notamment celle du Salon d'Automne de 1922.
21 décembre 1925 il meurt des suites d'une opération de l'estomac à Paris.
Aujourd'hui, nous laissons la parole à une de nos plus fidèle adhérente et non moins fidèle lectrice du blog, pour un petit tour à Montmartre :
Lectrice attentive du blog, il me semblait judicieux de ne pas rater cette opportunité, mise en avant par l'article du 1er novembre, de visiter le tout petit cimetière de l'église Saint-Pierre de Montmartre, dit cimetière du calvaire.
Bravant la pluie de l'après midi, mais néanmoins pour éviter d'être dégoulinants d'eau avant la visite, nous nous proposions de prendre le funiculaire au pied des jardins du Sacré-Coeur. Aïe ! Paris et ses touristes.... que rien ne détourne d'arpenter les rues du vieux Montmartre, et à l'occasion d'expérimenter les joies du funiculaire. Chacun sait ici qu'on monte à environ vingt personnes dans la cabine. Or, elles étaient au bas mot une bonne centaine sous leur parapluie à attendre le monte-charge de la Régie. Après tout, une visite à un cimetière qui ne se montre à tous qu'un jour sur 365, ça se mérite. Allez, gravissons les marches avec entrain.
Une petite pluie, bien pénétrante ici, n'arrête pas le pèlerin, dit le dicton. Nous montions donc par les côtés du jardin, là où les marches sont plus longues mais tout aussi épuisantes (!), puis nous contournions à la fois la basilique, le petit train de Montmartre, les groupes de touristes, les "tresseurs de bracelets" et les marchands du temple... La rue du Chevalier de la Barre était complètement envahie, on y peinait à circuler. Idem pour le rue du Mont-Cenis qui débouche sur le parvis bien modeste de Saint-Pierre. Et là, déception égale à celle qui nous avait saisis à l'entrée du funiculaire : entre les grilles qui séparent la rue de l'église et la belle porte en bronze du sculpteur italien Tommaso Gismondi, une foule mouillée attendait patiemment pour entrer dans le minuscule cimetière du Calvaire. Une pancarte disait "Journée du Patrimoine".... Nous attendrons l'an prochain pour voir ce patrimoine et ces tombes anciennes dont les plus récentes ont plus d'un siècle. Affaire à suivre donc.
Il était un peu plus de 16 heures et les cloches de la basilique, la Savoyarde peut-être),nous avaient presque rompu les tympans quand nos pas, quelques pas de plus à vrai dire, nous amenèrent dans la rue Cortot, au 12 exactement, devant la petite rampe où se trouve l'entrée du Musée de Montmartre. Il ne bénéficie pas de la même visibilité et le flot des visiteurs y était beaucoup plus modeste. Mieux pour nous, mais dommage pour le Musée. Et également pour les touristes qui se privent d'un moment de pure grâce, de calme et de tranquillité. Comme ils avaient bon goût les artistes qui s'installèrent là au début du siècle dernier ! On peut y voir l'atelier de Suzanne Valadon, bien conservé dans son jus, d'autres y résidèrent aussi, dont Auguste Renoir, Maurice Utrillo et André Utter, et d'autres encore. L'exposition temporaire actuelle leur rend hommage, et à tous ceux qui à la même époque avaient élu domicile dans ce vieux Montmartre. Son titre ? Artistes à Montmartre, lieux et ateliers mythiques. On pourra aussi — quand il pleuvra moins — chercher tous les ateliers qui figurent sur le plan remis gracieusement dans le musée.
Le Montmartre juste après la Commune de Paris était certes meurtri par les barricades et les représailles qui suivirent, mais n'avait rien de commun avec son allure actuelle, à la fois bohème et riche. Riche, il n'est qu'à jeter un regard sur les devantures des agences immobilières pour s'en convaincre. La colline était alors parsemée de parcelles non bâties, de zones en friches et du fameux Maquis, où des petites gens, ouvriers, artisans, les petits métiers de l'époque trouvaient à se loger, voire à bricoler eux-mêmes une bicoque en planches.
Le Second Empire, très favorable à la bourgeoisie et aux investisseurs avait chassé de nombreux parisiens des quartiers rénovés, beaucoup avaient trouvé à se loger sur ce versant de Montmartre, mais les promoteurs du début du siècle ont rapidement nettoyé le maquis et on a vu pousser en quelques années les beaux immeubles de l'avenue Junot, pour ne citer que ceux là, et de nombreux autres....
Un petit air ancien de Vincent Scotto.... décrit bien la situation :
Mais Montmartre semble disparaître Car hélas de saison en saison Des Abbesses à la Place du Tertre, On démolit nos vieilles maisons. Sur les terrains vagues de la butte De grandes banques naîtront bientôt, Où ferez-vous alors vos culbutes, Vous, les pauvres gosses à Poulbot ? En regrettant le temps jadis Nous chant'rons songeant à Salis, Montmartre ton " De Profundis ! "
La mairie du 18e vous propose de vous débarrasser de vos pelotes de laine inutilisées.
Pour la prochaine édition de la Fête, nous avons besoin de vous ! Afin de créer une oeuvre collective et participative de tricot-graffiti dans le quartier Grandes Carrières / Clichy, nous sommes à la recherche de pelotes de laine et autres matériaux "tricotables".
Vous pouvez les apporter jusqu'au 27 avril dans différents points de collecte du 18e arrondissement. Pour notre quartier, le lieu le plus proche est au 7, rue des Gardes, ouvert les mardis et mercredis de 10h à 13 et de 14h à 18h. C'est le moment de commencer le nettoyage de printemps !