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  • Dans le Parisien : le Marché « ingérable » de Barbès

    Suite à notre article du 22 février 2016 sur les débordements du marché alimentaire Barbès, largement relayé sur Facebook et sur Twitter, le quotidien Le Parisien s'est emparé du sujet ce vendredi 4 mars pour titrer à la Une de son édition de Paris " Le marché de Barbès est devenu « ingérable » ".

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    Cliquez sur l'article pour l'agrandir

     

    Cliquez ici pour accéder à la version numérique de l'article.

     

    Le quotidien évoque également l'entretien que nous avons (enfin !) réussi à obtenir auprès d'Olivia Polski, adjointe de la maire de Paris, chargée du commerce, de l'artisanat, des professions libérales et indépendantes, à la fin de la semaine prochaine, vendredi 11 mars, à l'Hôtel de Ville.

    A suivre... 

     

  • Le temps passe... boulevard de la Chapelle

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    Septembre 2015

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    Février 2016 !

     

    oOo

    Pour approfondir le sujet, cliquez ici pour accéder à notre article du 19 septembre 2015 : "Boulevard de la Chapelle : piste cyclable à revoir".

     

     

  • Marché Barbès : une histoire de bannes

    Le mardi et le vendredi, veille de marché à Barbès (cliquez ici pour notre article du lundi 22 février sur le marché Barbès), on peut voir s'affairer les employés de la société qui gère l'installation du matériel.

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    Voilà longtemps que l'on s'interroge sur les bannes abandonnées après le marché et qui reste bien sûr sous le viaduc. Il y en avait bien une vingtaine le jour de la prise des photos.

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    Une petite dernière ?

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    On vous épargne les autres !

    Donc pourquoi sont-elles là ? Lors d'un échange avec les employés présents, nous apprenons qu'elles appartiennent en fait à d'autres sociétés de gestion de marché (couleur différente, nous avons pu le constater sur le camion). Ainsi des commerçants prendraient des bannes de ci de là, et faute de place dans leurs camions certains jours ou pour cause de trop mauvais état, ils les abandonneraient. Il faudrait donc que ce soit le bon gestionnaire qui viennent les rechercher !

    Simple non ?

     

  • Marché Barbès : une situation qui n'est plus tolérable !

    Cf. Article dans Le Parisien : " Le marché de Barbès est devenu « ingérable » "

     

    Rappelez-vous. On s'était un peu fâché début novembre devant l'absence de réponse de la mairie du 18e au sujet de la placette Charbonnière et surtout du marché Barbès. Voir ici notre article du 3 novembre 2015 (et dans les commentaires la réponse du maire Eric Lejoindre). Nous l'avions ensuite rencontré en présence de Rémi Féraud, maire du 10e, pour échanger sur ces problématiques.

    Afaf Gabelotaud, adjointe chargée du commerce dans le 18e, s'était engagée à nous recevoir. Ce fut chose faite le 22 janvier dernier. Au fil de l'entretien, nous avons compris pourquoi ce rendez-vous avait tant tardé. Et le dépit de l'élue face à une gestion déficiente et manifestement opaque était perceptible.

    Retour sur 2015  

    Dans le cadre du projet de Promenade Urbaine (PU), il nous paraissait évident qu'une réflexion devait être menée sur le marché. Pourquoi ? Parce que le marché dysfonctionne et nous le répétons depuis des années dans le blog et à chaque réunion quand l'occasion s'en présente : l'état sanitaire n'est pas satisfaisant ; l'état de l'espace voué au marché n'est pas propre à l'arrivée des marchands, déchets, dépôts variés, odeurs d'urine, etc. ; il n'est pas propre non plus après le marché et le passage des agents de la Propreté de Paris (DPE), palettes et cageots restant sur le sol voire dans les rues adjacentes ; présence de marchés illicites lors du marché, aux abords, autour de la station, dans les rues adjacentes, et après le marché au gré des mouvements de la police ; salissures nombreuses après le départ de ces marchés illicites ; pas de verbalisation des marchands qui ne respectent pas le règlement ; stationnement des camions sur les trottoirs avec dommages aux séparateurs des pistes cyclables ; entrave au cheminement piéton ; livraisons nocturnes non permises ; stationnement anarchique des clients en voiture, en 2e file, non verbalisé ; débords de certains stands ne respectant pas les limites du marché ; etc, etc.... Oui, la liste est longue !

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    Promenade sous le viaduc entre les palettes de fruits et légumes autour de minuit

    Jusque là, les réunions d'échange avec l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur) et la Direction de la Voirie et des Déplacements (DVD) n'avaient intéressé que le tronçon compris entre la rue de Tombouctou et la station Stalingrad. Le tronçon précédent... compliqué, nous disait-on.

    A notre demande, l'association avait été reçue à la Direction de la Prévention et de la Protection (DPP) à l'hôtel de ville, en présence de deux responsables de la Direction du développement économique, de l'emploi et de l'enseignement supérieur (DDEEES) en juillet de l'année dernière. Nous souhaitions notamment une réduction du nombre de stands pour éviter les camions sur le trottoir le long de l'hôpital, une gestion moins anarchique de l'ensemble, pour faire court. Nous apprenions alors qu'un nouveau cahier des charges venait d'être rédigé dans le cadre d'un appel d'offre pour la désignation de nouveaux délégataires (dont on nous disait en passant qu'ils ne se bousculaient pas pour postuler). On en prenait pour 4 ans, le temps de la délégation ! Autant dire que notre idée d'espace convivial au centre du marché, un aménagement proposé dans le cadre du budget participatif 2015, ne pouvait être mis en place ! Pas même discuté ou analysé...

    On nous confirmait aussi qu'il n'y avait quasiment aucune verbalisation des commerçants malgré les nombreuses infractions à la législation. Sans parler des ventes à la sauvette dans l'allée centrale gérée tant bien que mal par des agents de la DPP (aux dires des clients du marché, plutôt mal que bien). Heureusement, ce jour-là, c'était l'été, il y avait un beau soleil...

    Ces informations n'avaient pas fait l'objet d'un article à l'époque. Nous attendions d'en savoir un peu plus et espérions naïvement que la situation évoluerait dans le bon sens.

    Le point sur la situation actuelle   

    Côté entretien du lieu, nous n'avons pas manqué de signaler les palettes qui trainent régulièrement après le marché, et parfois dans les rues avoisinantes, les bannes en plastique que l'on retrouve adossées à l'un ou l'autre des piliers du métro. Pourtant de la responsabilité du gestionnaire... Ou non ? Ce sont bien ses services qui les mettent en place les veilles de marché et les reprennent ensuite.

    Toutefois, la discussion a surtout porté sur la complexité de fonctionnement de ces marchés et plus particulièrement de celui-ci.

    Le nouveau cahier des charges a été établi peu après les élections municipales. Dans ce cadre, les mairies d'arrondissement sont consultées mais la décision est prise par les services de l'Hôtel de Ville. Pourquoi cette fois une communication si difficile ? Pendant huit mois, le poste de la Direction des marchés n'a pas été pourvu ! Forcément, communiquer devenait mission impossible. On peut déplorer aussi que les services n'optent pas pour davantage de concertation en amont avec notamment les conseils de quartier ou associations, a minima, pour recueillir des informations qui pourraient s'avérer précieuses. Démocratie participative ignorée ? Elle existe pourtant, nous l'avons rencontrée lors de nos réunions avec l'Apur. Alors, est-ce une question de Services ? Oui chez les uns, et non chez les autres ? Ce serait donc plutôt une question de personnes....

    Que fait le nouveau gestionnaire ? — nous apprenons que l'ancien (le groupe Dadoun) a été reconduit... Étonnement. C'est lui qui est chargé de recruter les placiers — ici aussi le même que précédemment est reconduit... Stupéfaction — et sa mission s'étend au choix des commerçants. A ce stade, nous n'avons plus beaucoup d'illusions sur une évolution positive. Le processus est celui-ci : le gestionnaire gère et verse une redevance à la Ville qui ne garde que l'abonnement et le désabonnement des commerçants sans les avoir choisis. En clair, la Ville donne le macaron : elle valide un choix fait par un autre, sans maitriser aucun critère de sélection.

    On comprend bien que les dysfonctionnements résultent d'une mauvaise gestion. Volontaire ou pas. On peut s'interroger.

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    Des palettes fraîchement déchargées derrière des bannes du marché destinées à couvrir les stands...

     

    Il règne sur ces marchés une forme d'opacité, situation probablement pas unique dans la capitale, et peut-être même ailleurs qu'à Paris. On apprend au cours de la conversation que le placier reçoit un smic comme salaire. Peut-on raisonnablement penser qu'un placier, qui doit être là dès 5h du matin jusqu'au moins 14h30, dans des conditions parfois difficiles, accepte d'être payé au smic ? Pourtant, beaucoup sont là depuis de nombreuses années. Là encore, on s'interroge.

    Des questions légitimes 

    Plus la rencontre se prolonge, plus nous apprenons de détails sur l'organisation du marché, et plus le nombre de questions qui nous viennent à l'esprit s'accroit :

    Pourquoi est-il impossible de verbaliser les commerçants qui n'appliquent pas la législation malgré les signalements du délégataire ?

    Pourquoi est-il impossible de réduire le nombre de stands ?

    Pourquoi certains camions non autorisés — car trop gros tonnage — continuent-ils allègrement à être tolérés ?

    Pourquoi les camions qui stationnent sur le trottoir et la piste cyclable ne font-ils pas l'objet de procès verbaux ?

    Pourquoi des caristes répartissent-ils en toute tranquillité un nombre important de palettes déchargées de camions de plus de 20 tonnes en pleine nuit (23h30 – 1h du matin environ), prenant les bannes des stands pour occulter et protéger la marchandise d'éventuels vols (de leur propre aveu) ?

    Pourquoi la ville a-t-elle laissé la situation se dégrader ainsi à Barbès ???

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    Les transpalettes fonctionnent en toute tranquillité.

     

    Chacun se fera son idée. Mais personne ne nous empêchera de penser que le marché est source de pratiques pas très orthodoxes.

    Prochaine étape : une réunion avec Action Barbès, les élus concernés, la DDEEES, la Police et le délégataire annoncée par Afaf Gabelotaud.

    Cependant, comme il apparait que les décisions appartiennent à l'Hôtel de Ville, nous avons demandé un rendez-vous à Olivia Polski à qui nous avions déjà envoyé nos observations l'an dernier. Pas de réponse à ce jour malgré notre relance.

    Le marché Barbès intéresse-t-il l'Hôtel de Ville ? Sera-t-il vraiment possible de voir le projet de promenade urbaine aboutir si le tronçon Barbès-Tombouctou n'est pas sérieusement traité ? Y aurait-il quelque part un blocage qui expliquerait le silence persistant de l’Hôtel de Ville sur le sujet ?
     
  • La propreté en mode participatif à Louis Blanc - La Chapelle

    Nous avons déjà évoqué les opérations "Clean-Up Day" de mobilisation et de convivialité participative visant à nettoyer les berges du Canal Saint-Martin (voir notre article du 17 septembre 2014).

    Une nouvelle action, à l'initiative de l'association Demain La Chapelle, concernera demain, samedi 10 octobre, le quartier Louis Blanc - La Chapelle : l'opération commencera à 10h, avec un RdV au croisement des rues Louis Blanc et Philippe de Girard.

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    Pour participer, vous pouvez également vous inscrire sur le site de l'association.

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  • La Chapelle depuis dimanche dernier...

    Nous entendons la station de métro La Chapelle dans notre titre et souhaitons vous donner la suite des informations la concernant.

    A chacune des réunions du comité de pilotage Barbès (COPIL Barbès), nous avons évoqué la situation difficile des usagers du métro à la station La Chapelle du fait de la fermeture de la sortie Nord assez arbitraire opérée par la RATP il y a deux ans environ. Même si le comité est concentré sur les problèmes proches du carrefour Barbès — qui n'en manque pas ! — nous avons toujours estimé qu'un regard sur les quartiers alentour permet de mieux comprendre les problématiques globales. En l'occurrence nous sommes de moins en moins insensibles à ce qui se passe ici ou là, particulièrement sur le trajet que devra emprunter notre promenade urbaine.

    Dimanche dernier nous relations ici la réouverture de la porte située au nord de l'espace autour du guichet et des distributeurs de tickets, en précisant que la RATP avait enfin accepté le principe de deux portes, mais au bout du compte pas de deux sorties. En effet, on entre désormais par la porte Sud et l'on sort par la porte Nord, à l'intérieur de cet espace clos s'élève maintenant une sorte de cloison. 

    La Régie avait avancé l'insécurité qui régnait entre les deux portes de l'espace situé près des distributeurs pour justifier la fermeture soudaine et vécue comme définitive du rideau de fer qui clôt la porte du côté 18e. Les protestations étaient nombreuses, notamment de la part des usagers, mais restées sans effet jusque-là. Nous ne contestons pas les arguments de la RATP sur les trafics existant à l'intérieur de sa station, mais que dire alors de la sécurité des piétons à la sortie du métro sur l'étroit trottoir du boulevard de La Chapelle côté 10e, du contournement qu'ils étaient obligés de faire sur des trottoirs non moins étroits ? La circulation du boulevard de La Chapelle est importante, les embouteillages y sont nombreux, on peut même penser que les flux importants de piétons sortant du métro contribuent aux encombrements dès lors que les feux tricolores sont peu respectés. Comportement assez fréquent... Par ailleurs, nous avions été outrés lors d'un atelier APUR par la réponse d'un responsable RATP suggérant que l'espace public n'était pas une préoccupation de son entreprise. En résumé : à la Ville de se débrouiller ! Il semble que la vision ait un peu changé et nous ne nous en plaignons pas.

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    Nous avons donc reçu cette semaine un petit avis de la mairie du 18e (voir ci-dessus) qui informe triomphalement de la réouverture de la sortie Nord de la station, et laisse penser que ce succès repose sur son action.

    Rendons lui hommage, c'est vrai, elle y a bien travaillé. Bravo.

    Autre information et confirmation qui nous touche aussi parce que son objet figure dans notre dossier de Promenade Urbaine et est inclus dans le travail de l'APUR : une nouvelle sortie est possible vers le Nord-Est de la station, elle est souhaitée par tous, habitants, mairie et associations. Merci au maire du 18e de le rappeler dans cette communication. On attend maintenant qu'elle soit mise à l'étude par les services de la RATP.

    Nous saurons insister lors des prochaines réunions. Nous soutiendrons également le projet APUR qui va dans le sens d'un élargissement des trottoirs autour de la station, comme à Barbès, une fois de plus.

    Gageons que la mairie soutiendra notre position. 

     

  • Station Chapelle : réouverture de l'entrée nord

    La RATP avait décidé début 2014 de fermer l'entrée nord côté 18e de la station de métro La Chapelle. Il s'agissait pour la RATP de "mieux assurer la sécurité des voyageurs et des agents de la station." Ainsi, la fermeture se fit sans information aucune auprès des riverains et usagers, la mairie d'arrondissement étant logée à la même enseigne. Si cette solution a amélioré la situation (toujours du point de vue de la RATP), les usagers n'étaient pas à la fête. Côté sécurité, on pouvait repasser. Il ne restait qu'une seule ouverture donnant sur le 10e, avec un trottoir étroit et une foule qui s'agglutinait. Sans oublier ceux qui devaient contourner la station sous le viaduc pour retourner dans le 18e.

    Courriers, interpellations d'élus, demandes répétées lors des réunions sur la promenade urbaine auxquelles nous participions : il aura fallu être tenace pour qu'enfin les lignes bougent. Lors de la dernière réunion du Comité de pilotage Barbès en avril dernier, on avait senti un léger souffle... S'orientait-on vers une réouverture ? 

    Nous sommes allés sur place le 17 juillet, jour de l'ouverture nord.

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    Entrée nord boulevard de la Chapelle

    Comme on le constate sur la photo, l'accès sud est fermé. Il ne peut être utilisé que par les voyageurs qui sortent de la station. Certes, comme le précise la RATP sur son affiche "une séparation entre les deux accès empêchera les échanges de flux qui contribuaient auparavant aux faits d'insécurité". Certains habitants croisés le matin même semblaient satisfaits de la réouverture nord. Mais ils n'avaient pas forcément vu la fermeture sud !

    Donc pour revenir dans le 18e, il faudra nécessairement emprunter le sous viaduc qui, aux heures de pointe, est bondé ! La meilleure solution serait une nouvelle ouverture plus à l'Est (comme à Barbès), mais la RATP ne l'entend pas de cette oreille.

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    Ici le passage étroit qui contraint les flux d'un arrondissement à l'autre.

     

  • Les migrants du boulevard de La Chapelle

    L'actualité internationale s'invite aussi à Barbès ou plus exactement à quelques pas de Barbès, à La Chapelle. Le drame des centaines de migrants morts en Méditerranée nous renvoie directement à ceux qui ont trouvé refuge sous le viaduc du métro. Suivant certains articles de presse publiés ces derniers jours, ils seraient environ 600 à Paris et concentrés en deux endroits : sur les quais de la Seine près de la bibliothèque François Mitterrand et boulevard de La Chapelle.

    Ces hommes (et quelques femmes maintenant) installés sous le viaduc attendent pour beaucoup de pouvoir se rendre en Grande Bretagne. Situation similaire à Calais dans une plus importante proportion. Et situation qu'on ne peut sûrement pas leur envier !

    Le sujet a été évoqué lors des trois réunions sur le projet de Promenade Urbaine avec le Secrétariat Général de l'Hôtel de Ville et l'Atelier Parisien d'Urbanisme (APUR). Il a été également traité lors du Comité de Pilotage Barbès le 10 avril dernier.  La préfecture recherche actuellement des places d'hébergement d'urgence et Emmaüs a été mandaté par la Ville de Paris pour aider ces migrants dans leurs démarches, notamment s'ils souhaitent être demandeurs d'asile. Des toilettes ont  été installées, le lieu est nettoyé une fois par semaine. Les migrants reçoivent des aides pour les repas. Voilà la situation telle que nous la connaissons à ce jour.

    Nous souhaitons évidemment que des solutions décentes d'hébergement soient rapidement mises en œuvre.

    Il nous faut aussi aborder un sujet qui va certainement en fâcher certains. Pas mal de gens se plaignent de cette situation. Non pas tant pour les migrants qui, certes, font généralement  l'objet d'une remarque teintée d'empathie, mais surtout pour eux-mêmes car il est certain que la présence des migrants dans les conditions que nous connaissons est une dégradation des conditions de vie du quartier. Certains préconisent de les chasser de cet endroit, ce qui en réalité ne fait que repousser le problème un peu plus loin et ne résout rien. D'autant qu'il ne faudrait pas non plus nous exonérer trop rapidement de nos responsabilités en la matière. Ces migrants sont à la recherche de conditions de vie décentes qu'ils croient pouvoir trouver en Europe. Nous savons hélas que c'est un leurre. Eviter ces phénomènes migratoires sera difficile tant que nous n'aurons pas pris la mesure de ce qu'il faut faire dans les pays d'origine de ces migrants pour qu'ils y restent, c'est à dire tant que nous ne nous lancerons pas dans des politiques d'aide au développement efficaces. C'est la seule solution si nous voulons résoudre le problème. Hélas, nous pouvons déjà constaté que nous n'en prenons pas le chemin. Pas de réelle politique européenne d'aide au développement mais une étrange idée de détruire les bateaux des passeurs, comme si cela allait résoudre les problèmes. Pas d'efforts de la France qui a réduit de 20% en trois ans le budget de l'aide au développement.

    La misère du monde existe et est à nos portes. Nous ne pouvons pas la supprimer d'un coup de baguette magique ou en la repoussant chez les voisins. Un peu d'humanité et de responsabilité ne nuisent pas.

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    Sur le sujet, voir l'interview de Jean Christophe Rufin (à 6mn15) 

     
     
  • La fête au Bois Dormoy

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  • Bois Dormoy : la problématique des jardins éphémères

    Avis de conférence

    Lundi 1er décembre de 18h30 à 21h

    Local Graines de Jardin - 21, rue de Jessaint - Paris 18e

    Quelles perspectives pour ces jardins éphémères, lorsque les bulldozers s’approchent ? Comment gère-t-on la disparition ou la transformation de ces lieux si précieux pour les habitants ?

    Thomas Augais, du Bois Dormoy, nous démontrera - au travers du parcours et du combat de ce jardin - la difficulté à voir disparaître un jardin partagé, même si sa disparition était programmée. Il y aura confrontation des différentes expériences et tenterons d’amorcer une réflexion sur le sujet.

     

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     Rappel des faits : Le Bois Dormoy va mourir