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Rechercher : conseils de quartier

  • Situation à Barbès: le préfet réagit

    A la suite des nombreux courriers de riverains et d'Action Barbès envoyés au préfet de police de Paris en décembre, ce dernier a réagi et organisé une réunion le 17 janvier dernier à la mairie du 18e (voir notre article du 5 janvier).

    Le soir même, Le Parisien relatait dans son édition du soir en ligne l'essentiel de la réunion avec le Préfet sous la plume de sa journaliste Cécile Beaulieu. Vous pouvez le lire ici. On y retrouve les grandes lignes des actions que la police s'engage à mettre en œuvre avec détermination pour regagner la maitrise de l'espace public, redonner la liberté de mouvement aux habitants, faciliter les allers et venus des femmes dans ce même espace public souvent accaparé par une présence trop masculine, mettre un terme aux ventes de cigarettes en remontant et en faisant tomber les filières...

    Nous y étions.

    Une délégation impressionnante!

    Tout d'abord, notons une mobilisation des autorités policières sans précédent, sur place, dans le 18e, pour répondre aux plaintes des habitants. Après être venu prendre la température en personne dans le quartier, le vendredi 13 janvier (nous étions là!), le Préfet Cadot s'est entouré de son directeur adjoint Serge Boulanger, de plusieurs directeurs de services et commissaires centraux, Yves Crespin directeur de la police judiciaire et Pascal Le Borgne directeur de la sécurité de proximité, du Commissaire Jacques Rigon, chef de district 10-11-12-18-19-20, et coordonnateur de l'opération de grande envergure qui s'annonce. Avec bien entendu la commissaire centrale du 18e, Valérie Goetz, pour exprimer au plus près la connaissance du terrain. La Ville n'était pas en reste : les deux maires des 10e et 18e, Colombe Brossel l'adjointe à la sécurité d'Anne Hidalgo, Matthieu Clouzeau le directeur de la Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection (DPSP), Coralie Lever-Matraja, chef de la Circonscription nord de la DPSP, des adjoints et chefs de cabinet.

    Reconnaissons que les visites sur place du Préfet le vendredi 13 et de M. Rigon, le lendemain après midi après le marché, ont du compléter efficacement les informations que les habitants avaient été nombreux à faire parvenir à la préfecture, ajoutons-y les nombreux courriers reçus à notre initiative, et un tableau assez fidèle commençait à prendre forme en haut lieu.

    En préambule

    Nous tenterons de donner ici l'essentiel tant la réunion a été longue (plus de 2h30) et les informations détaillées.

    Les occupations illicites de l'espace public, de toute nature, ne sont pas contestées. Le Préfet a tout d'abord souhaité présenter un bilan des actions menées. Mais c'est la suite qui intéresse les habitants. Aussi a-t-il expliqué qu'il fallait maintenant "construire une démarche organisée comprise par les habitants et mener ainsi un travail en commun avec les acteurs locaux". Le périmètre comprend le secteur de Château-rouge, celui du carrefour Barbès, la placette Caplat-Charbonnière, et s'étend jusqu'à la place de la Chapelle.  Il recoupe en partie la Zone de sécurité prioritaire Barbès-Chateau-rouge (ZSP) qui est toujours d'actualité mais dont nous n'entendons plus guère parler depuis quasiment deux ans.

    Il faut changer de braquet!

    C'est le leitmotiv de cette réunion. Tous les responsables présents l'ont martelé et on ne pouvait qu'approuver. Colombe Brossel précisait :"Malgré toutes les actions mises en place avec la PP et la DPSP, on voit bien que les améliorations sont soit trop lentes, soit trop faibles, soit les deux. Nous voulons faire en sorte que la vie à Barbès soit améliorée. Certains lieux sont très anciens, la placette Caplat-Charbonnière par ex. Il faut qu'on change de braquet pour que les améliorations réelles puissent voir le jour. Au-delà des aménagements urbains (comme la Promenade urbaine) qui sont en projet. La dérégulation de l'espace public à Barbès est un sujet majeur pour la mairie de Paris. On le reconquerra mètre par mètre ! "

    Quelques chiffres

    En 2016, les agents du 18e ont procédé à 259 interpellations pour vols à la tire, dont 221 sur le seul carrefour, et 107 sur ce dernier trimestre.

    4200 PV simplifiés ont été dressés. 32 tonnes de marchandises vendues illégalement saisies. Du côté des commerces, une cinquantaine de fermetures avec des durées parfois allongées à 40 jours.

    Ce sont 296 tonnes de marchandises, déballées sur l'espace public, saisies sur le 18e en 2016 et pour les contrefaçons 20 000 pièces saisies.

    6 réseaux de trafic démantelés, dont celui d'une banque privée illégale à destination de l'Afrique, qui a été saisie d'un million d'euro en cash après, évidemment, plusieurs mois d'enquête.

    Les cigarettes, ce sont 2 à 3 livraisons par semaine, qui passent par Dubai, puis Le Caire ou Alger. Quand on sait qu'au bout de la chaine, c'est environ 15 euros de bénéfice par cartouche vendue, on comprend aisément l'ampleur du problème.

    Quant à l'opération qui nous avait été annoncée pour la mi-décembre lors de la rencontre avec les maires le 2 décembre, la DPSP a dressé 426 PV sur le seul boulevard Barbès pour occupation illicite des trottoirs.

    Notre intervention et notre opinion

    Nous sommes bien évidemment intervenus puisque le but était aussi d'écouter les habitants qui vivent les problèmes au quotidien. Nous avons insisté sur la dégradation de la situation même si nous ne nions pas la présence policière et les actions menées. Mais ce qui est fait ne suffit plus. L'espace public de notre quartier doit être aussi agréable qu'ailleurs. En ce qui concerne les ventes sauvette les jours de marché, nous avons exprimé notre souhait que l'on différencie les ventes via les trafics organisés de celles des biffins qui vendent des objets récupérés çà et là. Nous avons donc demandé que la Ville réfléchisse à l'implantation d'un lieu pérenne pour les biffins, contrôlé bien sûr par une association comme c'est le cas Porte Montmartre. Souhait que nous avions émis lors de la mandature précédente auprès de Daniel Vaillant, alors maire du 18e. Nous avons bien conscience que tout n'est pas simple, mais on peut a minima commencer la réflexion autour d'une table avec les acteurs concernés. Enfin, nous avons signalé l'état très dégradé des pieds d'arbres sur le boulevard Barbès. (et que dire du boulevard de Magenta...)

    Nul doute que la Préfecture a pris la mesure du phénomène. Barbès n'est pas le seul site où l'espace public est l'objet d'occupation illicite, où les trafics fleurissent, où le droit n'est plus respecté. Mais, ici, nous sommes à Paris, le cadre évolue, les habitants changent et ne le supportent plus. D'autant que d'autres territoires ont été reconquis ces derniers années, comme la porte de Montreuil, ou le boulevard de Belleville, avec des efforts considérables de la police. Alors, pourquoi pas ici ?

    Prochaine réunion prévue plénière dans deux mois. D'ici là, nous avons une première réunion en petit comité prévue la semaine prochaine avec Jacques Rigon pour un premier point.

  • Rencontre à la DPSP 18e

    Après notre visite à la Direction de la Prévention, de la Sécurité et de la Protection (DPSP) à la fin du mois dernier (voir notre article du 5 novembre), nous avons voulu savoir comment est organisée la circonscription du 18e.

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    Nous avons été reçus par Coralie Lever-Matraja, cheffe de circonscription, une femme dans un univers quasiment masculin. Autour de la table, son adjoint et deux autres responsables. Nous ne reprenons pas les explications générales sur la réorganisation de la DPSP, déjà longuement évoquée dans notre précédent article, pour nous concentrer sur le 18e.

    Rappelons juste que pour quelques semaines encore, le 18e fonctionne avec le 9e avant de gagner son indépendance. Côté effectifs, il y a 197 agents dont deux brigades polyvalentes (18 agents chacune), 56 pour l'accompagnement et la protection (points écoles et tranquillité des seniors). Côté matériel, 8 véhicules et 8 VTT. Cinq agents sont affectés à la protection en mairie. Onze font partie de la brigade des médiateurs et effectuent des maraudes (dans le square d'Eole notamment). Et tout ce petit monde est satisfait de travailler dans l'arrondissement "difficile mais vivant", nous a précisé la cheffe!

    Un lien avec la prévention

    Une coordinatrice est chargée de l'application du Contrat de prévention et de sécurité de l'arrondissement et organise, par exemple, le Rallye citoyen au printemps qui permet aux collégiens la découverte des services de la Ville. La collaboration avec les collèges est d'ailleurs importante. La DPSP accueille des élèves signalés par les chefs d'établissements pour des propos ou des actes problématiques. Il s'agit de leur faire mettre la main à la pâte, si l'on peut dire, en espérant qu'ils en tirent bénéfice. Sans oublier le lien avec le réseau des Violences faites aux femmes (voir notre article du 23 novembre).

    Ventes sauvette et marché

    Les agents de la DPSP travaillent avec les équipes sauvette du commissariat du 18e dans le marché de Barbès, mais ils ne sont pas autorisés à saisir la marchandise (des herbes essentiellement). On appelle cela du binômage, un partenariat pas toujours facile car il faut souvent informer les fonctionnaires de police (qui changent) du rôle précis de la DPSP. Ils ont constaté une modification positive du comportement des commerçants, notamment le retour des bâches à l'arrière des stands, les balances règlementaires... Pour le marché de la misère, là encore ils peuvent venir en soutien et, lors du dispersement des vendeurs, ils sont quasiment indispensables aux côtés des agents de la Propreté :  ils ont même fort à faire pour faciliter le nettoyage d'après-marché ! Pour la placette Caplat-Charbonnière, une expérimentation de binômage a été mise en place mais malheureusement stoppée par la Préfecture faute de moyens...

    Commerces

    Nous avons bien sûr échangé sur les commerces de téléphonie du boulevard Barbès, un dossier qui nous occupe beaucoup depuis la rentrée. Les agents sont en mesure de verbaliser les étalages, non autorisés sur ce boulevard depuis son réaménagement, et les oriflammes installés sur le trottoir. Ils ne peuvent pas, en revanche, verbaliser l'utilisation de micros en journée. En effet, leurs prérogatives ne leur permettent de constater les nuisances sonores qu'à la tombée de la nuit. Car, pour verbaliser une nuisance sonore en journée, celle-ci doit être à caractère injurieux.

    De nombreux agents sont actuellement en formation pour devenir inspecteurs de sécurité et donc être en mesure de verbaliser au sein de la fameuse brigade de lutte contre les incivilités. Nous l'avons constaté de visu dans un des locaux de la circonscription. Attendons la nouvelle année pour des actions que nous espérons efficaces. 

  • Sauvette : Le Louxor n’est pas épargné.

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    La semaine dernière nous avons rencontré la direction du Louxor. Emmanuel Papillon est inquiet. Les jours de marché, l’occupation chaotique de l’espace public a gagné l’entrée du Louxor, et parfois, le personnel d’accueil aux guichets doit intervenir pour dégager l’entrée, nous dit-il. Pas de comportement agressif, ou rarement, mais une gêne certaine pour les spectateurs. Par chance, 80% de la fréquentation est issue du 18e arrondissement et ne se trouble pas trop de devoir traverser une foule compacte.
    Pourtant les mercredis et les samedis à la séance de 14 heures, il n’est pas aisé de traverser le carrefour. Les trottoirs sont occupés dans leur totalité. Les piétons doivent marcher sur la chaussée et certains renoncent à venir, confie le directeur tristement.
     

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    Quel dommage de mettre en péril l’exploitation de cette salle qui s’en tirait pourtant très bien jusque là. Elle a su profiter du désert cinématographique de cette partie du 18e, et attirer les amateurs par une programmation diversifiée et attrayante. Elle se situe au 3e rang des salles parisiennes pour la fréquentation de certains films à l’affiche. 
    Mais voilà … deux fois par semaine, les trottoirs autour du Louxor sont densément occupés par des vendeurs et leurs marchandises, à même le sol le plus souvent ou dans des caddies, par les chalands qui s’entassent, marchandent et négocient longuement… y compris devant les issues de secours du cinéma. 
     

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    M. Papillon sait que derrière la porte donnant sur le boulevard de La Chapelle s’étire un long escalier qu’empruntent les spectateurs après le générique de fin. Il ne faudrait pas qu’ils se retrouvent bloqués en haut des marches, qu’un mouvement de panique ne les conduisent à rebrousser chemin trop rapidement, dans le désordre… Tout cela est inquiétant pour un responsable de salle de spectacle. Faudra-t-il renoncer aux séances de 14h ? Emmanuel Papillon le craint si de l’aide ne lui vient pas très vite pour gérer l’espace public autour de son établissement. 
  • Fête des lumières au Pari's des faubourgs

    Cette année encore, l'association Pari's des faubourgs (en partenariat avec d'autres associations solidaires) invite à la Fête des lumières vendredi 9 décembre au square Alban Satragne dès 17h.

    Concert, jonglage, maquillage ... et pour se réchauffer, boissons chaudes.

     

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  • Les quatre jours Très Très Goutte d'Or

    Les Gouttes d'Or de la mode et du design nous invitent aux 4 jours TTGO - Très Très Goutte d'Or ! Ca se passe du

    jeudi 1er décembre au dimanche 4 de 14h à 19h

    et avec un vin chaud le 1er à partir de 19h. 

  • Fête du court métrage à la médiathèque Françoise Sagan

    Du 15 au 18 décembre, ce sera la fête du court métrage en France.

     

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    Le 10e sera de la partie grâce à la médiathèque Françoise Sagan qui proposera un programme tous publics, dès 7 ans : " L'imagination au pouvoir!"

    vendredi 16 décembre à 17h30.

     

     

     

     

     Et si vous n'êtes pas à Paris, cliquez sur le programme pour tout savoir.

  • Pour voter, faut s'inscrire !

    Citoyennes, citoyens, pour voter en 2017, il faut s'inscrire sur les listes électorales et ce avant le 31 décembre. C'est aujourd'hui un geste simple qui peut même être fait du fond de votre canapé avec votre tablette. La Mairie de Paris vous explique très bien cela sur la page Elections : fonctionnement et inscription. A vous de jouer.

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  • Un ouvrage sur Jacques Decour en souscription

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    Dans le quartier, nous avons tous eu un enfant (ou plusieurs) comme élève du collège-lycée Jacques Decour. Son évocation ne manque donc pas de raviver des souvenirs. Or, l’association Sauvons le Patrimoine ! qui oeuvre depuis des années pour que la mémoire de ce grand résistant ne tombe pas dans l’oubli, tout en préservant le patrimoine de l’établissement, ses collections, les ouvrages de sa bibliothèque, ses archives… cette association s’apprête à fêter les 150 ans de la cité scolaire qui porte le nom de Jacques Decour seulement depuis 1944. L’initiative tient avant tout à commémorer les 75 ans de la mort de Daniel Decourdemanche le 30 mai 1942. Pour le faire de la plus belle manière, il a été décidé de publier un ouvrage, en coordination avec les Editions La Thébaïde, qui sera très largement illustré de documents rares et de photos qui ont été confiés par la fille du professeur, Brigitte Decourdemanche. 
     
    Ce livre de 72 pages au format 21X20 sera tiré à 700 exemplaires. 
    Une souscription est lancée pour aider l’association Sauvons le Patrimoine ! à le faire dans de bonnes conditions. Nous nous associons ici pour relayer leur appel à l’intérêt et la générosité de toutes les personnes du quartier qui ont des souvenirs attachés à cet établissement et la volonté d'aider cette initiative. 
    Le prix de souscription jusqu’au 30 mai 2017 est de 11€, ou de 21€ par lot de 2 ex. (il sera de 15 € plus tard)
     
    Vous trouverez le bon de souscription en cliquant ici, il est à retourner avec votre chèque à l’ordre de Sauvons le Patrimoine ! au 12 avenue Trudaine, 75009 Paris.
  • Joyeux Noël....

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    Noël

    Le blog fait une trêve entre Noël et Jour de l’An, nous espérons vous retrouver en forme après cette pause…
    Bien cordialement, 
    Le bureau de l’association. 
  • Le projet du 360 enfin lancé à la Goutte d'or

    Lundi dernier, le projet du 360, dans les cartons depuis plusieurs années, a été lancé officiellement en présence de son directeur et initiateur Saïd Assadi et de nombreux élus de tout bord au centre Barbara (FGO). Un signe qu'il était important de faire part de son soutien à ce futur espace de création de production et de diffusion des grandes voix du monde. Nous en parlions déjà dans un article de novembre 2013. Une réalisation en plein coeur de la Goutte d'or qui devrait voir le jour en 2018.

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    Ce projet privé d'intérêt général est  soutenu par la Ville et par la Région et on ne peut que s'en réjouir. Le lieu accueillera sur 6 niveaux un studio de répétition, un restaurant, une salle de spectacles modulable (entre 150 et 300 personnes), un incubateur d'entreprises culturelles, des bureaux partagés, des résidences pour artistes et un potager sur le toit qui fournira des produits pour le restaurant.

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    Projet de l'agence Gaetan Engasser, le 360 sera très ouvert sur le quartier avec une parcelle vitrée et un hall monumental à l'angle des rues Léon et Myrha. Et il s'inscrira parfaitement dans l'esprit de la requalification du quartier avec le projet des arcades de la rue de la Goutte d'or et du passage Boris Vian (voir notre article du 29 novembre).

    Voir ci-dessous la vidéo de présentation


  • Petite foire culturelle à Pajol

    Nous relayons ici les animations proposées par la galerie CANOPY demain dimanche 9 avril  de 11h à 18h pour "faire vivre la culture à La Chapelle et continuer à faire aimer ce quartier malgré les difficultés actuelles".

    Rendez-vous sur la place devant la galerie au 19, rue Pajol dans le 18e pour une petite foire aux livres d'occasion, avec une dizaine de stands d'habitants du 18e, des animations (quizz sur le quartier, poésie, café à la galerie).

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  • Quelques idées pour la promenade urbaine

    L'atelier d'architecture autogérée (AAA) a du reporter la seconde réunion qu'il avait programmée pour le 7 avril en raison des vacances scolaires et du risque d'absentéisme. Alors, revenons ensemble sur la première qui s'était tenue le 24 mars.

    Elle n’a pas été facile pour ses animateurs. La salle située au premier étage du centre d’animation de Château-Landon (10e) était sous-dimensionnée pour la foule venue donner son avis. Elle comptait des habitants avertis par notre blog peut-être ou par la communication des mairies, également des membres de notre association et de deux autres, DemainLaChapelle et SOS Chapelle, implantées de chaque côté de la place de La Chapelle (10e et 18e) avec lesquels nous avons noué des relations en vertu de l’adage « l’union fait la force ». Dans ces conditions, foule et exiguité de la salle, il a été difficile d’échanger de la manière que l’aurait souhaitée M. Petcou, le directeur d'AAA, et sans être trop critique, on peut dire que la maitrise de la réunion lui a échappé. 

    Nous avons dit, déjà, ici, notre déception lors de la séance de présentation de AAA et de ses associés dans le projet de Promenade urbaine le 3 mars dernier (lire notre article du 7 mars). Nous nous attendions un peu ce vendredi-là à une séance de travail construite sur les mêmes bases, à savoir des tables rondes affichant quelques mots-clé : cuisine du monde, espace public, déchetterie et recyclage, agriculture urbaine, etc. Nous comprenons le principe. Il faut faire parler le public de ses envies le plus spontanément possible. En lui proposant des concepts assez globaux, on peut lui faire dire ce que cela lui évoque et ainsi faire émerger sa vision du projet. Dans un tout autre domaine, la méthode rappelle les séances de communication publicitaire autour du lancement d’un produit. Paperboard et markers : « Et si je vous dis « travail » vous pensez à quoi ? » pour voir si le nouveau produit a bien l’effet escompté sur le public ou répond bien à l'attente du client. 

    Il a fallu très peu de temps pour se rendre compte que ce type de concertation, ou de co-construction, expression patentée, ne convenait pas à la salle. Nous avions noté en arrivant un peu avant 19h qu’une pré-réunion était déjà en cours. De fait, quand nous sommes entrés, quelques personnes étaient déjà assises autour des tables, sans que nous sachions si elles étaient des collaborateurs de AAA ou des invités. Quand M. Petcou a pris la parole, il a oublié de se présenter et de les présenter, or la moitié des personnes présentes ne le connaissaient pas. On percevait déjà un flottement. Très opportunément, Elise Fajgeles, élue du 10e, a pris la parole pour ramener un peu de sérénité, apporter les informations nécessaires, rappeler rapidement l’historique du projet, préciser la mission de l’AAA, et expliquer en quoi consistait la réunion. Heureusement.

    Quelles ont été les principales remarques exprimées dès le début ? 

    L’exiguïté des lieux pour commencer, car la fréquentation habituelle avait été largement dépassée. Le Louxor avait été pressenti comme lieu de réunion, nous a dit M. Petcou; en fait, une mauvaise idée, puisque le cinéma a besoin de toutes ses salles en soirée pour son activité de cinéma. Quand nous y convoquons nos assemblées générales, nous rendons la salle à 11 heures…. Peut-être la salle Saint Bruno pourrait-elle être une solution : elle est à un tarif très compétitif et sa capacité est bien plus grande. Ce serait de plus une façon de voir les habitants de la Goutte dOr sur place. Nous transmettrons l'idée à AAA.

    Le défaut d’organisation aussi, pas d’ordre du jour, pas de compte rendu de la réunion précédente… une présentation sur écran pas lisible à partir du milieu de la salle… Un habitant a demandé si AAA ne pourrait pas mettre un site collaboratif à la disposition des habitants pour échanger idées et propositions plus facilement. Une deuxième bonne idée !

    Ensuite, les quelques personnes présentes lors de la réunion du 3 mars, ou celles qui en avaient eu des échos, ont exprimé leur désaccord avec le choix des pistes proposées, toutes plus ou moins proches de l’ESS, l’économie sociale et solidaire, le recyclage, les jardins partagés, l’utilisation de matériaux récupérés, etc. Trop peu ou mal informés, les habitants ont eu le sentiment qu’on leur proposait un projet recyclé lui aussi, avec des solutions qui peut-être avaient fait leur preuve ailleurs, mais qu’ils n’imaginaient pas avoir leur place entre Barbès et Stalingrad. L’agriculture urbaine à leurs yeux nécessite des espaces, et les quelques exemples que nous avons eus, comme les pieds d’arbres plantés et surtout « entretenus » par les habitants, ne sont pas tous des réussites. Quant aux friches cédées par la ville à des associations, certaines présentent un bien triste aspect après quelques mois ou années, et peuvent être assimilées à une privatisation de l’espace public à l’usage de bien peu de monde. 

    Plusieurs habitants ont rappelé la présence d’entreprises culturelles, de qualité, qui mériteraient bien qu'on leur fasse écho dans la rénovation du parcours, soit en les reliant entre elles, soit en améliorant leur fenêtre de visibilité sur le boulevard. Quelqu'un a évoqué le parvis des Bouffes du Nord qui pourrait être mis en valeur. Un autre la possibilité d'ouvrir un kiosque de lecture ou d'échange de livres, type circul'livres. Une troisième bonne idée : la culture !

    Manifestement les habitants souhaitent voir l'émergence d'un projet de qualité et non des stands de réparation de ceci ou de cela.

    Le cas de la déchetterie a été débattu quand une responsable de la Direction de la Voirie a émis des doutes sur sa reconversion. Un participant a alors clairement expliqué qu'elle était utilisée par des entreprises, qui se débarrassent à bon compte de leur gravats, matériaux usagés, ou sanitaires, en totale rupture avec sa vocation puisqu'elle est statutairement réservée aux particuliers. Pour notre part, nous avions souhaité que cet espace accueille une ressourcerie, comme l'ancienne gare d'Ornano — un vrai succès, au-dessus de la Petite ceinture. Couplée avec le square de Jessaint, qui pourrait ainsi bénéficier de plages horaires d'ouverture plus larges. L'actuelle gestion du square est confiée à Emmaüs Solidarité qui l'occupe avec des ateliers de réinsertion (Premières heures). Il doit rouvrir bientôt mais seulement deux demi-journées par semaine pour un public qui devra s'inscrire (pour des raisons d'assurance). Voir notre article du 23 mars 2017.

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    D'autres pistes sont imaginables dans cet espace couvert s'il est aménagé. Un parcours de skate board à différents niveaux, comme le skate park situé rue Léon-Cladel, près de la rue Montmartre. En général, cette activité est mal vue des riverains parce que bruyante, mais là, les immeubles sont loin.... et en cas de protestation du « 39 », l'aire peut-être facilement fermée pour la nuit. Une salle de démonstration de hip hop ou de danses urbaines, comme dans les salles de répétition du centre Barbara. Cela pourrait même être une vitrine avancée pour le centre.

    Les riverains sont conscients que le sous-viaduc est un environnement contraint. Peu ensoleillé du côté 10e, il ne sera pas une terre idéale pour des plantations luxuriantes ! Bruyant, à cause du passage des rames de métro — certains s'en sont plaints dans la salle — il ne pourra pas abriter des concerts ou des festivals de musique. En revanche, nous voyons assez bien des expositions photographiques sur les grilles de la SNCF, ou de la RATP, ou encore des concours de drums ou de batucada, les percussions brésiliennes… des répétitions de défilés carnavalesques, etc.

    Une autre contrainte d'importance sera la maitrise du marché deux fois par semaine : cantonner le nombre de stands dans une limite raisonnable qui permette le stationnement des camions sans débordement. Ménager des passages nord-sud, respectés, qui assurent une évacuation en cas de besoin, mais aussi le passage normal des riverains d'un arrondissement à l'autre. Créer une aire sans vente, une voie de passage libre au milieu du marché, face à la future entrée de l'hôpital Lariboisière (voir ci-dessous). L'occuper de façon conviviale, par un bâtiment de qualité qui pourrait être un équipement polyvalent. Et pourquoi pas lui donner cette vocation de cuisine du monde, dans une configuration adaptée à une utilisation locale, le proposer à des groupes de femmes (ou d'hommes !) qui sont actifs dans les associations de la Goutte d'or, qui pourraient transmettre leur savoir faire, et vendre leur production les jours de marché. Mais du marché, il n'est pas question dans les réflexions de AAA. Il est essentiel de penser à des activités pérennes, pas des occupations temporaires à petits moyens qui ne résisteront pas à l'usure du temps. L'appropriation des équipements proposés doit se faire par le plus grand nombre, or pour l'instant la communication de AAA est discrète. Trop discrète. Un exemple ? Les 150 flyers distribués, dixit M. Petcou, pour informer trois arrondissements associés au projet....

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    AAA a annoncé une prochaine réunion au cours du mois de mai. Nous pensons qu'il faudra revoir la forme de la concertation et varier les propositions déjà formulées. Ce 24 mars, Félix Beppo, adjoint du 18e chargé de la voirie, s'était exprimé sur le sujet et avait précisé que le 18e n'était pas prêt à accepter n'importe quel projet, ajoutant que les habitants avaient droit à une écoute sérieuse. Le maire du 10e, Rémi Féraud avait également donné son avis quelques jours plus tard dans une interview au Parisien. (à lire ici)