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Situation à Barbès: le préfet réagit

A la suite des nombreux courriers de riverains et d'Action Barbès envoyés au préfet de police de Paris en décembre, ce dernier a réagi et organisé une réunion le 17 janvier dernier à la mairie du 18e (voir notre article du 5 janvier).

Le soir même, Le Parisien relatait dans son édition du soir en ligne l'essentiel de la réunion avec le Préfet sous la plume de sa journaliste Cécile Beaulieu. Vous pouvez le lire ici. On y retrouve les grandes lignes des actions que la police s'engage à mettre en œuvre avec détermination pour regagner la maitrise de l'espace public, redonner la liberté de mouvement aux habitants, faciliter les allers et venus des femmes dans ce même espace public souvent accaparé par une présence trop masculine, mettre un terme aux ventes de cigarettes en remontant et en faisant tomber les filières...

Nous y étions.

Une délégation impressionnante!

Tout d'abord, notons une mobilisation des autorités policières sans précédent, sur place, dans le 18e, pour répondre aux plaintes des habitants. Après être venu prendre la température en personne dans le quartier, le vendredi 13 janvier (nous étions là!), le Préfet Cadot s'est entouré de son directeur adjoint Serge Boulanger, de plusieurs directeurs de services et commissaires centraux, Yves Crespin directeur de la police judiciaire et Pascal Le Borgne directeur de la sécurité de proximité, du Commissaire Jacques Rigon, chef de district 10-11-12-18-19-20, et coordonnateur de l'opération de grande envergure qui s'annonce. Avec bien entendu la commissaire centrale du 18e, Valérie Goetz, pour exprimer au plus près la connaissance du terrain. La Ville n'était pas en reste : les deux maires des 10e et 18e, Colombe Brossel l'adjointe à la sécurité d'Anne Hidalgo, Matthieu Clouzeau le directeur de la Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection (DPSP), Coralie Lever-Matraja, chef de la Circonscription nord de la DPSP, des adjoints et chefs de cabinet.

Reconnaissons que les visites sur place du Préfet le vendredi 13 et de M. Rigon, le lendemain après midi après le marché, ont du compléter efficacement les informations que les habitants avaient été nombreux à faire parvenir à la préfecture, ajoutons-y les nombreux courriers reçus à notre initiative, et un tableau assez fidèle commençait à prendre forme en haut lieu.

En préambule

Nous tenterons de donner ici l'essentiel tant la réunion a été longue (plus de 2h30) et les informations détaillées.

Les occupations illicites de l'espace public, de toute nature, ne sont pas contestées. Le Préfet a tout d'abord souhaité présenter un bilan des actions menées. Mais c'est la suite qui intéresse les habitants. Aussi a-t-il expliqué qu'il fallait maintenant "construire une démarche organisée comprise par les habitants et mener ainsi un travail en commun avec les acteurs locaux". Le périmètre comprend le secteur de Château-rouge, celui du carrefour Barbès, la placette Caplat-Charbonnière, et s'étend jusqu'à la place de la Chapelle.  Il recoupe en partie la Zone de sécurité prioritaire Barbès-Chateau-rouge (ZSP) qui est toujours d'actualité mais dont nous n'entendons plus guère parler depuis quasiment deux ans.

Il faut changer de braquet!

C'est le leitmotiv de cette réunion. Tous les responsables présents l'ont martelé et on ne pouvait qu'approuver. Colombe Brossel précisait :"Malgré toutes les actions mises en place avec la PP et la DPSP, on voit bien que les améliorations sont soit trop lentes, soit trop faibles, soit les deux. Nous voulons faire en sorte que la vie à Barbès soit améliorée. Certains lieux sont très anciens, la placette Caplat-Charbonnière par ex. Il faut qu'on change de braquet pour que les améliorations réelles puissent voir le jour. Au-delà des aménagements urbains (comme la Promenade urbaine) qui sont en projet. La dérégulation de l'espace public à Barbès est un sujet majeur pour la mairie de Paris. On le reconquerra mètre par mètre ! "

Quelques chiffres

En 2016, les agents du 18e ont procédé à 259 interpellations pour vols à la tire, dont 221 sur le seul carrefour, et 107 sur ce dernier trimestre.

4200 PV simplifiés ont été dressés. 32 tonnes de marchandises vendues illégalement saisies. Du côté des commerces, une cinquantaine de fermetures avec des durées parfois allongées à 40 jours.

Ce sont 296 tonnes de marchandises, déballées sur l'espace public, saisies sur le 18e en 2016 et pour les contrefaçons 20 000 pièces saisies.

6 réseaux de trafic démantelés, dont celui d'une banque privée illégale à destination de l'Afrique, qui a été saisie d'un million d'euro en cash après, évidemment, plusieurs mois d'enquête.

Les cigarettes, ce sont 2 à 3 livraisons par semaine, qui passent par Dubai, puis Le Caire ou Alger. Quand on sait qu'au bout de la chaine, c'est environ 15 euros de bénéfice par cartouche vendue, on comprend aisément l'ampleur du problème.

Quant à l'opération qui nous avait été annoncée pour la mi-décembre lors de la rencontre avec les maires le 2 décembre, la DPSP a dressé 426 PV sur le seul boulevard Barbès pour occupation illicite des trottoirs.

Notre intervention et notre opinion

Nous sommes bien évidemment intervenus puisque le but était aussi d'écouter les habitants qui vivent les problèmes au quotidien. Nous avons insisté sur la dégradation de la situation même si nous ne nions pas la présence policière et les actions menées. Mais ce qui est fait ne suffit plus. L'espace public de notre quartier doit être aussi agréable qu'ailleurs. En ce qui concerne les ventes sauvette les jours de marché, nous avons exprimé notre souhait que l'on différencie les ventes via les trafics organisés de celles des biffins qui vendent des objets récupérés çà et là. Nous avons donc demandé que la Ville réfléchisse à l'implantation d'un lieu pérenne pour les biffins, contrôlé bien sûr par une association comme c'est le cas Porte Montmartre. Souhait que nous avions émis lors de la mandature précédente auprès de Daniel Vaillant, alors maire du 18e. Nous avons bien conscience que tout n'est pas simple, mais on peut a minima commencer la réflexion autour d'une table avec les acteurs concernés. Enfin, nous avons signalé l'état très dégradé des pieds d'arbres sur le boulevard Barbès. (et que dire du boulevard de Magenta...)

Nul doute que la Préfecture a pris la mesure du phénomène. Barbès n'est pas le seul site où l'espace public est l'objet d'occupation illicite, où les trafics fleurissent, où le droit n'est plus respecté. Mais, ici, nous sommes à Paris, le cadre évolue, les habitants changent et ne le supportent plus. D'autant que d'autres territoires ont été reconquis ces derniers années, comme la porte de Montreuil, ou le boulevard de Belleville, avec des efforts considérables de la police. Alors, pourquoi pas ici ?

Prochaine réunion prévue plénière dans deux mois. D'ici là, nous avons une première réunion en petit comité prévue la semaine prochaine avec Jacques Rigon pour un premier point.

Commentaires

  • Un grand merci à votre association pour votre action et pour ce compte-rendu précis. Il y a effectivement des efforts qui ont été faits et que nous constatons. C'est quand même encourageant .

  • Merci beaucoup pour ce compte-rendu et tout le travail effectué. Vous avez raison de différencier marché de la misère et réseaux mafieux, à ceci près que les deux se rejoignent et se confortent (par exemple, au tout début du marché sauvage, il y a quelques années, il y avait un petit groupe de femmes, toutes de la même origine, qui d'un jour à l'autre se sont mises à revendre des produits distribués par les banques alimentaires : misère, trafic organisé, ou les deux à la fois ?). Pour avoir un peu suivi l'affaire du carré des biffins, je constate que la légalisation et l'encadrement de l'illégalité ne sont pas une solution, bien au contraire. La position que vous avez soutenue pourrait-elle être soumise à débat au sein de l'association ?

  • Merci beaucoup pour votre implication! I have a dream...j'espère que tout cela va se mettre en place réellement car pour notre part, très peu d'amélioration pour l'instant..il est 13h....tous les trottoirs et l’inter rieur du métro sont bondés à craquer de biffins..et notre cour est tjs aussi envahi de trafiquants de cigarettes et de portables.. Très intéressant cette distinctions entre les "biffins"...Bon we.

  • Mercredi dans la soirée, peut-être en réaction aux carottes déversées le matin même par les buralistes, des hommes jeunes, encore plus nombreux que d'habitude, stationnaient près de l'entrée du métro et, tout à coup, des pétards ont éclaté un peu partout, pour le plus grand stress des personnes qui rejoignaient le Louxor, pour la soirée inaugurale "Lumière" ... Je pense que c'est la première fois que j'ai ressenti une certaine angoisse à circuler dans ces lieux

  • Tout cela sonne tres bien... bravo a la police pour les reseaux demanteles et les marchandises confisquees... mais si on sait depuis longtemps que les cigarettes arrivent de Dubai, pourquoi ce trafic a-t-il toujours lieu? Ou sont les douanes? 295 interpellations. Tres bien, mais de quoi s'agit-il? D'amendes? De prison ? Ou d'un coup de regle sur les doigts comme a l'ecole? Des qu'ils ont le dos tourne , on recommence... 4200 PV simplifies, 426 PV a Barbes, tres bien, mais je prefererai que l'on me dise combien de ces PV ont ete payes. Avec 'l'usine' de faux papiers de Barbes je ne serai pas surpris que la plupart de ces contrevenants soient des personnes illegalement sur le territoire avec de beaux faux papiers bien en regle... Beaucoup de ces PV risquent de finir en boulettes dans les poubelles... Quand aux biffins, leur habitude d'occuper le territoire doit etre rejete entierement. Pas de difference avec les autres traffics qu'ils couvrent souvent. Il n'ont qu'a aller sur le perif pres de St Ouen ou il y a de la place. Les trottoirs doivent etre liberes une bonne fois pour toutes de ces occupations illegales et envahissantes. Faire la difference pour un groupe dont on ne connait pas la composition, c'est laisser la porte ouverte a tous les abus et revenir a la case depart... Seule une presence constante de la police et une application de la loi sans relache finira par nettoyer le quartier. Attendons donc de voir le resultat...

  • @JD : nous avons effectivement l'intention de mettre le sujet des biffins à l'ordre du jour d'une prochaine AG pour que nous puissions débattre sur le sujet. Actuellement nous collectons des infos sur ce sujet pour alimenter le débat.

  • Merci pour le compte rendu. Mais je ne comprends pas pourquoi vous vous autoriserez à distinguer occupation légitime et illégitime des uns et des autres. Le cadre du respect de la loi doit être le même pour tous. Dommage, c'est la porte ouverte à l'efficacité de l'action qui vous avez jusqu'ici tellement bien portée.

  • Merci à la Police pour sa présence et son travail mais sera un travail de longue haleine pour que nous puissions vivre "normalement" après des années de laxisme. La loi doit s'appliquer à tout le monde et pas de traitement de faveur pour les biffins. L'espace public doit être libre.
    Merci à l'association pour son travail.

  • La lutte contre la misère passe aussi par la création de richesses et la possibilité à chacun de créer son job ou de rejoindre une entreprise de croissance. Le 13ième va, d'ici à quelques mois, se doter du plus gros accélérateur de start-ups au monde, Station F. Que fait vraiment le 18ème en la matière?
    https://stationf.co/fr/

  • Signe de l'aggravation de la paupérisation sans doute, le terre-plein de la rue René Binet entre bld extérieur et périph, à la porte de Clignancourt, est nouvellement envahi par des centaines de biffins le samedi. Peut-on laisser se multiplier ces puces de la misère ?

  • @Maria : la distinction que nous faisons est la suivante : les activités liées à des trafics (cigarettes pa exemple) et les activités traditionnelles de chiffonniers (sauvettes ou marché de la misère) qui ont toujours existé. La loi est la loi et s'applique à tous mais nous ne pouvons pas mettre ce "tous" dans le même sac pour réfléchir à des solutions.

  • Cela signifierait qu'il faille subir le marché à la sauvette de la misère qui se déroule mercredi et samedi AUTOUR et DANS le métro? Ce même marché qui a fait penser au Louxor de fermer ses portes quelques heures durant celui-ci? et qui engendre une saleté sans nom. Peut-être que je n'est pas tout compris...pouvez-vous dans ce cas m'éclaircir sur ce sujet? Merci beaucoup.

  • - AB, il me semble que votre distinction existe déjà. Les vendeurs illégaux ne sont pas tous dans le même sac : un "biffin", en pratique, ne risque rien, tandis qu'un gros vendeur de cigarettes de contrefaçon pourra parfois être poursuivi. Inutile d'institutionnaliser cette différence.
    - Mais il n'y a pas d'un côté les bons "biffins", de l'autre les vilains trafiquants : par exemple, les personnes qui revendent les produits distribués par les banques alimentaires sont à la fois des gens miséreux et des petits voleurs ; les Chinois qui déballent des objets ramassés dans les poubelles le font pour survivre mais sont aussi exploités par des réseaux de type mafieux, etc.
    - A partir d'un préjugé charitable, vous décidez de ce qui serait bien pour tous, sans tenir compte semble-t-il de l'expérience et de l'échec du "carré des biffins" de la Porte Montmartre (marché sauvage plus important que jamais ; légalisation de l'illégalité dont on peut estimer qu'elle n'aboutit qu'à installer et maintenir les "biffins" dans la précarité).
    - Où serait implanté ce nouveau carré des biffins ? Avenue Trudaine ? Place Jules Joffrin ? Bien sûr que non... Mais de toute évidence dans un secteur déjà en grande difficulté, au hasard boulevard de La Chapelle par exemple, là où l'on relègue tout ce dont on ne voudrait pas ailleurs. Ce qui est la garantie que, loin d'atténuer les problèmes, cela ne ferait que les enraciner.
    - Les difficultés actuelles de nos quartiers découlent largement de telles fausses bonnes idées, du traitement "différencié" et paternaliste des personnes et secteurs défavorisés. Ainsi, les lois ne s'appliquent pas de la même manière à Barbès que dans le centre de Paris ou à Montmartre ; il y a des tas de choses illégales qui se font ici au grand jour mais qui ne seraient pas tolérées une seconde ailleurs (exemple que vous connaissez bien : le marché et ses dérives). Nous en payons le prix.
    - Dernière remarque, votre raisonnement s'applique-t-il aux autres activités non légales sur la voie publique ? Par exemple, sur la base des mêmes principes, faudrait-il organiser un "carré des prostituées" à Château rouge ?

  • @LC : nous ne défendons pas le maintien du marché "sauvettes" bien entendu. Nous faisons cette distinction dans une première approche qui consiste à voir comment certaines choses pourraient être organisées car potentiellement légales et les autres supprimées car nettement illégales. C'est un vaste chantier.

    @JD : vous savez très bien que nous connaissons la situation probablement aussi bien que vous. Donc, s'il vous plait, ne nous faites pas de procès d'intention et ne faites pas ne nous des juges de la bien pensance et du "charitable", ce que nous ne sommes ni ne voulons être. Le sujet est trop sérieux pour ne pas essayer de voir ensemble comment cette situation pourrait être traitée.

  • Désolé si la virulence ma réaction vous a choqué, ce n'était pas délibéré. Mais je suis assez effaré de voir les mêmes erreurs se répéter à l'infini, et nous avons assez des pouvoirs publics - très doués en la matière -, sans qu'en plus les associations de quartier s'y mettent... ;-)

  • Pour alimenter le débat : je crois que votre action sera beaucoup plus ciblée et efficace si vous ne mélangez pas légitime ou illégitime avec légal ou illégal . Les situations que nous observons dans notre quartier sont elles-mêmes illégales ou non? Le s pouvoirspublics aurons du mal à vous comprendre si vous persistez à donner de dimensions particulières à des situations qui sont clairement du domaine de la loi tout court.

  • OUI OUI surtout ne pas mélanger légitimité et illégalité! En ce qui nous concerne ici ne parlons que de légalité ou non auprès des autorités sinon le discours sera totalement inaudible et un flou sera complètement contre-productif...Merci.

  • @ LC et Maria : soyez rassurés, nous ne confondons pas légalité et légitimité et c'est bien pour cela que nous menons un travail de collecte d'informations et de partage de celles-ci avec les autres pour essayer de trouver une solution

  • @JD : évidemment, on peut considérer qu'essayer de trier un peu les choses pour tenter de trouver une solution, c'est commettre une erreur tout comme un ancien Premier ministre pensait qu'expliquer les choses c'était les justifier, mais nous ne sommes pas dans cette logique.

  • Je croyais que votre association existait pour defendre les residents et habitants des quartiers que vous couvrez. "Tenter de trouver une solution" comme vous dites, c'est deja accepter un etat de fait et une compromission aux invasions exterieures. Quand vous dites "voir comment certaines choses pourraient être organisées car potentiellement légales " vous me faites peur! La vente de cannabis, le port du voile complet, l'occupation des trottoirs pour vendre n'importe quoi, etc... sont toutes des 'choses potentiellement legales'... si on en croit certains politiciens... Il me semble que vous risquer une derive et vous ouvrez la porte aux abus si vous ne conservez pas une ligne claire, comme le suggerent d'autres, sur ce qui est, pour le moment, illegal. Point Barre.

  • Essayons de rester reconnaissant à l'énorme travail d'Action Barbès qui font tout pour améliorer notre quotidien tout de même. Que ce blog reste un lieu de débat constructif et que notre colère s'oriente vers une situation et non vers notre "porte-parole " à tous... concernant la situation après 15 jours d'opération forte qu'avançait la préfecture, nous ne trouvons pour l'instant aucun changement visible de la situation. Du moins en ce qui concerne les SORTIES METRO ET TOUT LE BOULEVARD LA CHAPELLE DE LA BRASSERIE BARBES A LA PLACE CHARBONNIÈRE ( et notamment dans notre hall et cour du "HAMMAM" qui est un lieu de stockage imposant de cigarettes!!! . Je ne sais pas comment s'est passé le marché des biffins hier mercredi, j'étais absent, mais celui de samedi était identique à ceux depuis de nombreux mois...je ne comprends pas...Certes une présence policière plus importante (notamment des CRS mais qui malheureusement , il me semble, n'ont aucune vocation à des contrôles d'identités, confiscation des cigarettes, interpellations etc etc...)..Voilà c’était juste pour vous faire part de notre constats étant donné que vous semblez faire des points réguliers sur la situations, avec les autorités. En tout cas merci encore à vous.

  • Bonjour,

    LC: Des actions importantes sont en cours. Nous vous tiendrons informés prochainement sur notre blog

  • @LC : merci de votre message. C'est en effet de témoignages comme le votre dont nous avons besoin pour faire remonter tout cela à la préfecture de police. Nous ne pouvons hélas garantir le résultat et dire que les actions de la police seront efficaces, nous jugerons avec vous. Mais la manière dont vous abordez la question est la bonne. de notre point de vue.

  • @Chez : il nous faut préciser un certain nombre de choses suite à votre message. Le but d’Action Barbès est bien l’amélioration des conditions de vie dans le quartier et un peu au delà. Mais c’est une association, c’est à dire qu’elle agit en fonction de ce que veulent ses adhérents. Nous mettons en général les grands sujets en débat avant que les assemblées générales des adhérents ne votent sur telle ou telle position défendue par la suite par l’association sur ce que souhaite la majorité de ses adhérents. Ce fut le cas pour le projet de salle de consommation de drogue à moindre risque, projet que nous avons soutenu et continuons à soutenir, c’est aujourd’hui le cas pour le projet de promenade urbaine Barbès Stalingrad. Nous ne sommes donc pas une association pour « défendre les résidents » comme vous le dites mais une une association qui a vocation à créer du lien entre les résidents des arrondissements et à réfléchir à des pistes d’amélioration avec ceux qui s’engagent dans notre association.
    Nous sommes donc une association qui cherche des solutions, nous ne voulons pas être une association de simples râleurs que ne proposent jamais rien et qui ne regardent que leur bout de trottoir devant chez eux. Trouver une solution dans le cas des biffins ne signifie nullement accepter un état de fait mais regarder la réalité en face, voir ce qui peut être fait dans le cadre légal actuel. Accepter un état de fait serait ne rien faire. On pense ce que l’on veut de ce qui a été fait à Montreuil pour les biffins, mais c’est une expérience à ne pas négliger. Idem pour le marché de la porte Montmartre dont nous savons très bien que le résultat peut être discuté mais c’est aussi une piste. Donc notre ligne est claire. Elle peut ne pas vous convenir mais nous n’avons aucune légitimité à parler aux noms des personnes vivant à Barbès, nous parlons au nom des adhérents de notre association. Et tant mieux si d’autres, non adhérents, partagent notre point de vue. Tant pis si d’autres ne le partagent pas.

  • EXCUSEZ-MOI ACTION BARBES MAIS VOUS N'ETES PAS SEULS A MERITER LES REMERCIEMENTS. LES RIVERAINS SUR BOULEVARD BARBES SE SONT BEAUCOUP PLUS ORGANISES ET ON AGIT DE FACON TRES CIBLE.
    C EST MON QUARTIER DEPUIS 19 ANS ET JE NE VOUS AI JAMAIS JAMAIS JAMAIS VU SUR MON BOULEVARD...LA PETITION LANCE PAR UN PETIT GROUPE DE RIVERAINS A EU BEAUOUCP PLUS D EFFETS QUE VOS LONGS DEBATS, VOS COMPTE RENDUS ECT.
    Vous etes nuls et nous le savons tous sur le boulevard.

  • Le commentaire précédent est totalement injuste et injustifié - pour rester poli -. Je le dis avec d'autant plus de force que comme le montrent mes interventions ici je ne me gêne pas pour critiquer l'action d'AB sur tel ou tel point. La seule "excuse" à cette attaque gratuite, c'est le désarroi dans lequel se trouvent de nombreux habitants. Ce désarroi qui peut à tout moment basculer dans la colère irraisonnée et la recherche de boucs émissaires.

  • Il semble que mon commentaire precedent a touche, sans le vouloir, un nerf sensible. Votre reponse a le merite, au moins, de confirmer votre positionnement comme je le pensais. Merci. Inutile de continuer plus avant cette polemique. Restons civil et sur le sujet qui est "l'amelioration des conditions de vie dans le quartier" comme vous le suggerez.

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