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Commerce - Page 55

  • Grande distribution et ramadan

    Barbès est au coeur du sujet. Si nous ne dissertons pas souvent du ramadan sur notre blog, c'est que nous sommes totalement convaincus par les principes de laïcité que prône la République. Toutefois, dans l'article de 20 Minutes, tombé sous nos yeux la semaine dernière, il s'agit de commerce, rien d'autre.

    Le 20 juillet, date de début du ramadan 2012. Officiellement, c'est le communiqué du Conseil français du culte musulman (CFCM) qui fait foi pour les musulmans de France :

    "Le CFCM, réuni ce jeudi 19 juillet 2012, annonce solennellement que le premier jour du mois sacré de Ramadan pour l'an 1433 de l'Hégire correspondra au vendredi 20 juillet 2012", selon un communiqué de son président, Mohamed Moussaoui. (Dans le Monde du 20 juillet 2012 - société)

    Pourquoi évoquer la grande distribution en même temps que le ramadan ? Parce que dans une crise de la consommation qui s'installe petit à petit, celle-ci est maintenant à la recherche de nouveaux marchés, des consommateurs qu'elle avait longtemps ignorés, les consommateurs à régime alimentaire particulier, ceux qui ne sont pas majoritaires, mais existent bel et bien. Ils sont devenus des niches intéressantes, au sens économique du terme. Les enseignes nationales ont timidement fait de la place sur leurs linéaires aux produits halal, cela dans les villes où la présence des familles musulmanes avait une certaine réalité.

    Puis arrivent les trente jours du ramadan ! Il s'agit bien d'un temps de jeûne, du lever du jour à son coucher, mais à la rupture du jeûne, on sait faire la fête... Pour les détails, voir ce qu'en dit Le Monde ici :

    Le mois du ramadan, basé sur la lunaison, dure entre vingt-neuf et trente jours. La fête de l'Aïd El-Fitr, qui marque sa fin, sera donc célébrée le 17 ou le 18 août, après l'observation de la nouvelle lune. Cette fête correspond au premier jour du mois de chawel, le dixième du calendrier musulman. Ce calendrier commence avec la hijra (migration) du Prophète de La Mecque vers Médine en 622, fuyant ses ennemis. Il est basé sur une année de douze mois lunaires de vingt-neuf à trente jours. L'année héjirienne est donc plus courte de onze jours en moyenne que l'année grégorienne.

    images?q=tbn:ANd9GcT_UKvAozsqRCsQltNJ5ZgvD03bmp-pVnxJKCMCnv1OqjOjUghpkALes observations et sondages montrent que pendant le ramadan, les achats d'une famille musulmane augmentent de 30% environ. Cela n'a pas échappé aux enseignes de la grande distribution. C'est ce qu'elles appellent un pic de consommation, comme le sont les réveillons de fin d'année. Seuls les produits sont différents, mais la convivialité est la même. Gageons que le quartier de Barbès saura être à la hauteur des festivités, mais sans débordements... ce serait trop dommage.

  • On ne rigole pas avec le fisc !

    Les salons de massage dans le 9e et dans le 10e sont suspects, on ne le sait que trop… Non pas qu’il nous soit désagréable que des soins attentifs prodigués par des mains expertes bénéficient à des personnes ayant besoin de détente. Tant il est vrai que le massage détend. Il est plus insupportable de savoir que des jeunes femmes sont privées de leurs papiers d’identité, privées de liberté de circulation, etc. et travaillent, voire se livrent à des prestations tarifées, au seul bénéfice de proxénètes, hommes ou femmes, qui les exploitent.

    Le flash info de la Préfecture de police ci-dessous montre que les autorités ne sont pas totalement démunies face au phénomène et qu’elles peuvent même participer au renflouement des caisses de l’État. Les forces de police sont-elles allées tester la qualité des massages dans les rues Rodier, Condorcet, de Maubeuge…. et voir si par hasard on n’offre pas la possibilité de boire un verre après le massage ? Là encore pour se détendre, bien sûr ! Vente d’alcool et débit de boissons non autorisés : ce sont là des pistes peut-être pour dresser procès images?q=tbn:ANd9GcSCfWo1VOZ5NY-IBsHu-cS1RcJkVk0-iFNQkMM257ghS2Gg6fQZverbal, ou plus, et enrayer le phénomène. 

    D'autant que la ministre des droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem a décidé de s'attaquer à la prostitution... Et que l'on ne vienne pas nous dire que c'est une lubie de gauche, car l'an passé Roselyne Bachelot, alors ministre de la santé, ne disait pas autre chose, elle affirmait même avec le ton un peu péremptoire qu'on lui connaît « il n'existe pas de prostitution libre, choisie ou consentie » .

    A bon entendeur....

    PPflash 19 juin 2012.jpg

    17 juin 2012, interpellation par la B.R.P du propriétaire d’un pavillon de Sevran (93) pour proxénétisme aggravé et ouverture irrégulière d’un débit de boissons.

    images?q=tbn:ANd9GcQ4J8vTVaVujr6E8yCWhO22w19h8I3zEc_cL0Vqy9q8w11UbyqptQA la suite d’une minutieuse enquête menée depuis décembre 2011 en co-saisine avec le groupe d’intervention régional de la Seine-Saint-Denis (GIR 93), les policiers de la brigade de répression du proxénétisme (BRP) déterminent que le sous-sol du pavillon fait office de « cabaret oriental » : de l’alcool y est consommé et des femmes exercent une activité prostitutionnelle dans des chambres mises à leur disposition par le propriétaire des lieux. Si en moyenne une « passe » par jour est effectuée et tarifée à 100 euros,  le « tenancier » indique pour sa part ne pas prendre de pourcentage mais seulement  tirer des bénéfices des ventes d’alcool aux clients.
    Le même jour, ont également été arrêtés 2 musiciens, 5 clients et 5 prostituées.
    Quant au pavillon, d’une valeur de 500 000€, il a fait l’objet d’une saisie immobilière.

    (Illustration sans rapport avec l'affaire....)

    Petite revue de presse à la suite des déclarations de Najat Vallaud-Belkacem dans le JDD du 23 juin : Libération du 24 juin, Le Figaro du 24, Le Parisien du 25, La Croix du 25 juin... et d'autres.

    Il semble que le sujet fasse encore vendre du papier, même si la situation ne progresse pas beaucoup.

     

  • la location de courte durée, un fléau pour le parc locatif parisien

    La question de la location de courte durée avait été abordée, un peu trop brièvement sans doute, lors d'un conseil de quartier Lariboisière Saint Vincent de Paul l'hiver dernier. 

    Les appartements parisiens, particulièrement les petites et moyennes surfaces, se transforment au fil du temps et des vagues touristiques en chambre d'hôtes, B&B, ou location de courte durée. Les facilités qu'offre l'Internet pour en faire de la publicité, tous les sites où il est possible de placer une petite annonce immobiière pour un coût très modique, et le retour sur investissement rapide des agences de location qui se sont engouffrées sur ce marché ont fait progresser cette tendance ces dernières années de façon inquiétante. 

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    Pourquoi s'en inquiéter, demandez-vous ? N'est-il pas préférable de louer pour quelques semaines par an un bien immobilier plutôt que de le laisser vide et inhabité ? Certains diront que ces quelques revenus fonciers peuvent aussi aider à l'entretien, etc... Oui, certes. Pourtant quand on y réfléchit quelques instants, on observe plusieurs inconvénients de taille à ce type de location.

    - une rotation plus fréquente des locataires,

    - une présence de personnes de passage souvent moins respectueuses des normes de bon voisinage

    - la sortie du logement du parc des appartements loués pour de longues durées

    - l'influence à la hausse de la location courte sur les prix de l'immobilier parisien

    - l'influence sur le commerce de proximité qui pâtit de la disparition progressive des habitants permanents...

     Voici des chiffres qui vous donneront certainement envie d'en savoir plus !

    42 000 annonces en ligne et 20 000 locations de courte de durée

     On les trouve dans le rapport de l'Atelier Parisien d'Urbanisme. Cliquez ici.

    Et voici un exemple des tarifs pratiqués. On comprend mieux pourquoi les étudiants ne peuvent plus se loger à Paris....

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    Une communication aux lecteurs du blog d'Action Barbès

    " Lecteurs de ce blog, partagez les articles qui vous intéressent avec vos amis sur Facebook. Un petit logo vous attend en fin d‘article.  Une page Facebook « Les amis d’Action Barbès » est ouverte. Ne manquez pas de vous y exprimer librement et de partager en direct quelques informations sur notre carrefour préféré.

               Vous avez aussi la possibilité d’insérer des photos. "

  • L'espace public se mercantilise un peu plus

    Même si le temps n'est pas très engageant et qu'il faut une dose d'énergie importante pour affronter les flots de touristes qui montent et descendent la rue de Steinkerque, nous sommes allés jusques aux pieds des jardins du Sacré Coeur pour faire des photos.

    Depuis plusieurs mois traine sur notre bureau une coupure de presse (Le Parisien du 10 avril 2012), conservée là parce qu'elle avait piqué notre curiosité. Le titre en était "Halte à la baraque à frites". Ici, à Barbès, la baraque à frites nous a laissés un souvenir brûlant. Les derniers arrivés ne savent pas : en lieu et place de la station de Vélib' située sous le viaduc, côté 9e-18e, se trouvait au début des années 2000 une grande baraque dite à frites, même si les gaufres étaient davantage sa spécialité. Elle a brûlé un samedi matin. Les flammes qui s'en échappaient léchaient et noircissaient les voûtes du viaduc devant un cordon de sécurité et des centaines de badauds fascinés par le feu. Cette roulotte ambulante n'a pas été autorisée à reprendre son emplacement par la suite ; elle est désormais stationnée en haut de la trémie du métro, au carrefour des rues de Clignancourt et de Rochechouart avec le boulevard. Là où se trouvait plus tôt un kiosque à journaux. Qui lui a changé de trottoir, pour s'établir près de la fontaine Wallace.... On n'est pas loin du jeu des chaises musicales.

    Revenons à l'article : " Halte à la baraque à frites. » C’est le mot d’ordre de la mairie de pour les nouveaux commerces de rue qui s’implantent aujourd’hui dans la capitale. Onze kiosques ont d’ores et déjà vu le jour sur les seize emplacements prévus aux abords de lieux prestigieux, comme Montmartre (XVIIIe), la tour Eiffel (VIIe) ou le rond-point des Champs- Elysées (VIIIe). "

    Nous sommes allés voir place Suzanne Valadon, au pied du funiculaire, où les touristes attendent tranquillement de monter dans la voiture.

    Voici la place qui accueille la gare basse du funicuaire avant l'installation des boutiques miniatures.


    Agrandir le plan

     Maintenant deux boutiques de rue trônent au milieu de l'espace, en vis-à-vis des sanisettes, formant une haie d'honneur aux touristes et promeneurs amateurs de Montmartre.

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    De face : le kiosque du même style que les kiosques à journaux de la Ville de Paris propose des chapeaux, c'est Mademoiselle Charivari.

    L'autre, plus petit mais plus original, propriété de deux vaillantes entrepreneuses, vend des jogurts sous différentes formes. Actuellement le panneau annonce "Frozen jogurt", on dira qu'ils sont glacés peut-être.

     

     

     

     La station basse du funiculaire. Nous la trouvons bien jolie avec ses deux ailes en verre au-dessus des guichets.

     

     

     

     

    paris,sacré-coeur,funiculaire,palce-suzanne-valadon,boutiques-de-rueLes mêmes de dos.

    A y regarder de plus près, les personnes qui attendent au fond de l'image, sont devant les deux sanisettes...

  • Des ventes intéressantes rue des Gardes

    On l'a appelée un temps "rue de la mode", elle est redevenue la rue des Gardes au fil des années et elle continue avec talent à accueillir des créateurs.

    Dominique Pétris nous adresse cette invitation sur nos messageries privées, mais sans doute ne verra-t-elle pas d'inconvénient à vous montrer ses objets préférés :

    Je vous invite le
    JEUDI 14 ET VENDREDI 15 JUIN DE 15H À 20H
    AU 5, RUE DES GARDES 75018
    À redécouvrir mes sacs en cuir imprimés au tampon, laserisés...
    mes bijoux en nacre, terre de Djenné, oeuf d'autruche, perles années 30, perles vénitiennes, semi-précieuses...
    mes coussins en cuir imprimés au tampon.
    -20 et -30% sur tous les articles
    Une pochette en soie offerte pour tout achat.
    À bientôt
    Dominique Petris

  • Vendredi : une fanfare au marché d'Anvers

    C'est la fête annuelle des marchés parisiens. C'est ce qu'annonce le site de la Ville. Il vous propose même une interview du chef Alain Ducasse, si cela vous tente, cliquez sur le curseur au centre de l'écran :


    Alain Ducasse aime Paris... et ses marchés par mairiedeparis

    Il n'est pas certain qu'Alain Ducasse fasse ses courses place d'Anvers, mais vous pouvez peut-être y rencontrer d'autres célébrités car le quartier en fourmille et toutes ne sont pas à Cannes. C'est ce qui se dit.... nous ne sommes pas allés vérifier.

    2113927240_m.jpgSi vous avez raté le marché d'Anvers vendredi entre 18h30 et 19h30, à l'heure de passage des Monty Pistons, il vous reste une possibilité d'acheter vos légumes en musique, c'est au marché couvert Saint-Quentin, dimanche de 10h à 11h et vous aurez la chance d'entendre des Ladies Stylées... Le groupe est John and the ladieStylées, pour être exact. C'est gai et plein d'entrain, écoutez vous-mêmes.

    Marché Anvers (9e) de 18h30 à 19h30 (métro Anvers) : Les Monty Pistons

    Marché couvert Saint-Quentin (10e) de 10h à 11h (métro Gare de l’Est) : Les Ladiestylées

    Si vous marquez autant d'intérêt pour les fanfares que pour les fruits et légumes, nous ne saurions trop vous conseiller de visionner le site de youtube où sont visibles des vidéos, souvent amateurs, sur les fanfares qui ont concouru au Concours National des fanfares de Saint-Ouen en 2010 et à Brest en 2011. C'est très joyeux et bon enfant.

  • Les rideaux de douche des cafés parisiens auraient encore de beaux jours devant eux

    Il est assez rare qu'une décision de justice soit aussi commentée, et de surcroît négativement, avec une telle insistance, quand elle concerne de simples terrasses de café.  Cinq établissements parisiens, qui étaient dans le collimateur de l'association Droits des non fumeurs, ont eu gain de cause aux yeux des juges de la cour d'appel de Paris (relaté dans Le Parisien du 11 mai) . Ainsi la preuve ne serait pas apportée que les espaces extérieurs bâchés des brasseries et cafés seraient des lieux fermés. Si les juges de la cour d'appel de Paris sont aussi peu convaincus par les arguments des non fumeurs, pourquoi ne pas retourner la démonstration ? Ces espaces sont-ils des lieux ventilés dans lesquels les consommateurs non fumeurs sont à l'abri du tabagisme passif, que la loi qui interdit de fumer dans les lieux fermés et un tant soit peu fermés (par exemple les halls de gare et même les quais...) avait pour objectif de supprimer ?

    C'est le froid et le profit plus que le souci de la fumée et de la santé qui auront eu le dessus dans cette affaire.
    Chronologiquement, les fumeurs sont sortis à l'extérieur du café dans un premier temps pour "s'en griller une" en janvier 2008 (application de la loi sur l'interdiction de fumer dans les bars). Les cafetiers leur ont installé quelques chaises et tables dehors, devant l'établissement ou devant la terrasse fermée. C'est ainsi que les terrasses prenaient de l'ampleur, même dans des espaces où jamais on ne les aurait imaginées. Une fois assis, à la première bise venue, les fumeurs ont ressenti le froid. Les propriétaires ou gérants de bars leur ont installé des chaufferettes sur pied, en applique ou suspendues. On commençait à vouloir chauffer la rue... Quel gaspillage honteux ! "On pourrait peut-être fermer un peu pour confiner les calories en terrasse?" Les cafetiers ont alors investi dans les bâches et rideaux transparents pour refermer leurs terrasses et protéger les consommateurs fumeurs, tout en jetant un oeil inquiet sur la facture de gaz et bientôt d'électricité, car les chaufferettes au gaz devront disparaître en janvier prochain. On ne peut nier que leur investissement ait été lourd et pèse dans la balance à l'heure de rationaliser le dossier.

    paris,terrasses,cafés,bâches,interdiction-de-fumerTout cela est navrant, à l'heure où l'on dénonce pêle-mêle notre facture énergétique, l'emploi majoritaire du nucléaire dans la production électrique, les achats d'électricité à l'étranger lors des pics de consommation, le manque d'investissement dans les énergies alternatives, etc... il se trouve encore des juges pour baisser la garde face au lobbying des cafetiers-limonadiers et autres investisseurs du secteur. Car ne nous méprenons pas, les grandes enseignes de restauration, rapide ou non, les brasseries à établissements multiples, les cafés qui ont pignon sur rue et leurs terrasses tentaculaires sont souvent du capital anonyme et sont la propriété de fonds de placement et autres sociétés d'investissements. Difficile dans ces conditions de discuter avec le patron. Celui-ci est devenu un gérant qui doit rentabiliser l'affaire selon les exigences du financier au risque de perdre son job. Une donnée à prendre en compte.

    Toujours à propos des terrasses, une petite victoire tout de même d'associations de riverains de la rue Montorgueil: la Cour d'appel de Paris a refusé que les commerçants occupent totalement les trottoirs de cette rue piétonne "circulée" comme aime à le rappeler Jacques Boutault maire du 2e. Voir l'article de Métro du 16 mai à ce sujet.