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Transports - Page 3

  • Sens unique des rues Marx Dormoy et de La Chapelle : les riverains peuvent passer !

    Depuis le 9 novembre 2020, les rues de la Chapelle et Marx Dormoy sont passées en sens unique. Le passage en sens unique de cet axe a permis la création d'une large piste cyclable et devrait également assurer une meilleure régularité des lignes de bus passant ici. Cet aménagement permet également de réduire un peu la circulation dans le secteur, pour le bonheur des oreilles des riverains.

    Justement, en parlant de riverains, la Mairie du 18e précise que ces derniers sont bien autorisés à emprunter les voies de bus pour aller et venir à leur domicile. Mais attention, tout le monde ne peut pas se décréter soi-même "riverain", sous peine d'amende pour les fraudeurs (la vidéo-verbalisation est effective dans ce secteur). Seuls peuvent passer par les voies de bus les habitants des voies suivantes :

    - Rue de La Chapelle (côté impair, entre le rond-point de La Chapelle et la rue Ordener).
    - Impasse du Curé
    - Impasse de la Chapelle
    - Cité de la Chapelle
    - Passage Ruelle

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    Rue Marx Dormoy, décembre 2020

  • Gare du Nord 2024 : mise à jour du projet de rénovation

    gare-du-nord,travaux,projet,2024Lundi 23 novembre 2020. La Ville de Paris, la SNCF, SNCF Gares et Connexions et la SA Gare du Nord 2024 viennent de signer un protocole actant le soutien de la Ville au projet de rénovation et de transformation de la gare du Nord.

    Avant d'en arriver là, nous avons assisté à quelques soubresauts du projet et la belle entente de départ entre la Ville et la SNCF a eu le temps de voler en éclats. Depuis 2014 un projet de reconfiguration était à l'étude pour résoudre les innombrables problèmes de la gare — dont sa saturation reconnue depuis des années. En 2017, Paris est confirmée ville olympique pour 2024. La SNCF lance alors un appel d'offre (juin 2017). Les choses s'accélèrent. Retour sur les dernières étapes.

    Le projet de rénovation et de transformation de la gare confié à une entreprise d'économie mixte, formée de SNCF Gares & Connexions et la foncière du groupe Auchan, Ceetrus, avait été présenté en juillet 2018 et approuvé par la Ville. S'en suivirent bientôt trois vagues de contestation.

    – L'avis des professionnels
    Une tribune dans Le Monde d'un collectif d'architectes et d'urbanistes de renom jeta un pavé dans la mare. Projet inacceptable ! Ils dénoncent la marchandisation d'un espace, vaste espace de quelque vingt mille mètres carrés, au détriment du confort des voyageurs, ils dénoncent l'allongement des parcours circulant au milieu des zones commerciales, ils dénoncent l'implantation d'un centre commercial de plus, voire de trop, au cœur des territoires du Grand Paris. Ils dénoncent le sacrifice de l'héritage architectural. En résumé, un projet signé trop visiblement Auchan...

    – Les doutes des élus
    Après la validation du projet par la Ville le 10 juillet 2018, des doutes s'expriment parmi les élus, trop commercial, densification excessive, programmation surdimensionnés, pas assez de considération pour l'ensemble de la zone d'activité de Paris et sa banlieue... Il faut revoir la copie. La Commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) rend un avis défavorable le 27 juin 2019, notamment au regard de l'extension de la zone commerciale de 16 321 mètres carrés, plaçant ainsi le Préfet d'Ile-de-France dans l'impossibilité de signer le permis de construire (demande déposée le 21 mai 2019). Un recours est déposé par Stationord, la nouvelle dénomination du promoteur, auprès de la Commission nationale d'aménagement commercial (CNAC), qui rend un avis favorable à la limite de son temps d'instruction. Finalement le 6 juillet 2020, le Préfet d'Ile-de-France, Michel Cadot, délivre le permis de construire. On peut lire la satisfaction de Stationord sur son site ! Mais la Ville ne s'avoue pas vaincue. Et encore moins convaincue : "La nécessité de moderniser la plus grande gare d’Europe n’est guère discutée, surtout à l’approche des Jeux Olympiques de 2024. Mais le projet à 600 millions d’euros tel qu’il est pensé avec l’arrimage d’un paquebot commercial de plus de 300 m de long à l’est de la gare dans l’un des quartiers les plus denses de la capitale, et sans qu’aucune étude d’intégration n’ait été véritablement menée, ne passe toujours pas". (Le Monde du 17 juin 2020)

    En octobre 2019, des élus de la Ville enfoncent le clou de leur désaccord en publiant une nouvelle tribune, dans laquelle ils demandent "des évolutions significatives, qu’il s’agisse de protection patrimoniale, d’inter-modalité, de hauteur du bâtiment, tandis qu’Ile-de-France Mobilités et la RATP ont réclamé que le stationnement et la circulation des bus soient très nettement améliorés."

    – Les recours déposés par deux collectifs de citoyens venus en renfort
    L'affaire prend une tournure juridique, après la délivrance du permis de construire l'été dernier. La Ville espère toutefois que la force de ses arguments pourra infléchir les grandes lignes du projet avant d'en arriver au contentieux mais elle ne l'écarte pas. Le recours est envoyé le 3 septembre, le Préfet a deux mois pour y répondre. Parmi les arguments mis en avant, la densification du projet. La Ville espère réduire l'extension des surfaces commerciales de 15 000 m2 sur les 60 000 prévus. Elle reproche à l'Enquête publique de s'être limitée au quartier alors que l'impact est bien plus vaste. Ses avocats estiment par ailleurs que le permis de construire incombait à la Ville et non à l'État, comme c'est la règle habituellement (voir notre article de juillet qui l'explique). Même argument avancé par le Collectif des habitants Gare du Nord / La Chapelle dans leur recours gracieux déposé le 25 août. Une autre association, Retrouvons le nord de la Gare du Nord, dépose une requête devant la cour administrative d'appel de Paris, le 23 août, et met en doute l'augmentation prévisionnelle du nombre des passagers de la gare d'ici à 2030, démonstration non satisfaisante, juge-t-elle, mais augmentation qui pour les promoteurs du projet justifie l'extension programmée et lui confère sa qualité d'intérêt général. L'avocat de l'association conclut qu'"en réalité, le seul but de Gares & Connexions est d'augmenter les surfaces commerciales pour valoriser le foncier, ce qui ne suffit pas à déclarer ce projet d'intérêt général dans un quartier qui n'est pas dépourvu de surfaces commerciales." (Le Monde du 7 septembre 2020).

    Les "belligérants" ont finalement déposé leurs armes et conclu un accord, c'est ce fameux protocole signé le 23 novembre dernier. Qu'y trouve-t-on ? La réduction du projet est patente, mais pas autant que souhaitée.

    – les surfaces de commerces et de services ont été réduites de 15 %, soit 7 500 mètres carrés en moins ;
    – La nouvelle aile, dont la construction se situera à l'Est du bâtiment historique sera moins haute d'un étage et demi ;
    – Le jardin suspendu sera agrandi.

    Les aménagements prévus ou à l'étude : les modalités douces de déplacement sont gagnantes :

    – 3000 places de parkings sécurisés pour les vélos et 3 000 places supplémentaires à l'étude sur l'espace public ;
    – les taxis, les VTC et les deux-roues motorisées seront contraints au stationnement en sous sol dans un parking réaménagé ;
    – le parvis sera pacifié et dédié aux modalités douces ;
    – une passerelle qui permettrait d'ouvrir la gare vers le quartier de la Chapelle est envisagée, une étude de faisabilité sera lancée ;

    Le calendrier des travaux :

    – engagement d'améliorer les circulations entre la gare de surface et la gare souterraine pour les voyageurs du quotidien d'ici à 2022
    – reconfiguration du terminal Transmanche pour la Coupe du Monde de rugby en septembre 2023
    – terminal des départs terminé pour juin 2024

    Par ailleurs la Ville de Paris s'engage à un suivi des chantiers qui intègre le point de vue des riverains.

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  • Rue de Dunkerque : de longs travaux de canalisation en perspective

    Mardi 6 octobre, on découvrait avec étonnement qu’à partir de son carrefour avec la rue du faubourg Poissonnière, tout le tronçon de la rue de Dunkerque qui mène au boulevard de Magenta était maintenant en sens interdit. En vue de travaux, importants de toute évidence, des barrières de protection réduisaient déjà sa largeur de moitié, deux panneaux de sens interdit avaient été placés à ce carrefour et un feu rouge installé juste devant la boulangerie qui fait l’angle. Mais d’explication aucune et tous les véhicules continuaient tranquillement à emprunter ce passage nouvellement interdit. Bigre !

    Comme cela manquait vraiment de transparence, à force de chercher sur le net, on a fini par trouver un début d'explication, assez laconique sur le site de la Ville :

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    Pour des travaux annoncés sur sept mois, on n'en savait pas plus. Réseau EDF, GDF, Eau... ?

    Explication fournie depuis sur un grand panneau posé à l’aval des barrières de chantier : il s’agit de la phase deux de l’opération "Villette-Passy" concernant le renouvellement d’une conduite de transport d’eau dans le 10e, rues de l’Aqueduc et Lafayette, boulevard de Magenta et rue de Dunkerque. Mazette, ça c’est de la canalisation !

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    Mais ce dimanche 11 octobre, certains véhicules (voitures, taxis, deux-roues motorisés) continuent à faire la sourde oreille à ce sens nouvellement interdit et empruntent toujours ce tronçon de la rue de Dunkerque en sens contraire. Et pourtant, de deux gros panneaux de sens interdit, on est passé à quatre maintenant pour les chauffeurs qui ne les auraient pas encore vus !

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    Les plus obéissants qui arrivent du haut Dunkerque doivent rejoindre le Magenta et la gare du Nord en tournant à gauche dans la rue du faubourg Poissonnière, puis à droite au bout, presque en face du Louxor.

    Logiquement, on pourrait aussi supposer que tout en haut de la rue de Dunkerque, boulevard de Rochechouart au niveau du café-restaurant Les Oiseaux, un panneau avertirait de ce sens interdit à une centaine de mètres plus bas, mais rien. Donc venant du boulevard, toutes les voitures qui empruntent régulièrement ce raccourci qu’offre la rue de Dunkerque pour rejoindre directement le Magenta et la gare du Nord doivent maintenant tourner à gauche rue du Faubourg Poissonnière pour se retrouver….. juste un peu plus bas du boulevard qu’ils viennent de quitter, au carrefour avec le Magenta.

    Allez y comprendre quelque chose dans tout ça…… Mais l’enseigne qui a tout de suite compris ce qu’il allait lui en coûter pendant ces sept mois est la brasserie Bellanger, à l’angle des rues de Dunkerque et du faubourg Poissonnière. Très réactive, illico elle a déménagé en partie sa terrasse pour l’installer maintenant côté Poissonnière.

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  • Contribuez à la définition du nouveau PLU parisien

    Du 26 septembre au 17 octobre 2020,  tous les acteurs de la ville de Paris (habitants, usagers, associations, conseils de quartier…) peuvent faire connaître leur vision de la ville de demain dans le cadre de la redéfinition du Plan local d'urbanisme (PLU).

    Le PLU détermine les règles d'urbanisme et de construction dans la ville. Hauteur des bâtiments, densification urbaine, protection du patrimoine, place du végétal... voilà autant de sujets qui sont concernés par le PLU. Il s'agit donc de participer à la définition de ces règles et de dire quelle vile nous voulons demain.

    La plateforme "idée-paris" est donc ouverte pour recevoir vos contributions jusqu'au 17 octobre 2020. Il n'est pas nécessaire d'avoir une vision globale et une réponse sur l'ensemble des points concernés, vous pouvez exprimer vos idées sur le volet qui vous intéresse en matière d'urbanisme et d'aménagement du territoire.

    Fidèle à son intérêt pour l'aménagement urbain, Action Barbès participera évidemment à cette consultation et proposera ses idées pour le Paris de 2030.

    Pour contribuer, c'est par là.

     

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  • La Goutte d'Or a changé de plan de circulation

    Depuis bientôt vingt ans, Action Barbès est très attentive à la vie de nos quartiers sous ses nombreux aspects (aménagement urbain, déplacements, commerces, sécurité, végétalisation, patrimoine, culture...), et cette expertise acquise au cours de ces années nous donne une vision assez précise des problématiques de ces territoires mais également une vision plus globale, à l'échelle des quartiers. C'est ce qui nous permis de constater les problèmes inhérents à la circulation dans la Goutte d'Or et nous a amené à demander la révision du plan de circulation (voir notre article complet sur cette demande : "Pour une révision du plan de circulation de la Goutte d'Or"). 

    Le problème de l'arrivée massive de véhicules le week-end sur Château-Rouge ayant été partiellement résolu par l'élargissement du secteur de l'opération "Paris respire" le samedi, il restait le problème rencontré au quotidien causé par la circulation de transit qui encombrait inutilement et dangereusement les rues étroites de la Goutte d'Or. Des itinéraires "malins" que nous dénoncions dès 2015, auquel il fallait remédier, et pour ce faire seul un changement du plan de circulation du quartier pouvait faire évoluer positivement les choses.

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    Les itinéraires de transit (2015)

    Depuis, l'association de cyclistes Paris En Selle nous a rejoints dans cette demande de révision en proposant des aménagements concrets. D'autres éléments montrent que cette attente est partagée par les habitants du quartier, comme le projet lauréat du Budget participatif de 2017 qui demande un réaménagement du pourtour de l'église Saint-Bernard en zone de rencontre (non réalisé), ou encore cette pétition à l'initiative d'habitants demandant la piétonnisation de la rue Myrha qui a connu un grand succès ces derniers mois. Enfin, rappelons que, selon l'INSEE, seulement entre 19,1 % et 24,94 % des foyers du quartier possèdent un véhicule.

    Cette demande de changement de plan de circulation du quartier a donc finalement été entendue par les élus. La décision a été prise et mise en oeuvre très rapidement après les dernières élections municipales. Une réunion d'information s'est tenue le 22 juillet dernier pour une mise en œuvre du changement le 30 juillet suivant ! Lors de cette réunion, à l'assistance nombreuse malgré le déficit de communication de la mairie, si globalement le changement de plan de circulation a été bien accueilli par les habitants,  en revanche, l'absence de concertation préalable a été pointée du doigt par nombre d'entre eux. La mairie du 18e a précisé que ce plan n'est pas définitif et que des changements pourraient être apportés au regard de l'expérience sur le terrain. Une réunion publique devrait se tenir courant novembre pour faire le point sur ce dossier.

    Sans attendre novembre, nous avons fait part de nos observations à la mairie du 18e, et nous lui avons notamment demandé, par l'intermédiaire de son nouvel adjoint à la sécurité, Kévin Havet, l'implantation de panneaux de signalisation supplémentaires à plusieurs carrefours problématiques pour faciliter la compréhension des nouveaux sens de circulation pour les automobilistes. Cela a été fait très rapidement, espérons que cette réactivité perdure tout au long de cette nouvelle mandature.

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    Il faudra évidemment attendre pour voir les effets durables dans les semaines qui viennent, quand la circulation aura repris son flux habituel et que les systèmes de GPS auront été mis à jour. Mais d'emblée, passés les premiers jours de confusion après la mise en place du nouveau plan de circulation, le mois d'août a montré des premiers effets positifs, avec une diminution notable de la circulation et une réduction de la vitesse moyenne des véhicules, rendant les déplacements piétons et cyclistes beaucoup plus faciles et sûrs. Par exemple, sans les véhicules en transit, la circulation automobile rue Myrha s'est raréfiée au point que les piétons — très nombreux dans cette artère commerçante — ont vite investi la chaussée, lui donnant un air de rue piétonne très agréable. Mais il faudra réfléchir à améliorer certains points, comme les flux automobiles passant par les rues de Panama, de Suez et Laghouat.

     

    Rues aux écoles

    La mairie a profité du changement de plan de circulation pour déployer les aménagements dans le cadre des "Rues aux écoles", un plan qui prévoit de piétonniser des portions de rue devant les établissements scolaires parisiens. C'est donc le cas devant les écoles de la rue Cavé, de la rue Saint-Luc et de la rue Émile Duployé. La rue Richomme est, elle, déjà devenue piétonne, comme les lecteurs de ce blog le savent.

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    Signalisation et marquage au sol devant l'école de la rue Cavé

     

    Les changements

    Plusieurs rues changent donc de sens de circulation. L'idée générale étant de maintenir l'accès à l'ensemble du quartier, pour qui a quelque chose à y faire (desserte locale, livraisons, taxis...), tout en empêchant une traversée pour éviter les grands axes. Quelques petits tronçons deviennent piétons, dont certains dans le cadre des Rues aux écoles précédemment évoquées.

    Voilà la liste des rues dont le sens est inversé :

    - rue Doudeauville, entre la rue Marx-Dormoy et la rue Stephenson ;

    - rue des Gardes, entre la rue Myrha et la rue de la Goutte d'Or ;

    - rue Léon, entre la rue Doudeauville et la rue Laghouat ;

    - rue Marcadet, entre la rue des Poissonniers et le boulevard Barbès ;

    - rue Myrha, entre la rue Affre et la rue Léon ;

    - rue des Poissonniers, entre la rue Myrha et la rue Polonceau ;

    - rue Saint-Jérôme.

    Les rues qui deviennent piétonnes :

    - rue Cavé, entre la rue Affre et la rue Saint-Jérôme, et entre la rue Léon et la rue des Gardes ;

    - rue Émile Duployé ;

    - rue Saint-Luc, entre la rue Polonceau et la rue Saint-Bruno ;

    - rue Saint-Mathieu, entre la rue Stephenson et la rue Affre.

    Il est à noter que les rues au sud du quartier (Goutte d'Or, Charbonnière, de Chartres, des Islettes) ne sont pas concernées, la rue de la Goutte d'Or abritant un commissariat, un changement de sens de circulation ici demande l'aval de la Préfecture, qui ne l'a donc pas donné. 

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    La rue Stephenson respire

    Une des — heureuses — conséquences du changement de plan de circulation, la zone "Paris respire" Goutte d'Or-Château Rouge s'agrandit un peu, avec des nouvelles limites mises en place samedi dernier, le 29 août. Comme nous le demandions depuis plusieurs mois (voir notre article de février dernier) avec de nombreux riverains, la rue Stephenson fait enfin partie du périmètre de la zone Paris respire et ses habitants bénéficient à présent — enfin — d'un peu de tranquillité le samedi. De plus, le bus 302 qui passe par cette rue verra ses horaires mieux respectés ce jour-là. Entrent également dans le périmètre, le début de la rue Affre (entre la rue de Jessaint et la rue Saint-Bruno), tout comme la rue Polonceau, la rue Saint-Bruno, la rue Pierre l'Ermite, le début de la rue des Poissonniers (entre le boulevard Barbès et la rue Myrha), la rue Myrha (entre la rue des Poissonniers et le boulevard Barbès), ou encore la rue Jean-François Lépine.

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    Nouveau point de contrôle de Paris respire boulevard Barbès, au début de la rue des Poissonniers

  • Gare du Nord : et si l'annulation des Jeux olympiques était la solution ?

    La nouvelle est tombée la semaine dernière : après la seconde enquête publique, l'État, par l'intermédiaire de la préfecture de région, vient de donner son feu vert pour le permis de construire pour les travaux titanesques de la gare-du-Nord-centre-commercial 2024. Nous devrions donc voir apparaitre dans une gare du Nord agrandie un centre commercial géant estampillé Auchan, que nul ne réclame, au détriment des services aux voyageurs et des commerces du quartier. Un projet commercial qui d'ailleurs a une viabilité bien incertaine : les centres commerciaux qui ont récemment ouvert dans l'agglomération parisienne ne rencontrent pas le succès escompté par leurs promoteurs, loin de là, ce mode de consommation ne faisant pas figure d'avenir.

    Mais il n'est pas surprenant que ce permis ait été délivré en l'état, c'est à dire sans modification majeure par rapport à la première mouture, et ce malgré la forte opposition à ce projet de la part de nombreux acteurs (pétitions d'usagers, protestations d'associations de riverains et de voyageurs, tribune d'architectes...) et finalement de la mairie de Paris (une opposition bien tardive, après avoir d'abord agréé le projet), car au vu des délais - la gare devant être prête pour les jeux olympiques de 2024 - il était impossible à l'opérateur de concevoir un projet complètement nouveau, (s'il l'avait voulu, ce qui n'est pas le cas). Le choix était donc "centre commercial géant" ou... pas de gare rénovée pour les JO. L'État a donc fait son choix.

    Alors comment en sommes nous arrivés là ? Tout simplement à cause de ces fameux JO. Des Jeux olympiques dont l'engouement populaire reste à démontrer. Des Jeux olympiques dont beaucoup demandent l'annulation pour des raisons écologiques et/ou économiques. Il faut dire que la ville de Paris s'est piégée toute seule dans cette situation. En effet, en postulant et obtenant l'organisation des JO 2024, la ville a enclenché un processus législatif qui a engendré une loi d'exception pour préparer cet évènement sportif et commercial. Cette loi prévoit des mesures d'exception, comme le fait d'enlever à la ville ses prérogatives en matière de délivrance de permis de construire pour les équipements estampillés JO 2024, comme c'est la cas pour la gare du Nord. S'il n'y avait pas la perspective des JO, la ville aurait eu toutes latitudes pour faire modifier le projet et prendre le temps nécessaire à l'élaboration d'un projet autrement satisfaisant. Car n'oublions pas qu'un des principaux arguments pour la délivrance de ce permis en l'état est que le temps est compté pour justement livrer cet équipement public en temps et en heure.

    Et finalement, pour court-circuiter ce projet fou d'une gare transformée en centre commercial, si on annulait tout simplement les JO de Paris 2024 ? Provocateur ? Un peu, admettons-le. Absurde ? Pas tant que cela, lorsque l'on songe notamment aux échecs financiers pour les pays organisateurs qu'ont systématiquement été tous les derniers JO (pas pour la société privée à qui appartient l'évènement, qui elle engrange toujours de beaux bénéfices). Et c'est sans compter les leçons que l'actuelle crise sanitaire nous a enseignées, sait-on  s'il sera toujours opportun dans quelques années de brasser des dizaines de milliers de personnes venues du monde entier ?  Mais surtout, cela supprimerait de fait l'impératif temporel et rendrait caduque la loi idoine ; ainsi la mairie pourrait reprendre la main sur le dossier gare du Nord. Cela lui éviterait également une guerre judiciaire, à l'issue incertaine, que l'exécutif parisien a promis de mener pour mettre à mal le projet SNCF-Auchan après l'annonce de la délivrance du permis de construire. De plus, dans cette hypothèse, les investissements prévus pour les équipements des JO pourraient alors être beaucoup mieux employés en les consacrant, par exemple, à intensifier l'indispensable transformation écologique de la ville et des territoires concernés, la Seine-Saint-Denis en particulier. 

    Bien-sûr, annuler l'organisation des JO 2024 demanderait un courage politique certain, mais ce serait là un symbole fort, un acte visionnaire, allant vers les attentes des citoyennes et des citoyens en matière d'urbanisme et d'environnement. Car en matière d'environnement, les seuls Jeux olympiques écologiques possibles sont ceux qu'on organise pas. 

     

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  • Déconfinement, les principales informations

    Le confinement instauré par les autorités à la mi-mars prend fin aujourd'hui. Cependant, il ne s'agit pas de reprendre d'emblée "la vie d'avant", le virus circule moins vite et moins fortement, mais il circule toujours. La phase de déconfinement qui commence doit se dérouler jusqu'au 2 juin, surtout pour les département "classés en zone rouge" qui doivent observer des consignes plus strictes. Pour la reprise progressive de la vie économique, plusieurs mesures sont mises en place, nous listons ici les principales.

     

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    Carte du déconfinement, en rouge les départements devant observer des consignes plus strictes

     

    Attestations

    • Il n'y a plus besoin d'attestation de sortie pour circuler dans l'espace publique (sauf pour certains déplacement en transport en commun, voir plus bas). Chacun peut de nouveau circuler sans attestation avec, s’il est en voiture, un justificatif de domicile tel qu'un chéquier, une pièce d'identité, un justificatif d’assurance de la voiture, une facture.
    • En revanche, les déplacements au-delà de 100 km à vol d’oiseau de son lieu de résidence actuel sont interdits, sauf si ces 100 km se font au sein d’un même département.
      • des dérogations sont possibles pour des motifs professionnels ou familiaux impérieux comme un décès, l’assistance à une personne vulnérable ou l’exercice par exemple de son métier de transporteur. 
      • l’attestation dérogatoire sera disponible sur le site du gouvernement ou du ministère de l’Intérieur.
      • des contrôles seront effectués dans les gares, aérogares, sur les routes et les autoroutes et l’amende sera de 135€ pour les personnes qui ne seraient pas en règle.

     

    Transports

    Les transports en commun sont réservé aux motifs de déplacement suivant :

    • trajet domicile-travail ;
    • rendez-vous médical ;
    • trajet scolaire.

    Attention : en Ile-de-France, aux heures de pointe, l’accès aux transports en commun est réservé aux personnes munies d’une attestation de déplacement de leur employeur. Le port du masque est obligatoire.

    Réseau RER:

    Les trains circulent de 6h00 à 22h00 uniquement.

    ligne A : 75% de l'offre en moyenne, interconnexion assurée à Nanterre-Préfecture,

    ligne B : 65% de l'offre en moyenne, pas de changement de train à Gare du Nord.

     

    Réseau Métro:
    Les trains circulent de 6h00 à 22h00 uniquement. Les derniers départs des terminus se font entre 21h00 et 21h30.

    Lignes ligne 1 ligne 14 : Trafic normal,
    Lignes ligne 2 ligne 3 ligne 3b ligne 4 ligne 5 ligne 6 ligne 7 ligne 7b ligne 8 ligne 10 ligne 11 ligne 12 : 70% de l'offre en moyenne,
    Ligne ligne 9 : 75% de l'offre en moyenne,
    Ligne ligne 13 : 85% de l'offre en moyenne.

    ATTENTION : Certaines stations sont fermées , pour nos quartiers :

    Stalingrad, Barbès-Rochechouart, Strasbourg-Saint Denis, République, Abbesses, Jules Joffrin, Marx Dormoy, Notre-Dame de Lorette et Place de Clichy.

     

    Réseau Tram :
    85% de l'offre en moyenne :

    ligne T1 Trafic assuré à 80% de 5h30 à 00h40. Dernier départ de Gare de Noisy-le-Sec à 23h10, dernier départ d'Asnières - Quatre Routes à 00h30.
    ligne T2 Trafic assuré à 85% de 6h22 (Porte de Versailles) et 6h30 (Pont de Bezons) à 1h15. Derniers départs des terminus à 00h30.
    ligne T3a Trafic assuré à 80% de 5h30 (Pont du Garigliano) et 5h45 (Porte de Vincennes) à 1h42. Dernier départ en direction de Pont du Garigliano à 1h08, dernier départ en direction de Porte de Vincennes à 00h35.
    ligne T3b Trafic assuré à 80% de 5h30 à 1h05. Derniers départs des terminus à 00h30.
    ligne T5 Trafic assuré à 90% de 6h00 à 1h00. Derniers départs des terminus à 00h30.
    ligne T6 Trafic assuré à 92% de 6h00 à 1h15. Derniers départs des terminus à 00h30.
    ligne T7 Trafic normal. Derniers départs des terminus à 00h00.
    ligne T8 Trafic assuré à 85% de 6h00 à 00h00. Derniers départs des terminus à 23h30.

    Réseau ligne Bus :
    75% de l'offre en moyenne
    ligne Noctilien: Trafic normal

     

    Commerce

    La majorité des commerces ouvrent à partir du 11 mai, en respectant des mesures de protection sanitaire :

    • le nombre de personnes dans les magasins est limité ;
    • la distanciation physique de 1 mètre minimum entre chaque personne doit être respectée ;
    • le personnel doit être protégé ;
    • le port du masque est recommandé pour le personnel comme pour les clients lorsque la distanciation physique n’est pas possible. Un commerçant peut imposer le port du masque dans son magasin.

    Cas spécifiques :

    • concernant les cafés et restaurants, une décision sera prise fin mai pour une éventuelle réouverture le 2 juin ;
    • concernant les coiffeurs et instituts de beauté : ils rouvrent à condition de respecter des guides sanitaires spécifiques ;
    • les marchés de plein air et halles couvertes rouvrent à partir du 11 mai si les distances de sécurité entre les consommateurs sont garanties. Les maires ou préfets pourront revenir sur cette autorisation s’ils constatent l’impossibilité de garantir le respect des mesures barrières ;
    • la décision des conditions de réouverture des cafés et restaurants sera prise à la fin du mois de mai.

     

    Vie sociale :

    À partir du 11 mai, la vie sociale reprend progressivement son cours. Vous pouvez, tout en respectant les règles de distanciation sociale :

    • circuler librement dans votre région, sauf pour les déplacements à plus de 100 km à vol d'oiseau de votre domicile, qui ne seront possibles que pour un motif impérieux, qu’il soit familial ou professionnel ;
    • pratiquer un sport individuel en extérieur ;
    • vous rendre à nouveau dans les parcs et jardins , uniquement dans les départements où le virus circule faiblement (ce n'est pas le cas de Paris) et sous réserve des décisions des gestionnaires de ces espaces ;
    • vous rendre dans les forêts (les bois de Boulogne et Vincennes sont ouverts) ;
    • vous rendre dans les médiathèques, bibliothèques (à Paris la réouverture est progressive, consultez le site de votre bibliothèque), les petits musées et les petits monuments ;
    • vous rendre dans les lieux de cultes, qui resteront ouverts. Ils n’organiseront cependant pas de cérémonie, au moins jusqu’au 2 juin ;
    • vous rendre aux cérémonies funéraires qui resteront limitées à 20 personnes ;
    • vous rendre dans les cimetières ;
    • participer à des rassemblements limités à 10 personnes. Un nouveau seuil pourra être défini fin mai

    Cependant :

    • vous ne pouvez pas pratiquer de sport dans les lieux couverts, ni de sport collectif, ni de sport de contact (la liste précise est diffusée par le ministère des sports) ;
    • les manifestations de plus de 5000 participants (sportives, culturelles, etc.) ne pourront pas se tenir avant le mois de septembre ;
    • les parcs et jardins sont fermés jusqu’au 1er juin dans les départements rouges où la circulation épidémique est élevée (à Paris, seuls les bois de Boulogne et de Vincennes sont autorisés à la promenade) ;
    • les musées, monuments, parcs zoologiques sont fermés - sauf décision contraire du préfet après avis du maire et du gestionnaire de l’établissement (à Paris, seuls les petits musées rouvriront) ;
    • les manifestations de plus de 5000 participants (sportives, culturelles, etc.) ne peuvent pas se tenir jusqu’au 31 août ;
    • la saison actuelle des sports professionnels dont le football ne reprendra pas ;
    • les mariages continueront d’être reportés, sauf urgences ;

    Le respect par chacun d’entre nous de ces règles contraignantes est important : notre santé collective en dépend !

    Les personnes âgées et vulnérables sont invitées (sans obligation ni besoin d’attestation) à respecter les règles similaires à celles imposées durant la période de confinement, et donc à limiter leurs contacts et leurs sorties. Les personnes qui rendent visite à ces personnes doivent respecter les précautions nécessaires à la préservation de leur santé fragile.

     

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