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  • Pour le balcon vert, ce n'est pas encore Noël!

    Parmi les délibérations du dernier conseil d'arrondissement de l'année à la mairie du 10e lundi dernier, celle de la Direction de l'Urbanisme a attiré notre attention. Et pour cause puisqu'elle fait ressurgir le spectre du Balcon vert.

    Il s'agit "d'un nouveau protocole d'accord entre la Ville de Paris, la SNCF et RFF (Réseaux Ferrés de France) relatif à l'acquisition d'un volume immobilier - Opération Balcon Vert - Gare de l'Est - rue d'Alsace".

    Rappelons juste que l'opération de construction d'un immeuble de bureaux sur une emprise SNCF le long des voies rue d'Alsace n'a pas pu aboutir faute d'investisseur. C'est sur la partie supérieure du bâtiment que le fameux Balcon vert devait trouver sa place. (voir ce que nous écrivions en février 2012)

    Les bureaux ne sont plus d'actualité. Il s'agirait maintenant d'un hôtel de trois étages (hauteur de plafond réduite), proposé par une nouvelle chaîne d'hôtels baptisée "Okko" intervenant sur le segment de l'hôtellerie d'affaires économique mais haut de gamme.

    Le maire du 10e, Rémi Féraud, a lui-même présenté la délibération en question; il est toutefois resté très prudent. "Je ne veux pas vendre du rêve mais pas non plus laisser passer une chance de voir ce projet se réaliser". Il a aussi tenu à rassurer le conseiller d'opposition Serge Federbusch, très remonté ce soir-là. Pas de manœuvre politique dans cette délibération nécessaire pour aller plus loin. On peut aisément comprendre la prudence du maire qui n'a certainement pas envie de se voir reprocher un balcon vert abandonné pour la troisième fois!

    Quel calendrier possible?
    Un permis de construire en janvier 2015 et les premiers travaux du jardin sur la structure en octobre 2017 pour s'achever à la fin de cette même année.

    Alain Lhostis, élu communiste, a insisté sur la nécessité d'avoir une vision d'ensemble plus large. C'est sur le périmètre de la gare et de ses abords que le dialogue avec la SNCF et RFF est nécessaire. Il a aussi évoqué une vraie concertation avec les habitants. Nous partageons ses remarques.

  • Rosa rosa rosam rosea rosea... rosace !

    La gare de l'Est a bénéficié d'un lifting assez réussi. Ce n'est pas toujours le cas, et je ne parle pas des gares uniquement. Hier lundi, le point d'orgue de cette rénovation était mis sur la rosace de la cour d'Alsace (la plus à l'ouest, ou à gauche en regardant la façade).

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    paris,gare-est,10e,rosace,sncf,stéphane-perraud,digitalarti.comparis,gare-est,10e,rosace,sncf,stéphane-perraud,digitalarti.comLe directeur de la gare de l'Est, Hervé Charmont, présentait le travail de mise en valeur de la rosace d'Alsace, l'une des deux rosaces qui éclairent la façade. (Ci-contre conversant avec J.-P. Leroux)

    La gare de l'Est, initialement baptisée embarcadère de Strasbourg, a été ouverte en 1849 et inaugurée par le président Louis-Napoléon Bonaparte l'année d'après. La rénovation de la gare passait par une restauration complète de cette rosace, en fonte, dont chaque pièce a été nettoyée et protégée contre les attaques du temps. Son classement monument historique a exigé des efforts de conception pour monter le projet : en effet aucun percement, aucune colle ne sont autorisés ici. Ce sont donc des dispositifs qui tiennent par aimantation de chaque côté de la vitre; comme on le voit sur les photos ci-dessous.

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    Il ne s'agit pas d'une illumination pérenne mais d'un événement qui ne durera que quelques mois, disons la période d'hiver et jusqu'aux beaux jours. Il consiste en une sorte de mise en lumière de la rosace par des points bleus qui reflètent par leur nombre les flux de voyageurs : les arrivées et les départs en temps réel, avec des chiffres communiqués par la SNCF. Plus le nombre de voyageurs est important dans l'enceinte de la gare et plus le nombre des points lumineux sera grand. L'artiste créateur, Stéphane Perraud, lui donne le nom de FLUX. Il cherche ainsi, a-t-il expliqué aux invités présents, à rendre plus concrets et palpables que sur des tableaux arides les flux et les mouvements de personnes.

    En 2008 il avait déjà été choisi pour mettre en lumière une oeuvre dynamique, comme celle-ci, sur l'église Saint-Germain l'Auxerrois où il s'agissait de lier la lumière à la démographie, on voyait ainsi se matérialiser et apparaître les naissances et les décès dans le monde.

    La gare de l'Est a un trafic dense : ce sont quelque 30 millions de voyageurs qui passent là chaque année

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    Nous sommes repartis sur la pointe des pieds pour ne pas déranger l'aimable conversation qu'entretenaient ces deux personnages de pierre, dominant la percée haussmannienne des boulevards de Strasbourg et Sébastopol. 

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  • Installation du récupérateur de seringues sur l’emprise SNCF rue de Maubeuge

    Comme certains d’entre vous ont pu le remarquer, l’emprise SNCF située au niveau du 110 rue de Maubeuge est régulièrement fréquentée par des consommateurs de drogues. Aussi pour améliorer la paris,10e,drogue,seringues,récupérateur,gare-du-nordsalubrité de cet endroit et permettre aux consommateurs d’adopter un comportement plus attentif, il a été décidé en accord avec la SNCF, Vinci Park et la Mairie du Xème d’y installer un récupérateur de seringues et du petit matériel lié à l’injection.

    Ce récupérateur, qui est une boîte en inox a été installé vendredi 27 juillet par l’association SAFE qui sera en charge de son entretien. L’association SAFE a déjà la gestion des distributeurs de kits d’injection de la rue de Maubeuge et du boulevard de La Chapelle, tout proche lui aussi.

    Nous resterons très vigilants quant à son utilisation, pour qu’il soit considéré comme un outil apportant une amélioration de la situation pour tous.

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    Information transmise par La Coordination Toxicomanies. (Crédits Photos SNCF)

  • Les voyages d'été en train : carte postale de la rédaction en vacances

    Nous vivons dans un quartier connu pour ses gares. Plusieurs fois le conseil de quartier Lariboisière en a même fait le sujet de ses réunions. Aussi, nous paraît-il normal d'utiliser le train pour partir en vacances. Aïe ! En été, c'est assez éprouvant... Les chères colonies de vacances voyagent aussi en train, en TGV.

    Les trains à la papa, même désuets et inconfortables, avaient un avantage indéniable. Les wagons étaient divisés en compartiments. Les huit voyageurs d'un même compartiment de seconde pouvaient à l'occasion bénéficier de la bonne odeur de saucisson à l'ail à l'heure du déjeuner. Certes, c'était le risque. Soit ils se faisaient une raison et patientaient, soit ils passaient un quart d'heure dans le couloir, le nez au-dessus de la vitre qu'on pouvait encore baisser. Idem si un nouveau-né trouvait le temps long, ou si des gamins se chamaillaient.

    Lors de la modernisation de ses matériels roulants, la SNCF (comme les autres grands du transport ferroviaire) a opté pour un wagon décloisonné, un open space, pourrait-on dire. De ce fait, tous les voyageurs d'un même wagon peuvent désormais partager les problèmes domestiques de celui qui dialogue à voix haute avec son mobile, ou qui poursuit les négociations qu'il a du interrompre pour ne pas rater son train, justement. Et le pompon, c'est de voyager avec un groupe de colons, des enfants qui rejoignent leur camp de vacances. Il n'est pas nécessaire qu'ils soient très nombreux. Dans mon cas, ils étaient 14 avec deux moniteurs. Des enfants âgés de 12-13 ans, avec un plein d'énergie propre à cet âge, installés dans quatre carrés de sièges face à face, qui sont commodes pour bavarder et partager les mêmes activités. Mais sait-on bavarder gentiment quand on a 12 ans et qu'on quitte Paris pour la grande bleue au bout des rails ? Même cinq heures de voyage n'ont pas eu raison de leur énergie, ni de leur excitation. 

    Ce fut un enfer pendant cinq heures ! Certains ont bien tenté de protester pour la forme... mais les  gamins avaient l'avantage du nombre. Ajoutez à cela quelques voyageurs dont les écouteurs de mauvaise qualité diffusent au-dela du pavillon des oreilles de leurs propriétaires tous les sons, et particulièrement des basses grinçantes et chuintantes, de leur iPod et autres petits lecteurs mp3. Quel bonheur de sortir enfin de cette voiture....

    Nous avions bien mérité le soleil qui nous attendait au pied des Pyrénées !

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    Bonnes vacances à ceux qui y sont déjà et bon courage pour ceux qui sont encore à Paris. On pense à vous.

  • Embellissement d'une emprise SNCF rue de Maubeuge

    Nous évoquions déjà le 11 avril dans un article  le projet d'embellissement de plusieurs murets situés rue de Maubeuge sous les fenêtres de la salle d'accueil des passagers de l'Eurostar. Johanne Rosier (Coordination Toxicomanie 18) avait organisé mercredi 23 un rendez-vous avec deux médiateurs, un référent social de la SNCF et un artiste graffeur. Elisabeth Carteron représentait le conseil de quartier Lariboisière Saint-Vincent-de-Paul.

    paris,gare-du-nord,sncf,environnent,fresque,artiste,coordination-toxicomanieLe projet ? Tout d'abord rénover les murets, puis réaliser une fresque avec des jeunes dans le cadre d'un chantier de réinsertion initié par les associations Artemisia et ARC 75. Sans oublier intérieur et extérieur de l'escalier d'accès du parking Vinci (photo ci-dessous). Les travaux devraient commencer le 4 juin. La grille de l'extracteur située juste au-dessus serait laissée à la palette de l'artiste graffeur. Mais justement ce graffeur tant attendu n'était pas disponible : bug dans la communication entre les organisateurs. Impossible de connaitre son projet à ce jour. Comment, dans ce cas, associer habitants et usagers de drogue comme le souhaiterait l'équipe de Coordination Toxicomanie 18?

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    Les travaux seraient à la charge de la SNCF  et de Vinci. Le thème est cerné : " Voyages et Jeux Olympiques". C'est déjà ça. On sent ici la proximité des Jeux de Londres et la présence commerciale de l'Eurostar...

    Un rendez-vous raté sous le soleil malgré tout ! Une nouvelle réunion sur site est envisagée mercredi 30 mai. Il faudra un ou une autre volontaire.

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    La cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Londres aura lieu le 27 juillet. Dire que le projet risque de ne pas aboutir est peut-être prématuré, voire un peu défaitiste, mais il va falloir se presser.

  • La traversée de l’îlot Euro-Alsace...

    Il sagit de l’identification d’une nouvelle liaison piétonne entre les gares de lEst et du Nord.

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    La nécessité d’une liaison piétonne entre ces deux gares, alternative à l’escalier monumental de la rue d’Alsace, a souvent été évoquée lors des différents conseils des quartiers avoisinants, notamment lors de la dernière séance plénière du Conseil du Quartier Lariboisière Saint-Vincent de Paul le 23 janvier 2012.

    Cette problématique a été reconnue par les élus et les services de la mairie du 10e. Une signalétique vient d’être installée afin d’indiquer un chemin alternatif direct et plus pratique aux voyageurs qui doivent transiter entre les deux gares.

    paris,10e,gare-de-l-est,rue-d-alsace,sncfIdentifiée depuis près de 4 ans, cette liaison correspond à un passage privé reliant le 11-21, rue d’Alsace au 144-146, rue du Faubourg Saint-Denis (entre le boulevard Magenta et la Gare du Nord). Elle traverse un îlot comprenant un ensemble mixte de bureaux et de logements. Compte tenu de sa nature privée, cette voie n’est malheureusement ouverte au public qu’en semaine et aux heures d’ouverture des bureaux.

    Depuis la sortie de la Gare de l’Est située sur le coté Ouest à gauche, les voyageurs, s’ils sont chargés de valises, peuvent éviter la montée de l’escalier monumental de la rue d’Alsace et rejoindre directement en ligne droite la rue du faubourg Saint-Denis, et ce, sans devoir faire le tour du pâté d’immeubles par la rue du 8 mai 1945 pour ensuite rejoindre le carrefour avec le boulevard Magenta et remonter la rue du Faubourg Saint-Denis.

    paris,10e,gare-de-l-est,rue-d-alsace,sncfUn îlot ayant une histoire....

    L’immeuble traversé par ce chemin fut construit en 1871 pour la jeune Compagnie des chemins de fer de l’Est (créée en 1845). L’architecte Paul-Adrien Gouny, architecte en chef de cette Compagnie  (ayant également construit en 1890 le bel hôtel particulier du 9 rue Fortuny, Paris 17e,  l’actuel lycée professionnel Mariano Fortuny) travailla entre 1885 et 1902 sur la réalisation des bureaux dans cet immeuble. Puis au fil des années, le bâtiment fut laissé à l’abandon, se dégrada et se retrouva coupé du quartier.

     

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    Plus de 2 ans de travaux pour la réhabilitation

    Courant 2003, la SNCF, propriétaire du foncier, lança un concours au sens du Code des Marchés Publics pour la réhabilitation de cet ensemble immobilier de 25 000 m2 (en SHON).

    En juillet 2006, l’immeuble fut cédé pour 54 millions € à une SNC détenue conjointement par le maître d’ouvrage délégué Atemi (entreprise de promotion immobilière française spécialisée dans les projets résidentiels) et le promoteur ING Real Estate (spécialiste bancaire néerlandais des opérations mixtes). Lors des négociations, la mairie de Paris et celle du 10e sont intervenues, assurant notamment la réalisation de logements sociaux dans l’ensemble.

    Ces deux promoteurs travaillèrent avec l’architecte Anthony Emmanuel Béchu, connu également pour ses travaux de réhabilitation de l’Olympia et de l’îlot Edouard VII, l’immeuble Bergère de BNP Paribas, le Théâtre des 3 Baudets, Chanel (place Vendôme), Hédiard (place de la Madeleine) et la nouvelle tour D2 de la Société Générale à La Défense.

    Une réhabilitation architecturale de qualité

    Avec son cabinet d’architecture Atelier 3 AB et sans trahir l’esprit du bâtiment d’origine, l’architecte Anthony Béchu a réhabilité et réinventé l’immeuble en un ensemble mixte,  Euro-Alsace, comprenant:

    •   des bureaux: 19 000 m2, soit 82 % de la SHON 

    •   des logements: 4500 m2, soit 19 % de la SHON: 47 logements dont 45 logements sociaux avec 28 destinés à la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP)

    •   51 places de parking.

    Les bureaux et une partie des parkings sont dédiés à la SNCF, locataire depuis la livraison du site, avec plus de 700 employés y travaillant.

    Ayant vocation à créer une liaison entre les deux gares, le nouveau passage vit le jour, semblable à une rue traversant l’îlot et reliant la rue d’Alsace à la rue du Faubourg Saint-Denis.

    paris,10e,gare-de-l-est,rue-d-alsace,sncfL’ensemble immobilier reflète un projet environnemental et architectural de qualité pour ce site de caractère. L’immeuble, construit avec des fenêtres quasi-gothiques et des toits presque pointus, fut restauré. Les façades haussmanniennes, en pierres, briques et métal, furent ravalées et mises en valeur : les briques y retrouvèrent leur couleur rose pâle, et certains décors sur la façade leur bleu d’origine.

    On recréa, là où elles étaient, les belles verrières aux lignes épurées en accord avec les façades : elles protègent désormais les cours de l’extérieur. 

    Des arbres plantés dans la « douve » entre les divers bâtiments agrémentent l’ensemble. Une façade aveugle en extérieur a été réhabilitée avec  un «Mur végétal» réalisé par l’artiste Patrick Blanc, déjà renommé pour le Musée du Quai Branly en 2004, le BHV Homme en 2007, les Galeries Lafayette à Berlin en 2008, la Serre du Muséum d’Histoire Naturelle en 2010 etc.

    Après plus de deux ans de travaux, le nouvel ensemble a enfin été livré en octobre 2008.

    Une opération très rentable pour les promoteurs grâce à l’immobilier commercial  

    On peut parler d’une opération de réhabilitation aux risques limités pour les promoteurs, au regard des niveaux de location dans le secteur de la gare de l’est (entre 300 et 400 €/m2/an), des rendements nets immédiats espérés de 4.5% minimum sur la zone pour les ensembles de bureaux, et du haut niveau des rénovations envisagées permettant d’assurer de bonnes conditions de location dans un quartier est parisien, déficitaire en bureaux. La demande garantissait le résultat. En outre, le partenariat local initial avec la SNCF, comme locataire « captif », assurait la location des bureaux après leur réhabilitation.

    Cette opération immobilière, rentabilisée donc principalement par la location des bureaux à la SNCF (qui réglait 6.4 millions € pour l'année 2008, soit près de 400 €/m2), plus que par la vente des logements sociaux et privés - relativement accessoire dans l’opération -, permet aux promoteurs de dégager une rentabilité annuelle proche de 12 % !

    Une traversée à découvrir dans ce bel ensemble réhabilité et tranquille entre les deux gares...

    paris,10e,gare-de-l-est,rue-d-alsace,sncfPour les curieux désirant découvrir cet ensemble Euro-Alsace in situ, à l’occasion par exemple d’une petite ballade dans le 10e, la traversée de l’îlot est donc autorisée, et notamment même recommandée pour relier plus directement et plus agréablement les deux gares.

    Cette réhabilitation a déjà fait l’objet d’une étude : la journaliste Muriel Gremillet a ainsi retracé la renaissance de cette ancienne cité ferroviaire du 11-21, rue d’Alsace dans un livre paru en décembre 2008 et co-édité par AAM (Archives d’Architecture Moderne) /SilvanaEditoriale, 25 euros.

    Sur le web, un photographe/architecte, Stéphane Cazenave, a réalisé un reportage panoramique depuis le passage dans l’îlot: voir ici.

  • C'était pourtant un bon projet

    De quel projet parlons-nous avec ce ton d'enterrement ?

    Du balcon vert de la rue d'Alsace. Vous êtes nombreux à être passé un jour ou l'autre par la rue d'Alsace située entre les deux gares de notre quartier, même s'il s'agit d'un itinéraire plus connu des provinciaux. Elle longe en surplomb les voies ferrées de la gare de l'Est.

    Nous avions promis de revenir sur le dernier conseil de quartier Lariboisière Saint-Vincent-de-Paul (23 janvier 2011), parce que les sujets de voirie y étaient nombreux et qu'ils méritaient presque tous d'être traités séparément.

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    Le Balcon vert, c'est un peu notre Arlésienne dans cette partie de l'arrondissement. Il ne se passe pas un conseil de quartier ou une réunion en mairie du 10e traitant de la voirie ou de l'urbanisme qui ne rappelle ce projet au long cours qui a donné des cheveux blancs prématurés à notre maire.

    L'affaire remonte à la première mandature de Bertrand Delanoë. Pour la Ville, l'idée était de donner un espace de verdure supplémentaire en exploitant la surface de toit d'un bâtiment qui aurait accueilli des entreprises, des bureaux, des locaux commerciaux. La procédure a connu des temps favorables et des embûches. Les permis de construire ont été obtenus, des accords entre Réseaux ferrés de France, la SNCF et la Ville de Paris sont nés au forceps... Mais de crise en crise, le propriétaire du terrain et détenteur du permis de construire ne veut pas s'engager dans la construction de ce bâtiment sans assurer un minimum ses arrières, à savoir trouver des engagements fermes d'entreprises prêtes à s'installer dans ses futurs locaux, bien situés, sans doute, mais pas vraiment bon marché. La tendance serait plutôt à sortir de Paris.

    Et les habitants d'attendre leur toit végétalisé...

    Rémi Féraud a été bien clair : s'il devait se représenter en 2014, le balcon vert ne sera plus dans son programme de campagne, car la Ville n'a pas la maîtrise de la totalité de ce dossier. Le 23 janvier, Elise Fajgeles l'a rappelé. On ne peut pas trop lui en vouloir.

    Schémas et préfigurations tirés du document de l'agence d'architecture SLA-Architecture  www.sla-architecture.com

  • CDG Express, le retour ?

    En lisant dans la presse il y a quelques jours que le projet de CGD Express, cette liaison entre Paris et son aéroport Charles de Gaulle, remontait à la surface, nous avons contacté un de nos adhérents, Jean-Louis Pierrel, qui avait suivi le projet au sein du Conseil de Quartier Lariboisière Saint-Vincent-de-Paul. Il a bien voulu nous livrer son avis, pour le blog de l'association. Le voici.

    Parlons du projet de liaison directe entre Paris et l'aéroport Charles de Gaulle.
    En effet, un premier projet s'est fracassé du fait de la crise, ou plutôt du fait de ses tares initiales : trop coûteux, un montage soit disant 100% privé, une étude de marché beaucoup trop optimiste, etc.

    cdg%20express%20petit.jpgMais voila, le diagnostic initial reste valable, la desserte de CDG stérilise trop de taxis, les transports en commun actuels sont insatisfaisants, bref l'une des principales portes d'entrée internationale de Paris est menacée de saturation, sans oublier les dizaines de milliers de salariés du site...
    Et puis, la RATP récupère les rames à un étage du RER A, progressivement remplacées par des rames à deux étages.
    Et, en partie suite au premier projet, la prise de conscience de la saturation de la ligne B a permis l'élaboration d'un plan d'amélioration, avec notamment une réorganisation des trafics et des voies.
    Et voila donc le gouvernement qui sort de son chapeau un nouveau projet de liaison directe entre la Gare du nord et Roissy.

    Alors, comment se faire une opinion ?

    - Le calendrier est un peu osé, puisque on nous parle d'une décision avant... mai 2012.
    - Les délais techniques semblent surprenants, mais le dossier technique du premier projet a défriché le terrain, surtout après la consultation publique qui avait réussi à l'améliorer (le fameux tracé "virgule")
    - De nouveau, est évoqué un financement 100% privé...avec la SNCF et la RATP, mais sans le STP (Syndicat des Transports Parisiens)
    - La gare du nord est déjà bien saturée...
    Bref, un peu baclé, pas très sérieux,

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    Le passage de la porte de La Chapelle, proposé par l'APUR, atelier parisien d'urbanisme. En rouge, le tracé du CDG Express.


    Mais voila, la banlieue nord, les salariés, les précieux touristes (fortunés ou non), et les habitants des deux gares méritent de reprendre cette idée.
    Sur des bases un peu plus saines, rapidement mais sans préoccupation électorale trop évidente et surtout avec une véritable concertation.
    Le bon sens n'est pas l'exclusivité des "techniciens", ainsi d'autres options existent (branche du RER E par exemple) et des questions nécessitent des réponses.

    A nous tous de les poser, et d'apporter critiques et propositions !

    Qu'en pensez-vous ?

    Pour mémoire, le projet public-privé avait été chiffré par l'Etat et Vinci à quelque 640 millions d'euros avant son abandon (lu dans les Carnets du voyageur du Monde du 21 décembre 2011).

  • Jours de marché à Barbès...

    ... utiliser un ticket de métro ou pas ?

    Depuis des mois, voire des années, l'accès à la station Barbès-Rochechouart par l'escalier monumental est rendu pénible par le nombre très important de revendeurs de cigarettes, substances illicites et tickets de métro, mais également par l'aspect peu attractif des lieux. Certes pas à 8h du matin pour les premiers usagers. Les recoins ont été bien lavés : on évite les mauvaises odeurs après le café du petit déjeuner.

    800px-Ligne-2-Barbes-Rochechouart.jpgSe sont ajoutés à cela les vendeurs côté Guy Patin les mercredis et samedis, jours de marché. Ils sont désormais tellement nombreux devant cette entrée à partir de 10h du matin jusqu'aux environs de 14h, qu'il faut vraiment jouer des coudes et forcer le passage pour entrer ou sortir de la station. Nombre de nos adhérents s’en sont plaint. Quant à glisser son ticket dans la fente avant le portillon, il faut vouloir rester un citoyen au dessus de tout soupçon. Pour utiliser le métro, il ne reste alors qu’une unique entrée, celle face à Tati.

    A l'image d’usagers de lignes de TGV et de RER  qui ont décidé la grève des billets, parmi d’autres protestations,  suite aux retards trop fréquents des trains, serait-on un mauvais citoyen si l'on décidait la grève du ticket de métro les jours de marché ? Pas sûr ! Certains prônent la désobéissance civique pour faire avancer les choses…

    Non respect du contrat : En effet, comme pour la SNCF,  le contrat qui lie l'usager à  la RATP par l'intermédiaire d'un paiement (ticket, carte d'abonnement) est rompu ces jours-là : pas d'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite (PMR) par exemple. Il faut s avoir que le terme de PMR ne désigne pas forcément les personnes souffrant d’un handicap moteur. S’y ajoute toute personne accompagnée d’un jeune enfant, par exemple, toute personne en voyage avec une lourde valise, mais aussi toute personne âgée inquiétée par la foule…

    On pourrait parallèlement déplorer encore les nombreux incidents, souvent techniques, qui empêchent la ligne 4 de fonctionner correctement. C’est une ligne très fréquentée, on pourrait dire très chargée même, qui dessert des gares (Nord – Est – Les Halles - Montparnasse) et qui, peut-être - oserons-nous le dire ?- souffre d’un manque de personnel… Il fut un temps où les stations comme les quais bénéficiaient de la présence d’agents. Essayez donc d’acheter un billet en soirée, et parfois même en journée, dans certaine station désertée par le personnel !

    C'est un autre sujet, certes, mais on ne peut s'empêcher de le relier à la dégradation des services publics en général. Un choix politique.