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  • Grand nettoyage rue des Poissonniers !

    Il y a un peu plus d'un an, nous avons dénoncé l'état lamentable du terrain devenu vague au 6 rue des Poissonniers, à l'endroit de l'ancienne mosquée détruite.

    Bien que longue à la détente, la mairie du 18e a fait des efforts et ces derniers jours le terrain a été nettoyé comme le montrent ces photos.

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    Ce grand nettoyage signifie-t-il que quelque chose va se passer ici ? Quel est l'avenir de ce terrain vague aujourd'hui ? Il est bien difficile de le dire. Il parait à peu près sûr que le second bâtiment de l'Institut des Cultures d'Islam ne sera pas construit à cet endroit comme cela était prévu à l'origine. Y aura-t-il une mosquée comme la rumeur se propage ? Mais y a-t-il des financeurs ? On reste dans le flou. Ce qui semble assuré est le maintien du lieu culturel rue Léon après rénovation. Peut-être aussi un projet dans le cadre du budget participatif : Une nouvelle place rue Polonceau/Poissonniers ?

    Quoiqu'il en soit, il semble que la mairie du 18e ait pris quelques décisions radicales à en juger par les dernières photos reçues de nos correspondants dans ce quartier. Jugez plutôt.

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    Il y a des travaux de terrassement. Fins enquêteurs, nos correspondants ont compris qu'on allait là renforcer les trottoirs côté rue Polonceau et poser des grilles, probablement comme cela a déjà été fait dans de nombreux endroits de la Goutte d'Or. Y aura-t-il une mise en valeur de la friche en attendant des jours meilleurs ? Il semble que ce ne soit pas impossible. Quoiqu'il en soit, voici les dernières photos prises avant hier et envoyées par nos grands reporters. On parle désormais d'un jardin !

    Affaire à suivre...

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  • De l'autre côté de la Méditerranée, la culture

    ... avec deux manifestations :

     

    FESTIVAL du 10 au 20 février

    Festival Nio Far (affiche).jpgTroisième édition du FESTIVAL NIO FAR

    Au programme : Danse, musique, cinéma, exposition et littérature

    Pour cette nouvelle édition, coup de projecteur sur le Maghreb en particulier Algérie et Maroc en partenariat

    avec quatre lieux parisiens :

    -          Le musée Dapper – Paris 16e

    -          Le Théâtre de l’étoile du Nord – Paris 18e

    -          Le Cinéma Louxor – Paris 10e

    -          La Médiathèque Françoise Sagan – Paris 10e

     

    Pendant toute la durée du Festival une exposition sera présentée à la médiathèque Françoise Sagan, Paris 10e. Il s’agit de l’exposition « 13 siècles de présence arabo-orientale en France » réalisée par le groupe ACHAC (Pascal Blanchard).

    Cette année le Festival Nio Far rendra un hommage à un grand homme : le réalisateur Réné Vautier, premier réalisateur anti-colonial français censuré pendant 50 ans, disparu il y a tout juste un an, en janvier 2015.

    Au programme

    • Dans - Nadia Beugré
    • Littérature - Leila Sebbar
    • Musique - L'orchestre Symphonique Divertimento
    • Cinéma-débat - Yamina Benguigui, Oriane Brun Moschetti, Leila Morouche et Moïra Chappedelaine Vautier
    • Exposition "13 siècles de présence arabo-orientale en France" par le groupe ACHAC dirigé par Pascal Blanchard

    Pour plus de détails voir sur le site du festival www.festivalniofar.com

     

    EXPOSITION jusqu'au 3 avril

    festival-nio-far,exposition,médiathèque-françoise-sagan,institut-des-cultures-d-islam,louxorExposition photographique "Regards posés. Hammams de la Médina à Tunis"organisée avec l’association L’Mdina Wel Rabtine - Actions citoyennes en Médina.

    Le cycle TunICIe organisé par l’Institut des Cultures d’Islam met à l’honneur la Tunisie pendant un semestre.

    à l'Institut des Cultures d'Islam

    Pour en savoir plus

    Et le programme de l'exposition !

     

  • Un nouvel espace polyvalent à la Goutte d'or

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    Une subite envie d'uriner ? Un vieux lavabo à jeter ? Des plantations à ensemencer ? Des cartons à virer ? N'hésitez plus ! Rejoignez-nous vite au 6, rue des Poissonniers*. Un nouvel espace, vaste et polyvalent, est gracieusement mis à votre disposition. Vous en avez, de la chance !

    Ceci est un message pour les grincheux qui pensent que les Services de la Ville de Paris sont les uniques responsables de la (mal)propreté de la capitale.

    * C'est sur l'emplacement de l'ancienne mosquée, qui doit accueillir, si le projet se réalise, le second site de l'Institut des Cultures d'Islam.

     

  • Cherchez l’erreur à l’ICI

    « Ce que j’aime beaucoup dans cette exposition, c’est qu’elle est parfaitement accessible au plus grand public, car elle montre comment la guerre s’immisce dans la vie quotidienne », commente Younes Rezzouki, chargé de la médiation à l’Institut des Cultures d’Islam (ICI). Accessible, cette exposition est aussi très efficace, car les œuvres retenues composent un ensemble d’une très grande cohérence et sont toutes d’une grande beauté plastique.

     

    Grenade ou grenade

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    Shadi Ghadirian, Nil, Nil

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    Shadi Ghadirian, Nil, Nil

     

    Sur cette photo de l’Iranienne Shadi Ghadirian au léché pictural, l’aspirateur est rangé dans une besace militaire ; une grenade trouve sa place dans une corbeille de fruits. Un couple, mis en scène par une de ses compatriotes, Gohar Dashti, convole en justes noces, accroche le linge à sécher ou se lève le matin sur fond de soldats courant l’arme au poing ou d’hélicoptères de combat. L’Egyptienne Nermine Hammam introduit, quant à elle, des photos d’actualité – ou des clichés pris par elle – dans des tableaux orientalistes ou des paysages de cartes postales.

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    Gohar Dashti, Today life and war

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    Nermine Hammam, Wateco-An Akmee's admirers

     

    Dans ses autoportraits soigneusement mis en scène, Raeda Saadeh témoigne de manière souvent ironique de la difficulté d’être palestinienne – une valise à la main, un pied dans un bloc de ciment, aussi prête qu’incapable de partir. « Quant à la Jordanienne Tanya Habjouqa, elle a été bien accueillie en Palestine, car elle ne cherchait pas à montrer les habituelles images de violence mais s’intéressait aux loisirs des habitants de Gaza et Cisjordanie », explique Younes. Elle a ainsi produit une série au titre explicite, Occupied pleasures.

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    Raedah Saadeh, Penelope-Fairy Tales series

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     Tanya Habjouqa, Occupied pleasures

     

    100 % féminin

    Au total, ces six femmes proposent une série de décalages féconds dans les scènes de la vie de tous les jours. Si bien que « la banalité du quotidien devient une forme de résistance face à la destruction », écrit Michket Krifa, commissaire de l’exposition : « Comment résister sinon en considérant que la vie continue et que finalement c’est la guerre qui est une anomalie, un intrus ? »

    Cette exposition 100 % féminine s’accompagne d’une programmation qui l’est tout autant, avec des conférences, des lectures, des rencontres, des projections et des performances. Dans ce cadre, l’émouvant film syrien Eau argentée, de Wiam Simav Bedirxan et Ossama Mohammed sera projeté au Louxor jeudi 12 février à 20 heures. Le 10 février, c’est aux résistantes de la guerre d’indépendance algérienne qu’il sera rendu hommage à travers le documentaire 10949 femmes de Nassima Guessoum, à l’ICI.

     

    ICI - 56 rue Stephenson et 19 rue Léon

    Jusqu’au 19 avril

    Visite commentée prévue les samedis 14 février, 14 mars et 11 avril à 15 heures.

    Toutes infos sur le site de l’Institut : www.ici.paris.fr

     

  • Samedi: une parade extraordinaire dans les rues de la Goutte d'Or

    L'Institut des Cultures d'Islam (L'ICI, inauguré en novembre dernier) organise le Festival "Maroc : Arts d'identités", qui a commencé le 18 septembre et se déroule jusqu'au 21 décembre.

    Pour télécharger le programme complet de ce festival, cliquez sur la photo ci-dessous:

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    Dans le cadre de ce 9e Festival des cultures d'islam, vous ne devez pas rater le spectacle de rue Azalaï, proposé conjointement par le Collectif Éclats de Lune et la Compagnie Graines de Soleil avec la collaboration artistique du Collectif Des Grandes Personnes, qui se déroulera:

    Samedi 27 septembre à partir de 16h

    On nous annonce une parade de marionnettes géantes et de percussionnistes (dans sa version "raccourcie"), qui se déplacera comme une caravane depuis l'ICI Goutte d'Or. Cette déambulation d'acrobates, danseurs, musiciens, conteurs et échassiers se fera dans les rues à proximité et rejoindra l'ICI Léon.

    Ne ratez pas ce spectacle qui s'annonce haut en couleur et redonnera vie à des personnages mythiques de la mémoire collective marocaine! Nul doute que vous la regardez passer avec des yeux d'enfant...

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  • Hommage en direct à l'ICI

    S’interrompant, il saisit le petit papier blanc que lui tend le président de l’Institut des cultures d’islam (ICI), Jamel Oubechou, et visiblement ému, explique au public : « Ah, c’est formidable ! Les otages français en Syrie ont été libérés. Je voulais leur rendre hommage, mais ça, c’est tellement mieux ! » Par un hasard de calendrier, c’est à un amoureux de la Syrie, Jean-Pierre Filiu, qu’il est revenu d’apprendre au public réuni ce jour-là pour l’écouter la libération d’Edouard Elias, Didier François, Nicolas Hénin et Pierre Torres, au terme de dix mois de détention en Syrie. Ce professeur en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po vient de publier Je vous écris d’Alep. Au cœur de la Syrie (Denoël, 2013) et échangeait (voir sur la page de l'ICI), samedi 19 avril, avec Salam Kawakibi, politologue d’origine syrienne et directeur adjoint de l’Initiative de réforme arabe.

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    À gauche, Salam Kawakib; A droite, J-P Filiu; De dos, au premier plan, Jamel Oubechou  (Photo Barbara Vignaux)

    L’occasion, pour Jean-Pierre Filiu, de rendre hommage à la première ville qu’il a connue dans le monde arabe – il avait alors 18 ans – et où il est retourné en 2013 pour écrire un des derniers témoignages disponibles sur la ville, « interdite » à la presse internationale après le rapt de Nicolas Hénin et Pierre Torrès. Aujourd’hui, 300 à 400.000 personnes vivraient toujours à Alep – contre un million avant la guerre. Mais il ne faut pas oublier, rappelle-t-il immédiatement, « que 22 millions de Syriens et Syriennes sont toujours prisonniers d’Assad dans leur pays et dans l’exil ».

  • Nous, ICI...

    Une de nos adhérentes raconte sa visite à l'ICI, l'Institut des cultures d'Islam, le premier jour de l'ouverture, le 28 novembre. En venant plus tard dans la soirée, elle a eu plus de jugeote que nous, qui, notre carton d'invitation en main à 15h30, avons perdu patience dans la longue file d'attente devant l'entrée, quand les premières gouttes sont tombées. Nous irons voir plus tard. Merci à elle pour les photos qui donnent envie.

    "Il est 19 heures lorsque je m’approche de l’ICI. Sur le trottoir d’en face, une quinquagénaire fume goulûment une cigarette tout en cherchant des yeux – semble-t-il – une âme charitable prête à partager sa mauvaise humeur. Mon regard croise le sien : « J’aurais préféré une bibliothèque, au moins ç’aurait été pour nous ! Mais ça, l’islam, c’est pas pour nous ! » Je hasarde quelques phrases pour encourager cette habitante malheureuse à découvrir l’expo de l’ICI – « c’est pour tout le monde ». Je récolte un refus rageur et pénètre dans le hall de l’ICI.

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  • L'ICI change d'échelle

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    ©Institut des Cultures d'Islam

    Dans le bâtiment, des signes évidents de préparatifs : un mobilier encore épars, des bâches en plastique au sol, des affiches attendant d’être accrochées… Dans une semaine exactement, ce sera l’inauguration de l’ICI Goutte d’Or, au 56 rue Stephenson. Il est 19 heures mais plusieurs collaborateurs de l’ICI sont encore à pied d’œuvre. « Tout sera prêt à temps », insiste Elsa Jacquemin, la directrice générale de l’institution depuis avril 2013. Cette avocate de profession était jusque-là directrice de cabinet du Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, et a également occupé le poste de déléguée adjointe aux relations internationales de la ville de Paris.

    L’arrivée d’Elsa Jacquemin marque un « changement d’échelle » de l’ICI. L’équipe de l’établissement s’est étoffée : une directrice artistique, Zeynep Morali, l’ancienne responsable du centre d’art contemporain Depo d’Istanbul, a été nommée ; un poste supplémentaire de relation avec les publics a été confié à Blanca Perez. Le conseil d’administration accueille de son côté de nouveaux partenaires extérieurs, tels que le Bal, le Louvre et la Fédération internationale des droits de l’homme. 

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  • L'ICI, c'est maintenant (enfin, presque...)

     

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    Bonne nouvelle pour l’Institut des cultures d’islam (ICI) : le bâtiment du 56 rue Stephenson sera inauguré le 28 novembre après-midi en présence du maire de Paris, Bertrand Delanoë et du recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, qui préside également le Conseil français du culte musulman (CFCM). Ce jour-là, les habitants du quartier pourront visiter le bâtiment jusqu’en soirée, 21 heures au moins, qui sera par la suite l’horaire habituel de fermeture. Ce premier bâtiment est situé 56 rue Stephenson et accueillera des expositions, des ateliers, des spectacles, des conférences, ainsi qu’une salle de prière. 

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    Quant au bâtiment du 55 rue Polonceau et 6 rue des Poissonniers, dont la construction avait été repoussée sans échéance précise, il sera bel et bien construit. Deux menaces pesaient sur lui : d’une part, les élections municipales, la nouvelle équipe sortie des urnes étant susceptible d’abandonner le projet ; d’autre part, l’échec à trouver un accord de financement pour la mosquée du site. Afin que soit respectée la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat, un montage financier unique a été mis au point pour l’ICI : à la mairie, le financement de la partie culturelle du projet ; aux associations musulmanes, celui des lieux de culte. Ce projet phare de la mandature de Bertrand Delanoë inclut un lieu culturel et cultuel de 4500 m2 sur les deux sites, avec deux mosquées de 300 et 500 m2 chacune. Coût total : 22 millions d’euros.

    Or, comme l’a confirmé à Action Barbès Michel Neyreneuf, l’adjoint au Maire du 18e arrondissement chargé de l’urbanisme (et inspecteur pédagogique d’arabe de profession), trois offres ont été déposées pour l’ICI Polonceau, deux émanant du Maroc et une de l’Algérie. « Difficile, avec des projets d’une telle ampleur, que des États ne soient pas impliqués d’une manière ou d’une autre », reconnaît-il. L’identité de l’acquéreur de la partie cultuelle de l’ICI Polonceau n’est pas encore arrêtée mais sera connue… « bientôt ». Quant au rachat par l’association des musulmans d’ouverture (AMO), qui aurait permis d’impliquer des Musulmans noirs dans l’ICI, il sera demeuré un rêve, faute de financement suffisant et malgré les appels aux dons des fidèles et la sollicitation de pays africains. Une somme de 3 millions d’euros devait être réunie pour signer. C’est un revers pour l’islam de France : plus uni, mieux organisé, il aurait pu s’imposer comme un partenaire à part entière de la mairie dans ce dossier.

    De son côté, le rachat de la mosquée de l’ICI Stephenson a été signé avec l’association des Habous et des lieux saints de l’islam, dirigée par Dalil Boubakeur, pour 2,4 millions d’euros. Cette association est née en 1920 pour porter le projet de la Grande Mosquée de Paris.

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    paris,18e,ici,institut-des-cultures-d-islamDans l’attente de la signature d’un accord pour la future mosquée de Polonceau, les travaux ont débuté, comme en témoigne l'emprise du chantier à l’angle de la rue des Poissonniers et de la rue Polonceau (ci-dessus). Un nouveau panneau d’information – qui a remplacé l’antérieur il y a quelques semaines – annonce désormais la fin des travaux pour 2015 (ci-contre). Quel que soit le candidat victorieux aux prochaines élections, un retour en arrière est désormais peu probable.

     

  • Démission à l'ICI

    La révolution tunisienne a décidément laissé des traces dans notre quartier, la dernière en date est la démission de Hakim El Karoui de la présidence de l’Institut des cultures d’Islam, installé rue Léon, en attendant la livraison d’un bâtiment rue Stephenson.

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    L'immeuble d'angle sera conservé et flanqué de constructions nouvelles, accueillant l'ICI.

     

    logo_ici.gifNous avons reçu un dossier de presse très complet la semaine dernière appelant à signer une pétition à l’encontre de M. El Karoui, nommé en mai 2010 par le maire de Paris. La révélation par Mediapart de ses notes datées des 12 et 14 janvier (voir dans le dossier de presse) au président Ben Ali, pratiquement à l’heure de sa fuite, sur l’art et la manière de juguler la révolte et d’enrayer le sentiment d’injustice… a jeté une ombre épaisse sur la capacité de l’homme à soutenir le formidable éveil du peuple tunisien à la démocratie et la liberté.

    Malgré un vote en conseil d’administration le 11 mars favorable à son maintien au poste de président de l’ICI, M. El Karoui a préféré rendre son tablier. Selon les propos de Bertrand Delanoë à l’AFP : « Ce choix s'explique par son souci de ne pas laisser les attaques qui l'ont récemment visé porter atteinte à la sérénité indispensable à la conduite de ce projet". "Les polémiques lancées contre Hakim El Karoui sont infondées et scandaleuses. Je lui renouvelle toute mon estime, ma confiance et mon amitié".

    Il n’était peut-être pas nécessaire d’en faire autant, même si notre maire, comme beaucoup d’élus et notables français, ont des attaches affectives avec la terre de Tunisie. Il est des liens qu’il faut parfois savoir dénouer.