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Commerce - Page 59

  • Le Figaro s'intéresse à TATI.fr et aux soldes

    Une petite surprise quand même de voir que le Figaro s'intéresse aux bons résultats de TATI.FR au point de trouver sur son site en ligne ce titre :

    Tati.fr/soldes: ventes en hausse de 65%

    Le journal reprend les termes du communiqué de Tati : " Ces bons résultats renforcent le succès du site qui s’impose progressivement comme l’un des sites e-commerce de référence sur le marché du petit prix." En effet, après une seule année d’existence,Tati.fr attire en moyenne 3 millions de visiteurs uniques chaque mois. En mai 2011, plus 2,5 millions d’articles avaient ainsi déjà été vendus.

    Dans le quartier, nous ne voyons pas vraiment faiblir l'affluence.... Tati n'a pas que des e-clients, il attire aussi les clients sur place en grand nombre.

    Tati m'a dit.... c'est leur blog ! (où la couleur rose domine toujours, sans les carreaux Vichy, mais le rose est bien présent.)

  • Notre perception du compte rendu de mandat de Rémi Féraud à mi-parcours

    La salle des fêtes de la mairie du 10e était raisonnablement remplie pour un tel événement. Il s'agissait de ne pas se présenter devant une salle vide pour ce compte rendu de mi-mandat et la majorité municipale sait convaincre ses partisans pour s'assurer de leur présence. Responsables associatifs et membres des équipes d'animation des conseils de quartier se sont donc retrouvés avec quelques autres habitants.

    Les réalisations de l'actuelle équipe depuis 3 ans ont été présentées dans une vidéo, assez courte et plutôt bien faite, déjà en ligne sur le site de la mairie, et accessible ci-dessous d'un clic :

    Bilan de mi-mandat de l’équipe municipale du 10e par MAIRIEDEPARIS10

    Rémi Féraud est revenu sur tous les sujets que nous évoquons dans ce blog, régulièrement, de façon critique souvent, mais où nous reconnaissons aussi les progrès accomplis. Plutôt que de reprendre les thèmes traités, nous nous contenterons de relever dans le discours les propos qui nous ont étonnés, surpris agréablement et qui montrent une prise de conscience qui nous semble aller dans le bon sens.

    Dans la salle, des habitants n'ont pas manqué d'évoquer le récent règlement des terrasses et étalages, voté par le Conseil de Paris en mai. Jusque là les élus nous avaient fait comprendre que si les règles n'étaient pas vraiment plus contraignantes pour les commerces, c'est aussi qu'il fallait veiller à la bonne santé économique de Paris. Ils annonçaient à la suite de Lyne Cohen-Solal l'élaboration de chartes (dites de bonne conduite...) dans les quartiers où le seul règlement global ne serait pas suffisant ou mal adapté. Or, hier soir, nous avons entendu Hélène Duverly, élue chargée du commerce dans le 10e, admettre que les chartes ne pouvaient tout régler, en ce sens que seuls les commerçants déjà respectueux du règlement apposeraient leur signature. Les autres s'en garderaient bien. Quand bien même le feraient-ils, une charte n'est pas un document contraignant. Les élus ont reconnu ouvertement que le problème dans Paris, pour les terrasses, mais pour d'autres objets aussi, n'est pas la loi, la règle, le réglement, mais bien les moyens pour faire respecter ces cadres nécessaires à toute vie collective.

    De même pour traiter du problème des cycles motorisés garés sur les trottoirs : la Ville n'a pas le pouvoir de verbaliser, elle ne peut que s'efforcer de créer des stationnements plus nombreux. La verbalisation relève de la police, or le préfet se montre assez conciliant, du fait du nombre insuffisant de places de stationnement. A noter toutefois que la tolérance des policiers est variable selon les quartiers. La norme serait que là où la moto ne gêne pas la déambulation des piétons, elle a moins de risque d'être sanctionnée. A très juste titre, Christiane Izel, qui est membre de la commission Accessibilité du 10e, a fait remarquer que la ligne des immeubles est un repère de guidage pour les personnes non voyantes et que toute moto stationnée au pied d'un immeuble est perçue comme un obstacle, comme le sont les chevalets publicitaires des commerces, les menus sur pied des restaurateurs, égarés au milieu du trottoir, etc. 

    Le Balcon vert et l'escalier de la rue d'Alsace ont une fois de plus été évoqués. Pour ce dernier, la dégradation est réelle et un coffrage de qualité sera réalisé d'ici à la fin de l'année. Quant au projet Balcon vert, si la SNCF ne participe pas financièrement, le projet ne pourra voir le jour. Rémi Féraud a annoncé que s'il était candidat à sa succession en 2014, le Balcon Vert ne ferait plus partie de son programme. La balle est bien dans le camp de la SNCF. Il faudra toutefois attendre une reprise économique très soutenue pour que des entreprises acceptent de louer ou d'acheter les surfaces au taux très élevé que propose la SNCF dans l'immeuble qui est sensé être coiffé du fameux Balcon vert. Même si sa situation est particulièrement attractive du point de vue des communications....

    Un autre thème a fait l'objet d'interpellations venues de la salle : les marchés de la misère sur les boulevards nord de l'arrondissement, improprement appelés marchés des biffins. La question était de savoir comment organiser ces marchés très invasifs du point de vue de l'espace public et de les limiter de  sorte que les habitants des quartiers ne se sentent pas littéralement occupés par les trop nombreux étals au sol. L'expérimentation du Carré aux biffins, créé l'an passé dans le 18e, a été naturellement mise en avant comme une solution à renouveler. Rémy Féraud puis Olga Trostiansky, adjointe au maire de Paris chargée de la solidarité, de la famille et de la lutte contre l'exclusion, ont expliqué pourquoi cette création offrait une solution pérenne dans le 18e, terre d'origine des biffins, qui sont les héritiers des chiffonniers du Maquis montmartrois en quelque sorte, ou encore de la "zone', mais peut-être pas une bonne solution pour le 10e. En effet, le Carré des biffins est le résultat d'une étroite collaboration entre l'équipe du 18e et la mairie de Paris, assumée sur le terrain par l'assocation Aurore. Financée par la Ville, elle assure l'organisation et la maîtrise de ces marchés, vient en aide aux marchands inscrits, les guide dans leur démarche administrative, et coopère avec la police pour éviter l'extension de l'aire de vente à l'infini. Les biffins vendent des objets qu'ils ont récupérés chez des particuliers, dans les poubelles, parmi les encombrants avant la collecte, objets qu'ils lavent, réparent avant de les proposer à la vente. Il est strictement interdit de vendre des produits destinés à l'alimentation. L'origine des produits vendus sur les marchés de la misère, tel qu'on les voit à Belleville ou à Barbès est moins claire. Des trafics se sont greffés sur ces marchés qui les rendent douteux. Le maire a bien précisé que les habitants des quartiers où ces marchés ont lieu, pas les quartiers les plus huppés de la capitale, ne doivent pas être les victimes de la misère et de la précarisation de notre société. Il ne pense pas ,du point de vue de l'espace également, que les boulevards de la Villette ou de Belleville puissent accueillir un emplacement tel que le carré des biffins. Mais il ne pense pas non plus que la réponse policière soit la seule à offrir.

    Entre nous en sortant, nous avons commenté la réunion et unanimement, nous avons dit : " Ah, un compte rendu sans langue de bois !"

     

     

  • Vano en flammes

    Nous ne pourrons vous dire avec précision à quelle heure l'incendie a débuté. Pour cela il faudra lire la presse, dont nous avons vu plusieurs représentants sur place, entre autres un journaliste du Parisien. Pour Le Parisien, Barbès est une source intarrissable de nouvelles plus ou moins sensationnelles... Aujourd'hui il s'agit d'un incendie, assez spectaculaire, car il est situé au carrefour des boulevards Barbès et de la Chapelle, particulièrement en vue. C'est l'immeuble où se trouvent les magasins Vanoprix, devenus Vano avec le temps. paris, Barbès, VAno, incendies,

    L'incendie aurait commencé assez tôt dans la matinée. Les premiers camions de pompiers étaient déjà sur place vers 9 heures, d'après les propos entendus sur place.

    paris, Barbès, VAno, incendies,Le commissaire Cluzeaux, commissaire divisionnaire du 18e,  était sur le terrain, au milieu de nombreux camions de pompiers, et d'un service d'ordre fourni qui s'efforçait de limiter la présence des badauds côté boulevard de Rochehouart et, plus stressant, de canaliser la circulation automobile vers La Chapelle pour le flux montant le Magenta, et vers République pour le flux arrivant des boulevards de Clichy et Rochechouart. Nous n'osons imaginer à quoi ressemblaient le boulevard Barbès et plus en amont paris, Barbès, VAno, incendies,le boulevard Ornano...

     

     

    Nous sommes restés longtemps à regarder les volutes de fumées envahir un ciel déjà bas ce matin, fumées plus ou moins blanches, selon que les matières en feu reçoivent ou non le jet des fusils à eau. La vapeur d'eau éclaircit en effet le nuage de fumée.

     

     

     

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    Les pompiers, luttant contre les flammes depuis plusieurs heures, venaient par roulement se reposer, boire de l'eau, et éventuellement respirer un air plus riche en oxygène dans un camion équipé pour cela, stationné devant le magasin Tati d'angle. Tous les commerces du carrefour et des environs avaient baissé leurs rideaux.

    Nous savons depuis le dernier comité de pilotage Barbès en mars 2011, que Vano allait fermer son négoce et que le lieu n'accueillerait plus un commerce de textiles mais une enseigne de restauration rapide déjà bien connue dans le quartier, KFC, qui exploite un établissement au métro Chateau rouge, tout proche. Il est probable qu'une enquête sera diligentée pour déterminer les origines de l'incendie. 

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    Photos : Jeanne Caussé

    D'autres vues prises sur place par les témoins et envoyées sur les sites en ligne :clic

  • Little paradis

    Du nouveau dans le quartier de la rue de Paradis : les créateurs s'affichent le 26 mai.

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    L'événement avait été bien accueilli en décembre dernier, malgré une fraicheur de saison. Les artistes ont décidé de récidiver : 38 lieux seront ouverts exceptionnellement à partir de 19 heures jusque tard dans la nuit, autour de 23 heures.

    De la rue Lafayette à la rue d'Enghien et de l'Echiquier, de la rue Martel à la rue d'Hauteville, en flânant cour et rue des Petites-Ecuries, rue des Messageries, rue Papillon, rue de Paradis... C'est le printemps du 10e ouest. Avec l'ouverture de bars et restaurants, galeries d'art, studios d'architectes, boutiques de mode, déco et design, indépendants et originaux, ce quartier qui s'étend entre les métros Bonne Nouvelle, Poissonnière, Gare du Nord et Château d'Eau se transforme en l'une des places montantes de la création à Paris, un Little Paradis. (présentation faite par la mairie du 10e)

    Plus d'informations et la liste des 38 lieux de cet événement sur le site de Little Paradis. Nos voisins de Hauteville ont mis en ligne un lien pour chacun des sites ouverts ce soir là, de quoi guider vos pas vers ce qui vous séduira le plus. Merci au blog du quartier Hauteville qui est au coeur du dispositif, bien sûr.

  • 75 boulevard de Magenta : une action rapide des services de la DU

    Le 8 mars, journée des Droits de la femme, nous avions envoyé la photo de la devanture du 75 boulevard de Magenta aux élues de l'arrondissement. Voir notre article du 10 mars. Olga Trostiansky, Alexandra Cordebard, Elise Fajgeles et Hélène Duverly  avaient répondu le jour même à notre appel et fait suivre aux services concernés : commerce et urbanisme.125108855.JPG

    paris, 10e, magenta, enseigne, DVD, image-sexiste,

     

     

    Depuis lors, nous avons surveillé  la façade de cet immeuble haussmannien, étonnés de l'indifférence de ses habitants.

    Un mois plus tard, la devanture a été quelque peu modifiée, preuve que lorsque les services veulent agir rapidement, c'est possible. Certes, on a hérité maintenant d'une « soubrette », pas mieux côté image de la femme. La photo est plus paris, 10e, magenta, enseigne, DVD, image-sexiste,discrète. Il y a encore bien des actions à mener pour faire évoluer les esprits...

    Appréciez au passage la modernité du balai en fibres de coco ! 

     

    DU = Direction de l'Urbanisme

  • La mairie du 9e a perdu contre Carrefour mais pas contre Monop

    A plusieurs reprises nous avons écrit à propos de la prochaine ouverture d'un Carrefour rue Rochechouart, que rien n'a pu empêcher. Malgré les pétitions et la mobilisation des habitants, la ville et les élus du 9e n'ont pu interdire l'implantation d'un magasin Carrefour, la loi donnant raison à celui-ci.

    document?id=15568&id_attribute=11122 rue de Martyrs se jouait alors, il y a quelques mois, un scénario similaire avec la fermeture annoncée de la célèbre pâtisserie Seurre (plus que centenaire), certes un peu loin du carrefour Barbès mais bien connue de tous les gourmands.

    Gérard Seurre avait décidé de prendre sa retraite et le groupe Casino-Galeries Lafayette-Monoprix  était sur les rangs pour implanter un magasin Beauty Monop. Levée de boucliers dans le quartier. La mairie du 9e , grâce au plan local d’urbanisme, adopté en 2006 dans lequel elle avait judicieusement protégé la vocation commerciale et artisanale de la rue des Martyrs, a fait reculer les ambitions du groupe. En effet, pas grand chose d'artisanal dans ce type de boutique !

    Reste à attendre maintenant le successeur de la famille Seurre et surtout l'activité proposée.

  • Un jour de marché pas comme les autres

    Ce matin, 7h30 plusieurs voitures de police sont stationnées le long de la station de métro Barbès-Rochechiuart. Habituellement à cette heure là, côté Guy Patin, soit au côté opposé à l'escalier monumental, la large porte d’accès mise en place pour les personnes à mobilité réduite (PMR) est déjà grande ouverte et les premiers vendeurs sont eux-aussi déjà présents avec des caddies. On ne vend pas encore.
    Surprise en revenant vers 12h : on peut emprunter la sortie Guy Patin aisément. Aucun vendeur dans l'espace sous viaduc, très peu à l'extérieur. Déstabilisés, certains attendent encore sur l’espace devant la sortie, avec l’espoir d’un moment plus favorable pour étaler le contenu des sacs. La plupart ont sans doute abandonné les lieux suite à la présence policière, disons même à l’occupation policière des lieux.
    Quelques transactions se passent discrètement sur une boite de conserve ou de Nescafé.

    paris, 18e, Barbès, métro, trottoir, voirie, motos, stationnement, livraisonsVue de la sortie Guy Patin, sous le viaduc, les jours sans marché...

    Triste constat. Restent là sans doute ceux qui n'ont que le contenu de leur caddie pour quelques euros. Les autres qui ont commencé à établir un trafic plus organisé semblent avoir déserté le quartier. Tout comme à Belleville où les interventions répétées de la Brigade spécialisée de terrain dissuadent.

    Certaines actions nous ont été annoncées lors de la réunion du Comité de pilotage Barbès du 17 mars dernier à l'Hôtel de Ville, où nous avons débattu des problèmes de Barbès qui préoccupent nos adhérents. Mais les intervenants étaient nombreux et les sujets si denses, qu’une seule réunion n’a pas suffi à traiter de tout. Notre suggestion de marché aux biffins autorisé sous le viaduc un jour par semaine sous le contrôle d'une association a été rejetée par les maires et l'Hôtel de Ville. Nous reviendrons sur cette question pour vous en donner le détail. Il ne s’agissait que d’une proposition, peut-être en effet, n’est-elle pas adaptée, comme l’a expliqué Daniel Vaillant, qui connaît bien le problème des chiffonniers de Montmartre et a été à l’origine de la création du Carré des Biffins.
    On le voit, les solutions restent très difficiles à trouver.

    Les forces de police se sont retirées comme le marché tirait à sa fin et les vendeurs ne sont pas revenus tout de suite. En réalité, les stands de fortune se sont remontés doucement, moins denses. Il y a manifestement moins de vendeurs que d’habitude, mais on sait aussi que les glaneurs, comme les appelle Agnès Varda, les personnes qui viennent en toute fin de marché pour ramasser les quelques légumes ou fruits abandonnés après le démantèlement des étals, sont aussi des clients potentiels pour les vendeurs à la sauvette. Sans acheteurs, même pauvres, il n’y a pas de marché à la sauvette. Nous avions déjà observé que le marché parallèle durait plus longtemps que le marché officiel.

    Qu’en sera-t-il samedi prochain ?