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Action Barbès - Page 290

  • Grand nettoyage de printemps en vue rue Ambroise Paré

    Pour la troisième année consécutive une opération de prévention propreté sur les déchets relatifs à la consommation de drogues et aux risques associés va se tenir les 21 et 23 mai prochains aux abords de la Gare du nord et de l’hôpital Lariboisière (boulevard de La Chapelle compris). Pour rencontrer les habitants, des stands seront dressés (voir lieux ci-dessous): toutes les questions seront les bienvenues. N'hésitez pas à les poser.

    Les stands seront installés  :

                    Le mercredi 21 mai de 17h00 à 19h00, rue A. Paré en proximité de la sanisette et à la sortie du M° Barbès côté Guy Patin. 

                    Le vendredi 23 mai de 17h00 à 19h00, rue A. Paré en proximité de la sanisette et à la sortie du M° Barbès côté Guy Patin.

     

    Cette opération consiste à sensibiliser les riverains sur le matériel lié à la consommation de drogues (risques, que faire, qui fait quoi en la matière), et d’aller à la rencontre des consommateurs de drogues qui fréquentent ce territoire pour les sensibiliser aux questions de salubrité publique.
    En amont de cette opération a lieu une marche exploratoire ce matin-même avec un rdv à 9 heures devant le parvis de l'église Saint-Vincent de Paul. C'est le point de rendez-vous et nous remonterons vers l'hôpital Lariboisière selon toute vraisemblance. 
     
    Cette action est réalisée collégialement par les mairies du 10e et 18e arrondissements de Paris, les services de la Direction de la propreté et de l’eau des mêmes arrondissements, le Service Municipal d’Actions de Salubrité et d’Hygiène de la mairie de Paris, de la Mission Métropolitaine de Prévention des Conduites à Risques, de l’association SAFE (qui gère les automates qui distribuent et récupèrent les kits d’injections), l’association Gaïa dont le bus est positionné rue de Maubeuge (centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues), l’association Aurore-Espoir Goutte d’Or (centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour  usagers de drogues) et Coordination Toxicomanies (Acteur de médiation social sur les questions liées aux drogues et centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues). 
    Nous participons à la marche exploratoire et reviendrons vous dire ici-même comment elle s'est passée, pour vous faire part de nos observations aussi ... 

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    Une des  affiches de la dernière campagne de la Propreté de Paris

  • Salle de conso : quelques infos

    Communiquer, faire de la pédagogie à propos d'un sujet précis, c'est répéter, inlassablement répéter, non pas que les interlocuteurs (ici les lecteurs) soient stupides, mais entrer dans un sujet peu connu, voire même inconnu quand il s'agit de prévention des risques liés à la consommation de drogues, reste un apprentissage qui demande du temps.

    Revenons un instant sur les termes. "salle de shoot" ou "salle de consommation à moindre risque" ? Il est évident qu'en matière de communication, le premier terme est meilleur. Il décrit en deux mots ce que les opposants au projet souhaitent y voir mais qui n'est en rien la réalité. Personne ne peut douter que le mot "shoot" a ici une consonance péjorative. Le second terme est compliqué, chaque mot y a son importance et il a le mérite de décrire avec précision la nature même du projet. C'est cette expression que nous utilisons toujours avec sa désormais bien connue abréviation SCMR.

    Justement, qu'est-ce qu'une SCMR ? On vous l'a déjà présentée sous plusieurs formes mais nous venons de découvrir un article publié sur le site du Centre Régional d'Information et de Prévention contre le Sida (CRIPS) d'Ile de France qui décrit parfaitement bien le projet. Il s'intitule très sobrement Salle de consommation à moindre risque.

    Ceux qui voudraient approfondir le sujet pourront se référer à la revue SWAPS qui en 19 petites pages fait un point assez complet à propos de la réduction des risques. Il ne faut pas oublier de mentionner ici le grand succès de la politique française en la matière. Lancée dès 1989 et institutionnalisée en 2005 par une loi, la politique de prévention des risques en matière de consommation de drogues est hélas peu connue mais est une vraie réussite.

    Et pour en rassurer quelques uns et pour en faire bisquer d'autres, voici une petite vidéo qui nous montre que fort heureusement il y a des gens favorables au projet, et certainement plus qu'on veut bien nous le dire.

     


    Micro-trottoir : Que pensez-vous des salles de... par telessonne

  • Le végétal gagne du terrain

    Il semble que le troc aussi. Est-ce un simple effet de mode ou celui d'une baisse du pouvoir d'achat de certains, carrément en berne... Autre question : ceux qui souffrent le plus de ce manque de moyens ont-ils envie de troquer des plantes vertes plutôt que des chaussures ou des boites de conserve, des vêtements ou des aliments ? On peut se poser la question. Soit. Parfois néanmoins le futile panse des plaies plus profondes.  

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    Quoi qu'il en soit, c'est un événement sympathique (et gratuit ! ) qu'organise le collectif végétalisant du 18e des cultures urbaines sous le nom de TROC VERT. 

    Portraits des protagonistes tels qu'ils se décrivent sur leur site :

    Jacky est jardinier et guide-conférencier. Il sait tout ou presque, sur la faune et la flore parisienne et au-delà. Au fil de ses Balades aux Jardins, il nous invite à poser le regard sur les détails des rues et des jardins, des plantes du macadam aux espèces les plus raffinées des jardins botaniques, mêlant Histoire et anecdotes, architecture et ornithologie…

    Caroline  jardine, elle,  de manière empirique sur son balcon et dans un jardin partagé du 18e. Et ça pousse ! Prônant poésie et imagination, cette débroussailleuse milite pour une ville moins minérale et plus douce. Encouragée par Yann Monel, initiateur du Troc Vert de Montreuil, elle embarque Jacky en 2011 dans l’aventure du Troc Vert du 18e.

    Il vous reste à aller vérifier à l'angle des rues Ordener, Marcadet et Ernestine s'ils ont l'air ébouriffé du jardinier type et un chapeau de paille classique... Nous leur souhaitons tout le beau temps qui convient à cette belle manifestation. 

    Rendez-vous donc le 18 mai 2014 de 10h00 à 19h00 

  • Nuit des musées : une idée originale

    affiche.jpg10e Nuit des musées ce samedi 17 ! Nous avons une idée originale à vous proposer, notamment aux amateurs de romans policiers qui sont de plus en plus nombreux... Etes-vous du nombre ? 

    Si oui, pourquoi ne pas profiter de la réouverture du musée de la Préfecture de police ? Après plusieurs mois de fermeture pour des travaux de modernisation, il vient de rouvrir ses portes au public. Et samedi, vous y serez accueillis, exceptionnellement, de 19h à 23 h.

    Établi au 3e étage du commissariat central du 5e arrondissement, ce lieu d’exception, créé en 1909, apporte un riche témoignage de l’action de la préfecture de police au travers des siècles. Les grandes affaires criminelles, ainsi que l’histoire de la police parisienne, y sont retracées grâce aux nombreux documents, manuscrits, estampes, portraits et autres affiches…

    vehicule.jpgToute l’équipe sera mobilisée pour cette 10e nuit européenne des musées, afin de nous faire découvrir le nouveau parcours thématique,  et apporter un éclairage original sur l’histoire de la police du XVIIe siècle à nos jours. Les Experts n'ont plus qu'à bien se tenir pour rivaliser ! 
     
    Musée de la Préfecture de Police
    4 rue de la Montagne Saint-Geneviève, Paris 5e. 3e étage de l'hôtel de police.
    Tél.: 01 44 41 52 50
    Métro : Maubert-Mutualité
    Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 17h. 
  • De Barbès à Stalingrad : 1er arrêt, le centre Fleury Barbara

    Nous nous intéressons de plus en plus au street art, les manifestations urbaines de l'art, au graffiti, etc. Notre projet de promenade urbaine entre Barbès et Stalingrad (voir notre article du 17 mars 2014), présentée à des élus de nos trois arrondissements limitrophes et à la Maire de Paris, fin février, n'y est pas étranger. Nous sommes bien conscients que la promenade sous le viaduc du métro aérien, de sa sortie de terre juste avant le carrefour Barbès jusqu'au magnifique serpentin qui longe la Rotonde de Ledoux entre Stalingrad et Jean-Jaurès, ne pourra jamais se couvrir d'herbes folles ! 

    C'est pourquoi nous nous tournons vers une autre forme d'embellissement, plus en phase avec le lieu, plus conforme à la tradition de ces faubourgs populaires, et plus susceptible de durer dans un environnement urbain dense. Toutes les contraintes de ce parcours ne doivent pas pour autant s'élever comme autant d'obstacles. Il faudra les lever une à une : à coeur vaillant rien d'impossible ! Et depuis peu, en fait depuis le conseil d'arrondissement du 10e du 12 mai, nous savons que l'Atelier Parisien d'Urbanisme (APUR) va plancher sur la question et consulter les habitants ainsi que tous les acteurs locaux. 

    Le parcours en question est déjà jalonné d'équipements municipaux, récents, appréciés, qui ont fait leurs preuves, et qu'il ne faudrait pas oublier. Ils représentent déjà des étapes sur lesquels pourra s'appuyer le projet.

    Premier arrêt : le centre musical Fleury Goutte d'Or Barbara situé au n°1, rue Fleury dans le 18e (à peu près au 70 bd de La Chapelle) Une visite s'impose --> visite virtuelle avant de vous rendre compte sur place par vous-même. 

    Le street art ne trouve-t-il pas déjà présent dans ces représentations géantes de femmes africaines qui surveillent la ponctualité des rames de métro qui passent sous leurs yeux ? 

     

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    Photo Vladimir Dubus

  • Gentrification au menu ce soir

    L'universitaire en géographie Anne Clerval* donnera une conférence sur le thème "Paris aujourd'hui, la gentrification des quartiers populaires ?"

    le jeudi 15 mai 2014 à 19h00

    à la bibliothèque Vaclav Havel rue Pajol Paris 18e.

    On entend par "gentrification", un processus par lequel une population plus aisée s'approprie un espace initialement occupé par des habitants ou usagers moins favorisés. C'est un concept de sociologues et géographes urbains anglo-saxons qui est apparu en France dans les années 80/90.

    Dans un secteur concerné par la problématique de la réhabilitation urbaine, le quartier la Chapelle est-il concerné par la gentrification ?

    Extrait du blog Paris La Chapelle.

    Nous pourrions en dire autant du quartier Clignancourt, de la Goutte d'Or, de Château rouge, tous en bordure de la Butte, dont on lit parfois dans la presse que les améliorations de voirie, les aménagements de tel ou tel coin, les efforts de la préfecture dans le cadre de la Zone de sécurité prioritaire (ZSP) pour ramener calme et tranquillité aux habitants, ne sont que des coups portés aux quartiers populaires qui perdent leur vrais habitants... Que faut-il en penser ? 

    Pour être un habitant authentique d'un quartier populaire faut-il habiter un immeuble insalubre, supporter à plus d'heure des individus alcoolisés qui crient sous les fenêtres, voir des dépôts d'ordures au pied des arbres plutôt que dans les conteneurs à ordures, accepter les motos sur les trottoirs, les ventes à la sauvette organisées et les voitures en stationnement sur les passages piétons, sans rien faire pour améliorer la situation. Certes, non ! Les temps ont changé. Les quartiers populaires ont les mêmes droits que les autres quartiers de la capitale. C'est le prix de l'immobilier qui fait bouger les lignes et attire les classes plus aisées vers ces quartiers aux tarifs encore abordables. Mais pour combien de temps? La mixité est ici dans la rue, mais déjà plus à l'école, car la crainte est grande pour les familles nouvellement propriétaires ou simplement installées dans le quartier d'inscrire leurs enfants dans une école fréquentée en grand nombre par des enfants enracinés de fraîche date. Dommage car la mixité et le vivre ensemble commencent à l'école. 

    Nous irons écouter l'universitaire Anne Clerval nous expliquer en quoi la gentrification est irréversible, ou bien le contraire, qui sait ? 

    * Anne Clerval a publié en 2013 l'ouvrage Paris sans le peuple, aux éditions La Découverte et enseigne à l'université Paris Est Marne-La-Vallée.

    Une lecture critique de l'ouvrage de Anne Clerval paru dans le blog Métropolitiques, Paris gentrifié : les élites contre le peuple ? par Colin Giraud.


    Anne Clerval - Paris sans le peuple, la... par Librairie_Mollat

  • Le conseil d'arrondissement du 9e nouvelle manière

    paris,conseil d'arrondissementLe premier vrai conseil d'arrondissement du 9e s'est tenu lundi dernier dans sa nouvelle configuration, c'est à dire depuis le renversement de majorité et donc l'élection de Delphine Bürkli (UMP) au poste de maire de cet arrondissement.

    Depuis la création d'Action Barbès en 2001, association inter-arrondissements 9e-10e-18e, c'est la première fois qu'une majorité de droite dirige un arrondissement objet de ses attentions. Il est donc intéressant pour nous de voir comment les choses peuvent se passer et ce qui différencie vraiment la droite de la gauche au niveau très local qui est le nôtre. La configuration est d'autant plus intéressante que la chef de file de la nouvelle opposition socialiste dans le 9e, Pauline Véron, est aussi adjointe à la maire de Paris en charge de la démocratie locale, entre autres.

    L'ordre du jour du conseil de lundi portait surtout sur les différentes nominations aux conseils d'établissements des écoles, collèges, lycées, conservatoire de musique (ici notons que Stéphane Bern qui préside le conservatoire du 9e depuis de nombreuses années a fait acte de candidature à sa propre succession et que la nouvelle maire du 9e a donné son accord), nominations des élus référents pour les conseils de quartier (Sébastien Dulermo pour Trudaine Rochechouart qui nous concerne directement et qui était déjà très actif dans ce conseil). Tout cela n'a pas posé de problèmes particuliers.

    Plus sérieuse a été l'empoignade à propos de la mise en place d'une nouvelle commission d'attribution des logements sociaux, la nouvelle majorité estimant que la commission actuelle mise en place par les socialistes ne fonctionnait pas bien. ....

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