Ce petit reportage d'Antenne 2 (oui Antenne 2) date de ..... 1994
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Ce petit reportage d'Antenne 2 (oui Antenne 2) date de ..... 1994
Si Paris reste toujours la ville lumière, il nous semble qu'elle reste aussi la ville des voitures, ce n'est pas cette vidéo qui nous contredira.
Les illuminations sont magnifiques, c'est vrai. Le feu d'artifice tiré depuis l'Arc de triomphe le 31 janvier a été très apprécié, c'est vrai aussi. Toutefois, la vidéo mise en ligne par la Ville met surtout en lumière la frénésie de la circulation, accentuée par la vitesse accélérée de lecture et le rythme de la bande son, mais quand même... préservez-vous de la pollution en 2015 !
Au dernier conseil d'arrondissement du 10e, notre association a présenté un voeu à propos de la présence des autocars de tourisme dans Paris et les problèmes de stationnement et de pollution qu'elle génère. Rappelons que nous avons également déposé à ce sujet une contribution sur le site Imaginons Paris.
Trop de cars qui envahissent et polluent la capitale. Stop !
Elise Fajgeles, adjointe chargée de la voirie et des transports nous a répondu longuement. Un travail de concertation avec les professionnels du tourisme a été lancé récemment par deux adjoints d'Anne Hidalgo, Christophe Najdovski et Jean-François Martins chargés respectivement des déplacements et du tourisme. Il s'agira d'élaborer un schéma directeur d'ici 2 à 3 ans. Dès janvier, on mettra en place des groupes de travail dans les mairies d'arrondissement avec la DVD (Direction de la Voirie et des Déplacements) et les professionnels concernés. Associations et conseils de quartier pourront participer à ces groupes locaux. Consciente du manque de contrôles des stationnements de ces autocars de la part de la préfecture, la Ville souhaite participer à ces contrôles, à voir avec la DPP (Direction de la Prévention et de la Protection).
Par ailleurs, nous avons appris la mise en place d'un groupe de travail pour sortir du diesel. Il est question de dispositifs spécifiques avec une aide pour les non polluants (respectant la norme euro6) qui ne verraient pas leurs tarifs de stationnements augmenter. On peut émettre ici quelques réserves : alors même que la ville n'a pas la capacité d'interdire et de faire respecter le stationnement illicite des autocars, et encore moins d'exiger que les moteurs soient éteints à l'arrêt, comment va-t-on vérifier cette fameuse norme?
Depuis le conseil d'arrondissement, la Maire de Paris a annoncé dimanche dernier à grand renfort de communication un plan anti-pollution avec notamment la fin du diesel pour 2020 dans la capitale qui sera discuté au Conseil de Paris du 9 février. « Je peux déjà vous dire que je veux restreindre la circulation des véhicules les plus polluants, notamment les cars de tourisme. Nous travaillons avec l'État à des mesures d'interdiction. Suite à la concertation engagée avec eux, les opérateurs prévoient déjà une adaptation de leur parc. Ce peut être des moteurs hybrides ou à gaz, mais nous ne voulons plus de diesel à Paris. Il y a aussi la question du stationnement : je n'accepte plus de voir Paris complètement encombré d'autocars. »
On peut donc espérer que la réflexion s'engage rapidement pour trouver des lieux spécifiques. Didier Le Reste, au nom du groupe communiste a jugé nécessaire de sensibiliser autrement les autocaristes qui stationnent un peu n'importe où (volontairement ou pas ...). "On peut trouver des emplacements à l'extérieur de la ville. Il s'est étonné qu'on ne sollicite pas les opérateurs publics de transport que sont la RATP et la SNCF. Le lobbying des tours opérateurs est très fort au vu de l'intérêt financier." a t-il conclu en citant l'exemple des touristes chinois qu'on dépose devant les grands magasins du boulevard Haussmann.
Même son de cloche du côté des écologistes d'EELV : stopper les cars avant ou juste après Paris, discuter avec les communes limitrophes et renforcer le dialogue avec les transports publics. L'UMP par la voix de Deborah Pawlik est également pour interdire les véhicules les plus polluants.
Voilà donc une belle unanimité qui devrait en toute logique se confirmer au conseil de Paris du mois de février! D'ici là, nous sommes prêts à participer aux groupes de travail dans les trois arrondissements (9-10-18).
Action Barbès se saisit de toutes les occasions pour faire passer ses messages et le processus de concertation lancé par la mairie de Paris à propos des modifications du Plan Local d'Urbanisme (PLU) est une de ces occasions. Nous vous avons déjà présenté la chose par deux fois, ici concernant le processus lui-même et là pour le projet de promenade urbaine entre Barbès et Stalingrad.
La présence de trop nombreux cars de tourisme dans la ville est un réel problème. Occupation abusive de l'espace public, pollution en tous genres, .... des mesures s'imposent, non pas pour empêcher les touristes de venir visiter Paris, bien au contraire, mais pour leur offrir à eux et aux Parisiens un environnement digne de la capitale.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir
Nous avons donc mis en ligne sur le site imaginons.paris, une contribution de manière à sensibiliser la Direction de L'Urbanisme de la Ville de Paris et les élus, naturellement, sur cette question : Réduisons la présence des cars à Paris
Cliquez sur la photo pour l'agrandir, ou ci-dessous pour la lire :
Notre contribution sur la carte interactive
Ce soir en conseil d'arrondissement du 10e, Action Barbès présentera un voeu sur le sujet.
Depuis de années, on peut lire dans les bulletins d'information des municipalités, dans la presse, et entendre également dans les discours politiques, que la pratique de la bicyclette est favorable à la sauvegarde de l'environnement, un geste écologiste qui produit moins de CO2 que tout déplacement facilité par un autre véhicule surtout à moteur thermique.
Nous-mêmes ici, nous avons maintes fois parlé des "circulations douces" en incluant le vélo au même titre que les transports en commun ou la marche à pied. Pourtant à y regarder de plus près, tout n'est pas aussi simple, et le vélo après étude plus fine s'avérerait être un magnifique cache-misère et une solution de substitution pour les politiques peu courageux qui hésitent à s'attaquer de front aux lobbies de l'automobile.

Place de la République
En effet, les analyses montrent que le cycliste est plutôt un ancien marcheur ou un usager des transports en commun, et rarement un ancien automobiliste. Or, passer de la marche à la bicyclette ne réduit en rien l'émission globale de gaz carbonique à l'échelle de Paris. Les aménagements de voirie, la création de pistes cyclables et la mise à disposition de Vélib' sont donc bien moins payants que la réduction de la place de la voiture dans la cité,
au niveau de l'amélioration de l'air ! C'est pourtant ce qui fut fait tout au long de ces dernières années. Serait-ce pour se donner bonne conscience ?
Nous ne parlerons pas ici des personnes qui vivent hors agglomération : là, le choix des moyens de déplacement est plus limité, et souvent ils vont opter pour le plus rapide... qui est aussi souvent le plus polluant.
Toutefois, le bon côté de la pratique de la bicyclette, ce sont ses vertus au niveau de la santé du cycliste. C'est bon pour la forme, bon pour les muscles et ralentit le vieillissement du cycliste, à condition que celui-ci conduise prudemment, car les rues de Paris ne sont pas toutes sécurisées pour les piétons et les vélos. Attention donc à vous et aux autres !
Pour en savoir plus : Le retour de la bicyclette.
Une histoire des politiques de déplacement en Europe
de 1817 à 2050, de Frédéric Héran,
La Découverte, 2014, 256 p. – Sortie le 22 mai 2014
Un lien vers un site qui prône la vie sans voiture : http://carfree.free.fr
Dans le projet de Promenade Urbaine entre Barbès et Stalingrad que nous avons remis à Anne Hidalgo pendant la campagne municipale, un des sujets abordés concerne la problématique du stationnement des cars de tourisme autour de la Gare du Nord. Autocars qui se garent rue de Maubeuge — stationnement autorisé mais largement insuffisant — mais surtout sur le pont des voies de la gare, en infraction au code de la route. On le constate également dans le 9e arrondissement, la place manque pour déposer ou attendre les touristes devant le lycée Jacques-Decour (ci-dessous) où des emplacements sont prévus (mais pour quelques cars seulement). Aussi stationnent-ils un peu n'importe où.

(Photo prise le 21 avril dans le 9e, boulevard de Rochechouart, derrière le lycée Jacques-Decour: ici le stationnement est autorisé, mais la surabondance des cars de tourisme cause certaines nuisances en termes de pollution, bruit etc...)
Voici quelques exemples de stationnement non autorisé de cars de tourisme...
Les 3 photos suivantes ont été prises vers 11h30 le 30 avril, mais pourraient être identiques d'autres jours:
9e, boulevard de Rochechouart, dans le couloir de bus
18e, boulevard de Rochechouart, à l'angle de la rue de Clignancourt
18e, rue de Clignancourt devant l'arrêt du bus 85
(On peut même apercevoir un peu plus loin un autre car stationné dans cette même rue dans le couloir de bus)
Pour terminer cette promenade, une photo prise dans le 10e, devant la Gare de l'Est, une file de cars stationnant au beau milieu de la chaussée dimanche 27 avril dernier à l'heure du déjeuner:

Nous ajouterons que bien souvent les chauffeurs laissent leur moteur allumé, sans souci de la pollution et du bruit occasionnés.
Une réflexion devra donc être menée rapidement par la Ville, qui s'est aussi engagée à réduire le nombre de véhicules Diesel très polluants dans la capitale. L'Adjoint de la Maire de Paris, Jean-François Martins, chargé du Tourisme (et du sport), nous l'a confirmé via Twitter (cliquez ici pour voir cet échange).
Un mercredi ensoleillé et plutôt agréable. Un temps à mettre le nez dehors pour en profiter. Mais la balade s'avère très vite bruyante et polluée. Elle commence par le boulevard de La Chapelle à Barbès, normalement encombré à la fin du marché. Ne pas oublier que nous sommes mercredi ! Les pistes cyclables ne sont pas encore libérées et les trottoirs pas totalement non plus. Peu importe, il fait beau. Sous le viaduc, les commerçants remballent fruits et légumes pendant que des glaneurs remplissent leurs caddies avant le passage des agents de la Propreté.
Des klaxons se font entendre au loin vers la place de la Chapelle. On comprend vite pourquoi. Tout le secteur est très encombré. Nous poussons jusque là pour voir.
Des policiers descendent de leur véhicule coincé dans l'embouteillage et mettront plusieurs minutes à discipliner les automobilistes pour se frayer un passage. Pour les piétons, il devient risquer de traverser car la visibilité est nulle.
Tous les axes sont saturés : la rue du faubourg Saint-Denis jusqu'à la gare du nord, la rue Louis-Blanc, la rue Marx-Dormoy. Seul le boulevard de La Chapelle vers Stalingrad côté 10e offre une échappatoire.
Les rues Paré et Patin se sont entre temps remplies, preuve qu'une réflexion large sur la circulation aux abords de l'hôpital Lariboisière et au-delà vers la porte de la Chapelle doit enfin être engagée par les nouveaux élus. C'est une attente des habitants, des conseils de quartier et d'Action Barbès.
Voici une des raisons pour lesquelles nous demanderons sans tarder que soit relancée la commission extra-municipale des déplacements, afin que les diagnostics se fassent en collaboration avec les deux arrondissements, 10e et 18e, et que les solutions soient largement discutées avec toutes les parties.