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propreté - Page 5

  • Propreté : revoir la com' ?

    Voici une courte vidéo — 1'58" — qui nous vient de la ville de Lille et qui ne manque pas d'humour. Au-delà de l'augmentation du montant des amendes infligées aux contrevenants, pour être efficace, ne faudrait-il pas changer de braquet au niveau de la communication de la ville ?

     

     

  • Sous le viaduc, entre Barbès et Tombouctou

    paris,Barbès,boulevard-de-la-Chapelle,marché-de-BarbèsAu doux son des tronçonneuses, nous avons effectué un aller retour sous le viaduc pour en constater l'état en compagnie du maire du 10e, Rémi Féraud, son directeur de cabinet, Xavier Simonin, et du responsable de la Section territoriale de voirie du 18e, Jean-Jacques Erlichman. 
     
    Rendez-vous devant le Louxor, 9 heures, lundi 27 avril : endroit stratégique pour observer, en perspective, le boulevard de la Chapelle, sa piste cyclable, sa voie de circulation, sa voie de stationnement, ses épingles pour stationnement de cycles et .... sa station de métro. 
     
    Nous nous préoccupions ce matin-là du côté 10e. Quand le trottoir le long de la station a été élargi il y a deux ans, les services et les édiles avaient laissé entendre qu'il serait toujours temps de faire un bilan plus tard et de changer le stationnement de côté, si cet aménagement ne donnait pas entière satisfaction. Il est un fait que l'aire de livraison côté station de métro n'est pas très utilisée par les commerçants, en particulier par le boucher, car les livreurs doivent traverser la voie de circulation. Nous l'avions signalé à l'époque. Rien n'est changé et plusieurs fois par semaine, un camion frigorifique de gros tonnage stationne à cheval sur la piste cyclable. Il n'est pas le seul, et le séparateur peut témoigner de ces chevauchements qui décalent et descellent régulièrement les blocs de granit. Monsieur Erlichman a convenu que dès les premières semaines après la réfection de la piste (peu après l'ouverture du Louxor) le séparateur en granit se disloquait déjà à plusieurs endroits. 
     
    Malheureusement, on ne nous dit pas tout du premier coup ! 
     
    Il s'avère que mettre la file de stationnement côté immeubles, soit le long de la piste cyclable, n'est possible qu'à condition de disposer d'un séparateur de 70 cm de large (au lieu de 30 cm actuellement), ce qui évite les portières ouvertes inopinément devant le nez d'un cycliste passant au même moment... Ça, nous le savions. Mais deux écueils de plus viennent contrarier notre raisonnement : 1- les pompiers doivent pouvoir déployer la grande échelle et la poser sur les façades des immeubles (comment la Voirie s'est-elle donc dégagée de cette contrainte de l'autre côté du boulevard, dans le 18e ?); 2- il manque 40 cm sur la largeur totale de la voie (entre immeubles et grilles du métro) pour respecter les normes (piste 1,50m + séparateur 0,70 m +voie circulée 3,50m, etc). Cerise sur le gâteau : on ne serait pas dans l'alignement. Le fameux alignement qui revient sans cesse et se réfère aux Architectes des Bâtiments de France (ABF) qui font très peur à la Direction de la voirie. En effet, à partir du barreau Patin le stationnement est le long du terre plein central et non du côté de Lariboisière. Mais juste avant, boulevard de Rochechouart la file de stationnement n'existe pas du tout, c'est la voie de bus qui longe les immeubles. Les ABF sont-ils vraiment un obstacle ou simplement un prétexte ? 
     
    Malgré des efforts et le souci de ne pas dépenser les deniers de la Ville mal à propos, nous avons du mal à comprendre les principes de la Voirie, qui ne tiennent pas compte des observations citoyennes, et des contraintes locales : nous avons donc des commerces sans aire de livraison adaptée, des stationnements deux-roues inoccupés parce que les cyclistes préfèrent attacher leur vélo de l'autre côté, aux barrières près du Louxor, et une piste cyclable souvent encombrée par des camions avec un séparateur à réparer trop souvent. A part cela, tout va bien !  
     
    Laissons ce tronçon... et notre déception, et continuons avec l'idée que, dès maintenant, nous devons penser à ce qui pourrait se faire dans le cadre de la "Promenade urbaine de Barbès à Stalingrad", quand le tronçon Barbès-Tombouctou viendra à l'ordre du jour. Notre but est de réfléchir en amont, de repérer les failles, les dysfonctionnements récurrents, les appropriations de l'espace public non souhaitées... 
     
    Avec nos interlocuteurs, nous ne sommes pas revenus sur l'attroupement du soir sur la place Charbonnière, ni sur les campements de migrants un peu plus loin, le terre plein restant un territoire 18e et ces problèmes relevant de la Préfecture. En revanche, la gestion du marché et ses lacunes sont bien du ressort de la ville. La délégation de la ville au gestionnaire de marché doit être revue en fin d'année. L'actuelle société ne donne pas satisfaction. Sa gestion est trop laxiste, le marché en pâtit. Nous avons dénoncé à plusieurs reprises l'extension des stands vers le carrefour Tombouctou, et la présence de "volants", voire de vendeurs à la sauvette un peu partout, y compris dans l'allée centrale élargie. Nous avons aussi signalé le mauvais entretien des barrières (croix de Saint-André), rarement fermées après la tenue des marchés, et permettant ainsi le stationnement de voitures particulières sous le viaduc, de même que le vandalisme que subissent les armoires électriques, devenues dangereuses actuellement. Nous avons également rappelé notre demande d'un lieu convivial au centre du marché, qui permettrait, par ailleurs, de traverser la longue bande serrée de stands avec une poussette ou des enfants, sans devoir jouer des coudes.

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    Comme nous, le maire a constaté que ce territoire n'était pas propre un lundi matin comme on pouvait s'y attendre à 9h. Certes, le vent ce matin-là  avait tendance à disperser les détritus, mais les cuvettes au pied des arbres conservaient jalousement qui sa canette de Coca, qui ses débris de palette... Pas vraiment la faute du vent.
     
    Pour finir sur une touche positive, nous avons appris que le trottoir qui longe Lariboisière serait rénové en juin. Il est très dégradé, notamment à cause de la présence deux fois par semaine des camions des marchands qui sont tolérés à cheval sur la piste cyclable... faute de stationnement suffisant. Quand on vous dit qu'il faut réduire la taille du marché ! C'est d'ailleurs la même démarche qu'a entrepris le conseil de quartier Belleville Saint-Maur avec un courrier à l'adjointe chargée du Commerce, Olivia Polski. Nous suivons de près les réponses qui seront données. 
     
  • Sacs-poubelle RATP s'éternisant sur les trottoirs : le ras le bol total !

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    Photo prise le 15 avril 2015, terre-plein boulevard de Strasbourg devant la Gare de l'Est

    La mairie à juste titre cherche à sensibiliser les Parisiens pour qu'ils cessent de déposer leurs sacs d'ordures ménagères dans les corbeilles de rue ou simplement au pied des arbres ou du matériel urbain. Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, beaucoup le font.... 

    Le même traitement ne pourrait-il pas s'appliquer au prestataire de service de la RATP chargé du nettoiement de ses stations ? En effet, nous avons observé en plusieurs lieux et plusieurs occasions, récurrentes, répétées, que le prestataire de la RATP ne respecte pas les horaires de collecte des ordures ménagères et que ses sacs jonchent le sol de l'espace public des heures durant. Sans verbalisation, sans sanction, impunément. Y a-t-il seulement un avertissement fait aux responsables de la gestion de lignes ? 

    Nous interpellons ici les élus chargés de la propreté pour que des consignes ou des rappels soient transmis à la RATP afin que l'organisation de la collecte des détritus collectés dans l'ensemble de ses stations soit revue, que les horaires de collecte en surface soient respectés, que les sacs noirs (bien reconnaissables de surcroît !)  ne traînent pas sur  l'espace public et n'en attirent pas d'autres. 

     oOo

    Voici, en image, des exemples répétés de sacs-poubelle déposés par le prestataire de la RATP sur les trottoirs et laissés pendant de longues heures avant qu'ils ne soient récupérés par les camions poubelles (ici, du prestataire privé de la Ville de Paris sur le 10e, Pizzorno Environnement) :

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    Photos prises les 30 mars, 9, 13 et 14 avril 2015

    (Cliquez sur les photos pour les agrandir)

     

    Un de nos lecteurs nous a également envoyé une série de photos des sacs-poubelle laissés par le prestataire de la RATP à la sortie du M° Louis-Blanc, et restant plusieurs heures sur le trottoir avant leur collecte :

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    A la vue de ces photos, et au regard des longues heures séparant la dépose et la collecte de ces sacs-poubelle, nous nous disons que ce "Manu" du Service Client de la RATP, répondant à l'interpellation de notre lecteur sur ce sujet, est un peu trop optimiste et "décalé" par rapport à la réalité : 

      

  • Plan de propreté dans le 10e : où en est-on ?

    proprete.jpgAprès la présentation du plan de propreté dans le 9e, le 10e a pris le relai jeudi dernier.


    En présence de Rémi Féraud, maire du 10e, de son adjointe chargée de la propreté Elise Fajgeles, de Mao Peninou adjoint d'Anne Hidalgo, sans oublier des représentants de Services de la Direction de la Propreté et de l'Environnement (DPE) dont Jean-Paul Bidaud.

    Rappelons que deux réunions avaient précédé celle-ci notamment pour réfléchir à un plan de communication pour l'arrondissement.

    Cette fois, il s'agissait de présenter le plan de propreté 2015 mais également de recueillir les observations des habitants et de proposer un «copilotage» de la propreté entre Services municipaux, associations, conseils de quartiers... Un peu différent de la seule présentation dans le 9e.

     

    Les pistes pour améliorer  la propreté

    - Mise en place du plan local de réduction des déchets : les 3 R : Réduire  Recycler- Réemployer les déchets

    - Création de déchetteries plus faciles d’accès dans tous les arrondissements

    - Mise en place en 2015 de « brigades vertes », dont la composition donnera compétence pour verbaliser sur tout type d’incivilités

    - Davantage de sanctions

    - Meilleure adaptation des horaires de nettoyage aux réalités du terrain et nouveaux matériels (dont souffleuses électriques, donc moins bruyantes et moins polluantes)

    - Ajout d'un éteignoir pour cigarettes sur les nouvelles corbeilles de rues

    - Mobilisation des habitants pour des clean up days (comme sur le canal Saint Martin et bientôt sur l'avenue Trudaine)

    - Campagne de communication sur la propreté en direction des habitants, des commerces et des intervenants professionnels

    Des citoyens présents n'ont pas manqué de soulever la question légitime du bilan des verbalisations et du taux de recouvrement. Question que nous avons posée aux inspecteurs du centre d'action pour la propreté de Paris 18e (CAPP) lorsque nous les avons accompagnés une fin d'après-midi dans le secteur de la Goutte d'or, il y a peu. Car il est en effet bien difficile de pouvoir verbaliser et donc avant cela obtenir un flagrant délit. Quant au recouvrement, les agents "verbalisateurs" ne sont pas habilités à le faire. Nous n'avons pas pu avoir de chiffres précis. Peut-être est-ce préférable pour ne pas les décourager...

    D'autres habitants ont fait part de leur doute quant à l'efficacité d'outils de communication comme l'affichage et les pancartes mobiles déposées aux points stratégiques. Comme pour les PV, il est apparu nécessaire d'évaluer les résultats d'une telle campagne, ce qui ne s'est pas fait jusque-là.

    Quelles cibles prioritaires cette année ?

    Dépôts sauvages, épanchements d’urine sur la voie publique et  mégots de cigarettes.

    Avec la nécessité d’intervenir auprès des cafés devant lesquels les trottoirs sont jonchés de mégots; davantage de toilettes publiques et pas seulement d’urinoirs pour hommes; revoir les horaires d’accès aux sanisettes JCDecaux. Chiens et pigeons n'ont pas été oubliés dans la liste des nuisances relevées par les habitants présents.

    Enfin une question non négligeable : le coût global du plan. A-t-il été budgété ?

    A savoir : il est possible de proposer des amendements à ce plan de propreté jusqu'au mois de juin où il sera alors présenté en conseil d'arrondissement. Pour en savoir plus sur le plan présenté, cliquez ici. Pour proposer un amendement, vous pouvez écrire à cette adresse mail : mairie10.cabinet@paris.fr

    D'ici là, une opération Paris fais-toi belle sera organisée dans l'ensemble de la capitale. Se faire belle, c'est bien. Le rester, c'est encore mieux !

     

  • Plan propreté dans le 9e

    Petit à petit, la nouvelle équipe élue voilà juste un an dans le 9e met en musique son programme. Après le plan vélo 2015-2020, voici le plan propreté 2015.

    On sait que le sujet est extrêmement sensible et la propreté de Paris laisse bien souvent à désirer il est vrai. Chacun se renvoie la responsabilité, les administrés disant que la mairie n'en fait pas assez, la mairie constatant souvent avec raison que les gens ne sont pas bien propres et ont tendance à prendre beaucoup de libertés avec l'espace public. C'est un débat sans fin.

    La responsabilité des mairies d'arrondissement en ce qui concerne la propreté est aujourd'hui effective. Si les moyens (bennes, engins en tout genre, personnels, ...) sont encore gérés par l'Hôtel de Ville, la mairie d'arrondissement a la possibilité d'organiser les choses comme elle l'entend, en fonction évidemment des moyens disponibles. C'est donc dans ce cadre que la nouvelle municipalité a préparé son plan Propreté 2015, présenté lors du conseil d'arrondissement du 30 mars et qui a été adopté à l'unanimité. 

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     Cliquer sur l'image pour télécharger la présentation (fichier PDF)

    Point besoin de paraphraser la présentation, regardons les points essentiels, le plan étant basé sur trois piliers : la lutte contre les incivilités, les actions pour 2015 et la gestion des déchets.

    La lutte contre les incivilités

    C'est assurément le défi le plus difficile. Les actions de sensibilisation et de verbalisation n'ont pas manqué ces dernières années avec le succès mitigé que l'on sait. Si de réels progrès ont eu lieu concernant les déjections canines et à certains égards les dépôts sauvages, la situation demeure très préoccupante concernant les mégots et les épanchements d'urine, le 9e n'étant pas d'ailleurs le pire arrondissement en la matière.

    Pour avoir suivi très récemment une équipe d'inspecteurs de la salubrité dans le 18e, nous savons fort bien que malgré le professionnalisme de ces derniers, la verbalisation demeure un moyen assez peu efficace (amende peu dissuasive, nécessité du flagrant délit, insolvabilité des contrevenants, nombre d'inspecteurs insuffisant) même si nécessaire.

    C'est toute la partie Nord de l'arrondissement qui fera l'objet d'une attention particulière, ce qui parait assez logique quand on regarde l'état des boulevards de Clichy et de Rochechouart certains jours (notamment le week-end).

    Les actions 2015

    Les actions prévues en 2015 restent dans une certaine continuité même si elles correspondent à une adaptation et à une optimisation des moyens.

    Adaptation avec la mise en place de zones prioritaires pour les équipes propreté de l'après-midi, essentiellement dans le Nord-Est de l'arrondissement, zones qui verront un renforcement des prestations quotidiennes. Adaptation avec le changement d'horaire pour la collecte des ordures rue de Rochechouart qui sera effectuée désormais le matin de bonne heure afin de limiter l'impact sur la circulation, notamment sur celle du bus 85. Adaptation enfin avec une amélioration de la propreté des lieux occupés par les sans-abri.

    Optimisation avec l'arrivée de nouveaux matériels assez sophistiqués (souffleuse aspiratrice, aspirateur de déchets électrique en test), augmentation du nombre d'opérations de nettoyage approfondi accompagnées d'une communication ciblée en présence d'un élu et avec l'implication des conseils de quartier, traitement des épanchements d'urine par surodorant dans une vingtaine d'endroits. Notons enfin la volonté de la mairie de nettoyer les rues des épaves de vélos en étroite collaboration avec le commissariat de police.

    A l'instar de ce qui est déjà fait pour le canal Saint Martin, une journée de nettoyage citoyen sera organisée le 23 mai avenue Trudaine et alentour. C'est l'opération Paris fais toi belle lancée par l'Hôtel de Ville.

    Plan local de prévention des déchets

    Les déchets sont une préoccupation fondamentale, un problème quotidien. Il a été dit au cours du conseil d'arrondissement que la seule collecte des ordures rue de Rochechouart un lundi matin représentait 6 tonnes de détritus. Réduire cette quantité, faire un tri sélectif, recycler éventuellement, voilà un chantier titanesque. Des choses ont déjà été faites. Il n'est pas tout à fait sûr que la qualité du tri fait à la source, c'est-à-dire par les Parisiens eux-mêmes, soit ce qu'elle devrait être, mis à part le verre. Il y a donc là un champ d'actions immense, à commencer par la sensibilisation des enfants, mais aussi, par exemple, la récupération des bio-déchets du marché d'Anvers ou de ceux des cantines scolaires.

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    Vous pourrez étudier en détails ce plan en le téléchargeant. Au risque de se répéter, on ne pourra pas dire que ni l'Hôtel de Ville, ni la mairie du 9e restent insensibles aux critiques des Parisiens sur le sujet et ne mettent les moyens pour essayer de résoudre le problème. Il y va aussi du comportement de chacun. Et là, c'est beaucoup plus compliqué.

    Ce plan 2015 n'est ni révolutionnaire, ni trop timoré, il est à certains égards un ajustement aux conditions actuelles, même si certaines actions paraissent novatrices comme l'utilisation de matériels plus adaptés aux besoins. Résultat de tout cela en 2016.

     

  • La réflexion sur la propreté dans le 10e continue

    Pour faire suite à de précédentes réunions où il a été question notamment d'améliorer la communication dans l'arrondissement, Elise Fajgeles, élue chargée de la propreté dans le 10e, invite les habitants à une réunion publique de concertation sur le plan de propreté 2015. Affiches et fascicules pour illustrer les bons gestes avec la liste des sanisettes, des colonnes à verre, un rappel sur le numéro pour les encombrants sont en cours de finalisation par le groupe d'habitants qui s'est porté volontaire pour y travailler.

    Au menu entre autres, urine, mégots, encombrants, déjections canines, nourrissage des pigeons, déchets sur trottoir, ordures ménagères dans les corbeilles de rue, crachats, tags. Face aux trop nombreuses incivilités, un sujet sensible, pas simple et usant... La propreté est un sujet récurrent dans la conversation des Parisiens. Elle a été au centre de la campagne électorale des municipales en 2014 et reste dans les sujets mobilisateurs pour les conseils de quartier par exemple. Il est vrai que celui qui a la chance de voyager un peu dans les capitales européennes s'aperçoit rapidement que Paris est sale. Trouver des solutions n'est pas évident. Les agents de la propreté font correctement leur travail. On n'est pas au bout du chemin.

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    Pour les courageux, ce sera le jeudi 2 avril à 19h

    salle des fêtes de la mairie du 10e rue du Faubourg Saint Martin

     

  • Comment communiquer sur la propreté dans le 10e ?

    Une première réunion sur la présentation du plan d'action de propreté dans l'arrondissement avait eu lieu en juin 2014, peu après l'élection de la nouvelle équipe municipale.

    La seconde prévue en septembre n'a pas été programmée. Mais Elise Fajgeles, adjointe au maire du 10e chargée de cette délégation, a organisé des marches exploratoires auxquelles nous avons participé dans le quartier Barbès et dans le quartier Gare de l'Est au mois d'octobre.

    Les équipes d'animation des conseils de quartier du 10e étaient invitées le 29 janvier dernier à réfléchir sur les outils de  communication à développer pour inciter le concitoyen à respecter son environnement.

    Jusque là, flyers, affiches, cartes postales, panneaux mobiles, dépliants ont été largement utilisés. Tout cela a un coût forcément et plusieurs participants se sont étonnés qu'on ne mesure jamais les effets des actions menées.

     

    Quoi de neuf alors ?

    L'amende actuelle de 38 € qu'encourt le "salisseur" va passer rapidement à 68€. Mais le nombre d'agents verbalisateurs, quant à lui, n'augmentera pas : ils sont deux pour le 10e ! Par ailleurs, on attend les fameuses "brigades vertes" qui iront informer les passants et à l'occasion les verbaliser.

    Cette année, une campagne sur les mégots décidée par l'Hôtel de ville, baptisée "Paris fais-toi belle", va bientôt recouvrir des panneaux JCDecaux, entre autres, pendant quelques mois. Puis, les fumeurs récalcitrants qui continueront à ignorer que les mégots sont un déchet, certes petit mais terriblement résistant, s'exposeront à des sanctions. Quand ? A l'horizon de... la fin de l'année 2015, de bonne source. Tout le monde convient que les éteignoirs présents sur les nouveaux réceptacles de propreté ne sont pas très visibles. Dans la salle, certains ont même suggéré d'y apposer un autocollant voyant... Quid de l'esthétique et de l'harmonie des couleurs dans l'espace public dans ce cas ? Pourtant, E. Fajgeles maintient que les éteignoirs sont de plus en plus utilisés. 

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    Infographie dans Le Parisien du 31 octobre 2012

    (Cliquez sur l'image pour l'agrandir et voir les légendes)

     

    Pourquoi ne pas informer largement l'opinion publique du coût du recyclage des mégots et de ses conséquences sur l'environnement ?

     

    Des habitants " ambassadeurs" de la propreté ?

    Dans le 10e, les clean up days, des journées dédiées au nettoyage d'espaces définis, par exemple le long du canal, ont été efficaces d'après les volontaires qui allaient au devant des promeneurs pour expliquer les effets de la pollution. Les gens étaient réceptifs, ont-ils rapporté. Il faudrait renouveler l'opération et l'étendre à d'autres quartiers comme Louis-Blanc et rue du Faubourg Saint-Denis.

    Quelques idées ont fusé lors de cette réunion, mais la tâche est immense. On n'attend pas de miracle!

     

  • Un nouvel espace polyvalent à la Goutte d'or

    Urinoir.jpg

    Une subite envie d'uriner ? Un vieux lavabo à jeter ? Des plantations à ensemencer ? Des cartons à virer ? N'hésitez plus ! Rejoignez-nous vite au 6, rue des Poissonniers*. Un nouvel espace, vaste et polyvalent, est gracieusement mis à votre disposition. Vous en avez, de la chance !

    Ceci est un message pour les grincheux qui pensent que les Services de la Ville de Paris sont les uniques responsables de la (mal)propreté de la capitale.

    * C'est sur l'emplacement de l'ancienne mosquée, qui doit accueillir, si le projet se réalise, le second site de l'Institut des Cultures d'Islam.

     

  • Retour sur le conseil de quartier La Chapelle - Marx Dormoy

    Il est toujours enrichissant de voir comment les conseils de quartier sont organisés dans d'autres arrondissements. Celui-ci n'était pas très loin, rue Philippe de Girard dans une école élémentaire. De plus, nous étions invités à présenter les grandes lignes de notre projet de Promenade Urbaine. Nous n'allions pas refuser!

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  • L'humour des pollueurs

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    Tout est dit dans le libellé du panneau qu'on pouvait voir cette semaine à l'angle de la rue du Delta et du Faubourg Poissonnière : L'enlèvement des objets encombrants est un service gratuit pour les particuliers. Conclusion : pas pour les professionnels.

    Les travaux dans la salle de bain, et précisément le changement d'un — ou d'une cuvette de WC, un must des dépôts sur les trottoirs ! — sont rarement le fait des particuliers parisiens. En conséquence, l'enlèvement du lavabo déposé ne serait pas fait gratuitement. Le professionnel qui se charge des travaux de remplacement doit enlever les sanitaires usés, cassés, passés de mode... et non pas les déposer au coin de la rue, de préférence assez loin du lieu des travaux pour que le lien entre les deux ne soit pas trop évident. 

    C'est au client qui fait exécuter les travaux que revient l'obligation d'y veiller, de vérifier que son plombier (mais cela pourrait aussi bien être l'installateur de fenêtres !) ne dépose pas ses anciens sanitaires à cent mètres du portail de l'immeuble...  Il serait malvenu que le même client râle contre l'état des rues, encombrées par de vieux sanitaires.... Et pourtant, nous en connaissons.