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Histoire - Page 5

  • Hommage à André Citroën mercredi 1er juillet

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    Nous vous avons déjà parlé d'André Citroën - voir notre article du 10 septembre 2014. Né dans le 9e, ayant eu ses premières usines dans le 10e, il est à l'évidence une des figures de nos quartiers pour le XXème siècle.

    A l'occasion du 80ème anniversaire de sa mort (3 juillet 1935), nous avons pensé qu'un hommage devait lui être rendu. Notre association avec 9e Histoire, la mairie du 9e mais surtout La Traction Universelle, association qui regroupe les amateurs et passionnés de Tractions Avant, ont rendu la chose possible.

    L'hommage sera rendu le mercredi 1er Juillet à la mairie du 9e avec le programme suivant :

    - de 10h à 20h : exposition de Tractions Avant dans la cour de la mairie

    - 19h: projection du film (inédit) "Autopolis" organisée par La Traction Universelle Section Ile de France, un film mythique du cinéaste Léon Poirier, nous permettant de faire in situ la visite des usines Citroën en 1934, année emblématique, à la veille du grand Salon de l'Automobile dont la Traction Avant fut la vedette (salle du conseil).

    - 19h45 : conférence "André Citroën dans le 9e et vie ouvrière dans les usines de Javel" par Alain Rustenholz (salle du conseil).

    Alain Rustenholz est un spécialiste de la vie ouvrière à Paris. Il a publié l'excellent "Paris Ouvrier" chez Parigramme et voici une présentation de ce livre :


    Alain Rustenholz : Paris ouvrier des sublimes... par ina

    En prime, voici une courte vidéo qui explique la révolution technologique que fut la création de la Traction avant.

     

    Alors, venez nombreux !

     

  • Abolition de l'esclavage: commémoration dans le 10e et le 18e

    Cette année encore, on commémorera l'abolition de l'esclavage dans de nombreux lieux.

    Dans le 10e

    Mardi 12 mai à 19h à la mairie, avec une  projection du documentaire de Nic Young et Joe Kennedy " Les révoltés du Meermin" suivi d'un débat avec Thomas Vernet, historien.

    "Le 18 février 1766, les captifs malgaches du navire négrier néerlandais le Meermin se révoltent et prennent le contrôle du vaisseau"

    Dans le 18e

    Également le 12mai, à 18h, projection du film " Gros sur mon coeur" et débat (avec la réalisatrice Chloé Glotin et l'historien Pap Ndiaye) et d'un court-métrage de Marie Vanaret " Trick Baby".

     

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    Attention le rdv n'est pas à la mairie du 18e mais à l'Auberge de jeunesse Y.Robert - Halle Pajol 20 esplanade N. Sarraute.


    Réservation auprès de la mairie du 18
    e - 01 53 41 17 82

    oOo

     

    En cette journée de commémoration, n'oublions pas les phrases magnifiques d'Aimé Césaire.

    Le plus beau texte d’Aimé Césaire n’est pas un poème mais son introduction intitulée Victor Schoelcher et l’abolition de l’esclavage aux textes du même Schoelcher traitant de l’esclavage et de la colonisation. Et Césaire n’y fait pas dans la demi-mesure.

    Qu’on en juge :

    « On aurait peine à imaginer ce qu’a pu être pour les Nègres des Antilles la terrible époque qui va du 17ème siècle au 19ème …….. Que l’on se représente Auschwitz et Dachau, Ravensbrück et Mauthausen, mais le tout à l’échelle immense – celle des siècles, celle des continents - l’Amérique transformée en  "univers concentrationnaire" ….

    L’admirable est que le Nègre ait tenu.

    Beaucoup mouraient. Les autres tenaient.

    Comment ?

    Par la bonté nègre qui fait que l’un fortifia l’autre.

    Par l’imagination nègre qui toujours leur présenta, à portée de main, la liberté.

    Par l’amour de la vie, et l’humour nègre qui les rendit supérieurs à leur condition et toujours juges de leurs maîtres »

     
    Lire le texte complet dans :

    Victor Schoelcher - Esclavage et colonisation

    Introduction par Aimé Césaire

    Les sources du débat

    PUF – 15€

     

  • Balade dans la Goutte d'Or

    paris goutte d'orProposée par l'équipe d'animation du conseil de quartier Goutte d'or, c'est Jacky Libaud de l'association Balades aux jardins qui mènera la balade samedi 25 à 10h30, une heure raisonnable.

    Pour les amateurs de tous âges, rendez-vous devant le LCL au métro Barbès (voir photo ci-dessous) pour une visite qui se terminera au marché Dejean à Château-Rouge.

    paris goutte d'or

     

  • "Art Liberté - du Mur de Berlin au Street Art" c'est à la Gare de l'Est

    Pour fêter les 25 ans de la chute du mur de Berlin, la gare de l'Est propose une exposition sur son parvis, à l'intérieur de la gare et rue d'Alsace. Nous avions publié quelques photos prises alors que des artistes mettaient la touche finale au mur de la rue d'Alsace (voir ici). Et pas n'importe quels artistes puisqu'ils avaient participé aux fresques du Mur de Berlin en 1984 (Christophe-Emmanuel Bouchet, Kiddy Citny et Thierry Noir). 

    Sur le parvis, ce sont pas moins d'une trentaine d'artistes qui se sont exprimés sur des fragments de béton du mur, conservés jusque-là par Sylvestre Verger, commissaire de l'exposition.

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    Une partie de l'exposition vue depuis la terrasse des salons de la gare de l'Est

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    La Trabant, tout un symbole, ici peinte par Thierry Noir

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     Autres voitures de Christophe-Emmanuel Bouchet et de Kiddy Citny

    N'hésitez pas à entrer dans le hall de la gare où sont exposées des photos d’œuvres réalisées sur le Mur de Berlin dans les années 80. 

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    Des vidéos seront également projetées dans cet espace.

    A l'occasion du vernissage de l'exposition, Patrick Roppert, directeur général de Gares et Connexions a annoncé une autre exposition de street art à venir gare du Nord Quai 36. On ne peut que s'en réjouir.

     

  • Quand la rue Pierre Sémard s'appelait encore Baudin

    En effet, la rue Pierre Sémard s'est appelée jusqu'en 1944 rue de l'Amiral Charles Louis Baudin. Au numéro 19 se trouvait le siège de la Fédération des Cheminots et c'est en mémoire du syndicaliste, héros de la résistance des cheminots pendant la dernière guerre mondiale qu'elle prit le nom de Pierre Sémard.

    La semaine dernière, le cinéma nous a fait faire un retour en arrière de plus d'un siècle, retour donc à la rue Baudin. Alertés par un habitant que des choses se passaient dans cette rue discrète, nous sommes allés traîner par là, un appareil photo à la main.

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    Du haut du pont de la rue de Bellefond en surplomb, le regard dominait une équipe de décorateurs et de techniciens en pleine effervescence. Comme toujours, le temps au cinéma plus qu'ailleurs c'est de l'argent ! On ne traîne pas, les bras ballants. Partout des sacs de terre, des tas de branchages, des charrettes, une calèche, et des petits chapeaux pointus orange et blanc pour empêcher l'arrêt des véhicules. Et des hommes et des femmes qui oeuvraient...

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    C'est le bas de la rue qui est le plus transformé. Des boutiques nouvelles sont apparues, boutiques qui avaient toute leur place vers 1900 : le tonnelier, la modéliste, le marchand de bois et charbon, qui se reconnaît déjà sous le nom de « bougnat » (par réduction de charbougnat), le bourrelier, dont certains de la jeune génération auront oublié jusqu’à savoir de quelle activité il s'agit là. Le marchand de vins, collé à l'arche du pont, de Fleurs d'Acanthe à l'origine est devenu Ets Lucien, et a déjà été vu en cette place, il y a une quinzaine d'années, lors du tournage des 102 Dalmatiens, film américain de Kevin Lima avec Glenn Close et Gérard Depardieu (fiche). 

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    C'est encore la librairie qui passerait le plus inaperçu. N'en voyons-nous pas quelques unes encore qui présentent les mêmes vitrines, à la fois sobres et efficaces, puisqu'elles montrent bien ce qui est offert à la clientèle. En ce temps-là elles ne subissaient pas la concurrence acharnée des sites en ligne qui mettent en danger jusqu'à la survie du métier de libraire. Ne les laissons pas tomber. Rien ne vaut une bonne librairie, odeur de vieux papiers comprise.

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    Le Parisien est venu voir également. Il nous apprend l'essentiel : le film du réalisateur Roschdy Zem met en scène le roman de Gérard Noiriel « Chocolat, clown noir : l'histoire oubliée du premier artiste noir de la scène française ». Ledit clown s'appelait Raphaël Padilla, dit « Chocolat », et donne son titre au film. On retrouvera Omar Sy dans la distribution. Le film devrait sortir en février 2016.

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    Une question quand même : les rues et les trottoirs étaient-ils vraiment couverts de paille et de terre vers 1900 ? Certes les services de voirie étaient plus modestement équipés, mais Paris, et précisément ce quartier, ne cachait pas un grand potager... Les clichés d'Eugène Atget et de Charles Marville ne confirment pas ce parti pris curieux. Laissons. Le cadre est magnifique, les immeubles ont été construits entre 1865 et 1869, avec une certaine harmonie, les porches sont surmontées de têtes d'homme ou de femme, sans qu'aucun soit identique au suivant. Attendons le film pour voir le rendu final. 

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  • Le canal Saint-Martin, gueule d'atmosphère ouvrière

    Histoire & Vies du 10e a programmé une visite, animée par Alain Rustenholz :


    Le canal Saint-Martin, gueule d'atmosphère ouvrière

    Samedi 11 avril 2015, de 14h à 16h45

    (Rendez-vous : 14h, devant la Rotonde de La Villette, 6-8 place de la Bataille de Stalingrad) Visite gratuite.



    Le canal Saint-Martin, destiné à couper une boucle de la Seine entre le quai Henri IV à Paris et la ville de Saint-Denis, nait dans la spéculation foncière comme le montre si bien Balzac dans César Birotteau. Il fait bientôt de ses berges le faubourg industriel du 19e siècle.

    Puis ce même canal, qui a concentré les ouvriers, leur fournit, quand ils s’insurgent, « une ligne de défense formidable » : en juin 1848, « il fallut du canon pour emporter les barricades élevées sur les deux rives à l’entrée du faubourg du Temple », se souviendra La Bédollière ; les troupes de Lamoricière n’y parviendront qu’au bout de cinq jours. Dès 1859, le Second Empire fera donc couvrir un bout du canal, de la rue Rampon à la Bastille, de sorte que sa cavalerie ne puisse plus y être stoppée.

    Alain Rustenholz vient de publier De la banlieue rouge au Grand Paris (éd. La Fabrique) qui forme un diptyque avec Paris ouvrier.

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  • Habitants du 9e et d'ailleurs, une conférence en vue !

    L'association 9e Histoire nous propose d'assister à une conférence qui ne manque pas d'intérêt :

    Le cénacle artistique de la rue des Martyrs dans les années 1820

    par Marie-Claude Chaudonneret, chercheur honoraire au CNRS

    Dans le Paris romantique,  la rue des Martyrs a souvent été perçue comme un foyer d'opposition politique, un foyer de subversion esthétique. C'est aussi, et surtout, un quartier qui donna naissance, en particulier autour de l'atelier d'Horace Vernet, à une autre sociabilité, à de nouvelles fraternités artistiques. C’est cet exemple de la liberté d’exposer, thème d’actualité, que Marie-Claude Chaudonneret illustrera lors de cette conférence.
                                               

    Date : lundi 9 mars à 18h30

    Lieu : Salle du conseil de la mairie du 9e, 6 rue Drouot.

     

  • L'architecte Paul Friesé et ses réalisations dans le 10e

    Pour les passionnés d'histoire et d'architecture, l'association Histoire et Vies du 10e propose une conférence sur l'architecte Paul Friesé (1851-1917) et ses réalisations dans le 10e.

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    Une de ses réalisations sur le canal Saint -Martin

    Louvel tessier, Emmaus, 10e

    Une autre rue Jacques Louvel Tessier

     

    Rendez-vous mardi 10 mars à 19h salle des fêtes de la mairie du 10e

     

  • 9e Histoire

    paris,histoire,nouvelle athène,pigalleTout comme le 10e arrondissement avec l'association Histoire & Vies du 10e, le 9e a son association qui se préoccupe de son passé et celle-ci s'appelle simplement 9e Histoire.

    Dire que les quartiers de cet arrondissement sont riches en monuments classés, hôtels particuliers et événements historiques est une évidence. Il suffit de se promener entre les Grands Boulevards et la place Pigalle pour en avoir un aperçu significatif. A cet égard, on peut même dire que le 9e, souvent mal connu, est un des arrondissements les plus intéressants de Paris (Nouvelle Athènes, Grands Boulevards, Saint-Georges et ses Lorettes, Pigalle et ses impressionnistes, ... la liste est très longue !).

    L'Association a été créée en 2001. ....

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  • Rue de Châteaudun

    La rue de Châteaudun doit son nom à la résistance que cette ville opposa aux Prussiens en octobre 1870. Stéphane, un de nos fidèles lecteurs ayant séjourné récemment dans cette charmante ville, nous a adressé le texte suivant avec une belle photo.

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    Paris participa à cette résistance en y envoyant un bataillon de francs-tireurs commandé par le comte Ernest de Lipowski, d'oú le Franc-Tireur de Paris sur lequel s'appuie la ville blessée, sur la photo ; et le texte qu'écrira Victor Hugo - qui finança de ses propres deniers un canon nommé Châteaudun - à la fin de ce même mois d'octobre 1870, au ton martial et un brin emphatique :

    "Une ville ouverte a été assassinée, une cité sans défense a été mise à sac par une armée devenue, en plein XIXème siècle, une horde ; un groupe de maisons paisibles a été changé en un monceau de ruines ; des familles ont été massacrées dans leurs foyers ; l'extermination sauvage n'a épargné ni le sexe ni l'âge ; des populations désarmées, n'ayant d'autre ressource que le suprême du désespoir, ont subi le bombardement, la mitraille, le pillage et l'incendie ; que ce canon les venge ! (...) que ce canon soit implacable, fulgurant et terrible ; et quand les Prussiens l'entendront gronder, s'ils lui demandent : qui es-tu ? Qu'il leur réponde : Je suis le coup de foudre, et je m'appelle Châteaudun !"

    Lors de l'assaut, les Prussiens reconnaîtront une centaine de soldats morts dans leurs rangs. Ils se vengeront les jours suivants en pillant et brutalisant la population et un tiers de la ville haute (le centre-ville) partira en fumée, soit 20% de la commune. Il y aura 33 tués du côté français, principalement des combattants.