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Circulation & voirie - Page 11

  • Promenade urbaine : fermetures nocturnes du boulevard de la Chapelle pour travaux

    Les travaux de voirie pour la Promenade urbaine suivent leur cours. A présent arrive la réfection du revêtement de la chaussée dans la portion "Barbès-Maubeuge".

    Pour cela, la circulation va être déviée plusieurs nuits, tout d'abord la nuit du 10 au 11 juillet, dans le sens Est-Ouest pour le rabotage et la réfection de la structure de chaussée, et ensuite la nuit du 16 au 17 juillet pour l'application de l'enrobé. La circulation sera alors déviée par les rues de Chartres et de la Goutte d'Or et le boulevard Barbès.

    Dans le sens inverse, d'Ouest en Est, la première phase de réfection se déroulera la nuit du 11 au 12 juillet, et la seconde phase d'enrobage se déroulera la nuit du 17 au 18 juillet. La circulation sera alors déviée par le boulevard de Magenta et la rue Lafayette.

    les riverains devront s'attendre à des nuits quelque peu bruyantes, mais la réalisation d'un beau boulevard est malheureusement à ce prix.

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    C'est où ?

    Boulevard de la Chapelle, entre le carrefour Barbès et la rue de Maubeuge

    c'est quand ?

    Du 10 au 18 juillet 2019, et du 16 au 18 juillet 2019

  • Pour le pont de l'Ascension, une histoire de pont

    Pour l'ascension, le blog d'Action Barbès fait aussi le pont, mais pour ne pas vous laisser sans lecture, nous vous proposons un article* sur l'histoire d'un pont, ce pont qui enjambe les voies de chemin de fer du Nord sur le boulevard de la Chapelle, celui qui est sans doute le plus connu dans le quartier mais dont en général on ignore le pourtant joli nom : le pont Saint-Ange.

     

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange
    Le pont Saint-Ange vu des quais de la Gare du Nord, le 7 octobre 2014
      

    Les ponts de la Goutte d'Or

     

    Dernier pont avant la gare du Nord

    Le pont Saint-Ange est un pont qui permet au boulevard de la Chapelle d'enjamber les voies de chemin de fer du Nord à l'arrière de la Gare du Nord. Ainsi, le coté impair du pont Saint-Ange offre une vue panoramique privilégiée sur les quais de la gare du Nord. Situé à d'extrémité sud de la Goutte d'Or, à la frontière du dixième et du dix-huitième arrondissements de Paris, ce pont a énormément évolué depuis sa construction. À son édification vers la fin de la première moitié du XIXe siècle, le pont Saint-Ange est un simple ouvrage d'art en pierre laissant passer les deux seules voies du chemin de fer du Nord. Aujourd'hui, c'est un pont métallique qui supporte le viaduc de la Ligne 2 du métro et qui enjambe pas moins de vingt-sept voies de chemin de fer de surface ainsi que quatre voies souterraines.

     le pont Saint-Ange 1905Locomotive-tender de la Compagnie du Nord et ses mécaniciens, posant sur les voies de la gare du Nord devant le pont Saint-Ange

    Le pont de Saint-Ange a été construit concomitamment avec le percement des voies de chemin de fer du Nord en 1843-1846. On dût alors surélever le sol du boulevard de plusieurs mètres afin que le pont soit suffisamment haut pour permettre le passage des trains de la Compagnie des chemins de fer du Nord, d'autres surélévations seront nécessaires par la suite. 

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange    pilier du pont Saint-Ange 
    Entre la photo de 1903 à gauche et celle de 2014 à droite, le pilier du viaduc semble s'être enfoncé dans la chaussée, mais c'est bien cette dernière qui s'est élevée au gré des transformations du pont Saint-Ange

    Tout comme les autres ponts voisins jetés sur cette tranchée de chemin de fer, il a subi de nombreuses modifications (reconstruction, élargissement, surélévation) pour s'adapter à la croissance du trafic ferroviaire de la Gare du Nord et aux élargissements successifs des voies de chemin de fer du Nord. La première reconstruction date de 1860, la construction alors en pierre est remplacée par une construction métallique (de même pour le pont de Jessaint). Les dernières modifications d'envergure datent de 1977. 

     le pont Saint-Ange 1895Le pont Saint-Ange en pleine reconstruction, Le Monde illustré du 20 juillet 1895.

     

    Viaduc

    Si le pont Saint-Ange a été remanié à de nombreuses reprises, la transformation la plus remarquable est sans conteste celle opérée par le passage du métro sur un viaduc métallique  sur le parcours du boulevard de la Chapelle. En effet, la ligne circulaire Nord du métropolitain parisien, aujourd'hui Ligne 2 de la RATP, qui relie la Porte Dauphine à la place de la Nation, est en partie souterraine et en partie émergée entre les stations Barbès-Rochechouart (anciennement "station Boulevard Barbès") et Jaurès (anciennement "station Allemagne") où elle surplombe les boulevards de la Chapelle et de la Villette sur un viaduc porté par des colonnes de fonte et des piliers en pierre.

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-AngeVue rare sur le pont Saint-Ange avant la construction du viaduc du métro, prise du boulevard de la Chapelle le 19 août 1901. On aperçoit en fond l'hôpital Lariboisière et sa cheminée fumante.

    Ce tronçon aérien de près de deux kilomètres permet au métro de traverser les lignes de chemins de fer du Nord et de l'Est ainsi que le canal Saint-Martin qu'il croise successivement. Et c'est bien ce viaduc qui donne sa physionomie multimodale si caractéristique au pont Saint-Ange, où piétons, vélos, voitures, trains et métro se croisent incessamment.

    Pour cette ligne de métro, c'est le projet de Fulgence Bienvenüe qui est retenu, alors que les ateliers de Gustave Eiffel voient le leur rejeté.

    projet Eiffel
    Projet non-retenu de viaduc par Gustave Eiffel

    Les études préparatoires ont lieu en 1900 et le chantier commence en 1901. Certaines parties souterraines sont d'abord réalisées et ouvertes en 1902, le viaduc est construit entre 1902 et 1903. Remarquons que le passage sur le pont Saint-Ange nécessite des travées beaucoup plus longues (75,25 mètres) que celles du reste du parcours aérien (de 19,48 à 27,06 mètres35,89 mètres pour le franchissement du boulevard Barbès et 43,47 mètres pour celui de la rue d'Aubervilliers). La ligne est ouverte aux usagers dans sa totalité le  2 avril 1903.

    croquis viaducSchémas techniques du viaduc 

     le pont Saint-Ange le 6 juin 1902Vue sur le viaduc en construction sur le pont Saint-Ange, prise depuis le boulevard de la Chapelle au débouché de la rue du Faubourg Saint-Denis le 6 juin 1902 (on aperçoit au second plan à droite, la flèche de l'église Saint-Bernard de la Chapelle, alors en pleine rénovation) 

     le pont Saint-Ange 6 août 1902Vue du pont Saint-Ange et le viaduc en construction, prise depuis les voies de la gare du Nord le 6 août 1902

    le pont Saint-Ange le 6 mars 1903Vue sur le pont Saint-Ange et le viaduc du métro fraichement achevé, prise du boulevard de la Chapelle sur le pont le 6 mars 1903. On distingue encore en fond l'hôpital Lariboisière. 

     le pont Saint-Ange 1903 Vue sur le pont Saint-Ange et le viaduc du métro,  publié dans la revue Le Génie Civil du 28 mars 1903.

     le pont Saint-Ange le 4 juin 1903

    Vue sur le pont Saint-Ange et le viaduc du métro fraichement achevé, prise du boulevard de la Chapelle (vers le théâtre des Bouffes du Nord) le 4 juin 1903

     

    Dernier souvenir du hameau Saint-Ange

    Hormis ceux qui enjambent la Seine, les ponts parisiens portent généralement le nom de la voie qu'ils supportent, comme le pont de Jessaint ou le pont Jean-François Lépine et c'est également le cas du pont Saint-Ange. Il faut revenir sur l'histoire du boulevard de la Chapelle, qui n'a pas toujours porté ce nom, pour comprendre ce baptême.

    Ce boulevard parisien, qui s'étire depuis les rues de Château Landon et d'Aubervilliers jusqu'au carrefour Magenta/Rochechouart/Barbès, est percé en 1789 sur le parcours extérieur du mur des Fermiers généraux (mur détruit juste après l'annexion des communes suburbaines en 1860). Le chemin de ronde intérieur est annexé au boulevard avec la destruction du mur d'enceinte en 1860, lui conférant sa largeur actuelle. Auparavant, il était dénommé comme suit : à l'extérieur de l'ancien mur d'octroi : boulevard des Vertus, entre les rues d'Aubervilliers et Marx Dormoy ; boulevard de la Chapelle, pour le surplus. À l'intérieur de l'ancien mur d'octroi : chemin de ronde Saint-Denis, entre la rue du Faubourg Saint-Denis et la place de la Barrière Poissonnière (aujourd'hui le carrefour Barbès), qui était située au débouché de la rue du Faubourg Poissonnière ; place de la Barrière Poissonnière ; l'ancien boulevard de la Chapelle était appelé boulevard Saint-Ange entre les rues de la Chapelle (aujourd'hui rue Marx Dormoy) et de la Charbonnière. Le pont Saint-Ange se nomme donc ainsi car il supportait à son origine le boulevard Saint-Ange, qui lui-même tenait son nom du hameau Saint-Ange.

    Le hameau Saint-Ange s'est  développé dans les années 1815-1830 depuis les rues de Chartres et de la Charbonnière jusqu'à l'actuelle rue Marx-Dormoy (alors Grande-Rue de la Chapelle)? D'ailleurs, l'intersection en croix de Saint-André des rues de Chartres et de la Charbonnière a porté le nom de place Saint-Ange jusqu'en 1877. Ce foyer d'habitations, aujourd'hui inclus dans la Goutte d'Or, n'en faisait alors pas partie. Le hameau de la Goutte d'Or, qui s'est développé autour d'une nitrière artificielle et d'une auberge "A l'enseigne de goutte d'or" à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, était cantonné autour de ce qui est aujourd'hui l'intersection de la rue de Goutte d'or et du boulevard Barbès, ne dépassant guère la rue des Islettes (alors rue Neuve de la Goutte d'Or). Le hameau Saint-Ange (puis "quartier Saint-Ange") de la commune de la Chapelle, porte le nom du couple de propriétaires-spéculateurs du terrain à l'origine de son urbanisation : Monsieur et Madame Trutat de Saint-Ange. Ces derniers ont acquis les terrains pour une somme de 14 000 francs pour les revendre, une fois viabilisés, pour la somme de 214 000 francs. 

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    Extrait du plan de Paris par Simonneau, 1837

    L'urbanisation galopante du quartier à partir des années 1840 fit son oeuvre et le quartier Saint-Ange se confondit avec celui de la Goutte d'Or, dont l'administration retint le nom pour désigner un des quatre quartiers administratifs à la création du 18e en 1860, et hormis le pont Saint-Ange, il ne reste aucune trace de ce passé. Signalons tout de même l'hôtel Saint-Ange qui subsista à l'angle de la place de la Chapelle et de la rue de Jessaint jusqu'à ce que l'îlot auquel il appartenait fut détruit et annexé pour partie au square de Jessaint, le reste servant à l'élargissement de la tranchée des voies de chemins de fer du Nord (voir photo ci-dessous). Un autre hôtel Saint-Ange exista antérieurement au 22 rue de la Charbonnière.

     

    Place de la Chapelle 1937Hôtel Saint-Ange, place de la Chapelle, 1937 (on voit le square de Jessaint au premier plan)

     

    Quelques vues et évènements autour du pont Saint-Ange

     

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange
    Carte postale du pont Saint-Ange et du viaduc du métro, prise d'un immeuble du boulevard de la Chapelle aujourd'hui disparu suite à l'élargissement des voies de chemin de fer (vers 1910)

     le pont Saint-Ange / grève
    Carte postale de la grève générale des chemins de fer de 1910, représentant le train express de Lille passant sous le pont Saint-Ange (et non le pont Marcadet comme il est faussement légendé), vue depuis les voies de la Gare du Nord

    le pont Saint-Ange grève 1910
    Carte postale de la grève générale des chemins de fer de 1910, représentant des soldats gardant les voies au pied du pont Saint-Ange du coté de la gare du Nord (et non "entre le pont Marcadet et le viaduc du métro" comme il est faussement légendé)

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange   Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange
    Le 14 juillet 1922 à 18h10, un train venant d'Écouan déraille sous le pont Saint-Ange , deux wagons s'écrasent sur les piliers du pont, causant deux morts et une trentaine de blessés (Le Petit Journal / Le Journal du 15 juillet 1922)

    P. Goute 1925
    "Sur un pont boulevard de la Chapelle [sic] où on pouvait voir passer les trains de permissionnaires retournant au front", dessin de Paul Goute, 1925

    Tchao Pantin
    Coluche remontant la rue de Chartres dans le film "Tchao Pantin" de Claude Berri (1983). Le pont Saint-Ange apparait en arrière plan

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange
    Le pont Saint-Ange dans le film "L'union sacré" d'Alexandre Arcady (1988)
      

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange
    Portrait de Pigalle et François Hadji-Lazaro avec pour fond de décor le viaduc du métro sur le pont Saint-Ange, depuis le pont de Jessaint. Pochette d'Album illustrée par Tardi en 1990.

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange 
    Le train Eurostar transportant la reine Elisabeth II pour sa visité d'État en France passe sous le pont Saint-Ange avant d'arriver en gare du Nord le 5 juin 2014

     

    * Cet article a été initialement publié sous une première version en 2014 sur le blog sur l'histoire de la Goutte d'Or de Jean-Raphaël Bourge - qui accessoirement est aussi président d'Action Barbès - qui nous autorise à le reproduire ici.

  • Paris En Selle lance une consultation en vue des Municipales 2020

    La jeune (elle a été créée en 2015) et très dynamique association d'usagers du vélo Paris En Selle lance une consultation pour mieux connaitre les attentes des cyclistes parisiens en matière d'aménagement de l'espace public pour favoriser les déplacements à deux roues. Cette consultation s'inscrit dans la préparation des municipales de 2020, dont la campagne à l'investiture a déjà bien commencé. Paris En Selle fera ensuite des préconisations en matière d'aménagements urbains auprès des candidats à l'Hôtel de ville.

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    Le sondage est accessible jusqu'au 31 mai 2019 et il n'est pas nécessaire d'être adhérent de Paris En Selle pour y répondre. Pour y répondre il suffit de suivre ce lien et de se laisser guider par le questionnaire qui ne prend que quelques minutes à remplir.

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    La piste cyclable-voie de secours boulevard de La Chapelle fait aussi office de parking

  • Paris respire Goutte d'Or - Château Rouge : un dispositif de sécurité insuffisant

    Demain, samedi 13 avril, se déroulera la troisième journée du nouveau périmètre de Paris respire Goutte d'Or - Château Rouge. Ce sera l'occasion de voir si la Ville a pris les mesures nécessaires pour que l'interdiction de circulation des véhicules à moteur soit cette fois-ci effective. En effet, si nous apprécions cette initiative, nous devons déplorer un dispositif insuffisant pour empêcher les automobilistes non respectueux de la loi de braver l'interdiction de circuler, et pour ne pas congestionner les abords de la zone sans voiture.

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    L'endroit le plus problématique est sans doute le barrage "fixe" au croisement des rues Stephenson et Cavé. En effet, à ce point laissé sans surveillance, tout au long de la journée des automobilistes peu scrupuleux retirent le panneau qui barre la rue et ce sont alors des dizaines de véhicules qui pénètrent dans le secteur. Une fois le barrage forcé, la rue Cavé connaît alors une circulation infernale. Soulignons l'agressivité de la plupart des automobilistes contrevenants, klaxonnant et insultant à tout va les piétons qui tentent de profiter de la zone qui leur est normalement consacrée. Il semble indispensable de contrôler ce point d'accès, ou tout du moins d'y établir un barrage réellement efficace, ce qui n'est absolument pas le cas actuellement.

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    La rue Cavé censée être piétonne durant Paris respire

    Quant aux barrages filtrants, ils nous semblent bien poreux, laissant passer les véhicules de soi-disant commerçants en nombre. En effet, il est étonnant de voir des véhicules  prétendument appartenant à des commerçants du secteur, transportant des familles entières et immatriculés dans le département de la Somme ou... de la Guadeloupe (!), en pleine zone Paris respire alors que celle-ci est normalement réservée aux seuls riverains, handicapés autorisés, taxis à la dépose et véhicules de secours et de nettoiement (les commerçants ne sont pas dans la liste). Et ne parlons pas du fait qu'il est pour le moins inhabituel de voir un si grand nombre de "commerçants" venant avec femme et enfants à leur boutique un samedi à 15 h...

    De même, comment comprendre qu'on laisse passer des véhicules qu'on voit traverser la zone sans s'y arrêter, juste pour couper court... Il nous parait nécessaire qu'il y ait plus d'agents de surveillance aux entrées du secteur et de leur de re-préciser les consignes. Avouons tout de même que leur travail n'est pas simple face à des automobilistes navigant entre les insultes, les menaces ou la duperie.

    Une présence accrue de la DPSP participerait également et certainement à un meilleur respect des règles. Il faudrait sans doute aussi la présence de la police. En effet, bon nombre de comportements délictueux d'automobilistes relève non pas de la DPSP mais bien de la police.

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    La rue Stephenson embouteillée durant l'opération Paris respire

    Terminons par les problèmes rencontrés autour du secteur. Les rues qui encadrent la zone sont complètement bouchées durant l'opération et les automobilistes y jouent en permanence un affreux concert de klaxons - dont l'usage est interdit en agglomération, rappelons-le. Et ne parlons pas du stationnement sauvage qui y sévit.

    Nous comprenons qu'ils faudra plusieurs semaines, voir plusieurs mois, pour que les visiteurs prennent connaissance de l'impossibilité de venir dans le quartier en voiture le samedi et y renoncent, mais des améliorations peuvent d'emblée être apportées pour améliorer la situation.

    D'abord en précisant le contour de la zone, en incluant dans le secteur sans voiture les rues Affre (en totalité) Saint-Luc (en totalité) et Saint-Bruno au Sud, Marcadet et Labat au Nord et d'établir un barrage filtrant à l'angle des rues des Poissonniers et Polonceau plutôt qu'à l'angle des rues des Poissonniers et Myrha.

    Enfin, il faudrait des panneaux expliquant l'opération destinés aux automobilistes (les seuls panneaux actuels ne sont lisibles que par les piétons) et situés en amont du secteur, rue Ordener, rue Jean-François Lépine, boulevard Barbès ou encore au début de la rue Doudeauville. Car lorsque l'on échange avec des automobilistes pris dans le flot de véhicules, aucun n'a connaissance de l'opération Paris respire à cet endroit.

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    Forcing à l'entrée de la rue Doudeauville

    Mais finissons sur une note positive, et parions que si des petites améliorations sont apportées, Paris respire Goutte d'Or - Château Rouge sera certainement un vrai succès pour le bonheur des habitants et des promeneurs.

     

  • 10e : réunion d'information sur le nouveau réseau de bus

    La Mairie du 10e organise ce soir, mercredi 10 avril à 19h, une réunion d'information sur le nouveau réseau de bus parisien. En effet, plusieurs changements notables vont intervenir dans notre arrondissement, en particulier du côté des gares de l'Est et du Nord. Il va donc falloir s'habituer à ce nouveau réseau de bus qui sera mis en service dans la nuit du 19 au 20 avril.

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    C'est où ?
    Mairie du 10e, 72 rue du Faubourg Saint-Martin
    C'est quand ?
    Mercredi 10 avril 2019 à 19h
  • Château Rouge - Goutte d'Or : Paris respire s'agrandit

    La zone Paris respire - Château Rouge va s'agrandir à partir du samedi 30 mars. Lancée au printemps 2018, le samedi de 10h à 18 h puis de 11 h à 19 h, c'est sur une petite zone (une des plus petites de Paris) que l'opération a difficilement trouvé ses marques. En effet, le périmètre très restreint a entrainé un chaos de circulation dans toutes les petites rues alentour. Trop petite et surtout trop peu surveillée, Paris respire a déçu les habitants du quartier. Avec d'autres associations et collectifs, nous avions demandé son extension et une meilleure surveillance. Ce sera chose faite à partir de la fin de cette semaine et donc tous les samedis, de 11 h à 19 h.

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    Premier périmètre de Paris respire - Château Rouge

    Le nouveau secteur Paris respire va s'étendre largement, passant de cinq à vingt rues concernées ! Le périmètre est dessiné par le boulevard Barbès, la rue Labat, la rue Marcadet, la rue Émile Duployé, la rue Stephenson, la rue Saint-Bruno, la rue Saint-Luc et la rue de Polonceau ; il inclut tout ou partie des rues Affre, Cavé, Dejean, Doudeauville, Erckmann et Chatrian, Ernestine, des Gardes, Laghouat, Léon, Myrha, d'Oran, de Panama, Pierre Budin, des Poissonniers, Poulet, Richomme, Saint-Jérôme, Saint-Luc, Saint-Mathieu et de Suez.

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    Le nouveau secteur Paris respire mis en place à partir du 30 mars 2019

    Dorénavant, tous les samedis de 11 h à 19 h, aucun véhicule motorisé (scooter compris) n'est autorisé à pénétrer dans ce secteur, à l'exception des véhicules de personnes handicapées, des véhicules de secours, les particuliers habitant le secteur, les déposes de taxi (pas les VTC) et les véhicules de nettoiement de la Ville. Des barrages fixes et filtrants et des rondes de la DPSP sont prévus.

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    Nous espérons fortement que cette fois la surveillance du secteur sera plus efficace, et qu'on ne verra plus de véhicules non autorisés bravant l'interdiction, voire des livraisons en pleine opération comme cela est trop souvent arrivé. Et peut-être alors, les habitants de la Goutte d'Or connaitront enfin un peu de tranquillité le samedi. Et, rêvons un peu, pourquoi pas un jour une extension au dimanche ?

     

  • Un point sur la ZSP

    Petit point d'étape lors de la dernière réunion du comité de voisinage de la ZSP 10-18 du 12 mars, une réunion qui s'est tenue comme habituellement au commissariat du 20e arrondissement, sous la houlette du commissaire Rigon et en présence de représentants de la police, de la Ville et des associations et collectifs d'habitants.

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    Opération de police au métro Barbès, le 2 mars 2019

    D’abord quelques chiffres de la police : une baisse des cambriolages, mais une augmentation des vols avec violences, en augmentation surtout du côté de la Goutte d’Or. Concernant les dépôts sauvages et les ventes à la sauvette, les premiers chiffres de 2019 sont égaux à ceux de 2018.

    Côté Ville, la DPSP annonce à propos du stationnement gênant une hausse de 300 %  des contraventions sur le secteur Lariboisière et de 100 % sur Château Rouge avec des patrouilles "dynamiques". Le travail de patrouille est intensifié sur les squares, comme le square Alain Bashung par exemple.

    La mairie a fait le point sur la future police municipale : il est prévu l’arrivée de renforts (60 policiers) sur nos quartiers du 10e et 18e, en plus de l’actuelle BPSP, puis l’embauche de 150 inspecteurs de sécurité, présents surtout en soirée et le week-end.

    De plus, la future labellisation de la ZSP en quartier de « reconquête républicaine » est confirmée pour l’année prochaine, avec donc des policiers de la préfecture en plus sur les créneaux de fin de journée et soirée (P2R).

    Suite à notre demande notamment, nous aurons à la prochaine réunion les chiffres de la vidéo-verbalisation notamment des infractions sur les pistes cyclables gérée par la Ville, mais aussi sur les voies gérée par préfecture de police

    Concernant la SCMR, signalons un débat sur l’élargissement des horaires de la SCMR pour décompresser l'affluence. Lors de cette discussion, un consensus inattendu est apparu parmi les associations présentes sur le fait qu’une seule SCMR n’est pas suffisante et qu’il est nécessaire d’en ouvrir d’autres dans le 18e ou le 19e arrondissement, ainsi qu’ailleurs à Paris, pour déconcentrer les usagers. Une demande que nous formulons de longue date.

    La Mairie a fait part de son souhait d’ouvrir la SCMR actuelle aux non-injecteurs afin de l’ouvrir aux consommateurs de crack (tout en continuant à accueillir les injecteurs). Il est également prévu le renforcement des maraudes assurées par les associations spécialisées ainsi que des antennes mobiles.

    Nous avons plaidé pour que les nouvelles salles de consommation à moindre risque ne soient pas des salles seulement d’inhalation (solution rejetée par l'association Gaïa et les autres associations de réduction des risques opératrices) car trop compliqué à gérer à cause des effets du crack (des effets différents de ceux des produits injectés), et aurait pour conséquence de concentrer trop de « crackeurs » au même endroit, ce qui créerait plus de problèmes qu'il n'en résoudrait. Nous reviendrons sur ce sujet lors du prochain comité de voisinage dédié à la SCMR, car il faut le rappeler, une SCMR est avant tout une question de santé publique avant d'être une question de sécurité.