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proprete - Page 7

  • Les dépôts sauvages, une pratique qui s'étend

    Nos adhérents sont domiciliés tout autour du carrefour Barbès et, depuis des années, ils se plaignent de la malpropreté des rues, des trottoirs, de la station de métro. Cela ne va pas en s'améliorant, malgré les efforts des agents de la Propreté de Paris et des moyens qui sont alloués. Du mieux que nous pouvons, nous tentons de relayer leurs observations auprès des élus chargés de cette délégation devenue importante dans les mairies d'arrondissement depuis la réforme de la Direction de la Propreté et de l'Eau (DPE). La Ville a souhaité décentraliser les responsabilités vers les mairies d'arrondissement.

    Il est des cas que nous repérons facilement, car ils sont comme une verrue au milieu de la figure. Ce sont les dépôts d'encombrants sur le trottoir, alignés le long d'une façade ou dispersés, parfois, en travers du chemin.

    paris,clignancourt,propreté,dépôts-sauvages,dpeVoici encore un exemple dans la rue de Clignancourt quand elle descend rapidement vers la rue Custine pour desservir plus loin la rue Ordener et bien d'autres. Sur les deux photos présentées nous sommes à la hauteur du numéro 57, quand on vient de dépasser le petit carrefour Muller-Ramey avec la rue de Clignancourt. Cette demi-douzaine de poutres bien alignées est restée plus de trois jours au même endroit. Le dépôt sauvage, en beaucoup moins ordonné, de même. Est-il possible qu'une camionnette de la DPE, un petit porteur, ne soit passé à aucun moment entre un dimanche et un mercredi dans la rue de Clignancourt, une rue totalement stratégique et incontournable pour la circulation des véhicules à moteur ?

    paris,clignancourt,propreté,dépôts-sauvages,dpeC'est cette question qui tourmente nos interlocuteurs. Même si le déposant n'a pas appelé le n° rapide par téléphone (3975), même s'il n'a pas signalé son dépôt sur internet, ce qui est assez probable dans un cas sur deux, l'absence de numéro sur le dépôt le montre aisément, n'est-il pas pareillement judicieux d'enlever ces objets quand la navette passe à proximité ?  

    Nous avons posé la question aux services de la DPE du 18e qui répondent toujours avec courtoisie et rapidité. Attendons donc. Sans doute y a-t-il aussi moyen de faire un signalement chaque fois que nous en avons le temps...  histoire de participer à l'effort général !

  • Ordures ménagères : une collecte en deux temps

    Nos adhérents sont très observateurs et leurs questions parfois nous mettent dans l'embarras. Voici un cas précis qui a demandé l'aide des services de la Propreté de Paris, en la personne du responsable de la division des 9e et 10e arrondissements, et de la personne chargée de la communication de cette même division, qui tous deux font preuve à notre égard de beaucoup de patience et de compréhension. 

    En octobre, nous sommes interpellés sur le fait que les bennes passent deux fois le soir dans le faubourg Poissonnière à des heures distinctes, multipliant les nuisances sonores liées au ramassage des conteneurs. Cela nous parait tellement peu vraisemblable que nous doutons. Mais il fait beau encore en octobre, les fenêtres restent ouvertes tard le soir, et le doute ne tient pas. On nous confirme de plusieurs sources.

    Nous nous tournons donc vers la DPE  qui donne l'explication sans tarder :

    paris,faubourg-poissonnière,dpe,propreté,ordures-ménagèresCe qui justifie qu’une collecte puisse se faire en bilatéral (côté pair et impair de la rue en même temps) est la largeur libre de la chaussée avec prise en compte du stationnement s’il existe.
    Cette largeur est en moyenne de 4,80 mètres pour la rue du Faubourg Poissonnière.  La procédure PG-06 stipule que la largeur laissée libre par la benne ne doit pas excéder 1,50 m, soit 0,75m de chaque côté du véhicule évitant le passage d’un 2 roues.
    Nos bennes ont une largeur de 2,50 m, il reste donc un passage libre de 2,30 m ce qui impose une collecte séparée pour les 2 trottoirs.
     
    Ce vendredi-là, suite à une panne de la benne qui collecte le haut de la rue du Faubourg Poissonnière côté 10e arrondissement, ce trottoir n’a été collecté que vers 22h49.
    En temps normal, la benne passe aux alentours de 20h45, ce qui fait que l’écart constaté entre les deux arrondissements n’excède pas le quart d’heure.

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  • Propreté: aussi au conseil de quartier Chateau d'Eau-Lancry

    Combien d'articles n'avons-nous pas écrits sur la propreté (malpropreté plutôt!) à propos de notre quartier? Que ce soit aux abords de la station de métro Barbès-Rochechouart, que ce soit dans certaines rues de la Goutte d'or ou dans le 9e, rues du Delta et du faubourg Poissonnière.

     paris,conseil-de-quartier,château-d-eau-lancry,propreté,tags,mégots,miction,urine,rémi-féraud,dpe,graffitis,dansmarue paris,conseil-de-quartier,château-d-eau-lancry,propreté,tags,mégots,miction,urine,rémi-féraud,dpe,graffitis,dansmarueL'une au-dessus de l'autre : deux images de la Goutte d'or, l'été dernier, des colonnes à verres qui débordent et des seringues au milieu de déchets divers.

    Le conseil de quartier Château d'eau-Lancry avait choisi ce thème la semaine dernière pour sa dernière séance plénière avant les municipales. Le maire avait fait le déplacement. En cette période proche des élections, rien d'étonnant. Action Barbès était là pour écouter. L'équipe d'animation avait fort bien préparé cette réunion en déclinant en 5 thèmes les problématiques de ce quartier. Les questions avaient été envoyées judicieusement une semaine auparavant à Rémi Féraud dont il faut rappeler qu'il a pris en charge la délégation propreté depuis son élection en 2008.

    Environ 70 habitants étaient dans la salle, venus dans une large majorité pour dire leur insatisfaction. On sait bien que la mobilisation des mécontents est toujours plus aisée,  ne citons pour mémoire que celles contre l'ouverture de la SCMR.

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  • Le chantier Vano continue

    Vous avez été plusieurs, pendant l'été, à vous inquiéter de l'arrêt du chantier "Vano" ou plutôt de la future brasserie. A en juger par les commentaires que nous recevons, l'attente est grande. Nous sommes donc allés aux nouvelles auprès d'Afaf Gabelotaud, chargée du commerce dans le 18e : elle a répondu illico à nos questions.

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    L'inactivité était-elle due aux vacances simplement ? Peut-être un ajustement entre les différentes entreprises qui interviennent... L'ouverture est-elle toujours prévue pour le début de l'année prochaine?
    Par ailleurs, nos photos en témoignent, le nettoyage derrière les palissades de chantier a de toute évidence été négligé!  Cartons, emballages de cartouches de cigarettes, canettes...Ne peut-on pas rappeler de façon énergique au responsable du chantier ses obligations en matière d'environnement?
     
    Voici la réponse de l'élue :
     
    "Le site doit être livré en octobre, comme prévu, aux futurs preneurs pour leurs travaux d'aménagement (brasserie et Foot Locker), pour une ouverture en février pour la brasserie et plus tôt fin d'année pour le magasin. Les entreprises actuelles sont missionnées par les assurances pour refaire à l'identique.
    J'ai signalé, en début de semaine, avec insistance le manque honteux d'entretien sur le chantier. J'espère que le message est passé."

    L'élue nous a incitée à la solliciter de nouveau si aucune amélioration n'est visible. Vous pouvez également vous exprimer sur le blog à ce sujet. Et même nous envoyer vos photos si le coeur vous en dit. Nous collationnons...   

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    Pour compléter nos informations, nous avons également contacté le cabinet de Mao Peninou, adjoint de Bertrand Delanoe, chargé de la propreté. Quelques chiffres nous ont été donnés.
     
    "Au premier semestre 2013, grâce notamment à l'action de 2 agents du CAPP affectés tout spécialement à la ZSP : 635 PV ont été dressés dont 497 sur les épanchements urinaires.
     
    A peu près 30 agents sont mobilisés chaque jour pour l'entretien de la ZSP : le carrefour Barbès est à cet égard balayé jusqu'à 4 fois par jour.

    La benne pour la saisie des marchandises vendues à la sauvette est en service dès 8 heures du matin désormais en semaine."

    Des efforts soutenus, donc, même si l'aspect du quartier ne le laisse pas supposer. Dommage. 

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  • Help ! ça déborde...

    Cette photo se passe de commentaire. Il s'agit de la colonne à verre située à l'extrémité de la rue de la Goutte d'Or, toute proche du boulevard Barbès. 

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    Il y a manifestement un problème avec cette colonne à verre que nous avons vue plusieurs fois entourée de canettes, de bouteilles et de détritus, comme sur la photo ci-dessus. Soit elle est sous-dimensionnée, à elle seule elle ne suffit pas à la collecte des verres usagés des habitants du quartier, ou des buveurs occasionnels, soit la fréquence des vidages de la cuve située au-dessous de la colonne est insuffisante, mal adaptée. 

    Les services de la DPE du 18e devraient pouvoir faire un diagnostic et remédier au problème

    Nous avons aussi reçu un témoignage avec photos du bas de la rue du Chevalier de la Barre, sur la rue Ramey, qui relate un état de saleté +++ (comme les agences de notation, nous classons les sites et les degrés de saleté ! ). Même demande appuyée à la section territoriale de la Propreté : un coup de balai efficace et une opération de nettoyage renforcé sur ces secteurs très fréquentés en été. 

  • Les poubelles de tri en voie de normalisation mais l'urine en été...

    "Le Syctom, qui gère la collecte des déchets de 5,7 millions d’habitants à Paris et en banlieue, va consacrer un million d'euros d’ici à 2016 pour inciter les 84 communes de l’agglomération à se doter des mêmes bacs de tri. La poubelle verte à couvercle jaune, déjà utilisée à Paris, va ainsi devenir la norme. Le Syctom espère aider les Franciliens à mieux s’y retrouver… et à trier plus. Une campagne de sensibilisation vient également d’être lancée sur le Web et les panneaux d’affichage. Actuellement, 30 kg de déchets triés sont collectés par habitant et par an. L’objectif du Syctom est de passer à 47,6 kg d’ici cinq ans." (Le Parisien, 04.04.2013

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    Le tri, c'est bien, la propreté, c'est mieux. Même si nous comprenons que la lutte pour les deux doit être menée de front. Pourtant, au jour le jour, c'est la propreté des rues, des recoins, qui nous "plombent le moral", particulièrement en été. La chaleur intensifie les odeurs d'urine dans tous les recoins, et les rues peu passantes, et cela dès le petit matin. La nouvelle campagne de la Ville : 

    Pour un individu soulagé

    combien de dégoûtés ?

    met un coup de projecteur sur le mal, mais les campagnes  de sensibilisation ne donnent pas des résultats satisfaisants. Elles coûtent cher et leur impact n'est pas mesuré régulièrement comme il serait nécessaire de le faire pour toute dépense de deniers publics. Certes, celles-ci contribuent à maintenir l'emploi dans les agences de communication qui en période de quasi récession ne peuvent plus trop compter sur les budgets publicitaires des entreprises du privé. Tout le monde se sert la ceinture !

    Uriner dans la rue est interdit et sanctionné. 

    Soyons un peu lucides. Qui va lire cette phrase sur une affiche ? Un type plutôt alcoolisé à deux heures du matin à la sortie d'une boîte ? Un autre en pique nique nocturne près du canal Saint-Martin après avoir descendu un pack de bières ? Le sans abri qui abandonerait son pacquetage sans surveillance pour gagner la sanisette la plus proche ? Certainement pas. Alors, pour qui publie-t-on ces affiches, pour qui sont ces campagnes ?

    Les hommes qui ont conscience de l'état sanitaire d'une ville n'urinent pas le long des murs. Il n'est pas nécessaire de le leur rappeler. D'autres font comme ils ont toujours fait sans mauvaises intentions mais dans une totale absence d'esprit collectif et ignorance de l'espace public. C'est le règne du moi d'abord ! "Je ne peux pas me retenir ! " Combien de fois n'avons-nous pas entendu cette phrase... avant de recevoir une floppée d'insultes si l'on insiste sur le sans-gêne de la situation. Au point qu'on hésite à interrompre l'épanchement... situation extrêmement délicate — pour une femme encore davantage — bien que la faute / le délit soit du côté du pisseur !

    La mauvaise habitude commence très tôt. Nous avons tous rencontré une maman bien intentionnée à l'égard de son rejeton de sexe masculin, en train de baisser la culotte entre deux voitures, et lui dire "Allez, dépêche toi, fais pipi là !" Et pourtant, les petits garçons n'urinent pas contre les murs de la cour de récréation dans les écoles maternelles, pourquoi devrait-il en être autrement dans la rue ? Pour rattraper le coup, certains bénéficieront d'une bonne éducation, des "bons principes de comportement en société", mais les autres... 

    Quant à l'amende de 35 euros, il faudrait un policier derrière chaque pilier, chaque recoin, chaque angle de rues tranquilles. Les bilans réguliers de la Préfecture font état d'une augmentation du nombre des procès verbaux pour miction sur la voie publique, certes, mais nous sommes partis de tellement loin. Les pourcentages sont impressionnants mais les chiffres bruts rapportés au nombre d'habitants, au nombre des touristes, et à l'état des rues, c'est une autre affaire. 

    Stoppons là nos critiques. Trois nouveautés cette année. Ce sont :

    • Les agents de propreté de la Ville de Paris distribueront des sacs en papier kraft en journée et en soirée aux pique-niqueurs de la capitale. Marqués de la devise « La propreté, c’est l’affaire de tous », ces sacs visent à faciliter le travail des équipes de propreté et à responsabiliser les Parisiens en leur permettant de collecter leurs propres déchets. Nous espèrons que les non-Parisiens seront également sensibles à ces encouragements !
     
    •  Comme de nombreuses capitales européennes, Paris est confrontée à ce problème d’hygiène publique que sont les épanchements d'urine sur la voie publique. Une campagne de sensibilisation sera mise en place dans 450 lieux de sortie nocturne parisiens. Les affiches, sous-bocks et cartes postales distribuées appellent à la responsabilité de chacun et précisent que tout épanchement d’urine dans l’espace public est verbalisable, et soumis à une amende de 35€.

    • 66 sanisettes parisiennes seront désormais ouvertes toute l’année jusqu’à une heure du matin. Afin de faire face aux nouveaux usages de l’espace public, la Ville de Paris a étendu les horaires d’ouverture de 66 des 400 sanisettes présentes dans la capitale. Plus d’une sanisette sur quatre, situées dans les quartiers les plus animés en soirée, seront ainsi ouvertes jusqu’à une heure du matin, contre 22h auparavant. Nous ne sommes pas allés tester les sanisettes de Barbès pour connaître leurs horaires précis. Vous nous pardonnerez ?

    Liste des sanisettes

    (tiré de la carte interactive des toilettes publiques sur Paris.fr)

    paris,propreté,poubelles-jaunes,collecte-ordures-ménagères,tri-sélectif

  • Les nouvelles corbeilles de rue font leur apparition

    Nous en avons entendu parler. Elles doivent être installées au nombre de 10 000 dans un premier temps. Mais, pour l'instant, le seul endroit où nous les ayons vues, c'est la place de la République.  Elles sont plutôt chouettes ! Qu'en dites-vous ?

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    Le principe est simple : la structure dispose d'une partie dépourvue de tiges verticales qui permet le passage du sac, sa pose et sa dépose une fois plein. La gros caoutchouc, comme sur les précédentes corbeilles de rue vertes, est là pour maintenir le sac en place.

    Reconnaissons qu'elles ont plus d''allure que les poubelles débarquées dans l'urgence des attentats au début des années 2000 en remplacement de poubelles plus esthétiques mais qui ne présentaient pas des propriétés anti-déflagration. C'était exactement le 12 septembre 2001 : le préfet de police a exigé alors que toutes les poubelles soient retirées. (Lire la déclaration d'Yves Contassot sur le sujet lors du Conseil de Paris en avril 2013.)

    On pouvait lire dans le Parisien en mars qu'elles devaient être agréées par la Préfecture de Paris, c'est chose faite:

    « Nous avions chargé des équipes de créateurs d'imaginer des réceptacles de propreté plus esthétiques. Mais nous avons fait marche arrière, entre autres parce que ces prototypes n'ont pas été homologués par la préfecture de police. Nous nous sommes finalement rabattus sur le catalogue de la centrale d'achats publics des collectivités locales et nous avons trouvé un modèle réunissant tous les critères recherchés », explique-t-on à la mairie de Paris. La corbeille de rue pressentie est en métal et de forme évasée. Sobre, élégante et anti-déflagration, celle-ci a déjà reçu le feu vert de la Ville de Paris. Mais il faut encore obtenir l'agrément de la préfecture de police.

    Maintenant, (et il faut bien rouspéter un peu) nous aimerions que les habitants soient davantage consultés que lors de la pose d'éteignoirs sur les corbeilles de rue vertes, celles que l'on remplace justement par celles-ci, qui n'ont pas plus d'éteignoirs incorporés que les précédentes d'ailleurs. L'opération éteignoirs a été un fiasco discret mais un fiasco quand même. Disparus aussi vite qu'ils avaient été installés, de plus belle, parfois même remplacés avec constance. Les mégots emplissent les canivaux, y compris devant des administrations, qui devraient pourtant donner l'exemple et fournir à leurs agents fumeurs un cendrier d'extérieur avec du sable en guise d'éteignoir. Nous pensons à l'antenne de la préfecture de police située au 6, rue du Delta. 

    intervention d'Yves Contassot : http://elus.paris-eelv.fr/?Apres-plus-de-10-ans-d-attente 

  • Des précisions utiles pour sortir les poubelles

    On incrimine régulièrement les personnels de la Propreté de Paris, parce que telle rue est salle, que les trottoirs présentent des coulures disgracieuses quand elles ne sont pas malodorantes. Mais qui ce préoccupe réellement de savoir si le travail est bien fait... ou si, une fois le travail bien fait, la responsabilité de la saleté ambiante n'incomberait pas plutôt à d'autres. 

    Dans la rue Guy Patin, dont nous suivons l'évolution de près (à cause des marchés à la sauvette, à cause du projet d'implantation de salle de consommation dans le périmètre proche), il n'est pas rare de trouver des amoncellements de papiers, d'emballages, de vêtements ou de restes de sacs de toute forme et de tout genre. Quelle tornade est donc passée sur cette rue par ailleurs assez banale ? En dehors des magasins de Guerisol à l'angle avec le boulevard de Magenta, la rue est dépourvue de commerce. Pas de boutique, donc pas de clientèle qui puisse laisser derrière soi des poches ou des emballages. Pas de commerçant non plus qui jette un seau d'eau pour effacer la trace de la crotte de chien ou qui donne un coup de balai !

    Elle est régulièrement nettoyée mais les allers et venues des vendeurs à la sauvette les mercredis et samedis la laissent dans un état piteux. C'est indéniable. Un état pire si la police intervient et que les vendeurs s'éclipsent en laissant une partie de leurs maigres biens à terre ....

    paris,barbès,guy-patin,propreté,collecte,ordures-ménagèresReconnaissons que la Direction de la DPE a pris en considération le malaise des riverains devant l'état de leur rue et qu'elle a décidé de repasser le lendemain matin. Toutefois, ils doivent être vigilants aussi vis à vis de leur gardien ou du prestataire de service qui sort et entre les conteneurs à ordures, car si ces derniers restent abandonnés trop longtemps sur le trottoir, ils sont visités, fouillés et leur contenu peut contribuer à la "dégradation du paysage". Nous nous sommes adressés à la Direction de la Propreté et de l'Eau, plus précisément au Service Technique de la Division des 9e et 10e arrondissements. Voici donc les horaires  qui nous ont été communiqués. Ils doivent être respectés pour que les poubelles restent le moins longtemps possible à l'extérieur des immeubles.

     

    Voici les horaires de passage de la benne rue Guy Patin :
    • Collecte bacs à couvercle vert (ordures ménagères ou OM), du lundi au vendredi vers 21h45 / 22h15,
    • Collecte OM le samedi vers 21h30 / 22h00,
    • Collecte OM le dimanche vers 18h00 / 18h15
    • Collecte bacs à couvercle jaune (matériaux recyclables ou MM), le mardi vers 19h00 / 19h30,
    • Collecte MM le vendredi vers 20h00 / 20h30.
    On peut donc dire que cela se situe globalement dans le même créneau.
  • De nouveaux objets dans l'espace public

    Certes, cela ressemble à des "pissotières" ou à des vespasiennes version caoutchouc ! Seront-elles plus utilisées que les sanisettes de JCDecaux, dont il faut rappeler qu'elles sont gratuites depuis des années ? mais, bien sûr, plus encombrantes.

    paris,barbès,goutte-d-or,pissotière,vespasienne,épanchement-urineUn modèle assez analogue, en bleu, avait fait son apparition à l'été 2010 du côté de la rotonde de Ledoux près du plan d'eau de La Villette. Voir notre article de l'époque avec photo. Pourquoi avoir attendu trois ans pour étendre leur utilisation si le bilan qu'on en a tiré alors était positif ? Car nous supposons que ce bilan était favorable à leur extension dans les quartiers de Paris qui souffrent le plus des épanchements d'urine.... ou mictions, dans le langage policier et juridique.

    Certains trottoirs de la Goutte d'or sont en permanence maculés de longues coulures noires courant vers les caniveaux. On les a tous remarquées et la présence proche d'une sanisette n'y change rien. Contre ces incivilités, des habitants se sont mobilisés, y compris en créant un forum pour recueillir des témoignages, comme sur Chateaubouge. Ici, il semble que l'expérimentation nouvelle s'inscrive dans le cadre de la zone de sécurité prioritaire (ZSP). Ce nouveau matériel urbain peut surprendre, toutefois s'il se révélait efficace, on se ferait un plaisir de l'accepter malgré une certaine laideur, et même son manque d'esthétique certain. A suivre donc.

    Voir aussi un article récent paru dans le Parisien.  qui donne des détails sur ces gros objets en plastique gris.

  • "Dans-ma-rue" prévu pour juin

    Lu dans le Parisien du 29 avril 

    paris,barbès,propreté,faubourg-poissonnière,dépôts-sauvages"Grâce à Dans-ma-rue, une application pour smartphone lancée par la Ville, les Parisiens pourront bientôt signaler, facilement, toute sorte de problèmes rencontrés sur la voie publique : manque de propreté, tags, éclairage défaillant… Un e-mail informera les usagers qui le souhaitent de l’avancée de l’intervention des services municipaux. L’application est testée depuis septembre par l’ensemble des agents en charge de l’espace public. Avant le lancement officiel en juin, l’expérience va être étendue auprès d’un panel de citoyens, de conseillers de quartier et d’élus."

    Ci-contre une illustration...

    Il est bien dommage que cette application ne débute qu'en juin ! C'est ce que nous avons pensé ce mardi en contournant un nouvel amoncellement d'ordures en tout genre en haut du Faubourg Poissonnière. Décidément ce bout de trottoir attire les détritus. Un horodateur vient d'y être installé, contre lequel s'amassent les cartons, les sacs de gravas, les vieux lavabos et autres dépôts sauvages. 

  • Opération Propreté-Prévention Barbès-Paré

    prévention, propreté, barbès, mairie de paris

    Il y a un an tout juste, les mairies du 10e et du 18e avaient organisé une opération coordonnée de nettoyage appronfondi (OCNA) spéciale "matériel de Réduction des Risques liés à l'usage de drogues aux abords de la Gare du Nord. (voir notre article sur le bilan de cette opération).

    L'opération menée avec les divisions territoriales des deux arrondissements et des associations intervenant auprès des toxicomanes a été cette fois-ci appelée OPP (Opération Propreté Prévention): elle a eu lieu la semaine dernière. Deux stands étaient installés les mercredi et vendredi  après-midi devant la sortie de métro Guy-Patin et rue Ambroise-Paré. Agents de la propreté, représentants de Gaïa et Coordination Toxicomanies souhaitaient  sensibiliser riverains et consommateurs de drogues aux bons gestes à adopter pour éviter les risques. Des plaquettes étaient même traduites en russe car on sait que de nombreux géorgiens consommateurs viennent dans le quartier.

    Johanne Rosier, de l'association Coordination Toxicomanies, présente sur les stands, a bien voulu répondre à nos questions.

    Comment cette opération a-t-elle été accueillie ? Quel public avez vous rencontré ?

    C'est plutôt positif pour nous car notre présence a été appréciée par les habitants comme par les personnes fréquentant le quartier. Ils ont été sensibles au message que l'on faisait passer, notamment parce que l'action était à la fois tournée dans leur direction et dans celle des consommateurs de drogues. Pour nous, acteurs de terrain, une telle opération permet d'ouvrir le débat simplement, sur la question du petit matériel, de la présence des consommateurs et sur la salle de consommation à moindre risque (SCMR). 

    Le profil des hommes et femmes venus sur les stands était très varié : vendeurs à la sauvette, hommes qui trainent dans le quartier souvent sans y habiter, jeunes et moins jeunes, riverains...bref, un échantillon assez représentatif du quartier Barbès. Une trentaine de consommateurs de drogues ont pu être sensibilisés, russophones ou non, toujours avec un accueil facile, ceux-ci concernés par la question, pas choqués de l'action ni des difficultés que celle-ci traduit.

    Nous imaginons que la future SCMR a été évoquée ?

    Bien sûr ! Nous avons constaté que son ouverture est attendue par la plupart des habitants, notamment ceux du 18e. Ils sont soucieux que les choses avancent. Il y avait bien quelques opposants, non majoritaires.

     

    Ce type d'opération, qui va au devant des citoyens sera-t-elle renouvelée ?

    Je ne le sais pas encore même si cela est souhaitable. Tout dépendra des forces vives (associations, DPE (direction de la propreté et de l'environnement), Smash (service municipal d'actions de salubrité et d'hygiène…) et de la volonté politique. Ce qui est certain, c'est que services de la ville et associations travaillent dans un même sens, apprécié par tous.

    Pour info : depuis juin 2011, le Smash effectue deux passages au lieu d'un aux abords de la Gare du Nord. On note une diminution de 15% du nombre de seringues récupérées en 2012 par rapport à 2011 et la baisse continue sur le 1er trimestre 2013. Le travail coordonné des associations de prévention et des agents de la propreté n'y est sans doute pas pour rien.

     

  • Vélib', la RATP et le Louxor

    Trois acteurs majeurs de notre quartier dans un avenir très proche !

    Suivez-moi bien : le Louxor va ouvrir ses portes dès le 18 avril, 10 heures. Les travaux de voirie et d'aménagement des abords sont en cours et s'ils ne sont pas mis en difficulté par un retour brutal de l'hiver comme cette semaine, tout cela devrait prendre forme d'ici à la fin de ce mois de mars. Tout va bien donc. 

    La station de Vélib' située sous le viaduc du métro aérien, en revanche, ne va pas du tout. Elle est désespérément vide de tout vélo. Et cela de façon quasiment permanente. Que se passe-t-il ? Nous avons déjà signalé l'absence de vélos à la mairie, aux élus du 18e, puisque cette partie du boulevard de Rochechouart reste sous l'oeil vigilant de l'équipe du 18e. Rien n'y fait. JC Decaux qui gère les vélib', les stations et le réapprovisionnement, a répondu que tout allait bien, que la station était réapprovisionnée en fonction de sa fréquentation. Une réponse un peu facile à nos yeux ! Certes tous les mouvements de vélo sont enregistrés par le système informatique qui gère l'ensemble et notamment facture le client-cycliste. Mais, n'est-on pas en droit de penser que les clients sont rares parce qu'aucun vélo n'est disponible sur place ? Et, quand par bonheur, ou par miracle, un vélib' attend le client, sa selle est couverte de fientes de pigeons.... Pas très ragoûtant. Et peu propice à booster la fréquentation de la station !

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    C'est là qu'intervient le 3e acteur et le compte est bon : la RATP.
    Suivez du regard la trace des salissures qui recouvrent les cycles... 
    On lève la tête vers la voûte du viaduc... Mouvement de caméra vers le haut.  
    Et l'on découvre soit un pigeon bien vivant juché sur un des piliers du métro, soit un pigeon mort qui se balance dans les filets déchirés, censés leur interdire de se percher là. 

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    Sans compter qu'un petit nettoyage des piliers du métro serait du meilleur effet sur notre quartier pour accueillir les cinéphiles et les premiers visiteurs à venir au Louxor. Allez, la RATP, un bon geste !

    La Cour des comptes a publié à l'automne dernier un rapport qui concluait que le service autour de Vélib' pouvait encore progresser. Ce n'est pas l'utilisateur de Barbès qui va la démentir. Voir l'article du Monde sur le sujet ici