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ile-de-france

  • Du jardin partagé à la disparition de bonnes terres de cultures en Ile-de-France

    Le titre n'est pas clair, mais la position de la Ville de Paris non plus. 

    Quelle ne fut pas notre surprise d'apprendre que Paris soutient le projet EuropaCity sur le territoire de Gonesse au nord de Paris ! Ce sont des terres cultivables et cultivées dont les exploitants sont expulsés pour laisser la place à un grand complexe commercial et de loisirs ... On marche sur la tête, là, non ? 

    Ecoutez ce court reportage diffusé sur France Culture : 

     

    En effet, la maire de Paris s'est montrée à maintes reprises comme la cheffe de file d'un mouvement militant pour la lutte contre le réchauffement climatique. Grâce à une communication massive, les mesures que l'on connaît depuis le début de la mandature d'Anne Hidalgo sont les constructions à haute qualité environnementale, les toits végétalisés, la création de jardins partagés là où ils sont possibles, la végétalisation tous azimuts (souvenez vous du "Madame le maire je veux du Vert"...ou quelque chose d'approchant !), le réaménagement des places parisiennes  en privilégiant la nature, la refonte des voies de circulation en réduisant la place de la voiture au profit des piétons et cyclistes, jusqu'à la reconquête des voies sur berges. Des projets louables. 

    Dans la même orientation politique de la Ville, Anne Hidalgo a souhaité le retour à un approvisionnement de proximité pour ce qui est de notre alimentation, idéalement via l'agriculture biologique, au moins l'agriculture raisonnée et de proximité. 

    Mais, Madame la Maire, nous vous interpelons sur le sujet : Paris n'est pas une île au milieu de rien ! Ce n'est pas juste quelques voies de circulation neutralisées qui vont fondamentalement modifier l'air que nous respirons, ni quelques pauvres parcelles entre deux immeubles laissées aux herbes folles qui vont améliorer l'air et nettoyer nos poumons encrassés ! Ces actions vont dans le bon sens, mais à condition  de ne pas être contredites par d'autres. Comment pouvez-vous soutenir un projet comme l'EuropaCity — et même, selon certains, participer financièrement à son élaboration, peut-être en cédant les terres que la Ville possèdent dans le triangle de Gonesse ? Les jardins partagés et les fermes urbaines promises ne vont en aucune façon nourrir la population parisienne... Quant à la proximité des approvisionnements, quoi de mieux que les terres agricoles d'Ile de France ? 

    Nous comprenons l'opposition des habitants de ce territoire, déjà très encombré d'équipements bruyants, aéroport compris, qui s'arcboutent contre ce projet destructeur et multiplient les recours. 

    Pour connaître les tenants et les aboutissants de ce dossier, nous vous proposons la lecture de quelques articles de journaux, de toutes tendances, pour vous forger votre propre opinion. 

    Petite revue de presse sur le sujet :  

    - d'abord le site du projet avec beaucoup d'infos mais émanant des promoteurs, donc forcément un peu orientées : ici

    - le 5 novembre 2014 : Le Figaro Immo Un autre grand projet contesté 

    - Le 26 décembre 2015 : La Tribune Un projet privé accélérateur du GRAND PARIS ?

    - le 13 septembre 2016: L'Express Le projet fou de mégacomplexe commercial près de Paris (en images)

    - le 12 janvier 2017 : Les Echos : Europacity modifie son projet 

    - le 21 mai 2017 Mobilisation contre le megaprojet Europacity dans le Val d’Oise

     

    L'argument décisif, comme toujours ce sont les emplois... mais leur chiffre varie et reste au bout du compte à l'état de promesse, or, comme on sait, les promesses n'engagent que ceux qui y croient. On trouve dans les blogs publiés par Mediapart en juin 2016 un bilan détaillé de ces déclarations relatives à l'emploi, revues à la baisse, mais qui selon l'auteur J.LORTHIOIS restent en grande partie excessives. C'est ici, à lire absolument. Toutes les références figurent en annexe du document. 

     

    Pour quelques images, vous pouvez aussi regarder le reportage vidéo de France Info sur sa page FaceBook : La fin de la terre ?? 

     

  • Marchands de sommeil: encore de l'avenir...

    Les marchands de sommeil continueront-ils encore longtemps à dormir sur leur deux oreilles?            C'est un thème bien sinistre qui revient régulièrement lorsqu'une catastrophe arrive. Toujours le même constat. Des immeubles insalubres, des logements hors normes. Dernier évènement grave : celui de Saint-Denis. Là, on est dans le spectaculaire. L'ensemble de l'immeuble était dans un état d'insécurité totale, sans eau et occupé en grande partie par des squatteurs. La panique a fait le reste. 

    paris,ile-de-france,insalubrité,risques,sécurité,incendie,marchands-de-sommeilMais si on veut bien se donner la peine de regarder près de chez soi, peut-être même chez soi... ils sont encore nombreux ces petits propriétaires de chambres de bonne insalubres avec un simple point d'eau sur le palier à laisser s'entasser (il n'y a pas d'autres mots) des « locataires ». Ce sont des hommes dans une très large majorité et qui souvent ne sont pas en règle sur notre territoire. Ils ne pourront donc rien dire des conditions dans lesquelles ils vivent, sans doute déjà contents d'avoir un toit. Comment font-ils la cuisine? Comment se chauffent-ils? Avec une bonbonne de gaz interdite, avec des radiateurs vétustes. Comment s'étonner dès lors de ces accidents à répétititon ?

    En effet, ce n'est donc pas une fatalité et le maire de Saint-Denis, au lendemain de l'incendie de la rue Gabriel Péri, n'a pas hésité à mettre en cause les propriétaires de logements insalubres et les marchands de sommeil : "ce drame n'est pas un accident", mais le fruit "d'une délinquance organisée, très rentable, qui exploite la misère humaine."

    Doit-on fermer les yeux sur ce que l'on voit sous les toits, voire même sous nos toits, ou parfois même dans des caves? Doit-on laisser ces marchands de sommeil venir relever les compteurs en fin de mois, comme font certains ? Il y va sans doute de la conscience de chacun d'entre nous. Qui sont-ils d'ailleurs ? On trouve quelques réponses dans l'article paru le 28 septembre dans 20 Minutes. On trouve des profils très différents : des propriétaires sans scrupules qui se "construisent" à la fois un patrimoine immobilier et une affaire rentable de location sans déclarer le moindre revenu, des propriétaires qui répugnent à laisser inoccupées des surfaces à peine habitables mais ne reculent pas à transgresser l'interdiction de louer ces logements trop petits ou hors normes de sécurité, des petits propriétaires qui n'ont pas forcément de gros moyens et qui, inconscients des risques, ne font pas face aux travaux de rénovation ou de mise en sécurité de leurs biens. 

     Rappel de la loi pourtant sévère avec ces bailleurs

    Les marchands de sommeil louent des chambres insalubres ou à des prix trop élevés. Ils encourent cinq ans de prison, 150 000 € d'amende et la confiscation des biens. Depuis 2010, ils risquent une astreinte journalière de 50 à 500 € s'ils ne réalisent pas les travaux nécessaires.

    Il serait intéressant d'en savoir plus, notamment le nombre de procédures engagées contre ce phénomène et le niveau des peines appliquées. On aimerait que le procès de Marseille pour un cas d'école remue les consciences et fasse peur aux marchands de sommeil, quels qu'ils soient.

    A lire dans Le Monde du 28 septembre 2012, c'est ici.

     

    Une autre entrée dans ce problème relève des arrêtés municipaux d'insalubrité. Les villes ont l'obligation d'inspecter leur bâti et d'alerter les propriétaires quand c'est nécessaire, puis de leur enjoindre de faire des travaux d'urgence. Mais trop d'arrêtés d'insalubrité sont classés sans suite.

    "L'Ile-de-France en première ligne en matière d'insalubrité. Le constat est dressé par l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France (ARS-IDF), qui indique que la région francilienne regroupe 30 % à 45 % des logements «indignes» sur son territoire. "

    Lire la suite dans le Parisien du 30 septembre qui souligne que "près de 177.445 logements du parc privé étaient en 2010 considérés comme potentiellement indignes".

    On n'est pas sorti de l'auberge... mais des actions judiciaires sont néanmoins encourageantes, comme en mars dernier, la peine de dix mois de prison ferme infligée à un marchand de sommeil par le tribunal de Marseille.

  • les conséquences des pics de pollution

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    c’est le nombre d’infractions relevées à l’occasion des pics de pollution atmosphérique du 13 janvier au 12 février lors de contrôles effectués sur 35 251 véhicules, par les services de police et de gendarmerie en Ile-de-France. Parmi ces infractions, 13 293 étaient liées à la vitesse, 1 092 aux contrôles techniques et 72 aux contrôles antipollution.
    A noter que, pour le seul mois de janvier, les températures en baisse ont entraîné à 4 reprises (les 13, 17, 30 et 31 janvier) un dépassement du seuil de pollution atmosphérique aux particules. Ceci entraîne, de fait, des vérifications systématiques de la réalité des contrôles techniques sur les véhicules en circulation, à un renforcement des contrôles anti-pollution des véhicules à moteur, au contrôle de présence de matériels de débridage sur les cyclomoteurs et à l’intensification des contrôles de vitesse.

    C'est bien sûr un extrait du bulletin d'information de la Préfecture de police n° 203, daté du 22 février.

    Trop froide ou trop chaude. Les variations importantes de la température provoquent des pics de pollution. La solution reste : MOINS DE VEHICULES A MOTEUR EN VILLE.... En attendant la police verbalise. L'infraction la plus sanctionnée demeure toutefois la vitesse et de loin.

  • Des plages toutes proches

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    Tout le monde ne peut pas partir au loin et se débarrasser pour quelques jours des soucis du Parisien moyen. Mais, avec l'aide du Parisien - le journal - et cette carte précieuse, on peut tenter de trouver une plage de substitution. Essayez.

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    Au total, une cinquantaine de plages vous attendent cet été en Ile-de-France. Lieux, dates, horaires, tarifs : retrouvez dans cette carte tous les renseignements utiles pour profiter de ces espaces d'animation et de détente près de chez vous, disons, pas trop loin...

    Ci-dessus Achères.