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Rechercher : studio 360

  • Des nouvelles de la parcelle Polonceau

    La parcelle laissée libre après la disparition de l’ancienne mosquée Polonceau à l'angle des rues Polonceau et Poissonniers est désormais ouverte et retrouve un peu d'animation.
     

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    Cette parcelle devait initialement accueillir le deuxième site de l'Institut des cultures d'Islam (ICI) projet mis  entre parenthèses pour deux à trois ans. A ce sujet, nous avions assisté il y a quelques mois à la mairie du 18e à une réunion sur le devenir de l’ICI, et plus particulièrement de la seconde partie qui ne verrait pas le jour sous la forme envisagée à l’origine. Il avait été dit que cet espace ne serait pas occupé avant un certain temps faute de projet réunissant des conditions acceptables pour la Mairie de Paris. La parcelle est restée longtemps abandonnée et transformée en déchetterie sauvage. (voir notre article du 18 mars)

    La Ville a récemment fait nettoyer, puis égaliser le terrain, enfin l’a fait clore proprement.
    C'est l'association "La Table ouverte" qui gère le lieu. Elle était installée précédemment sur un terrain à l'angle des rues Léon et Myrha, terrain qui verra bientôt le projet 360° sortir de terre (article à venir bientôt).

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    Il fait encore beau alors pourquoi ne pas en profiter pour une partie de pétanque? L'adhésion à l'association est modeste (10€) mais le lieu est ouvert à tous, il ne faut donc pas hésiter à s'installer autour d'une table (à partir de 10h du matin sauf en cas de mauvais temps bien sûr).

    Un jardin partagé devrait voir le jour et des évènements seront programmés tout au long de l'année en lien avec les écoles, les centres aérés, la clinique Marcadet et l'établissement pour personnes âgées (Ehpad)  de la rue Laghouat. Vous aurez peut-être remarqué que les boules de pétanque sont en plastique. C'est volontaire, nous a précisé Rachid Arar, président de l'association. "il s'agit de faire découvrir autre chose que le foot aux enfants!"

     

  • AirBnB, gros business, petits impôts.... la Ville pas contente !

    Nous vous recommandons un article paru dans Le Parisien ces jours-ci, au cas où vous l'auriez manqué.

    C'est là ! dans le Parisien du 11 août. 

    Il nous concerne quasiment tous, car qui n'a pas croisé, un jour ou l'autre, sous le porche de son immeuble ou dans un couloir devant la batterie des boites aux lettres, un couple un peu hagard cherchant à comprendre quelle était la bonne porte, voire même le bon étage. Cette description est celle des touristes qui louent pour le week end — ou plus — un petit studio sympathique, bien placé, chambre au calme (pour la suite voir le site de AirBnB)... mais bien sûr, contrairement à l'hôtel de l'Europe ou Central, ledit studio ne dispose pas d'une enseigne qui le rend bien visible et plus facile à trouver. 

    Ce sont rien moins que 300 plates-formes en ligne qui proposent la location d'hébergements pour touristes, et dans ce nombre, AirBnB se taille la part du lion, puisqu'à elle seule elle totaliserait 60 000 annonces, rien qu'à Paris. On peut comprendre l'énervement de l'adjoint parisien au logement qui depuis 2014 bataille pour créer de nouveaux logements sociaux, parfois de haute lutte contre des riverains peu enclins à les accepter dans leur environnement protégé (voir les manoeuvres de M Goasguen dans son 16e), quand il constate la mise à l'écart de milliers de logements qui non seulement sortent du parc des logements loués à l'année, via un bail locatif classique, mais aussi renchérissent le niveau des loyers parisiens. En effet, il est devenu plus rentable de louer à la semaine ou au week end, à des touristes qui sont heureux de trouver à se loger moins cher qu'à l'hôtel. Moins de services, bien sûr, mais on se débrouille. 

    Certaines activités hôtelières ainsi cachées ont fait l'objet de redressements assez cuisants ! Pas de panique non plus, si vous louez de façon temporaire votre appartement à des touristes, vous ne tomberez pas sous le coup de la loi immédiatement : on vous laisse 120 jours pour le faire.  

    Nous serons attentifs dès l'automne et observerons les résultats de cette nouvelle politique, que nous attendons depuis plusieurs années.

     

     

  • Locations saisonnières: une avancée mais pas avant 2019!

    Nous avions abandonné de nous insurger contre les locations saisonnières de courte durée qui apportaient pourtant leur lot de touristes bruyants dans nos cages d'escalier depuis des années. En cherchant, il n'était pas rare de découvrir que le petit studio du 5e, récemment rénové par les nouveaux propriétaires, hébergeaient week end après week end, des Hollandais, des Espagnols, des Allemands, des sujets de sa Gracieuse Majesté, jeunes, dynamiques.... fêtards souvent aussi !

    Inutile de demander des comptes au copropriétaire qui n'apparaissait pas toujours aux assemblées générales, et si par chance il venait, ses dénégations faisaient le reste. Quand était-ce déjà ? Des étrangers, non... J'ai bien accueilli des cousins... Peine perdue, on n'allait pas jouer les délateurs professionnels.

    Or, bonne nouvelle, les députés ont voté la transmission automatique des revenus générés sur les plateformes collaboratives, comme AirBnB, au fisc. Pas tout de suite, car il y avait des oppositions, mais à partir de 2019. Il faudra souffrir encore un peu dans certains immeubles bien situés, touristiquement parlant. L'administration fiscale disposera bientôt de chiffres fiables pour documenter la déclaration pré-remplie des contribuables, qui avaient l'indélicatesse, jusque là, de ne pas tout dire de leurs revenus fonciers. De les cacher peut-être même....

    C'est Pascal Cherki, député socialiste de Paris, qui a lancé cette proposition de loi. A Paris, ce type de location fait subir un grave préjudice à l'hôtellerie, pas celle des palaces, mais les hôtels de quartier qui voient défiler des touristes trainant derrière eux sacs et bagages, petits ou gros, sans jamais faire halte dans leur hall. Ce type de location nuit aussi à la vie des quartiers les plus touchés par le phénomène, car les utilisateurs occasionnels d'un studio ou d'un appartenant loué via AirB&B ne fréquentent pas les commerces du quartier, au mieux les restaurants, mais sans doute pas le cours des halles ou le boucher. Elle contribue à la désertification commerciale des lieux, car loués partiellement pendant l'année, ces logements restent souvent vides. Quant à l'ambiance dans la copro... des allers et venues tardives, peu de respect des voisins, car on ne les connaît pas. Et enfin, le plus grand défaut peut-être du système, ces locations ont tiré le prix des loyers vers le haut, en raréfiant le parc des logements loués à l'année, et en augmentant le prix simplement : la semaine au prix du mois, bien souvent.

    (lire aussi l'article de Libération du 6 décembre 2016 et la très récente décision du Conseil de Paris : Résidences secondaires : Paris triple la surtaxe) 

  • Bal du 13 juillet dans le 18e

    Bal du 14, euh... du 13 juillet dans le 18e

    C'est le vrai signal des vacances pour beaucoup, le bal du 14 juillet ! Ici, c'est le bal du 13. Ne chipotons pas.

    Action Barbès tire un peu sa flemme aujourd'hui et c'est dans son intégralité que nous vous restituons le texte de l'invitation de la mairie du 18e. Ils sont plus consciencieux, eux....  Nous avons ajouté quelques liens vers des sites intéressants : ce sera notre participation à la commémoration de 1860.

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    A l'occasion du 150e anniversaire de l'arrondissement, la mairie du 18e, en partenariat avec la mairie du 19e, vous propose un grand défilé le soir du 13 juillet qui se clôturera par un bal festif sur l'esplanade des jardins d'Eole.

    Ce défilé et ce bal sont organisés en partenariat avec le 19e arrondissement afin de célébrer le 150e anniversaire du rattachement de ces deux arrondissements à Paris.

    Rendez-vous à 18h30 place Charles Bernard (près de la rue du Poteau) pour un festival d'animations avec les percussions brésiliennes de Moleque de rua.

    Le petit train de Montmartre mènera le joyeux cortège jusqu'à l'esplanade des Jardins d'Eole (19-41 rue d'Aubervilliers) où un bal avec DJ Eve-Lys et Cirkël, les P'tits Poubots et les animations musicales des 18e et 19e !

    Sur place et jusqu'à minuit : danse, buvette, restauration, bonne humeur, etc...

     

     

    • A voir également une exposition originale de photographies de Montmartre à 360° exposées sur les grilles du Sacré-Cœur. L’artiste, Timothée Eisenegger, est un jeune photographe sorti major de sa promotion à l’école de photographie Icart Photo
    • Ne pas oublier que d'autres communes ont été rattachées à Paris en cette année 1860, et parmi celles-ci, Belleville l'insoumise, qui verra ainsi son territorie divisé. Parallèlement à l'histoire de Belleville, une exposition des oeuvres de Patrick Bezzolato est présentée à la Librairie photographique pour rendre hommage au grand photographe humaniste Willis Ronis (qui a habité cité Condorcet,  9e, pas trop loin donc...) ; expo jusqu'au 5 septembre.
    • Enfin un petit tour sur le blog ami de Bel Air Sud, 12e : à leur manière ils fêtent aussi le rattachement de leur quartier à Paris, en nous racontant un peu d'histoire, comment Paris est ainsi passé de 12 à 20 arrondissements. Cela ne vous évoque-t-il pas également le Grand Paris ou Paris Métropole ? Trouvé récemment un article des Echos qui rafraichit notre mémoire sur les enjeux, l'état des lieux et les clivages...

     

  • Le stationnement en surface va bientôt augmenter

    La hausse des tarifs de stationnement rotatif le 1er juin

    Un vote du conseil de Paris lors de sa séance du 28 mars a fixé les modalités du stationnement en surface à partir du 1er juin.

    Au mois de mars, peu avant le conseil de Paris, Le Parisien avait écrit - et effrayé un peu les Parisiens - sur la probable hausse du tarif de stationnement de surface dans les voies parisiennes. Fin mars le Conseil de Paris entérinait la décision qui prendra effet le 1er juin. En fait, les riverains, les commerçants, les artisans, les réparateurs, les prestataires de soins à domicile, comme les médecins, les infirmiers, les kiné, etc, sont hors de cause, car le motif de cette augmentation n’est pas de taxer davantage les habitants et leurs commerces, mais bien de rapprocher les tarifs de surface de ceux pratiqués dans les parkings situés en sous-sol, que nombre de visiteurs, venus en voiture, malheureusement ignorent, alors que des analyses  montrent que des places y demeurent inoccupées. Annick Lepetit, adjointe au maire de Paris chargée des transports, précisait :« Le zonage actuel date de 1993. L'idée est de libérer des places en surface et que les gens aillent se garer dans des parkings. Il faut réserver le stationnement en surface aux services, comme les médecins et les livreurs à domicile. » La Ville souhaite donc libérer des places de surface pour faciliter les accès aux commerces, livraison des fournisseurs ou livraison des clients, et favoriser ainsi l’activité économique.  Mais pas seulement. On sait tous la difficulté à faire venir des artisans dans nos rues tant ils redoutent les problèmes de stationnement. Au point même que certaines entreprises refusent carrément les chantiers dans Paris intra muros, ou surtaxent la visite d'entretien, comme le fait un chauffagiste qui a pignon sur rue.

    Le tarif restera à 0,65 euros la journée pour les détenteurs de la carte de résident ou d'une carte de stationnement privilégié.

    Les tarifs selon les zones nouvelles

    Les zones les plus chères en taux horaire, soit 3,60 euros à l'heure, sont situées dans les 1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e arrondissements et une partie nord-est du 16e.

    Le tarif intermédiaire, c'est à dire 2,40 euros de l'heure, se trouve dans les 12e, 13e, le reste du 16e, et le sud du 18e.

    Le tarif le plus bas, soit 1,2 euros l'heure, dans le reste des voies de Paris.

    Cette nouvelle tarification et les amendes, dont la hausse se profile aussi à l'horizon, auront-elles pour conséquence de convaincre les automobilistes de payer leurs droits de stationnement, seuls à entrer dans les caisses de la Ville... les amendes, elles, vont directement dans les caisses de l'Etat.

    Si vous êtes résident :

    Pour ne pas faire d'erreur, jetez un regard sur le site de la Mairie de Paris sur cette page et vérifiez les zones de stationnement résidentiel qui correspondent à votre carte. Autour du carrefour Barbès, ce sont les zones 9F, 18G, 18H et 19G.



  • Les bornes escamotables

    paris,passage-paré-patin,borne-rétractable,sens-interdit,circulationA plusieurs reprises nous avons fait des articles pour dénoncer le passage des voitures de particuliers, des camions bennes, des estafettes de toutes sortes sur la courte section de voirie qui relie la rue Ambroise-Paré au boulevard de Magenta. Et cela dans les deux sens, sans beaucoup d'attention pour les piétons ou les cyclistes qui circulent sur le boulevard. Il y a maintenant plus de 5 ans que cette situation s'est installée.  La dangerosité y était bien plus grande avant le réaménagement du Magenta, nous en convenons, et la traversée des piétons y était encore plus aventureuse. 

    Souvent, des personnes nous ont demandé pourquoi la Ville n'implantait pas une borne escamotable au beau milieu du passage. En effet, outre le fait que les ambulanciers auraient du disposer d'un passe magnétique pour abaisser la borne, cela aurait pu être une solution. Pourtant, il y a plusieurs inconvénients qu'avec le temps nous avons mieux appréhendés. 

    Premier inconvénient de la borne : les pannes

    Ce dispositif est fragile en plein air. Il tombe en panne pour des raisons diverses (humidité, intrusion de corps étangers dans la gaine de la borne, vandalisme). La Ville de Paris ne disposerait pas en assez grand nombre d''agents compétents, disponibles et proches des lieux d'implantation des bornes. Or, en panne, la borne entrave carrément le passage si elle reste en position haute, et ne rend aucun service en position basse.  

    Deuxième inconvénient : les accidents

    La Ville de Paris a expérimenté ces bornes au début des années 2000 dans des quartiers centraux, par exemple dans le 2e arrondissement, dans les rues Greneta, Dussoubs, des voies piétonnes de la première heure. Des automobilistes passés trop tôt, ou trop tard, se sont retrouvés suspendus dans les airs. Ils ont porté plainte et la Ville a du régler les frais... De quoi refroidir les envies des responsables de la voirie de l'époque.

    Troisième inconvénient : le code

    Le sens interdit matérialisé par les deux panneaux côté Ambroise-Paré et l'interdiction de tourner à droite, ou à gauche, sur le Magenta, sont valables pour tout véhicule, y compris les ambulances et autres véhicules d'urgence. En effet, rien ne vient compléter l'information sous le panneau, comme "sauf véhicule d'urgence" ou "sauf riverains".... Dès lors tous ceux qui passent sont en infraction avec le code. Une borne en supplément ne serait donc pas conforme à la logique routière : une fois baissée n'encouragerait-elle pas à violer le sens interdit ?

    Pour toutes ces raisons, on continuera à voir passer les voitures sur le passage Paré-Patin. Sauf à indiquer que la caméra accrochée au milieu du Magenta, près du feu tricolore, veille sur tous ses 360 degrés.... 

    Et pourtant ces bornes rétractables sont plutôt communes dans les villes de province (Bordeaux par exemple). Oui, en effet, mais les accidents sont nombreux aussi. Elles fonctionnent différemment. Souvent elles limitent l'accès à des zones semi-piétonnes et réagissent à une carte d'accès que possédent certains habitants, riverains ou abonnés. Des automobilistes "roublards" avaient pris l'habitude de profiter de l'abaissement d'une borne pour suivre rapidement une voiture autorisée, mais parfois le relèvement de la borne les surprend. Attention à la casse, attention à la tôle froissée !

    article_accident-voiture-bordeaux.jpgPhoto S.ORTOLA 20 MINUTES

  • Le Louxor, c'est l'histoire du cinéma à Paris

    Se contenter d'affirmer que le Louxor est un des derniers témoins de l'histoire du cinéma est une bonne chose, mais regarder en détails la situation actuelle des salles de cinéma anciennes à Paris (construites avant la Seconde Guerre Mondiale) est encore mieux.

    Une liste des établissements établie en 2001 par l'Atelier Parisien d'Urbanisme (APUR) recoupée avec des informations un peu plus récentes comme celles données par le site Ciné-Façades nous donne une idée assez juste de la situation actuelle des salles anciennes à Paris. Vous trouverez cette liste agrémentée de quelques commentaires pour chaque lieu à la fin de cet article. Notez que cette liste ne prétend nullement à l'exhaustivité. Il y aurait eu plus de 2000 cinémas à Paris avant 1940 ! Les salles mentionnées sont celles remarquées par l'APUR et encore en place en 2001.

    Notons déjà que sur les 81 établissements recensés, seulement 7 sont encore en fonction, et encore faut-il y inclure Le Trianon boulevard de Rochechouart qui n'est pas exclusivement un cinéma ou encore La Madeleine qui ne l'est plus depuis longtemps ....

    Au sens strict du mot cinéma, ne restent en activité que Le Rex (2e), Le Champo (5e), La Pagode (7e), Le Majestic (11e) et le Studio 28 (18e) soit 5 salles.

    Si on prend les salles encore existantes au sens large, La Madeleine qui date de 1918 est la plus ancienne, suivie du Studio 28 de 1928, puis du Rex et de La Pagode de 1931. Le Majestic date de 1935 Le Champo de 1938.

    LISTE DES 7 SALLES DE CINEMA LES PLUS ANCIENNES A PARIS

    Par ordre chronologique

    Salle

    Année

    Arrondissement

    Le Louxor

    1920

    10ème

    Studio 28

    1928

    11ème

    La Pagode

    1931

    7ème

    Le Rex

    1931

    2ème

    Le Majectic

    1935

    11ème

    Le Trianon

    1935

    18ème

    Le Champo

    1938

    5ème

    Sept salles seulement donc. On voit très bien à partir de ces informations comment se situe Le Louxor. Construit en 1920/21, il est presque le doyen avec La Madeleine. Il est même le doyen si on considère La Madeleine comme un théâtre, ce qu'il est de fait aujourd'hui, et surtout, si on considère sa structure si particulière, entièrement conçue pour le cinéma, muet à l'époque, rappelons-le. Bien sûr il y a d'autres endroits de cette époque encore existants. Mais nombre de ceux-ci ont été transformés en magasins pour certains - on peut voir, par exemple près du Louxor, l'ancien cinéma Le Delta, boulevard de Rochechouart, ou le Barbès Palace, boulevard Barbès - ou restructurés en profondeur pour laisser place à des multiplexes sans âme comme le Belgrand à Gambetta. Certains ont connu un sort plus heureux comme Le Balzac, mais ils ne sont plus dans leur état d'origine.

    On peut donc affirmer sans risque d'être démenti que Le Louxor est aujourd'hui un des tout derniers représentants encore en place de l'essor du cinéma dans les années 1920, voire peut-être même le dernier. C'est ce trésor patrimonial, n'ayons pas peur des mots, que la Ville de Paris veut restructurer, dit-elle, détruire en fait pour laisser place à une copie.

    Liste de 81 anciens cinémas établie par l'APUR en 2001 à partir d'un recensement de 300 adresses d'établissements anciens ou en activité, croisée avec le site  Ciné-façades .

    Les cinémas de banlieue ne sont pas recensés. Seul est à évoquer le Family Cinéma de Malakoff, construit en 1920 par Emile Vergnes - exact contemporain du Louxor, avec lequel il est publié et auquel il ressemblait beaucoup - et détruit dès 1935.