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pollution - Page 2

  • Place de La Chapelle : pas encore lieu de promenade urbaine

    Un mercredi ensoleillé et plutôt agréable. Un temps à mettre le nez dehors pour en profiter. Mais la balade s'avère très vite bruyante et polluée. Elle commence par le boulevard de La Chapelle à Barbès, normalement encombré à la fin du marché. Ne pas oublier que nous sommes mercredi ! Les pistes cyclables ne sont pas encore libérées et les trottoirs pas totalement non plus. Peu importe, il fait beau. Sous le viaduc, les commerçants remballent fruits et légumes pendant que des glaneurs remplissent leurs caddies avant le passage des agents de la Propreté.

    Des klaxons se font entendre au loin vers la place de la Chapelle. On comprend vite pourquoi. Tout le secteur est très encombré. Nous poussons jusque là pour voir.                                        

    place chapelle, embouteillage, Des policiers descendent de leur véhicule coincé dans l'embouteillage et mettront plusieurs minutes à discipliner les automobilistes pour se frayer un passage. Pour les piétons, il devient risquer de traverser car la visibilité est nulle.    

     

     

     Tous les  axes sont saturés : la rue du faubourg Saint-Denis jusqu'à la gare du nord, la rue Louis-Blanc, la rue Marx-Dormoy. Seul le boulevard de La Chapelle vers Stalingrad côté 10e offre une échappatoire.

    chapelle, embouteillage,

    Les rues Paré et Patin se sont entre temps remplies, preuve qu'une réflexion large sur la circulation aux abords de l'hôpital Lariboisière et au-delà vers la porte de la Chapelle doit enfin être engagée par les nouveaux élus. C'est une attente des habitants, des conseils de quartier et d'Action Barbès.        

    Voici une des raisons pour lesquelles nous demanderons sans tarder que soit relancée la commission extra-municipale des déplacements, afin que les diagnostics se fassent en collaboration avec les deux arrondissements, 10e et 18e, et que les solutions soient largement discutées avec toutes les parties.        

  • Attention pollution stationnement résidentiel gratuit

     

    Pollution annoncée pour jeudi : stationnement résidentiel gratuit

    Selon les données d'Airparif et de Météo-France, un nouvel épisode de pollution atmosphérique aux particules (PM10) est susceptible d’être atteint jeudi 10 avril. En conséquence, la Ville de Paris a décidé de rendre le stationnement résidentiel gratuit le jeudi 10 avril. 

  • L'algue verte n'atteint pas encore Paris-Plages

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    Laitue de saison? Vous n'y êtes pas. Il s'agit d'algues vertes, photo prise dans la baie de Douarnenez.

    Pas très sympathique pour s'étendre sur une plage de sable fin. Certes, l'algue verte fait partie de l'écosystème breton, nous explique t-on sur le site du tourisme en BretagneA condition qu'elle soit dans des quantités limitées. Ce n'est malheureusement plus le cas depuis une trentaine d'années dans les baies de Saint-Brieuc et de Douarnenez notamment.

    L’algue verte, en temps normal a besoin de beaucoup de lumière, d'eaux riches en azote et en phosphore, et assez calmes pour retenir sur place les nutriments. Mais une agriculture "non raisonnée" (1), pourrait-on écrire, ajoute aussi fertilisants et engrais en grande quantité apportés par les rivières jusqu’à la mer. Le soleil de l'été accentue le phénomène.

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    Les plages ainsi souillées représentent un coût non négligeable pour les communes car il faut bien ramasser si on ne veut pas voir fuir les touristes. Par ailleurs, les algues en décomposition dégagent des émanations d'ammoniac et un gaz très toxique à haute concentration, le sulfure d’hydrogène (H2S).

     Heureusement, il reste encore de belles plages cachées dans les criques...

    bretagne, plages, Crédits Photos E. Carteron

     et pour ceux et celles qui restent dans la capitale, il y a Paris-Plages... 


    (1) L'agriculture raisonnée fait référence à une gestion des pratiques agricoles tenant compte de la protection des écosystèmes, donc de l'environnement, de la maîtrise des risques sanitaires, de la sécurité du travail et du bien-être animal.

     

  • Une nouvelle venue dans la lutte contre le Diesel

    Depuis peu les résultats d'une enquête approfondie ont été publiés sur la dangerosité du Diesel. Le doute n'est plus permis : il faut interdire le Diesel au moins en ville, les particules fines qui s'échappent de sa combustion sont néfastes à notre santé, elles sont cancérigènes. 

    Une nouvelle association Arrêtons le diesel  a été créée en décembre dernier avec un site qui mérite le détour, tant l'information y est complète. 

    Pour donner le ton, voici un extrait des lectures que vous allez y trouver :

    Le scandale français du diesel

    Longtemps suspectées pour leur dangerosité, les émanations des moteurs diesel ont officiellement été déclarées cancérigènes par l'OMS le 12 juin 2012.

    A l'origine de 42 000 décès prématurés chaque année, le diesel continue pourtant d’être  subventionné  par notre gouvernement. Un véritable scandale, et un scandale français, qui n’a d’équivalent nulle part ailleurs dans le monde. C’est en France que la concentration de véhicules diesel est la plus forte. Une politique fiscale avantageuse, un bonus écologique uniquement axé sur les émissions de CO2, sans prise en compte des polluants spécifiques au diesel et beaucoup plus dangereux pour l'homme tels les oxydes d’azote et les particules fines, ont abouti à une dieselisation croissante du parc automobile français. A l’heure actuelle, près de 80% des voitures neuves vendues en France sont des motorisations diesel. Comble de l’ironie, la France est contrainte d’importer du diesel, et exporte en parallèle de l’essence, notamment vers les Etats-Unis.

    De grandes agglomérations ont déjà interdit le diesel dans leur centre-ville, comme Tokyo, Milan ou Athènes. Un nouveau scandale de santé publique est à l’œuvre, sous nos yeux, tous les jours, dans nos villes et dans nos campagnes. La France est aujourd’hui malade de son diesel qu’elle a tant chéri. Il est plus que jamais temps d’arrêter cette folie.

    Alors, ensemble, maintenant, arrêtons le diesel.
     
  • Des décisions à suivre lors du prochain conseil de Paris des 12 et 13 novembre

    Alors que nous demandons depuis des mois la suppression des porte-huit dans la capitale et des semi-remorques, Bertrand Delanoë présentera un plan contre la pollution dans Paris.

    Il s’agirait notamment d’interdire la circulation des véhicules anciens : 17 ans pour les voitures, 18 ans pour les camions, 10 ans pour les motos. Il serait également question d’un futur péage pour les poids lourds sur les autoroutes autour de Paris.

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    Le maire de Paris (tout comme Action Barbès dans l' article du 1er août 2012) souhaite également relancer les ZAPA (zone d’actions prioritaires pour l’air). Des mesures qui nous semblent aller dans le bon sens mais pour lesquelles il faudra obtenir l’accord de l’Etat et de la Préfecture. Pas gagné même si nous avons changé de gouvernement depuis quelques mois... Pas gagné non plus car la majorité municipale va devoir faire face à de nombreux lobbyistes. Ne citons en exemple que le cas des loueurs de voitures autour de la Gare du Nord au sujet de l’interdiction des porte-huit : ils ont par deux fois obtenu le report d'une limitation de la circulation de ces véhicules longs dans la capitale. (voir notre article précédent).  

    Les élus communistes ont déjà annoncé leur désaccord sur ce projet qu'ils jugent anti-social, si l'on considère le nombre de Français contraints de rouler dans de vieilles voitures faute de moyens. On se doute que les élus EELV (Europe Ecologie Les Verts) seront quant à eux en faveur des mesures ; ils déposeront plusieurs vœux au conseil de Paris pour "substituer des véhicules propres" au Diesel. 

    Si vous voulez écouter le maire de Paris interviewé par Marc-Olivier Fogiel sur RTL, cliquez sur la flèche verte ! Il donne quelques précisions utiles. Et vous, qu'en pensez-vous ? 


    podcast

  • Le Montmartrobus au conseil de Paris

    Lors du dernier conseil de Paris qui s'est tenu les 15 et 16 octobre, la butte Montmartre et ses petits bus, les premières navettes de ce genre à avoir été mises en service, ont été évoqués par nos élus parisiens. C'est Sylvain Garel*, du groupe des Verts, qui a présenté un vœu en faveur d'un bus moins polluant...

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    En effet, on a ainsi appris que les bus de cette ligne sont des modèles électriques et ont été fabriqués par une société italienne, qui a disparu depuis. L'entretien des véhicules devient plus délicat. Quand l'un d'eux tombe en panne, ce qui vu leur âge est normal et sera de plus en plus fréquent, il est remplacé par un autre modèle qui, lui, fonctionne au Diesel. Sylvain Garel a voulu attiré l'attention du Conseil de Paris sur cette pollution.

    montmartrobus.jpgJulien Bargeton, le nouvel adjoint chargé des déplacements, des transports et des espaces publics (en remplacement d'Annick Lepetit) lui a répondu que la RATP faisait appel aux modèles Diesel au minimum, dans les situations n'offrant pas d'autres solutions, mais qu'à terme elle allait renoncer à ce type de motorisation.

    Avec Sylvain Garel, nous attendons avec impatience le calendrier relatif à cette promesse...  Tout comme nous attendons des progrès et la mise en place des ZAPA... (voir les détails dans notre article du 1er aout 2012)

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    Sylvain Garel, coprésident du groupe Europe Ecologie Les Verts et Apparentés (EELVA) au Conseil de Paris a été élu le 18 septembre 2012 président de la 8e commission, chargée de l’Urbanisme, du Logement, de Paris Métropole et des relations avec les collectivités d’Ile-de-France. En mars dernier, après plusieurs jours de pollution, une opération visible en voie publique avait été ménée par les élus EELV de Paris pour alerter les habitants et les élus parisiens des risques atmosphériques sur la santé et demander au Préfet de faire appliquer les restrictions de circulation qui sont prévues en pareil cas. (voir sur le site de Paris Tribune)


  • Un voeu en mairie du 10e contre la présence des porte-huit

    Nous reprenons la suite de notre article du 1er septembre dernier sur le sujet, comme promis.

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    Depuis plusieurs années, l'association Action Barbès, la Direction et les médecins de l'hôpital Lariboisière ont dénoncé les nuisances liées au transport des voitures de location près de la gare du nord, dans le secteur de l'hôpital Lariboisière. Si la situation a connu par période quelques améliorations, force est de constater que celle-ci se dégrade sérieusement. Les véhicules sont parfois jusqu'à cinq rue Ambroise Paré, moteurs nécessairement en marche pour charger ou décharger les voitures. Action Barbès a participé à de nombreuses réunions lors des aménagements de circulation dans le quartier, alertant sur la difficulté des véhicules d'urgence à entrer et sortir de l'enceinte de l'hôpital (courriers aux élus, interpellation des différents commissaires de police qui se sont succédés depuis 2007, intervention lors des réunions du comité de pilotage Barbès à l'Hôtel de Ville). Les patients, les personnels et les responsables de l'hôpital se plaignent régulièrement de la présence bruyante et polluante des porte-huit – chaque camion transporte huit voitures individuelles - des sociétés de location de voitures, nombreuses dans la gare du Nord.

    Les nuisances sont de trois ordres:

    Lire la suite

  • Rencontre avec la direction de Lariboisière

    A la demande de la direction de l'hôpital Lariboisière, Action Barbès a rencontré Marcel Grau, son  secrétaire général, le 28 août.

    paris,10e,hôpital,lariboisière,circulation,nuisance,transporteurs,porte-huit,pollutionLa rentrée a son lot de problèmes récurrents. Dans notre quartier, les porte-huit, des camions spécialement équipés pour transporter les voitures particulières,  sont toujours présents, toujours plus nombreux et donc toujours plus nuisibles à la santé des riverains qu'ils soient habitants ou encore plus grave, patients. Lesdits porte-huit stationnent désormais sans complexe (voir notre dernier article), la verbalisation, peu pratiquée, n'est pas assez dissuasive. Pourquoi se priver dès lors ?

    En feuilletant nos archives, quelle ne fut pas notre surprise de "re"découvrir la date à laquelle la ville s'était engagée à interdire ces véhicules. Il s'agit du 1er janvier 2007!  En effet, de longues réunions avaient abouti en décembre 2006 à une "charte de bonnes pratiques" entre les transporteurs, leur fédération, les constructeurs d'automobiles, les loueurs, les syndicats et, bien sûr, les autorités municipales. Le temps passe décidément très vite. Décision reportée chaque année depuis lors. Sursis, une fois, deux fois, re-négociations... report. Les porte-huit circulent toujours en attendant des décisions.

    Action Barbès et Lariboisière réfléchissent actuellement à une action commune. La suite donc dans quelque temps...

    N'hésitez pas à nous donner votre avis ou à nous faire suivre vos photos. Tous les éléments pouvant convaincre les décideurs seront les bienvenus. 

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  • Les "zapa" zappées ?

     Les ZAPA sont les « zones d'actions prioritaires pour l'air » prévues par la loi Grenelle II. On apprend qu'elles vont encore devoir attendre leur mise en application. Rappelons qu'elles visent à limiter la pollution automobile et à réduire la mortalité induite dans les grandes villes. (Paris fait partie des 7 villes concernées par cette opération). Le danger principal : les particules fines émises par les moteurs Diesel très présents en France par rapport aux autres pays européens et aux autres types de moteurs à combustion. Pendant des années, on en a fait la promotion - sans doute pour soutenir déjà l'industrie automobile française - et, par ailleurs, le gasoil destiné tant aux professionnels (transporteurs, agriculteurs, flottes de véhicules professionnels)  qu'aux particuliers, est resté sous taxé par rapport à l'essence.

    paris,pollution,diesel,grenelle-ii,porte-huit,transports,delphine-barthoDes véhicules polluants, nous en avons beaucoup dans le quartier. Nous leur avons consacré de nombreux articles : les porte-huit des agences de location de voitures et les camions frigorifiques d'approvisionnement des magasins de la grande distribution, nombreux dans le quartier. Puisqu’il s’agit d' interdire les centres villes aux véhicules les plus polluants, voilà des exemples tout trouvés.

    Malheureusement, les villes en question ont toutes demandé un report de l’expérimentation qui semble très compliquée à mettre en place. La toute nouvelle ministre de l’environnement, Delphine Batho, a annoncé la mise en place d’un groupe de travail pour « examiner avec les collectivités les difficultés rencontrées ».

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    (Pour consulter le texte intégral de la Directive européenne 2008/50/CE du parlement européen et du Conseil du 21 mai 2008 concernant la qualité de l'air ambiant et un air pur pour l'Europe.)

    Dans le contexte actuel, où l’industrie automobile est sur le grill et où les véhicules propres semblent revenir sur le devant de la scène, on ne comprend pas bien pourquoi le problème de santé publique est une fois de plus mis de côté. Jusqu’à quand nous servira-t-on les mêmes arguments des priorités ? La santé publique n'en fait-elle donc pas partie ? Sa prise en compte ne serait-elle pas, au contraire, une source d'innovations et un gisement d'emplois ?


    paris,pollution,diesel,grenelle-ii,porte-huit,transports,delphine-barthoNous avons écrit à deux reprises à Denis Baupin désormais député EELV de Paris, (ancien adjoint chargé du Plan climat à la Ville de Paris) connaissant son engagement sur les problèmes environnementaux. Il est d'ailleurs inscrit à l'assemblée nationale à la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire et Membre de l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Le problème étant national (mondial, devrait-on dire),  les choix de Denis Baupin orientés vers la protection de l'environnement, il nous a paru intéressant d’avoir sa réponse.

    Nous l’attendons et ne manquerons pas de vous en informer sur le blog.

     

     

  • les conséquences des pics de pollution

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    c’est le nombre d’infractions relevées à l’occasion des pics de pollution atmosphérique du 13 janvier au 12 février lors de contrôles effectués sur 35 251 véhicules, par les services de police et de gendarmerie en Ile-de-France. Parmi ces infractions, 13 293 étaient liées à la vitesse, 1 092 aux contrôles techniques et 72 aux contrôles antipollution.
    A noter que, pour le seul mois de janvier, les températures en baisse ont entraîné à 4 reprises (les 13, 17, 30 et 31 janvier) un dépassement du seuil de pollution atmosphérique aux particules. Ceci entraîne, de fait, des vérifications systématiques de la réalité des contrôles techniques sur les véhicules en circulation, à un renforcement des contrôles anti-pollution des véhicules à moteur, au contrôle de présence de matériels de débridage sur les cyclomoteurs et à l’intensification des contrôles de vitesse.

    C'est bien sûr un extrait du bulletin d'information de la Préfecture de police n° 203, daté du 22 février.

    Trop froide ou trop chaude. Les variations importantes de la température provoquent des pics de pollution. La solution reste : MOINS DE VEHICULES A MOTEUR EN VILLE.... En attendant la police verbalise. L'infraction la plus sanctionnée demeure toutefois la vitesse et de loin.

  • 30 km/h à Paris ? Pour ou contre ?

    Comment apaiser notre ville et revenir à un rythme de vie plus lent, moins stressant ? Comment rendre plus agréable nos quartiers, permettre une reconquête de l’espace par les habitants ?

    Depuis les dernières municipales, il semble que la dynamique qui avait présidé à la création d'axes civilisés (toute une philosophie mise en veilleuse ?), à la promotion des modes de transports doux, à la reconquête des espaces publics par les piétons et plus généralement par les habitants, que cette dynamique donc soit un peu au point mort.

    La question posée par certains est pourquoi ne pas généraliser les zones 30 dans Paris, à l'exception de quelques grands axes qui resteraient à 50 ?

    D'autres pensent que l'alternative serait de multiplier les zones 30...

    Le débat anime les groupes depuis le printemps, comme le relatait un article du parisien en mars dernier intitulé " la mairie part en guerre contre la vitesse".

    paris,transports,circulation,pollution,sécurité,vitesse,accident,bruitLa vitesse est génératrice de bruit sur certains revêtements, les pavés par exemple. Dans ce cas, plutôt que de se préserver du bruit individuellement, tâchons collectivement d'en limiter la production en favorisant les revêtements moins sonores et en réduisant la vitesse sur les zones pavées.

    Les boulevards périphériques la nuit sont source de bruit pour tous les riverains. Le jour aussi, naturellement, mais il est encore plus néfaste la nuit. Les couvertures sont coûteuses et l'ensemble du périphérique n'a pu bénéficier de cette réduction du bruit. Il est question de réduire la vitesse à 70 km/heure au lieu des 80 actuellement autorisés, et souvent largement dépassés justement la nuit. Emmenés par Denis Baupin, maire-adjoint chargé de l'environnement, les élus parisiens en conseil de Paris ont voté un voeu en ce sens, adressé à la Préfecture de police. Quelle réponse a-t-elle fait ? Sans vouloir lui manquer de respect, nous dirons qu'elle botte en touche, car le préfet Gaudin déclare sans rire que les effets de la réduction de vitesse sur le bruit restent à démontrer. Sans doute ne dort-il pas près des périphériques...

    Dans Paris, intra muros, il existe déjà 70 zones que l'on pourrait baptiser pacifiées, car la vitesse y est théoriquement limitée à 30 km/h. Pourtant nous avons près de notre quartier quelques contre-exemples qui laissent songeur. Dans le 10e, il existe un quartier vert, où les comptages font apparaître dans certaines voies (rue de Château Landon, rue Philippe de Girard) des passages importants (quelques milliers de véhicules par jour). Respectent-ils tous les 30 km/h réglementaires ? Non. Les riverains s'en font l'écho dans le conseil de quartier Louis Blanc Aqueduc, chaque fois que l'occasion leur en est donnée. Ils soulignent qu'à la vitesse est associée la pollution, qui rend ridicule ici l'appellation de "quartier vert".

    D'autres citoyens se plaignent de la trop grande circulation dans des voies étroites peu adaptées au grand passage. Ce sont les habitants de de la rue d'Hauteville par exemple, qui régulièrement en appellent au maire du 10e. Ils anticipent, peut-être à tort, les reports de flux quand la place de la République sera mise en circulation sur un seul de ses côtés, et  quand les Grands boulevards offriront un double sens. Voir notre article sur le sujet en mars dernier.

     Une vitesse réduite c'est

     moins de bruit et moins de pollution

    pour plus de sécurité et plus de convivialité

     

  • 4x4, véhicules lourds et polluants à Paris : à quand la fin de l'histoire ?

     

    Un bilan de la qualité de l'air extérieur de 2009 présenté par la secrétaire d'état à l'écologie s'avère mauvais. On sait maintenant que si les polluants tels que le monoxyde de carbone et le dioxyde de soufre ont diminué, les particules fines émises par les véhicules Diesel sont  nocives pour la santé. Dans le cadre de la loi Grenelle II, une expérimentation devrait être menée en 2011 : les Zapa, en clair les zones d'actions prioritaires pour l'air. Pour quel objectif ? Limiter, voire interdire aux véhicules les plus polluants la circulation dans certains quartiers. Où précisément ? Dans une dizaine de villes de plus de 100 000 habitants.

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    Après les voeux très écologiques de Bertrand Delanoë au début de l’année 2010, nous aurions  espéré que la ville de Paris se porte volontaire avec enthousiasme. Ce n’est pas le cas. Pour le moment, seule une réunion semble être prévue à la rentrée. Nous avons noté avec un certain étonnement l’un des argument avancés - cité dans Le Parisien du 3 août 2010 – « Avant d'interdire l'accès de la ville à des véhicules, il faut être certain que des modes de transports alternatifs ont été mis en place. »

    Pour les 4x4, la solution est pourtant très simple. L'alternative est d'acheter une autre voiture. Grimper dans les rues de Montmartre ou de Ménilmontant ne nécessitent pas de conduire ce véhicule. Les probalitités d'enneigement de la région parisienne ne l'exigent pas non plus. Gageons qu'il y a davantage de propriétaires de 4x4 en Ile-de-France que là où ils seraient utiles, notamment dans les départements de montagne.

    Dès 2004, les élus du groupe Les Verts avaient présenté un voeu ambitieux lors du conseil de Paris des 7 et 8 juin, limitant l'utilisation des 4x4 dans Paris. Voeu adopté !

    En 2005, la mairie de Paris étudiait la mise en place de normes de pollution excluant de fait ces véhicules. Denis Baupin, adjoint au Maire de Paris chargé des transports dans la première mandature de Bertrand Delanoë, déclarait au journal 20 minutes : « Les détenteurs de la carte orange ou de la carte intégrale pourraient bénéficier de tarifs attractifs, voire de la gratuité dans certains parkings hors de Paris. »

    Depuis, ce dossier n'a pas avancé. Celui des véhicules lourds non plus. Rappelons que les porte-huit, ces véhicules longs qui transportent les voitures de location que nous croisons régulièrement autour de la Gare du Nord et de l'hôpital Lariboisière, devaient être interdits et remplacés par des véhicules plus courts dès janvier 2010. La ville a du reculer d'un an face aux sociétés de location qui n'étaient pas prêtes... A suivre donc début 2011.

    L'argument le plus souvent entendu, c'est la pollution générée par ces véhicules. Pas prévus pour la ville, ils consomment énormément en milieu urbain. Ils sont pour la plupart équipés de moteur Diesel : gare aux particules fines. Mais ces arguments sont bien vite contredits par toutes les associations et lobbying automobiles. Prenons en un autre : l'espace utilisé pour se garer - au moins une fois et demie celui d'un véhicule de ville. Face aux suppressions de stationnements qui accompagneront l'arrivée d'Autolib, voilà une façon rapide et simple de récupérer des places. Par ailleurs, ils sont très hauts et donnent un réel sentiment de puissance, voire de trop grande sécurité à leur conducteur : ils  apparaissent souvent comme dangereux pour les cyclistes et les motards. Disons le, c'est une affaire de mode, ou pour employer une expression un peu désuète, un signe ostensible de richesse, en langage moderne, un marqueur social, bien relayé par les publicitaires et les constructeurs. Il faut donc une vraie volonté politique pour faire évoluer les mentalités et imposer un plan ambitieux de réduction de la pollution de l'air. Il s'inscrirait pourtant en toute logique dans les actions déjà engagées par la ville de Paris: Vélib', Autolib', le Plan vélo.

     

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