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Environnement - Page 59

  • C'est tout simplement immonde !

    Qui faut-il incriminer ? Les riverains ? Les chalands ? Les touristes ? Un peu tout le monde ? La Propreté de Paris ??? Il s'agit du terre plein végétalisé entre la place du Delta et la station de métro Anvers. Des photos prises ces derniers jours... entre averses et éclaircies.

    Nous vous livrons les vues de ce spectacle peu "ragoûtant" tel quel. Pas un mot de plus. On peut parler ici du choc des photos..De loin, cela ressemble à de la verdure, de près, c'est moins vert.

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    La même plate bande de plus près :

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    Puis une autre, un peu plus loin.

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    Le pied des haies qui longent la piste cyclable face au lycée Jacques-Decour

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    Et le recoin des buveurs de bière....

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    Majoritairement de la 1664 de Kronenbourg, mais pas seulement.

    Depuis un an, depuis notre rencontre avec les inspecteurs de la CAPP, nous avons consacré dix articles à la propreté, de longueur et d'importance variées. Mais le thème est disons-le désespérant. Pour vous en convaincre, cliquez ci-dessous sur le "tag" Propreté et vous verrez défiler les articles qui décrivent ce fléau, pour une bonne partie lié à l'incivisme de nos contemporains. Alors oui, la présence des inspecteurs et la verbalisation par ces derniers et par tous ceux qui détiennent une parcelle d'autorité sont trop sporadiques. Le nombre des PV infligés relève du saupoudrage. Paris demande une action plus efficace: à défaut nous continuerons à avoir honte de certains recoins, de certaines rues et de ce terre plein végétalisé au beau milieu d'une zone hautement touristique. 

  • Restauration ou réparation de l'escalier de la rue d'Alsace

    Le bel escalier de la rue d'Alsace, qui a été couvert d'un coffrage en bois dans sa partie

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    centrale pendant plus d'un an suite aux déprédations de la part de certains usagers, va être remis en état par la Ville de Paris, direction de la voirie et des déplacements, section Seine et ouvrages d'art.

    paris,10e,escalier-rue-d-alsace,gare-de-l-est,rénovationAlors que les travaux sont en cours depuis une semaine environ, le chantier est censé s'achever le 31 juillet 2012. Considérant la courte durée des travaux, on ne peut pas s'attendre à une restauration complète de cet ouvrage d'art remarquable, mais plutôt à une "réparation" des balustres démolies par des usagers indélicats et par les aléas dus aux intempéries.

    En effet, le froid a du faire éclater la pierre en certains endroits, car cet ouvrage, dont la paris,10e,escalier-rue-d-alsace,gare-de-l-est,rénovationconstruction remonte au second empire, n'a pas été suffisamment entretenu au cours de ses 150 ans d'existence.

    L'affiche annonçant les travaux aux riverains évoque d'ailleurs les interventions suivantes: nettoyage des parements, réfection des joints, remplacement de balustres. Mais elle n'en précise pas l'étendue: s'agit-il d'intervenir sur tout l'escalier ou seulement sur sa partie centrale? Le panneau de la Ville souligne la présence d’un ouvrage d’art mais, ce qui nous inquiète un peu, il annonce aussi que les travaux assurent son entretien. Or, il semble que son état demande plus qu’un entretien. Au cours du dernier conseil de quartier Lariboisière Saint-Vincent-de-Paul, Elise Fajgeles, élue du 10e chargeé de l’espace public, avait parlé de microgommage : il s’agit là d’un nettoyage par la projection d'une poudre adaptée à la surface à nettoyer. Il est plus doux que le sablage, mais plus dur que le ponçage. Elle avait également évoqué la mise en sécurité de l’ouvrage.

    paris,10e,escalier-rue-d-alsace,gare-de-l-est,rénovationCela dit, les balustres, certes dégradées, ont été endommagées avec brutalité, ce qui est très probablement le fait d'actes malveillants. Du jour au lendemain, on a pu constater des démolitions partielles à l'intérieur des deux volées en fer à cheval. Certains de nos adhérents habitent la copropriété située en haut de l'escalier (25 rue d'Alsace), actuellement en ravalement, et nous pouvons, grâce à leurs observations, témoigner de l'évolution quasi-quotidienne de l'escalier!

    Hélas, la situation est inquiétante : la fréquentation nocturne des lieux y est aussi pour quelque chose. Les dégradations sous forme de tags et de bris de bouteilles en verre abîment, malgré les nettoyages réguliers (mais pas quotidiens), la pierre calcaire.

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  • Un peu de verdure avant la fin de l'année sur la placette Paré-Patin

    Nous vous avons à plusieurs reprises parlé de l'aménagement de la placette Paré-Patin. Cet espace n'a jamais été officiellement baptisé ainsi... seul le bon sens lui donne ce nom assez éloquent quand on connaît le nom des petites rues du quartier. Ambroise Paré ? celle qui passe devant l'hôpital Lariboisière et rend hommage au célèbre médecin (1510-1590). Patin, Patin ? Guy Patin, autre médecin (1601-1672), sa rue longe l'hôpital et débouche sur la station de métro Barbès-Rochechouart par l'est. 

    Les choses avancent. Lors du dernier conseil de quartier Lariboisière-Saint-Vincent-de-Paul, le 26 juin, les habitants présents ont voté pour que trois jardinières soient installées à cet endroit. Rappellons que chaque conseil de quartier dispose notamment d'un budget d'investissement et que son utilisation nécessite une consultation des habitants. Pour ces jardinières en forme de grands pots de fleurs, il faudra compter environ 750€ par unité avec le terreau, le pot et la plante. L'entretien sera assuré par la Régie de quartier.

    Il s'agirait de trois pots d'un mètre de diamètre dans lesquels seront plantés des orangers du Mexique, une belle plante qui demande peu d'eau et a fait sa réputation par sa résistance en milieu urbain.

    Ni les couleurs, ni les emplacements ne sont encore définis. L'équipe d'animation en décidera à la rentrée de septembre à l'occasion de sa première réunion.

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    Vous pouvez aller jeter un oeil sur la place du 8 novembre 1842 pour vous faire une idée. Là, les pots sont en place. (pointe rue La Fayette et rue de Chabrol, pour ceux qui ne suivent pas.... )

    paris,voirie,paré-patin,magenta,plantation,végétalisationparis,voirie,paré-patin,magenta,plantation,végétalisationVus de près avec la perspective de la rue La Fayette en fond, sous les arbres pour l'ombre et les jeux de lumière... c'est plutôt réussi. Sauf qu'il y a vraiment beaucoup de motos sur ce tout petit espace. Souhaitons que l'installation des pots en terre ne donnent pas des idées aux propriétaires de deux roues motorisées du quartier Paré-Patin !

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    Autre point d'importance, le feu rouge envisagé par la Direction de la voirie ne sera pas installé suite aux nombreuses réactions négatives des riverains.

  • Une balade à vélo dans le 18e

    Pensez-vous que le 7 juillet, nous pouvons espérer bénéficier d'un temps estival pour cette balade à vélo que propose la mairie du 18e ? Bien que des participants en ciré breton puissent aussi constituer un peloton à l'allure originale et très exotique dans les rues de Montmartre et de la Goutte d'Or...

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    Profitant de l'organisation de cette manifestation festive et sportive tout à la fois, nous revenons volontiers sur la dernière réunion du comité vélo, qui s'est tenue à la mairie du 18e, le 12 juin dernier. Nous n'y étions pas faute de disponibilité mais grâce à nos bonnes relations avec l'association MDB  et son représentant dans le 18e, Pascal Rigaux, nous avons rapidement su ce qui s'était dit. En aparté, nous regrettons que ces réunions du comité VÉLO ne captivent pas davantage de participants. Les cyclistes sont de plus en plus nombreux dans les rues de Paris et s'ils doivent se faire entendre, influer sur les décisions qui seront prises, il faudrait aussi qu'ils se mobilisent et soient présent quand l'opportunité se présente.

    En bref on peut vous révéler quelques détails des échanges, notamment sur les réalisations en matière de stationnement vélo dans le 18e :
    A fin 2007, il existait 1055 places (en comptant 1/3 des places en stationnement vélo + 2RM, le Saint-Germain)
    En 2009 ont été créées 183 places supplémentaires.
    Puis en 2010 : 258 nouvelles places.
    En 2011, de nouveau 132 places de plus.
    Soit un total de 1628 places.
    La volonté de la mairie de Paris est de créer 1 place vélo pour 2 places 2RM
    Il existe une carte floue qui montre les emplacements de stationnement vélo (en vert les anciens, en rouge les nouveaux), nous dit Pascal Rigaux dans ses notes, mais nous n'avons pas pu trouver cette carte, ni sur le site de la mairie du 18e, ni sur celui de la mairie de Paris, où une rubrique entière est consacrée au stationnement, mais celui des voitures, sous toutes ses formes : le tarif préférentiel, le stationnement résidentiel, comment le payer, où trouver un parking ouvert, les zones de livraison, le jour, la nuit, etc..... Le vélo reste bien le parent pauvre de la circulation, surtout si la bicyclette est la vôtre. Vélib' est un peu plus dans la lumière, où il va fêter ses cinq ans.

    Pascal Rigaux a effectué un relevé des aires de stationnements vélo dans une grande partie du 18e : ce relevé est disponible sur Openstreetmap : ici

    Il a également été question des résultats d'une enquête sur la perception du tourne-à-droite par le public. Elle dit que :
    - 50% des cyclistes connaissent le tourne-à-droite
    - 17% des cyclistes pensent qu'ils sont prioritaires sur les piétons.
    C'est beaucoup...
    - 40% des piétons pensent que ce n'est pas une bonne idée
    - 60% des piétons pensent que c'est dangereux
    - une réunion avec la préfecture de police et le CERTU est prévue pour analyser les résultats du test dans le 10e, notamment pour les cas complexes avec 2 rues successives sur la droite.

    Pour assurer un maximum de sécurité, il sera bon de réfléchir à chacun des cas qui se présenteront. Sécurité des cyclistes mais aussi bien sûr sécurité des piétons. Or, devant le Louxor, il s'avère que le sort de la piste cyclable n'est pas définitivement réglé. Nous ne savons pas ce que la section territoriale de voirie du 10e a décidé, ce que les élus privilégieront, si quelque autre autorité en décidera.... c'est le flou total. En ce qui nous concerne, nous connaissons bien le carrefour, nous savons apprécier les flux de piétons qui longent le Louxor selon les jours et les heures, nous imaginons les sorties des spectateurs après les séances de début de soirée. Autant que les files d'attente, qui en effet doivent être situées boulevard de La Chapelle, ce sont les sorties qui sont à craindre. La DVD et les élus peuvent-il imaginer une piste cyclable sur le trottoir du Max Linder, qui pourtant ne possède qu'une salle et un trottoir plus large que celui du Louxor, ou devant le Gaumont des Grands Boulevards ? Il y a là une vraie question. MDB est contre le maintien de la piste dans la voie de bus, situation actuelle à cause du chantier,  car sa largeur est de 3,40m, trop étroit pour que le bus dépasse le cycliste en toute sécurité. Il reste à élargir la voie de bus dans le dernier tronçon du boulevard de Magenta. Quid de l'espace, des possibilités, du coût ???

  • La guerre aux auvents est-elle déclarée ?

    Pour être plus clair et moins belliqueux, nous sous-titrons :

    Vers une disparition des avancées en béton accrochées aux façades de certains immeubles et édifices anciens?

    Le constat de curiosités architecturales sur certains immeubles anciens

    Peut-être avez-vous déjà remarqué ces curiosités architecturales, alliant des ajouts en béton à des bâtiments anciens ? Dans nos quartiers, de nombreux bâtiments et édifices anciens et haussmanniens ont ainsi connu, entre les années 1930 et 1970, des modifications sur leurs façades par l’addition d’éléments, type auvents, en béton armé, dans l’air du temps de ces années-là.

    paris,10e,Le-Havre,Perret,magenta,auvents,marquises,commerceLa place du béton dans les constructions

    Popularisé dès la deuxième moitié du 19e siècle mais vraiment diffusé au 20e, lorsqu’il a été accepté parmi les matériaux de construction classique avec la technique du béton précontraint, le béton participe parfois à certaines des plus belles réussites dans le patrimoine mondial : à ce titre, nous pouvons citer Le Havre dont le centre ville reconstruit après guerre par l’architecte Auguste Perret a été inscrit en 2005 au Patrimoine Mondial de l’Humanité, du fait notamment de « l’exploitation novatrice du potentiel du béton » aussi bien pour des édifices publics (avec les chefs-d’œuvre de l’église Saint-Joseph et l’Hôtel de Ville) que des immeubles d’habitation en béton apparent d’une architecture d’une très grande qualité.

    Au côté d’Auguste Perret, d’autres acteurs éminents du Mouvement Moderne français tels Robert Mallet-Stevens (1886-1945) et Le Corbusier (1887-1965) mais aussi l’architecte allemand Ludwig Mies van der Rohe (1886-1969) et l’architecte brésilien Oscar Niemeyer (né en 1907 et âgé actuellement de 104 ans), ont laissé d’autres chefs-d’œuvre utilisant le béton armé et d’une très grande valeur patrimoniale. 

    L'utilisation du béton dans la construction, au lieu de la pierre, témoigne au 20e siècle de la volonté d’une architecture très structurée et témoigne des avantages qu'offre l’utilisation de ce matériau : le béton est peu onéreux et permet une diversité de formes architecturales, à l'occasion presque ludiques, avec un jeu entre les lignes droites et les courbes. Dans cet esprit, l’ajout d’auvents en béton a permis aux architectes de jouer en quelque sorte avec les effets d’ombres et de lumières.

    Les caractéristiques des auvents en béton sur les immeubles anciens

    Les auvents avaient initialement une fonction très pratique : protéger de la pluie ou du soleil les badauds venus flâner afin de les inciter à faire du "lèche-vitrine" devant les magasins et s’arrêter devant ces commerces. Attirer le badaud, le protéger et en faire un client !

    paris,10e,magenta,auvents,marquises,commercePar une déformation de langage, ces auvents ont parfois été désignés sous le terme plus élégant de marquise, alors qu’ils sont loin de ressembler aux marquises de porte, plus stylisées et classiques, qui, quant à elles, sont le plus souvent réalisées en verre avec une structure légère travaillée en métal, que l’on peut admirer devant les théâtres ou les hôtels et parfois sur les immeubles d’habitation. La marquise de l’immeuble du n°14 rue Lentonnet dans le 9e en est un exemple (voir ci-dessus).

    Ces auvents d’aspect «moderniste» sur les façades anciennes, sont très souvent des structures simples en béton armé, voire grossières, non travaillées, installées à la perpendiculaire des façades des immeubles, et parfois même recouvertes par une structure métallique plus récente. Ces auvents bétonnés, rapportés aux façades en pierre des immeubles anciens et haussmanniens, sont parfois accrochés par des barres métalliques. On peut en voir des exemples : c'est l’énorme auvent du n°99 boulevard de Magenta faisant le coin avec la rue Lafayette (Leader Price); ou encore ceux situés au n° 93 boulevard de Magenta, n°14 rue du 8 mai 1945 et dans la partie de cette même rue, côté des numéros impairs, en face de la gare de l’est à l’angle du boulevard de Strasbourg.

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    Les problèmes soulevés par ces auvents

    La présence de ces auvents semble embarrasser beaucoup de protagonistes, en particulier, la Direction de l’urbanisme de la Ville de Paris, les Architectes des Bâtiments de France, les riverains et les élus qui doivent composer avec les doléances et les plaintes de ces riverains.

    En effet, les auvents gênent pour trois raisons: d’une part, ils ne sont pas du plus bel effet sur les façades des immeubles et présentent rarement un intérêt architectural, d’autre part, ces éléments rapportés aux façades ne sont pas par définition d’origine ; enfin, ces auvents, utilisés comme abris, favorisent souvent la sédentarisation d’une population marginalisée qui aurait besoin d’être prise en charge mais préfère rester à l'abri sous ces avancées.

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    La difficile question des personnes sans abri et de leur cohabitation avec les riverains

    Ce dernier point de la sédentarisation, temporaire, parfois ponctuelle, des personnes sans-abri pose plusieurs soucis. D’une part, ces auvents donnent aux personnes en errance qui s’y abritent, une fausse impression de refuge, sans résoudre pour autant leurs problèmes ni améliorer leur quotidien ; elles sont tentées de refuser l'aide des services d'urgence (hébergement, centre d'accueil) et sortent ainsi du champ assistanciel, notamment pendant les périodes froides de l’hiver.

    Un drame s’est ainsi produit l’hiver dernier dans le 10e : un homme d'environ 60 ans, sans domicile, de nationalité roumaine, est décédé lundi 6 février 2012 alors qu’il s’abritait depuis plusieurs jours sous l’auvent de l’agence Matmut du 10e, au n°14 de la rue du 8 mai 1945, près de la gare de l’Est (photo ci-dessus), en dépit d’une assistance la veille, sur place, de la part des sapeurs-pompiers de Paris.

    D'autre part, cette installation temporaire des personnes sans abri cause des problèmes de cohabitation avec les riverains, dont certains se sentent agressés et considèrent que leur environnement se dégrade. Les conditions de salubrité et d’hygiène ne sont en effet plus respectées, lorsque ces personnes sans abri sont complètement marginalisées, parfois dépendante à l’égard de l’alcool (avec le cas échéant, un trottoir transformé en urinoir, des bouteilles cassées ou des canettes laissées à l’abandon, etc.). Parfois, ces personnes se servent du lieu abrité par l’auvent comme d’un emplacement de couche, ce qui souvent entraîne des comportements et des pratiques privatives pas très éloignées de l'atteinte à la pudeur. On dépasse là le niveau des simples incivilités...

    Dans ce contexte de mécontentement croissant des riverains, les élus doivent alors faire face à des plaintes et des demandes répétées et insistantes pour que des solutions soient trouvées pour améliorer un environnement résidentiel dégradé.  

    On constate que très souvent la seule réponse qu'apportent les élus est de faire pression pour que l’auvent qui abrite une population marginalisée, soit déposé, afin d’amener ces paris,10e,magenta,auvents,marquises,commercepersonnes sans domicile à aller trouver refuge ailleurs. Une fois de plus, pas de solution globale mais une sauvegarde très individualiste, que l'on pourrait dénoncer.

    C’est ainsi que la Ville de Paris et la mairie du 10e ont contraint la SNCF à procéder à la dépose de l’auvent qui se trouvait sur la façade de la Gare du Nord lors de sa rénovation récente, pour tenter de résoudre ce problème de sédentarisation de certaines personnes en difficulté et sans abri et satisfaire les riverains. 

    De la même manière, le Maire du 10e chercherait actuellement à convaincre l’Office Public d’Aménagement et de Construction (OPAC) de Paris, propriétaire et bailleur du 99 boulevard de Magenta, de faire déposer l’imposant auvent ceinturant cet immeuble à l'angle de la rue Lafayette, et au pied duquel se réfugient  régulièrement des personnes marginalisées.

    Au-delà des aspects purement esthétiques, le sujet des auvents pose la question de l’espace urbain et public où tentent de survivre les personnes sans abri, contraintes d'y reconstituer un semblant d’espace domestique.

    Nous voyons bien que les problèmes ne seront pas aisément résolus : les auvents cristallisent les tensions dues à la difficile cohabitation entre riverains et personnes sans abri, avec un profond décalage entre les perturbations vécues par ces riverains et les expériences urbaines très douloureuses que connaissent les populations marginalisées et sans abri.

  • Il a beaucoup plu sur le square Alain Bashung....

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    Depuis la fin des plantations dans le square Alain Bashung, 16 rue de Jessaint, il a beaucoup plu. On a beau se dire que la pluie est bonne pour les plantes, les jeunes arbres, les racines de tous ces végétaux qui bientôt occuperont l'espace... bon, ça va ! Heureusement l'inauguration la semaine dernière a bénéficié d'une éclaircie. Sans doute Alain Bashung a-t-il intercédé auprès des autorités supra.... bref, il a intercédé. paris,18e,goutte-d-or,square-alain-bashung,plantation,jeux,inaugurationEt donc, il n'a pas plu, ni sur Bertrand Delanoë, qui a joué les maîtres de cérémonie parce qu'il était le premier arrivé, ni sur Eric Lejoindre, premier adjoint de Daniel Vaillant, qui, lui, est arrivé un peu en retard et que la pluie a aussi épargné.

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    C'est un joli square, avec une dépression centrale en partie occupée par de grosses roches bleu sombre, couleur ardoise, sans doute du balsalte. La terre tout autour est fraîchement retournée et vierge de toute plantation. Une allée de sable roux fait le tour, bordée de bancs à l'ombre naissante de quelques conifères et bouleaux. Les plates bandes au pied des murs d'enceinte sont déjà plantées et les lavandes sont en fleur.

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    On n'a pas oublié les joueurs de dames : au fond à droite les attendent deux tables.

     

    C'est à l'avant du square que se trouve l'aire de jeux pour les petits exclusivement, comme l'indique le panneau.

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  • La collecte du miel sur les toits de GrDF 4 rue Condorcet, Paris 9e

    paris,9e,grdf,condorcet,miel,riche,apiculteur,laurent-chabas,éducation,écologie21 juin, jour de l’été. Un temps incertain cette année malgré la date choisie pour la collecte annuelle du miel du 9e. Oui, vous avez bien entendu : le miel du 9e. En effet, il y a trois ans, plusieurs ruches ont été installées sur un toit intérieur en terrasse du siège historique de Gaz de France au 6, rue Condorcet. Aujourd’hui l’entreprise qui nous livre l’énergie est plus connue sous le nom de GrDF, soit Gaz Réseau Distribution France. Certains diront que c’est une opération de communication en faveur du gaz. Oui, aussi, mais elle est intelligente, en faveur du respect de la nature, en la matière en faveur des abeilles et de la polinisation qu’elle assure, et tournée vers les écoles.

    Nous étions invités : le premier adjoint du 9e, Laurent Chabas, et une classe de CE1 de l’école de la rue Milton. L’entreprise avait consacré une grande partie de la journée à mettre en valeur le miel et les abeilles, comme nous avons pu le constater sur le menu affiché dans le restaurant d’entreprise. Mais nous y reviendrons, puisque c’est là que nous avons goutté le divin nectar.

    paris,9e,grdf,condorcet,miel,riche,apiculteur,laurent-chabas,éducation,écologieLes six ruches de l’établissement sont en ligne sur une terrasse visible depuis un couloir verrière, idéal pour l’observation des enfants tout en les préservant d’éventuelles piqûres d’insectes. Grâce à un objet proche du soufflet de cheminée ancien, l’apiculteur enfume la ruche et perturbe les abeilles qui sont censées rester amicales pendant l’opération : les différents étages de la ruche peuvent alors paris,9e,grdf,condorcet,miel,riche,apiculteur,laurent-chabas,éducation,écologieêtre manipulés, les cadres déplacés, les hausses déposées et reposées. Les hausses ? ce sont des étages supplémentaires que l’on ajoute quand la famille s’accroît. L’essaim dans sa ruche, quand il s’y plaît, augmente en nombre d’individus et pour éviter qu’il ne se divise et s’installe ailleurs, on lui ouvre un étage supplémentaire.


    paris,9e,grdf,condorcet,miel,riche,apiculteur,laurent-chabas,éducation,écologieLes enfants ont pu voir de très près, juste séparés par la vitre, les abeilles sur un cadre et ses avéoles que leur montrait l’apiculteur. Non sans mal, il a même réussi à trouver celui où se trouvait la reine. Difficile car les insectes sont en mouvement permanent, et contrairement à ce qu’on pourrait penser, la reine n’est pas très différente de ses « sujets », les butineuses. Le signe distinctif est son abdomen plus développé : elle pond… paris,9e,grdf,condorcet,miel,riche,apiculteur,laurent-chabas,éducation,écologiejusqu’à 2000 œufs par jour. Pas mal !

    Il fallait vraiment l’œil de l’expert pour la repérer dans cette masse bourdonnante.

    paris,9e,grdf,condorcet,miel,riche,apiculteur,laurent-chabas,éducation,écologieLa suite se déroulait dans le restaurant de GrDF. Là les apiculteurs de l’UNAF nous avaient précédés, une partie de leur collecte sous le bras. Autour d’une table basse, maitrisant au mieux les débordements des gamins curieux, ils nous ont proposé de goûter le produit brut tel qu’il sort de la ruche. C’est un amalgame de sirop clair et de morceaux d’alvéoles détaché du cadre avec une lame. Le goût est sublime, léger. Il ne reste bientôt en bouche après mastication qu’un reliquat compact et un peu collant, qui n’est autre que la cire. Si vous l’avalez, ce n’est pas dangereux, mais cela ne présente pas d’intérêt…

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    Cette masse est alors introduite dans un cylindre qui fait office de baratte, où la force centrifuge – manuelle bien sûr, en tournant simplement une manivelle – permet de séparer le miel de la cire. Le miel se plaque sur les parois et est récupéré au bas du cylindre. Nous avons goutté cette récolte 2012 à la petite cuillère… D’après Laurent Chabas, il est encore meilleur que la précédente cuvée.

     


    L’accueil chez GrDF a été parfait, tant pour les élus, les enfants que les accompagnatrices. Et merci à ces apiculteurs bénévoles qui font connaître l’importance de l’abeille pour notre agriculture et notre environnement en général.

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    Une photo de classe s’imposait….