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Histoire - Page 2

  • Le chevalier aux poubelles

    Connaissez-vous le square Nadar ? À quelques pas du Sacré-Cœur, ce petit square abrite la statue du Chevalier de la Barre, que le site de la Ville de Paris décrit comme "entourée de sophoras". La réalité est toute autre et plutôt affligeante : cette très belle statue s’élève au bord d’un espace au sol poussiéreux, qui, pendant la plus grande partie du temps, devient un "espace canin", en d’autres termes, un lieu où les chiens peuvent s’ébattre librement, et aussi évidemment se soulager ; et pour couronner le tout, ce sont d’énormes poubelles qui s’entassent près du piédestal. C’est ainsi que ce très jeune homme, victime de l’intolérance et de la barbarie, à qui nos concitoyens ont su rendre hommage, se retrouve environné de chiens et de poubelles.
    Au fait, que savons-nous de la courte vie du Chevalier ? Accusé de ne pas avoir salué une procession, il fut longuement torturé avant d’être décapité puis brulé. C’était le 1er juillet 1766, il avait dix-neuf ans. Une statue, réalisée par le sculpteur Armand Bloch, et placée sur le parvis du Sacré-Cœur, fut inaugurée le 3 septembre 1905, avant d’être, en 1926, déplacée dans le square ; elle fut fondue en 1941 pour en récupérer le métal. En 2001, une nouvelle statue, œuvre d’Emmanuel Ball et financée par souscription, fut placée sur le socle qui n’avait pas été détruit et qui porte l’inscription, tirée du Dictionnaire Philosophique de Voltaire : "La tolérance universelle est la plus grande des lois".
    Bien que l’intérêt d’espaces ludiques canins soit incontestable, et même si la Ville de Paris manque d’emplacements pour ses conteneurs à déchets, ne pourrait-on offrir à ce jeune martyr un environnement plus digne du symbole, ô combien d’actualité, qu’il représente ?

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  • "Puissance de la Commune" : Rencontre avec Quentin Deluermoz à la bibliothèque de la Goutte d'Or

    Ce soir, jeudi 24 juin, la bibliothèque de la Goutte d'Or invite l'historien spécialiste du dix-neuvième siècle Quentin Deluermoz pour une rencontre sur le thème de La Commune.

    "Comment une insurrection parisienne de 72 jours a-t-elle pu marquer les pratiques et les imaginaires politiques jusqu'à nos jours en essaimant dans le monde entier ?"

    Quentin Deluermoz, auteur de Commune(s), 1870-1871 : Une traversée des mondes au XIXe siècle, s'entretiendra avec un autre historien dix-neuvièmiste, Alexandre Frondizi, deux chercheurs de qualité qu'on écoutera avec plaisir.

    L'entrée est libre et, bien évidemment, on respectera encore les gestes barrières.

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    C'est où ?

    Bibliothèque de la Goutte d'Or, rue Fleury, Paris 18e

    C'est quand ?

    Jeudi 24 juin 2021, 18 h 30-20 h 30

  • Inauguration de la place Cheikha Remitti à la Goutte d'Or

    Hier, jeudi 17 juin, était inaugurée la place Cheikha Remitti au coeur de la Goutte d'Or. Cette petite place située à l'angle des rues Polonceau et de la Goutte d'Or, que les habitants nommaient de manière informelle la "place Polonceau", porte donc désormais un nom, celui d'une des reines et des mères du raï, Cheikha Remitti.

    Mouss Amokrane qui dirige le FGO Barbara, Stéphanie Chazalon, directrice générale de l'Institut des culture d'Islam (ICI), l'historienne Naïma Yahi, directrice-adjointe de Villes des Musiques du Monde, et Éric Lejoindre, Maire du 18e arrondissement se sont succédés à la tribune pour rappeler l'importance de l'oeuvre de Cheikha Remitti pour le raï et son lien fort avec le quartier de la Goutte d'Or. Un quartier que la chanteuse algérienne a habité, chanté et aimé.

    Voilà donc une place du quartier qui rend hommage à une femme; jusque-là, seules deux voies portaient un nom de femme : les rues Ernestine et Myrha. Une petite place qui attend une rénovation dont elle aurait bien besoin, mais l'arrêt du chantier la jouxtant reporte de fait cette réhabilitation sine die.

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    Mouss Amokrane

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    Les élus du 18e au pied de la plaque dévoilée

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  • Le Phono Museum ressort les pavillons

    Ce vendredi 21 mai, le Phono Museum Paris rouvre ses portes à son tour. Vous pourrez retrouver les belles collections du musée du phonographe situé sur le boulevard de Rochechouart, les vendredi et dimanche, de 10 h à 18 h.

    Et une bonne nouvelle n'arrive jamais seule : pour fêter cette réouverture, les entrées seront gratuites aujourd'hui vendredi 21 mai et dimanche 23 mai ! 

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    PHONO Museum Paris

    53, boulevard de Rochechouart, Paris 9e

    Ouverture au public : le vendredi & dimanche de 10 h à 18 h

    Tarifs : visite sonorisée adulte 10 €
    Demi tarif de 6 ans à 15 ans (gratuit enfant de moins de 6 ans)
    Visite spéciale pour groupes à partir de cinq personnes sur rendez-vous : Mardi, Mercredi, Jeudi, Samedi : 9 h à 18 h

  • Un exposition sur les tirailleurs sénégalais à l'occasion du 8 mai

    L'association SOS Casamance organise ce samedi 8 mai, à l'occasion de la journée du souvenir, une exposition dédiée aux tirailleurs sénégalais. Un rappel historique qui est toujours bienvenu pour redire la place importante de ces soldats dans l'armée française lors des conflits mondiaux.

    L'exposition sera visible au 22 rue de la Goutte d'Or et elle sera ouverte uniquement le samedi 8 mai 2021, de 10 h 30 à 18 h 30.

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    C'est où ?

    22 rue de la Goutte d'Or , Paris 18e

    C'est quand ?

    Samedi 18 mai 2021, de 10 h 30 à 18 h 30

  • C'était hier, quand la voiture s'invitait partout

    Aujourd'hui, nous vous envoyons une carte postale d'un passé pas si lointain. Vue sur l'hôpital Lariboisière dans les années 1970. On aperçoit la Goutte d'Or avec la flèche de l'église Saint-Bernard en fond, mais au premier plan ce qui attire le regard quelques décennies plus tard, c'est la cour centrale de l'hôpital qui est littéralement envahie de voitures. En effet, juste sous les fenêtres des malades et des services, s'alignent des dizaines de voitures, ce qui est un comble quand on sait que l'architecture de cet hôpital a été conçue pour assurer une bonne ventilation des bâtiments pour permettre aux patients de bénéficier d'un "bon air".

    Les années ont passé et on n'imaginerait pas aujourd'hui cette cour transformée en parking. Ce petit retour dans le passé nous montre l'omniprésence de la voiture dans la conception de l'espace public. On était là à l'apogée du "tout voiture", mais si depuis la répartition de l'espace public est redistribuée progressivement en défaveur de la voiture, il faut rappeler que ce mode de déplacement minoritaire à Paris occupe toujours un place majoritaire de l'espace parisien. Il y a donc encore de la marge pour faire plus de place aux modes de déplacement doux.

    Et peut-être que dans un avenir pas si lointain, nous porterons le même regard sur des rues et places qui aujourd'hui font encore trop de place à la voiture, que celui que nous portons sur cette cour-parking.

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  • Un peu de courrier de .. 1933

    Nous vous proposons aujourd'hui un article proposé par un lecteur de ce blog qui a fouillé ses archives. Nous apportons quelques précisions en fin d'article.

    "Certains documents tombent sous les yeux, par hasard, au cours de fouille dans les archives de famille et, parfois, déclenchent une réaction de déjà vu. Tel ce courrier adressé à mon grand père en juillet 1933. Personne ne se souvient vraiment bien du Palais de la Nouveauté, moi pas plus que les autres. Pourtant ce dôme élégant au-dessus d'une entrée monumentale flanquée de colonnes, outre qu'il rappelle les magasins du Printemps ou des Galeries Lafayette, un must de l'époque, me faisait penser au boulevard Barbès, à l'angle de la rue de Sofia. 

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    "La plus importante maison d'ameublement du monde" ! Comme ils y allaient ! Pas modestes les communicants de l'époque.... À y regarder de plus près, le 7 boulevard Barbès n'est autre que l'actuelle BNPParibas. L'immeuble n'a pas tellement changé, à l'exception de son dôme qui a disparu. Pourquoi avoir étêté ces édifices majestueux ? Le même sort a été réservé aux grands magasins Dufayel, rue de Clignancourt, un peu au-dessous de la rue Christiani. Peut-être trop cher à entretenir... Sur le blog Paris Zig ZAG, on voit bien le dôme imposant et disparu .

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    Quoi qu'il en soit, le service à la clientèle était des plus courtois, la  livraison semblait efficace et relativement rapide eu égard au mode de déplacement et de transmission des courriers. On est bien loin d'Amazon."

     

    Quelques précisions...

    Les Grands magasins Dufayel et le Palais de la Nouveauté sont en fait le même établissement. D'abord accolés, des deux noms ne restera plus que celui du Palais de la Nouveauté.

    Le Palais de la Nouveauté a fermé ses portes en 1939 (et non 1930 comme on le lit souvent, le courrier daté de 1933 reproduit plus haut vient lui aussi contredire cette affirmation).

    Le dôme de la rue de Clignancourt a disparu en 1957.

    Pour retrouver un grand nombre de photos et autres documents sur les magasins Dufayel, on ira avec intérêt voir le blog Commerces Immarescibles.