Web
Analytics

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18e - Page 74

  • D'un square à l'autre

    Les squares sont-ils dans leur ensemble prévus pour y accompagner les enfants, pour leur faire respirer un peu de nature, leur permettre de jouer (non plus dans des bacs à sable où prospéraient nombre de microbes...) avec des équipements adaptés à chaque âge ? On peut se poser la question. 

    Une conversation avec une adhérente de notre association, qui depuis peu est en charge d'une enfant de quelques mois, nous fait nous poser ces questions. Nous avons suivi pendant des années l'évolution du projet du square Alain Bashung inauguré en juin dernier et également relaté la présence dérangeante des pigeons aux abords du square de Jessaint et l'appropriation par les rats du même square, avant sa fermeture pour de longs mois. Les squares, cela nous connaît !

    Alors que l'été n'a pas encore remballé ses rayons de soleil et des températures plus qu'agréables, nous sommes contraints de formuler quelques critiques. Quoi de plus normal que de profiter des belles journées de septembre... Pas si simple. 

    Square de Jessaint : il est en contrebas du boulevard de La Chapelle, coincé entre la rue Marx-Dormoy, la rue de Jessaint qui lui donne son nom et les voies du réseau de la gare du Nord. Il est le prolongement de la place de La Chapelle, puisque de l'autre côté de la rue Marx-Dormoy se trouve également un espace avec de très beaux arbres, jeunes encore, des bancs, des massifs. 

    Dans la partie Est qui nous intéresse et qui a du être fermée et traitée, pendant de longs mois contre la présence de rats, difficile à éradiquer, on peut lire ce texte sur un panneau informatif : C’est un espace ombragé par des platanes hybrides et des aubépines, qui fait la joie des tout-petits grâce au jeu à ressort et la structure toboggan sur le thème des monstres ludiques.

    paris,18e,squares,bashung,jessaint,chapelle-marx-dormoy

    La réalité est tout autre. Les arbres sont bien là. Les équipements aussi, mais pas les enfants. Cet espace est utilisé comme lieu de pique-nique par des jeunes hommes qui trouvent là un terrain où se retrouver, où prendre leur repas, à défaut d'un foyer, ou d'un appartement. Nous ne leur jetons pas la pierre. Il est probable qu'ils avaient imaginé leur séjour à Paris sous de meilleurs auspices. Mais l'état dans lequel ils laissent le square n'est pas acceptable : papiers, emballages, reliefs de repas, cannettes... Est-il étonnant que ces restes alimentaires attirent la vermine ? Non. 

    Square Alain Bashung :

    Attendu, espéré, pendant de longues années... il a été inauguré peu de temps avant les vacances d'été. Dans le quartier de la Goutte d'Or, il va sans dire que tous les enfants n'ont pas la chance de partir loin et de goûter aux joies d'un air moins pollué. Restent donc les squares et pour les plus grands les centres aérés de la Ville de Paris. Certaines journées passées au square Alain Bashung ont été bien chaudes cet été. Les arbres ne proposent pas encore leur ombre bienfaisante. Laissons leur le temps de se développer.

    paris,18e,squares,bashung,jessaint,chapelle-marx-dormoy

    On peut voir cela comme une anecdote drôle : les plantations du square étant jeunes, les Parcs et Jardins ont recours à un réseau d'arrosage automatique pour que les jeunes plantes ne soient pas grillées dès la première année. Normal. Une de nos adhérentes qui a fréquenté le square régulièrement ces jours-ci, nous a dit que les jets d'eau fonctionnaient pendant les  heures d'ouverture du square et qu'ils faisaient la joie des enfants délurés... Il est bien précisé - et certaines assistantes maternelles le rappellent aux gamins - que ces matériels ne doivent pas être entravés dans leur fonctionnement, mais c'est trop tentant. Certes, une pluie fine, dispersée avec grâce sur les mamies assises sur les bancs peut être rafraîchissante, mais ne vaudrait-il pas mieux que le système d'arrosage soit nocturne ? 

     Voici ce qu'on nous écrit :

    Le square Alain Bashung est plutôt agréable, et régulièrement fréquenté par les enfants, petits et un peu plus grands.

    Mais la critique étant toujours nécessaire, il aurait été judicieux, dans la mesure où ce square est orienté plein Sud de prévoir une protection pour les tout-petits plus fragiles.

    Par ailleurs, l'arrosage automatique se déclenche aux environs de 19 heures, à la grande joie des plus grands qui ne manquent pas de se précipiter sur les arrivées d'eau et de les orienter à leur guise.

    Conclusion : un arrosage systématique de ceux qui passent par-là, et qui se retrouvent chemise et chemisier trempés...

    C'est bien ce qu'on avait compris !

  • Balade musicale dans la Goutte d'Or

    Une information sympathique que nous transmet l'un de nos contacts du 18e, la Coordination toxicomanie. 

    paris,18e,goutte-d-or,jardin-partagé,balade-musicale

     

     La balade musicale est couplée avec des lieux et des jardins partagés qui commencent à se faire bien connaître dans le quartier de la Goutte d'or. Certains ont eu un peu de mal à trouver leur rythme de croisière et on a pu lire des critiques assez acerbes qu'ils ne méritaient peut-être pas. 

    Des détails en téléphonant au 06 68 55 75 18.

    L'itinéraire passe par l'école de la rue d'Oran, l'Institut des cultures d'Islam, rue Léon, le jardin Noëlle-Savignat, rue Cavé, la Goutte verte, rue Cavé encore, le square Alain Bashung, rue de Jessaint, et enfin la cloture se fera en apothéose par un concert au jardin L'Univert, rue de Polonceau. 

    Demain de 14 heures à 18 heures : bonne balade !

     

        Il devrait faire beau d'après Météo France :

    paris,18e,goutte-d-or,jardin-partagé,balade-musicale

  • Journées Européennes du patrimoine

    Samedi 15 & Dimanche 16 se tiennent les deux Journées Européennes du patrimoine. Ces deux journées sont toujours un succès et beaucoup de supports vous proposent des lieux à visiter.

    Action Barbès a retenu pour vous deux endroits particulièrement intéressants et qui valent à coup sûr le déplacement.

    paris,patrimoineDans le 9ème, non loin de la place de Clichy, la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques ouvre les portes de son hôtel particulier rue Ballu.

    La Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD) siège rue Ballu, à deux pas du square Berlioz et de la place de Clichy. Propriétaire de plusieurs immeubles, elle occupe un espace important d’environ 8 000 m² entre la rue Ballu, la villa du même nom et l’impasse du Cardinal Mercier.

    L’ensemble architectural que nous voyons aujourd’hui rue Ballu date en gros du 19e siècle. La SACD s’est installée en 1928 à l’actuel 9/11 rue Ballu après avoir été successivement rue Saint Marc dans le 2e arrondissement, rue H. Lebas puis rue Henner. C’est bien sûr la proximité de nombreux théâtres qui lui a fait choisir cet arrondissement. Au début des années 30, elle s’est agrandie et a acquis l’hôtel particulier du poète Léon Petit Didier décédé en 1927 au 11bis qui le tenait lui-même de sa famille de riches industriels dans le secteur de la chimie. L’explosion de l’audiovisuel dans les années 50 l’a contraint à s’agrandir encore et la SACD a acquis aux n° 5-7 rue Ballu, deux pavillons qui appartenaient aux Hospices de Chartres dont un hébergeait une antenne du Commissariat de police du 9e. Cette antenne ayant déménagé au début des années 90, la SACD y a installé la Maison des Auteurs, sorte de Club où ils peuvent se rencontrer et travailler à leur convenance. Dans les années 70, la SACD a repris le n° 12 de la rue et dans les années 80 le 11bis de l’impasse du Cardinal Mercier attenant à la rue Ballu. Enfin, en 1993, elle racheté au Syndicat Professionnel des Producteurs de Pommes de Terre un second immeuble impasse du Cardinal Mercier.

    C’est donc un grand espace qu’occupe cette prestigieuse institution dont le point central est un jardin soigneusement préservé qui permet une communication facile entre les immeubles. La SACD a su garder à l’endroit le charme d’antan même si la disposition des lieux n’est pas très adaptée aux conditions de travail de notre monde moderne.

     

    paris,patrimoineDans le 10ème, il ne faut surtout pas rater le petit hôtel Bourienne, 58, rue d'Hauteville. Caché derrrière un imposant portail, il est le dernier représentant à Paris du style Directoire. Son petit jardin est exceptionnel et la décoration intérieure de l'hôtel particulier traduit la délicatesse des moeurs de l'époque. Joséphine de Beauharnais l'a beaucoup fréquenté avec les nombreuses Merveilleuses de l'époque. Entrer dans l'hôtel Bourienne, c'est revenir plus de 200 ans en arrière.

    Visite samedi 15 (12h à 18h)et dimanche 16 (10h -18h) 

    220px-Incroyable_et_Merveilleuse_2A.jpg

  • Une réunion sur l'aménagement de la place de La Chapelle bientôt

    Enfin !

    On nous annonce une réunion publique de présentation des travaux place de La Chapelle pour le mardi 25 septembre à 19 heures, à l'école primaire, 58 rue Philippe de Girard.

    Nous n'avons pas l'habitude d'annoncer avec une telle anticipation les réunions que nous propose Dominique Lamy, adjoint au maire chargé des transports et des déplacements du 18ème... Mais cette fois, il nous faut montrer autant d'enthousiasme pour ce projet que nous avons fait preuve de patience dans la dernière décennie. Toutes les observations, les nôtres et celles des conseils de quartiers limitrophes, tant du 18e que du 10e, convergeaient vers un réaménagement de l'axe entrant par la porte de La Chapelle, puis de la rue Marx-Dormoy, et enfin de la place. Les flux en question échouent sur la place de La Chapelle avec l'obligation de s'écouler soit à l'ouest vers Barbès, soit à l'Est vers Stalingrad, sans oublier un bon nombre d'automobilistes qui empruntent la rue Philipe de Girard, au grand dam des riverains de cette zone dite verte du 10e.

    Que dit l'annonce ;

    Objetctifs :

    Rendre plus confortable et sécurisé le cheminement des piétons par :

    • - élargissement des trottoirs des deux côtés du barreau Nord de la place.
    • - la création d'une zone piétonne accessible aux engins de pompiers sur le barreau Est de la place
    • - la mise en place d'une double piste cyclable autour de la place et de la rue Pajol dans le cadre de la création d'itinéraire cyclable entre le boulevard de La Chapelle et le rond point de La Chapelle.

    Pas plus ???

    document?id=12379&id_attribute=111Ce ne serait qu'un début alors ? Entre les aménagements pour l'arrivée du tram à la Porte de La Chapelle et ceux de la place que l'on va nous présenter le 25 septembre, il doit se passer quelque chose, non ? Toutes nos demandes en ce sens (avec l'espoir qu'une régularisation des flux par-là allégerait les encombrements entre La Chapelle et Barbès...) au fil du temps ont été rejetées avec l'argument imparable : la préfecture de police s'y oppose. 

    Or, il est venu à nos oreilles que poussée par le lobby des taxis, la PP aurait revu sa position sur cet axe entrant. Pour la préfecture il semble que l'axe sortant soit tout aussi important : ce sont les liaisons automobiles vers le nord, et notamment vers l'aéroport Charles-de-Gaulle, qui sont en jeu.

    Donc, une question pour la mairie du 18e et peut-être aussi directement au nouvel adjoint de Bertrand Delanöe chargé des transports et de l'espace public, Julien Bargeton : quand réunissez-vous les acteurs locaux pour entamer une réflexion sur le réaménagement de la rue de La Chapelle et de la rue Marx-Dormoy ?

  • Barbès-Rochechouart sous les coups

    Vous avez été plusieurs à nous adresser un lien vers l'article du Parisien qui relatait les échaufourrés du jeudi 2 août devant la station de métro Barbès-Rochechouart. 

    Pour ceux qui n'auraient pas suivi, de quoi s'agit-il ? D'une banale interpellation vers 20 heures de deux individus suspectés d'avoir volé un mobile dans le métro, qui a dégénéré en affrontement entre les forces de l'ordre appelées en renfort et les groupes de vendeurs à la sauvette, "établis sur le terrain" et d'autres individus "si affinités"... Une précédente affaire similaire avait tourné au drame et un policier avait reçu plusieurs coups de couteau avant d'être transféré à l'hôpital. 

    Les policiers de la DSPAP (Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne) étaient-ils conscients que leur tentative d'interpellation allait se dérouler en milieu hostile ? Pas sûr. On n'approchait de l'heure de rupture du jeûne du ramadan, et plus qu'à tout heure, les abords de la station étaient noirs de monde. Les policiers du quartier, rompus aux conditions particulières du maintien de l'ordre dans le quartier, ne s'opposent pas frontalement à des activités, même illicites, quand ils sont en effectif réduit. C'est même ce qu'on leur reproche parfois ici, car la trop grande tolérance face aux incivilités – sans aller jusqu'aux délits – crée un climat de zone de non droit, au moins de laisser-faire.

    En revanche, l'action de la brigade locale affectée aux abords de la station de métro les jours de marché a réussi très correctement à maintenir le libre accès aux sorties et entrées de la station, de même que l'accès au marché. Bien sûr, les marchands non-autorisés et biffins attendent la fin des horaires de service de la brigade pour s'installer. On observe depuis le début de l'été une large activité de vente d'articles variés, à même le sol, relativement peu de marchandises périssables (qui nous avaient inquiétées pour les risques sanitaires que couraient les acheteurs) sous le viaduc après le passage de la propreté de Paris en fin de marché, et parfois jusqu'à tard le soir. 

    Depuis ces événements, nous avons lu dans la presse qui s'en est largement fait l'écho, une déclaration de Manuel Valls, minsitre de l'intérieur, que quinze zones de sécurité, dont le 18e arrondissement de Paris, allaient faire l'objet d'un renforcement des personnels de police et de mesures appropriées. La citation qui revient en boucle dans les journaux est celle-ci : L'idée, c'est de mettre le paquet là où il faut, pour ce qu'il faut, avec souplesse, adaptation. 

    On ne pouvait pas dire mieux ! Maintenant il reste à le faire !

    BFM TV

  • Bibliothèque Goutte d'Or fermée, des explications

    Nos différents articles du blog d'ACTION BARBES sur la longue et incompréhensible fermeture de la bibliothèque de la Goutte d'Or nous ont valu d'entretenir des relations avec les acteurs du secteur de la culture, et notamment le syndicat CGT des personnels de la culture de la Ville de Paris, et bien sûr, du côté de la mairie du 18e avec le cabinet du Maire, Daniel Vaillant. 

    viewmultimediadocument?multimediadocument-id=51167&role=1

    Vous avez suivi avec nous les dernières nominations à la maiire de Paris. Parmi celles-ci, on a noté l'arrivée de Bruno Julliard en remplacement de Christophe Girard qui présidera désormais les débats en mairie du 4e à la place de Mme Bertinotti. 

    Bruno Julliard à la fois au cabinet de Vincent Peillon, à l'Education nationale, et à la Direction des affaires culturelles de la Ville, cela peut être une retrouvaille entre syndicats sachant que le nouvel adjoint à la culture de la ville a un passé de syndicaliste reconnu. Voir cette photo tirée du site de wikipedia avec la biographie qu'on y trouve.220px-Bernard_Thibault_2006-03-07_n1.jpg 

     

     

     

    Après le communiqué que nous avait fait parvenir Didier Vallet, directeur de cabinet de Daniel Vaillant, que vous pouviez lire sur ce blog, nous vous proposons une information pluraliste en reprenant ici l'article de la CGT Culture de la Ville de Paris

    La (très) longue fermeture de la bibliothèque Goutte d’Or (18è) embarrasse tellement la Mairie de Paris que celle-ci a dû (enfin) fournir des explications sur cet incroyable imbroglio. Faut dire que la pression commençait à se faire sentir !

    Pour ce qui ne devait être à l’origine que de simples travaux d’amélioration de la ventilation, de remise aux normes le local poubelle et d’installation d’une nouvelle centrale incendie, la guigne s’est abattue sur la direction des Affaires Culturelles (DAC). Celle-ci, visiblement  très mal conseillée par la direction en charge de la rénovation des bâtiments, n’a pas réussi à chiffrer correctement le montant des travaux, raisons des premiers mois de retard sur le calendrier.

    Nouvelle tentative de la DAC, nouvel échec : Cette fois, c’est le marché qui est contesté pour des raisons de procédure. Nouveaux retards !

    Ensuite c’est l’architecte qui fait une crise de nerf. Celui-ci mettant en avant son « droit moral » (c’est son chef d’œuvre après tout) refuse que l’on fasse toute intervention sur les façades. Pas de chance.

    Enfin les négociations avec les entreprises patinent. En bon français, elles n’auraient guère été intéressées par le chantier. Encore du retard. La guigne quoi ! Si bien que des travaux qui auraient dû prendre fin au mois de mars (il y quatre mois) n’ont….  pas encore commencé.                                                        

    Cette cascade d’imprévus, dénoncée par la CGT et les associations de riverains, relayée par Ian Brossat, président du Front de Gauche au Conseil de Paris a fini par fâcher tout rouge le Maire du 18ème, Daniel Vaillant. Celui-ci, dans un article du « Parisien »  se croyant sûrement chez « amazon » demandait la mise en place d’un comptoir de prêt avec réservations des livres  par internet ! Mieux, le même s’était déclaré l’inventeur du concept de la bibliothèque « hors les murs » déchainant l’hilarité des personnels. (lire l'article ici)

    Ces prises de position n’ont même pas fait tilter les rares membres de l’administration qui avaient lu l’article. Ils trouvaient ça « normal ». Mais vu leur méconnaissance du métier, pas étonnant que ça bug.

    Bon, pour réparer tout ça, la DAC s’engage maintenant à mettre en place sur cinq jeudi après midi, Goutte d'Or « hors les murs » au square Léon. Elle promet aussi un début des travaux en septembre 2012, pour une réouverture (définitive?) en mai-juin 2013. C'est la première fois que ce genre d'information est donnée aux personnels.    

    Quant à la mise en place d’un comptoir de prêt, la première difficulté est de trouver des locaux. La DAC cherche encore. Ce comptoir serait d’une surface de 30m2 (c’est petit), pour une capacité de 2000 documents avec ouverture le mercredi et samedi après midi. Réponse au courant de l’été si un lieu est finalement déniché.

    Le sous directeur a beau jouer les ingénus (« c’est la première fois que nous avons des problèmes de travaux » déclare t-il sans remords), il a fallu lui rappeler qu’en 2008, la Médiathèque Yourcenar (15è) a fermé ses portes trois mois après son inauguration, pour réaménager les espaces, refaire la climatisation et remplacer la banque de prêt (coût de la plaisanterie, plus de 50 000 euros !).

    La date de réouverture de la bibliothèque Goutte d’Or va être en tout cas le premier chantier (c’est le mot) auquel devra s’attaquer le nouvel adjoint à la culture, Bruno Julliard.  Bienvenue à la DAC !!! 

     On sent comme un flottement, non ? 

    Pour avoir vu des difficultés variées dans des équipements municipaux, comme des écoles par exemple, on peut se poser la question si la réception des travaux, avant inauguration et prise en main des bâtiments par la Ville, est toujours impeccable.

  • Une balade à vélo dans le 18e

    Pensez-vous que le 7 juillet, nous pouvons espérer bénéficier d'un temps estival pour cette balade à vélo que propose la mairie du 18e ? Bien que des participants en ciré breton puissent aussi constituer un peloton à l'allure originale et très exotique dans les rues de Montmartre et de la Goutte d'Or...

    paris, 18e,bicylettes,vélo,promenade,montmartre,goutte-d-or,barbès

    Profitant de l'organisation de cette manifestation festive et sportive tout à la fois, nous revenons volontiers sur la dernière réunion du comité vélo, qui s'est tenue à la mairie du 18e, le 12 juin dernier. Nous n'y étions pas faute de disponibilité mais grâce à nos bonnes relations avec l'association MDB  et son représentant dans le 18e, Pascal Rigaux, nous avons rapidement su ce qui s'était dit. En aparté, nous regrettons que ces réunions du comité VÉLO ne captivent pas davantage de participants. Les cyclistes sont de plus en plus nombreux dans les rues de Paris et s'ils doivent se faire entendre, influer sur les décisions qui seront prises, il faudrait aussi qu'ils se mobilisent et soient présent quand l'opportunité se présente.

    En bref on peut vous révéler quelques détails des échanges, notamment sur les réalisations en matière de stationnement vélo dans le 18e :
    A fin 2007, il existait 1055 places (en comptant 1/3 des places en stationnement vélo + 2RM, le Saint-Germain)
    En 2009 ont été créées 183 places supplémentaires.
    Puis en 2010 : 258 nouvelles places.
    En 2011, de nouveau 132 places de plus.
    Soit un total de 1628 places.
    La volonté de la mairie de Paris est de créer 1 place vélo pour 2 places 2RM
    Il existe une carte floue qui montre les emplacements de stationnement vélo (en vert les anciens, en rouge les nouveaux), nous dit Pascal Rigaux dans ses notes, mais nous n'avons pas pu trouver cette carte, ni sur le site de la mairie du 18e, ni sur celui de la mairie de Paris, où une rubrique entière est consacrée au stationnement, mais celui des voitures, sous toutes ses formes : le tarif préférentiel, le stationnement résidentiel, comment le payer, où trouver un parking ouvert, les zones de livraison, le jour, la nuit, etc..... Le vélo reste bien le parent pauvre de la circulation, surtout si la bicyclette est la vôtre. Vélib' est un peu plus dans la lumière, où il va fêter ses cinq ans.

    Pascal Rigaux a effectué un relevé des aires de stationnements vélo dans une grande partie du 18e : ce relevé est disponible sur Openstreetmap : ici

    Il a également été question des résultats d'une enquête sur la perception du tourne-à-droite par le public. Elle dit que :
    - 50% des cyclistes connaissent le tourne-à-droite
    - 17% des cyclistes pensent qu'ils sont prioritaires sur les piétons.
    C'est beaucoup...
    - 40% des piétons pensent que ce n'est pas une bonne idée
    - 60% des piétons pensent que c'est dangereux
    - une réunion avec la préfecture de police et le CERTU est prévue pour analyser les résultats du test dans le 10e, notamment pour les cas complexes avec 2 rues successives sur la droite.

    Pour assurer un maximum de sécurité, il sera bon de réfléchir à chacun des cas qui se présenteront. Sécurité des cyclistes mais aussi bien sûr sécurité des piétons. Or, devant le Louxor, il s'avère que le sort de la piste cyclable n'est pas définitivement réglé. Nous ne savons pas ce que la section territoriale de voirie du 10e a décidé, ce que les élus privilégieront, si quelque autre autorité en décidera.... c'est le flou total. En ce qui nous concerne, nous connaissons bien le carrefour, nous savons apprécier les flux de piétons qui longent le Louxor selon les jours et les heures, nous imaginons les sorties des spectateurs après les séances de début de soirée. Autant que les files d'attente, qui en effet doivent être situées boulevard de La Chapelle, ce sont les sorties qui sont à craindre. La DVD et les élus peuvent-il imaginer une piste cyclable sur le trottoir du Max Linder, qui pourtant ne possède qu'une salle et un trottoir plus large que celui du Louxor, ou devant le Gaumont des Grands Boulevards ? Il y a là une vraie question. MDB est contre le maintien de la piste dans la voie de bus, situation actuelle à cause du chantier,  car sa largeur est de 3,40m, trop étroit pour que le bus dépasse le cycliste en toute sécurité. Il reste à élargir la voie de bus dans le dernier tronçon du boulevard de Magenta. Quid de l'espace, des possibilités, du coût ???