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barbÈs - Page 32

  • Un témoignage intéressant sur la police de proximité

    Dans nos quartiers très peuplés, aussi bien d'habitants que de gens de passage, d'acheteurs que de touristes, nous savons combien il est important que la police soit présente, pas dans sa fonction répressive forcément, mais plutôt dans ses missions de contact et de respect des règles élémentaires de la société.

    Avec Daniel Vaillant, à l'Intérieur, nous avions connu les heures de gloire de la police de proximité, qui moquée par les nouveaux maîtres de Beauvau en 2002, a alors commencé à se transformer en une police beaucoup plus anonyme, avant de perdre une partie de ses effectifs dans les règles du non remplacement des fonctionnaires partant à la retraite. La lecture matinale de la presse nous a permis de lire l'intéressant témoignage d'un policier parti à ce moment charnière. Il raconte son ascension dans la police nationale et les missions qu'il a aimées faire, cette présence sur le terrain dans des quartiers populaires, ceux qu'on dit "sensibles" comme la Paillade à Montpellier. On faisait la différence entre délinquants et habitants à cette époque, parce qu'on connaissait la population et que ces relations de proximité permettaient des rapports de confiance. Nous vous engageons à lire cette page d'un blog relayé par Le Monde ici.

    Blog du Monde

    Avez-vous remarqué comme les abords de la station de métro Barbès sont redevenus accessibles les jours paris,police-de-proximité,barbès,station,métro,libre-accèsde marché, depuis plus d'un mois environ, y compris pour les personnes âgées qui avaient peu à peu renoncé à prendre le métro dans cette station. Il n'a pas été besoin de déploiements spectaculaires de forces de police, pas de cars de CRS en stationnement illimité. Les brigades à pied ou à vélo ont fait un travail magnifique de rondes, de présence, de dialogue aussi avec les habitants. La police n'a pas pour mission de régler ou d'apporter des solutions aux conditions de vie des populations très précarisées par la crise économique, le capitalisme financier délirant, ou l'immigration mal organisée. En revanche, elle a pour mission de faire respecter les règles de circulation sur l'espace public et d'accès aux services publics dans de bonnes conditions.

  • On nous envoie des photos du Louxor

    paris,barbès,louxor,commerce,hélène-duverly,étalageNous avons reçu des photos récentes du cinéma Le Louxor : elles datent de la dernière visite organisée par la Mission cinéma de la Ville de Paris, le 24 avril précisément. Les places de visiteurs sont distribuées au compte-gouttes car elles doivent être très encadrées. Avertie par nos soins de l'imminence d'une visite, une des élues du 10e, Hélène Duverly, a pris plaisir à voir l'avancement des travaux et nous envoie quelques photos, prises par Pierre-Clément JULIEN. Si vous ne connaissez pas Hélène Duverly, cette fois, vous ne pourrez pas la manquer... En dehors de ces activités de travaux publics (avec casque obligatoire !), elle a pris la délégation du commerce dans le 10e arrondissement en 2008, et à plusieurs reprises, Action Barbès a  fait des tournées dans le quartier avec elle, pour relever les débordements de certains étalages ou terrasses sur l'espace public.

    Notre souci de préserver l'espace public dans nos quartiers, soumis à une forte pression des commerces et de l'affluence des clients, a trouvé auprès de cette élue un certain écho. Mais comme chacun sait, tout est affaire de persévérance et de vigilance, car l'étal retiré aujourd'hui réapparait souvent le lendemain, ou au mieux... le surlendemain.

    La vue ci-dessous laisse voir l'espace par lequel circulent tous les matériaux : les poids lourds peuvent passer en effet sous ces poutrelles. On est là sous la construction amovible située sur le trottoir du boulevard de La Chapelle. On aperçoit la station aérienne du métro, à gauche de la photo.

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    Et toujours les jolies mosaïques qui enchantent tous les visiteurs....

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    qui ne manquent pas de constater, comme nous, qu'il était temps de les restaurer, car des pièces sont manquantes, abîmées, et des fissures sont apparues.

  • François Hollande, président !

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    Hier matin, nous avons fait le tour des bureaux de vote du quartier. Matin brumeux et grisâtre, rien d'enthousiasmant pour ce dimanche de mai. Où es-tu, joli mois de mai ? A Belzunce, on attend patiemment dans la file; rue Bossuet, on attend même sur le trottoir. De bonne source, on nous dit que les citoyens viennent assez régulièrement avant la messe de l'église Saint-Vincent-de-Paul qui est juste à côté. Bien vu.

    Côté 9e, à l'école de la rue Turgot, pas de foule ni sur le trottoir, ni à l'intérieur. Ici, les habitudes sont tout autres : une petite affluence chez les lève-tôt, puis une grande pause jusqu'à la mi journée, un peu avant le déjeuner dominical. Nous sommes passés vers 10h30 dans un grand vide...

     A midi, le ministère de l'Intérieur annonçait une participation de 30,66%, donc pas de mobilisation exceptionnelle ni d'un côté, ni de l'autre, au moins à la mi-journée.

    Et finalement, à 20 heures, les radios et les télévisions annonçaient la victoire de François Hollande avec quelque 51,7 % des voix.

    La Bastille a revécu un certain 10 mai, et les anciens ont retrouvé une partie de leur jeunesse...

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  • D'une manif' à l'autre...

    Intéressée par notre article sur les défilés du 1er mai, y ayant participé elle-même, une lectrice nous a transmis l'information suivante dès le lendemain.


    "Alors, comme ça, on a failli s'y croiser aussi ...
    A la manif', vous avez certainement vu ou entendu près du square Galli cette jeune militante de "Coup pour Coup 31"  qui engageait fougueusement, par haut-parleur hurlant interposé, badauds et défilants à se joindre à leur manif qui se tiendra le 8 mai prochain, 14H à ...... Barbès.
    C'est le mot "Barbès" qui a attiré mon attention.
    Révolution peut-être, mais je vois avant tout que notre quartier risquera d'être occupé... par les CRS. Mieux vaut le savoir, en particulier pour les bus que nous voulions emprunter ce jour-là. Tout sera bouclé. "


    Notre blog reçoit régulièrement les flashs et les communiqués de presse de la Préfecture de Police, nous vous avertirons plus précisément si cette manifestation est annoncée par la Préfecture. Les précédentes n'ont pas réuni énormément de manifestants, mais en effet, par précaution, les forces de l'ordre sont, elles, sur place en grand nombre.

  • Une réserve de matériaux de voirie sous le viaduc

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    L'extrémité nord de la rue de Maubeuge n'est pas très habitée, c'est un fait. D'un côté l'hôpital Lariboisière avec certains de ses bâtiments les plus anciens (secteur Pierre Lescot): les  murs s'effritent depuis des décennies, offrant un aspect lépreux, que cachent partiellement d'immenses panneaux publicitaires, tout aussi laids. De l'autre côté, un immeuble de la SNCF ou société apparentée (Railrest et Transport ferroviaire), plutôt moderne, un profil assez conquérant, façade majoritairement en verre. Les institutionnels, qu'ils soient présentables ou pas, ne font pas une rue humanisée. De fait, cette extrémité de la rue de Maubeuge ressemble à une sortie de zone industrielle. 

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     Que voit-on une fois passé le viaduc, côté 18e ? La rue de Tombouctou. Elle débouche sur le boulevard de La Chapelle, après avoir dépassé la rue de Jessaint qui franchit, elle, les rails du réseau de la Gare du Nord. Elle est balisée par deux hammams dans des immeubles anciens en bon état, et des commerces dont une boulangerie qui aux beaux jours proposent à ces clients quelques chaises en terrasse. Un cadre populaire de manière générale comme l'est le 18e arrondissement.

     Entre les deux lieux que nous venons de décrire, il existe un espace, situé sous le viaduc, qui est en quelque sorte un "no man's land", une zone dont la fonction est incertaine, indéfinie, voire ignorée. On a bien cherché à lui en donner une, en implantant une station de Vélib', près du pilier sud-est, côté 10e donc. Mais les vélib' sont rarement au rendez-vous. Les gestionnaires diront peut-être, comme ils l'ont fait pour la station sous le viaduc, aussi, devant chez Tati, que "la station est peu productive", en langage courant cela signifie peu utilisée, mais dans cette logique, sait-on si elle est peu ou pas utillisée parce que les vélos manquent, ou bien ces derniers manquent-ils -de fait la station n'est pas réapprovisionnée- parce qu'elle est peu utilisée ?

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    En ville aussi, la nature a horreur du vide. C'est ainsi que l'espace du terre plein central du boulevard de La Chapelle accueille régulièrement des occupants divers. Pendant longtemps des camionnettes et des voitures particulières ont stationné sur ce trottoir bien que surélevé. La ville, pour éviter que le lieu ne devienne un parking, y a fait poser des blocs en béton qui en limitent l'accès. Ce bornage a eu pour effet immédiat de le rendre sale, car les engins de la propreté n'ont pu continuer à le nettoyer correctement. C'est du moins ce que nous ont dit des agents de la DPE rencontrés sur place. On peut le concevoir.

    Depuis quelques semaines, ce sont des matériaux qui occupent les lieux. Entourés de palissades vert et blanc, ils s'étendent d'une pointe à l'autre de l'espace. Pour combien de temps ? A qui appartiennent-ils ? S'agit-il des travaux de rénovation des réseaux ErDF ou d'un autre concessionnaire de la Ville ? Mystère.

    Lors d'une récente réunion, nous avons posé une question informelle à un chargé de mission de la mairie du 18e sur le devenir de cet espace...: Oui, il y aurait une rénovation en vue dans un proche avenir.

    Mais encore ?

  • Des pistes cyclables dangereuses pour tous

    Nous avons toujours plus ou moins défendu le réaménagement du boulevard de Magenta, inauguré en 2007 - c'est déjà bien loin - et suivi de près toutes les mesures prises au niveau des feux tricolores, des sens de circulation, de la configuration des files de circulation des bus ou des voitures... il y a eu beaucoup de modifications pour tenter d'améliorer la situation. Ce n'est toujours pas parfait. C'est encombré, polluant. De fait, il y a trop de véhicules à moteurs dans Paris. On ne pourra pas réellement faire des miracles sans en diminuer le nombre.

    Mais penchons-nous sur le cas des cyclistes. Ils ont souvent protesté sur le fait que les pistes sont sur les trottoirs du boulevard et qu'ils entrent donc en conflit avec les piétons, eux-mêmes assez légitimement présents sur le trottoir... Peu à peu, la situation s'améliorerait si cette voie n'attirait pas autant de "primo-promeneurs", des personnes se trouvant là pour la première fois et ne réalisant pas immédiatement qu’ils déambulent sur une piste ! Le carrefour Barbès et les boulevards qui s’y rejoignent rassemblent des commerces bon marché en grand nombre, des boutiques de vêtements de cérémonie, mais pas seulement, se trouvent là les magasins Tati, des boutiques de bijoux, de chaussures, de vêtements, de tissus, des enseignes nationales aussi, comme Virgin, La grande Récré, Celio et d’autres. Résultat, la foule des acheteurs et des chalands est importante. Elle prend littéralement possession des trottoirs, de toute la surface des trottoirs, particulièrement le samedi.

    Dans ces circonstances, le cycliste a beau donné de sa sonnette, il n’obtient pas toujours la voie libre. Il faut dire parallèlement à cela que le cycliste n’est pas vraiment raisonnable quand il déferle à grande vitesse du boulevard Barbès, traverse le carrefour sous le viaduc, miraculeusement libre pour lui à cet instant, et s’empare de la piste – pas très visible car en granit comme le reste du trottoir – juste devant la banque LCL à l’angle du boulevard de Rochechouart. Nous nous attendons toujours à un impact spectaculaire… non, on s’invective mais pas plus.

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    Inquiets des conflits potentiels cyclistes-spectateurs devant le Louxor au moment de sa réouverture au public, nous avons passé un certain temps à observer les deux côtés du boulevard.

    La Section territoriale de voirie du 10e n’est pas favorable à descendre définitivement la piste au niveau de la voie de bus, car cela imposerait l’abandon du séparateur en granit présent tout au long du boulevard.  En effet, la voie de bus serait trop étroite pour être partagée avec les vélos. C’est pourtant la solution. Nous attendons les délibérations de la Direction. Côté 9e, la solution est identique et elle aurait des chances de voir le jour si le 10e plaidait pour elle.  On a bien appliqué ce principe à l’extrémité sud du boulevard Barbès pour le bien de tous. Et grâce à nos suggestions, à l’époque de la concertations On a bien le droit de réclamer la paternité de quelques aménagements !

  • De nouvelles missions pour les caméras de vidéosurveillance

    Suite de notre rencontre avec le Commissaire Clouzeau mercredi 4 avril.

    Une note positive toutefois, et inattendue, dans une longue liste de difficultés : la caméra vue sous un autre angle. Nous nous sommes toujours déclarés très réservés à l’égard de la vidéosurveillance. Nous n’en faisons pas mystère. Là, vu par le commissaire, entre écran et joystick, nous voulons bien admettre qu’une caméra peut apporter une aide significative à une brigade en lui indiquant a posteriori ce qu’elle n’aurait pas pu constater de visu. En effet, l’uniforme, s’il ne fait plus vraiment peur, disperse encore la petite délinquance quand il arrive sur le terrain. Or une capture d’image sur une bande vidéo fait office de preuve à charge ou… à décharge, pensons-y, car un témoin, voire un policier, peut aussi confondre et commettre une erreur. Nous résistons malgré tout encore à l’enthousiasme total car la caméra ne remplace pas la patrouille à pied ou à vélo… Le commissaire a bien défendu son  sujet : les budgets ne sont plus disponibles pour financer des policiers en grand nombre. Aucun gouvernement ne s’y résoudra, même sous la pression, a-t-il regretté. Pilotées par les vidéo-patrouilleurs au commissariat, les caméras – dont la technologie n’a rien à envier à celles des réalisateurs de cinéma – révèlent des faits délictueux et permettent une intervention plus rapide et une utilisation optimisée des fonctionnaires à disposition. On avait bien compris le principe. Compenser les réductions de fonctionnaires présents dans la rue en les aidant par des yeux à distance. Pourtant, on n’aura jamais une caméra dédiée à chaque rue, chaque sortie de métro, chaque porche ou sortie de magasin… Les délinquants et les voleurs seront-ils assez bêtes pour agresser leur victime devant l’œil morne de la caméra ?

    En revanche,  et c’est une coupure de presse qui est venue à l’appui de notre interrogation, la caméra ne serait-elle pas une puissante aide à la répression des actes de mauvaise conduite en ville, conduite automobile cette fois? Une voiture qui brûle un feu ? Un camion en double file plus que le temps d’une livraison ? car la caméra donne des indications de temps en plus des images, bien sûr. Il est facile de faire une capture de l’image avec tous les renseignements utiles à l’élaboration du PV. C’est alors une contravention à la volée, l’automobiliste n’a rien vu venir. Le commissaire Clouzeau nous a confirmé que tel était l’objectif de la Préfecture et que sept infractions se prêtent à cette méthode. Les voici :

    • Non respect des distances de sécurité, d’un stop ou d’un feu rouge
    • Stationnement interdit
    • Excès de vitesse
    • Circulation dans une voie de bus
    • Non acquittement de péage

    Reste à savoir si, à l'instar des PV infligés aux propriétaires de chien indélicats (Déjection canine sur l'espace public) sanctionnés dans un premier temps à 183 euros, puis par respect du code pénal réduits à une amende de 35 euros, l'efficacité des caméras ne sera pas remise en cause.