Incendie de Notre Dame de Paris, 15 avril 2019.

Photo : Bertrand GUAY / AFP
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Incendie de Notre Dame de Paris, 15 avril 2019.

Photo : Bertrand GUAY / AFP
Dans la perspective des élections municipales de 2020, qui se dérouleront dans pratiquement un an (les dates précises ne sont pas encore connues), nous vous proposons un état des lieux de la pré-campagne qui a déjà commencé. Il ne s'agit pas de se prononcer sur telle ou telle candidature, nous nous en garderons bien, ni de faire des prédictions improbables, mais plutôt de voir comment s'amorce cette campagne et qui sont les candidats en lice, parmi lesquels figure peut-être la ou le futur maire de Paris. Nous traiterons aujourd'hui de la course à l'hôtel de ville et dans un prochain article de la situation dans les arrondissements qui nous concernent directement, les 9e, 10e et 18e arrondissements.

La bataille de Paris
Certes, il y a d'abord les élections européennes du 26 mai prochain qui nous diront quel est le rapport de forces entre les différentes tendances politiques, bien que la particularité de ce scrutin n'en donnera pas une image très précise, disons que nous verrons les grandes tendances. Dans cette attente, la pré-campagne 2020 pour la mairie de Paris se met en place. La presse se fait l'écho des sondages* sur les chances respectives des candidats à la candidature côté La République en Marche (LREM) à être d'abord candidat puis tenter ensuite d'être élu, des sondages qui font grincer des dents dans ce même parti. Des élus Les Républicains (LR) déclarent leur soutien à une candidature de Pierre Yves Bournazel, actuel député des 9e et 18e, sous l'étiquette LR/AGIR. Les écologistes ont déjà plus ou moins préempté leur candidats avec Julien Bayou, actuel Conseiller régional IdF, avec Antoinette Guhl, adjointe à la maire de Paris (économie sociale et solidaire) et David Belliard, co-président du groupe EELV au Conseil de Paris.
L'hôtel de ville de Paris en 1859, détail (photographie Gustave le Gray)
Bref, doucement mais sûrement, personne n'ayant envie de rater le coche, les choses se mettent en place. Mais quelle est la situation de départ, c'est à dire où en sommes nous aujourd'hui d'un point de vue politique après cinq ans de mandature Anne Hidalgo ?
Comme on le dirait dans la sphère LREM, le Conseil de Paris fonctionne en apparence encore comme dans « l'ancien monde » : une nette majorité pour la coalition socialistes-écologistes-communistes (91 conseillers au total, majorité à 82 voix) et une opposition regroupée autour d'un pôle LR (55 conseillers élus sous l'étiquette UMP en 2014) et UDI-MODEM (16 conseillers), donc un clivage classique gauche/droite. En termes de voix, rappelons pour mémoire que la candidate de la gauche Anne Hidalgo avait recueilli 55% des votes contre 45% à la droite.
Voilà pour les apparences qui sont aujourd'hui trompeuses car l'irruption de LREM dans le paysage politique et la progression de la France Insoumise ont fait exploser les choses à Paris comme un peu partout en France. Nous n'évoquons pas le Rassemblement National (ex FN) qui n'a jamais réussi à véritablement percer à Paris, la Capitale faisant exception à une très grande partie de la France.
À gauche, les relations se sont tendues, tant au sein de la coalition qu'au sein des partis politiques. Au Parti Socialiste (PS), ou "de ce qu'il en reste" diront les taquins, on peut observer trois tendances. D'abord celle d'Anne Hidalgo qui ne se présente plus guère comme « socialiste » et préfère l'étiquette « de gauche ». Ses relations avec le président de la République et donc avec LREM restent floues. Certains ex-socialistes ont franchi le pas et ont rejoint LREM comme Julien Bargeton, ex-adjoint aux finances ou vont sans doute le faire prochainement comme l'ancien premier adjoint Bruno Julliard. Une troisième tendance semble apparaitre avec les soutiens de Benoit Hamon, favorables à une gauche plus radicale. Il est vrai, sans vouloir être trop désagréable, que, stratégiquement, se présenter aujourd'hui sous l'étiquette PS présente un certain risque pour les candidats.
Si les communistes semblent s'orienter vers le maintien de leur accord avec les socialistes, les écologistes pourraient bien choisir une relative indépendance à l'instar de ce qu'ils font pour les élections européennes, positionnement dangereux pour les socialistes qui rappelons le n'ont la majorité au sein de l'actuel Conseil de Paris qu'avec les voix écolos. Mentionnons la très probable candidature de Danielle Simonet pour la France Insoumise (LFI), un parti qui a progressé significativement à Paris lors des derniers scrutins nationaux.
On a donc aujourd'hui une gauche parisienne assez éclatée. Et pour être complet, il faut garder en mémoire que les élections législatives de 2017 ont été très défavorables à la gauche de la majorité municipale à Paris puisque nombre de députés socialistes sortants comme Seybah Dagoma, ou encore Jean-Christophe Cambadelis et Patrick Bloch ont été battus par des candidats LREM ou proche alors presqu'inconnus.
L'ancien Hôtel de ville de Paris
Qu'en est-il à droite ? Les choses ne vont guère mieux. Le pacte de l'opposition municipale LR/UDI-MODEM a clairement volé en éclats lui aussi avec le ralliement de l'UDI-MODEM à LREM et la scission au sein de LR entre la branche « conservatrice », soutien de Laurent Wauquiez, et la branche « progressiste », emmenée à Paris par Pierre-Yves Bournazel. De ce côte aussi les candidats à la candidature ne manquent pas non plus. Citons de mémoire Florence Berthoud, Jean-Pierre Lecoq, Rachida Dati, respectivement maires des 5e, 6e et 7e arrondissements côté LR, et du député Pierre-Yves Bournazel pour LR/AGIR.
Voilà pour le tableau général que nous ne prétendons pas être exhaustif. Car il faudra sans doute compter aussi avec des candidatures de personnalités hors parti, ou des listes citoyennes comme on avait commencé à en voir émerger lors des dernières municipales. Des candidatures qui, même si leurs chances d'emporter le scrutin sont très hypothétiques, peuvent venir brouiller le jeu électoral, quelques pour-cents peuvent faire basculer une élection d'arrondissement et changer la donne pour l'élection de la ou du futur maire de Paris. Mais nous ne sommes pas encore aux élections, beaucoup de choses peuvent changer d'ici là.
* : À propos des sondages électoraux, nous tenons à préciser qu'il faut toujours être très prudent à leur lecture quand il s'agit d'une élection comme celle de la mairie de Paris, ces sondages étant réalisés sur l'ensemble de la capitale ou au mieux sur quelques arrondissements-test. En effet, il faut rappeler que l'élection du maire de Paris se fait par les conseillers de Paris élus dans chaque arrondissement au scrutin de liste majoritaire. C'est donc pas moins de dix-sept scrutins (c'était vingt avant la fusion des quatre premiers arrondissements) qu'il faut observer pour connaitre l'issue de la bataille pour la mairie de Paris. Il faut rappeler aussi, que si le contexte national influe sur les résultats des élections locales, les élections municipales montrent toujours des exceptions à cette règle, des personnalités localement bien implantées pouvant se jouer d'un contexte national défavorable et l'emporter.
Nous vivons un mois de février inhabituellement doux et ensoleillé. Un air de printemps avant l'heure diront certains, mais en ajoutant l'absence de vent, cet épisode conduit une nouvelle fois à des concentrations de particules fines (PM 10) alarmantes. Depuis le samedi 23 février, nous connaissons donc une période critique de pollution de l'air, ce qui a conduit la maire de Paris, Anne Hidalgo, à réclamer la mise en place du dispositif de restriction de la circulation automobile. Mais jusque là, la préfecture a fait la sourde oreille, Michel Delpuech, Préfet de police, s'abritant derrière la réglementation, arguant que "les niveaux de concentration de particules fines (PM 10) sont restés inférieurs au seuil d’information et de recommandation (50 μg/mÑ)".

Airparif, association de surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France, prévoit pour aujourd'hui un dépassement du seuil d’information et de recommandation, le préfet a donc finalement décidé la mise en place de la circulation différenciée à l’intérieur du périmètre délimité par l’A86 : seuls les véhicules munis d’une vignette Crit’Air de classe 0 à 3 pourront circuler dans ce périmètre. L’obligation de contournement par la Francilienne des véhicules en transit dont le PTAC excède 3,5 tonnes. De nombreux contrôles de police seront mis en place dans la capitale pour s'assurer de l'observation de ces restrictions par les automobilistes. Ces mesures sont valables pour la journée du mercredi 27 février de 5h30 à minuit.
Voilà un énième épisode de pollution auquel on ne saurait s'habituer, et qui plaide pour une restriction de la circulation automobile dans nos rues qui en étouffent.
2019. Une nouvelle année s'ouvre à nous, encore pleine de promesse et d'espoir. C'est le moment de présenter ses voeux et de se projeter dans un an neuf.
2019 s'annonce une année de travaux et de changements pour nos quartiers. D'abord avec la Promenade urbaine qui va prendre forme, et qui illuminera désormais nos soirées grâce à une mise en valeur du viaduc par la lumière. Plusieurs autres chantiers vont impacter nos quartiers. Côté 10e, avec l'avancée du chantier du Nouveau Lariboisière et le chantier de la Gare du Nord 2020 qui s'annonce. Côté 18e, ce sont les rues Myrha et Léon qui vont se voir réhabiliter, mais également la rue de la Goutte d'Or, et, nous l'espérons, le commencement des chantiers de rues Cavé et Richomme, et du pourtour de l'église Saint-Bernard, des projets lauréats du Budget participatif de la ville de Paris. Toujours dans le 18e, et sur le parcours de la Promenade urbaine, le Projet de l'Oasis urbaine va également être mis en oeuvre. Autant de chantiers qui vont transformer durablement la physionomie du secteur, aussi, Action Barbès sera très attentive au déroulé de ces travaux.
2019, nous l'espérons, sera enfin l'année où la liberté de circuler pourra se vivre pleinement dans nos rues, places, boulevards et avenues. Et cette libre circulation ne sera réelle que si les différents trafics qui s'approprient l'espace public sont démantelés, si certains commerçants qui également s'approprient indûment l'espace public sont rappelés à l'ordre, si les stationnements sauvages sont mieux réprimés, si les aménagements urbains favorisent et rendent sûres les circulations douces, et si la propreté est assurée dans nos rues.
2019, nous aspirons aussi à ce qu'elle soit une année plus solidaire, avec une société capable d'empathie et d'entraide, et assurant une meilleure protection aux plus fragiles d'entre nous.
2019, enfin, nous vous la souhaitons la plus douce et heureuse possible et que le succès soit au rendez-vous dans ce que vous entreprendrez.

Mercredi prochain, 21 novembre, se tiendra la 11e édition du salon du livre animé. Des livres animés qui sont la spécialité des Libraires associés (3 rue Pierre l'Ermite, 18e), organisateurs de l'évènement. Cette année, le salon se déroulera exceptionnellement, non pas dans le 18e arrondissement, mais à la Médiathèque Françoise Sagan dans le 10e.
Ça sera une occasion rare de pouvoir rencontrer 14 artistes qui présenteront et dédicaceront leurs nouveaux pop-ups.
C'est où ?
Médiathèque Françoise Sagan, 8 Rue Léon Schwartzenberg, 75010 Paris
C'est quand ?
Le 21 novembre 2018 à 18h
Nos lecteurs connaissent notre attachement à la présence des kiosques à journaux dans le paysage parisien, et c'est donc avec plaisir que nous voyons le retour du kiosque de la place du Château Rouge. En effet, ce dernier avait disparu depuis quelques semaines, le temps de travaux, mais c'était pour mieux revenir.
Ce kiosque avait été retiré de la place début 2015, pour permettre les travaux d'agrandissement de la station de métro Château Rouge. Après la réouverture de la station de métro, nous nous étions inquiétés de ne pas voir revenir ce kiosque. Finalement, un kiosque "ancien modèle" de petite taille avait été replacé ici en attendant l'installation d'un kiosque de la dernière génération. Cette installation temporaire visait à maintenir ce service aux habitants tout en occupant positivement l'espace selon la mairie.
C'est donc un nouveau modèle qui est dorénavant installé, un édicule plus grand, mieux éclairé, plus agréable pour la clientèle mais également pour le kiosquier. C'est aussi un changement de côté. Avant les travaux de la Ratp, le kiosque s'ouvrait sur le boulevard Barbès, l'ouverture face à la sortie de métro, testée avec le petit modèle temporaire, est consacrée par cette réimplantation.
Après la réouverture du kiosque de Barbès, voilà une bonne nouvelle pour nos quartiers. Et pour que vivent ces kiosques, on ne le répétera jamais assez, il suffit d'aller y acheter son journal ou son magazine préféré !