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Prévention & sécurité - Page 51

  • Château-Rouge blues (2) : Une conversation aimable

    Notre adhérente du 18e à la plume agile a décidé de décrire ses observations de terrain et de nous les offrir dans une série qu'elle a intitulée "Château-Rouge blues". Voici l'opus 2. Vous pouvez partager ou non son point de vue et engager le débat dans l'espace commentaire au bas de l'article. 

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    Longtemps, je me suis interrogée, avant de m’indigner, sur la cohabitation pacifique et quasi indifférente entre les vendeurs à la sauvette et les forces de l’ordre postées aux stations Barbès-Rochechouart et Château-Rouge. Ma curiosité l’emportant sur ma patience, j'ai récemment eu une discussion dont je préfère m’amuser avec des CRS postés à Château-Rouge. Ayant réussi, avec peine, à me frayer un chemin hors du métro (côté escalator) entre les rabatteurs au service des coiffeurs de la rue Poulet, les marabouts, les vendeurs à la sauvette et autres fakirs, je les ai interrogés sur leur cohabitation si harmonieuse, et pacifique donc, avec la population interlope des stations Barbès et Château-Rouge, précisant, que cela se faisait au détriment de la tranquillité des riverains, bien qu’il fut superfétatoire de le préciser. On me répondit de manière fort affable et un brin taquine, que si si, bien sûr, ils étaient très actifs (aurais-je donc la berlue ?) et the proof being in the pudding*, ils désignèrent un petit homme originaire du sous-continent indien, hirsute, maigrelet et affolé comme un lapin pris dans les phares d'une voiture, à qui ils venaient de confisquer son chargement de Dieu-sait-quoi, planqué au fond de son caddie. Certes, pour un vendeur à la sauvette tourmenté (le pauvre homme aurait bien voulu récupérer sa précieuse marchandise), il y en avait cinq ou six qui faisaient obstruction devant les escalators. Mais visiblement, les gérer tous eut été mission impossible. Il aurait sans doute fallu plus de quatre CRS — nos officiers des Compagnies Républicaines de sécurité étaient au nombre de quatre ce jour-là, en tout cas, quatre étaient visibles au moment où je me trouvais devant la station — peut-être même aurait-il fallu doubler les effectifs. Quant à l'épineuse question des vendeurs de cigarettes contrefaites à Barbès, autrement plus problématique, ils m'ont assuré sans faillir qu'ils agissaient. Diantre ! Les CRS seraient-ils formés à la même école de la langue de bois que les politiciens ? Car il me semble bien que ceux qui sont postés à Barbès bronzent l'été dans leur camionnette, et s'y tiennent au chaud en hiver. Bientôt, ils feront des dessins sur les vitres embuées de leur véhicule pour se distraire. Si Marguerite Duras était encore de ce monde, elle en aurait fait un film, qu’elle aurait intitulé La camionnette, avec Gérard Depardieu, dans le rôle du chef d’escadron. Bref, cette conversation charmante, tout aussi instructive que stérile, a plongé la citoyenne naïve, et néanmoins exaspérée que je suis dans la confusion. Quelque chose m’échappe. Les agents postés en quasi-permanence aux dites stations disent agir même si tout porte à croire le contraire, car les vendeurs à la sauvette, notamment de cigarettes contrefaites, ne semblent pas inquiétés et mènent leur florissant business au nez et à la barbe des forces de l’ordre. La présence de ces derniers n’est donc pas dissuasive, pire encore, le signal envoyé aux fauteurs de trouble est clair : la voie est libre. La passivité — ou devrait-on dire l’impuissance ? l’inefficacité ? — des forces de l’ordre est-elle la conséquence de consignes dictées par leurs supérieurs ? Si c’est le cas, pourquoi ne leur donne-t-on les moyens d’agir, mais d’agir vraiment ? Parmi la panoplie d’actions possibles pour faire cesser ces trafics, pourquoi ne pas confisquer systématiquement les marchandises, notamment les cigarettes contrefaites, encore plus toxiques que les vraies ? Pourquoi mobiliser chaque jour un personnel aussi important, avec les coûts que cela induit, pour des résultats aussi contestables ? N’y a-t-il pas un problème de méthode ? Non, vraiment, quelque chose m’échappe. Je veux bien qu’on m’explique. 

     

    * Non, ça ne veut pas dire La preuve est dans le pudding. 

  • Salle de conso : la presse n'est pas neutre

    La loi Santé sera présentée en Conseil des ministres prochainement. Cela sera suivi d'un débat au Parlement probablement début 2015. Le projet de loi comprendra un volet autorisant, à titre expérimental, la mise en place d'une salle de consommation à moindre risque (SCMR) pour les usagers de drogues. Il s'agit du projet situé au 39 boulevard de La Chapelle.

    Dans un article publié le 20 juin dernier (article payant), le quotidien Le Parisien s'est fait l'écho de cette nouvelle sous un jour particulier. Sous couvert d'une présentation qui se veut objective avec des informations néanmoins erronées (par exemple, l'article prétend que la SCMR recevra 100 à 150 toxicomanes par jour alors que le projet se limite à 80 à 100 personnes), ce journal fait la part belle aux opposants au projet, mentionnant le communiqué de presse de l'UMP et une association de quartier opposée au projet, reflet, d'après ce journal, de l'opinion des habitants du quartier.

    L'association Action Barbès ne peut que dénoncer ces informations qui font preuve d'un parti pris inconciliable avec la nécessaire neutralité de la presse. L'article fait preuve d'une très mauvaise connaissance du sujet, car, sans prétendre refléter l'avis des habitants du quartier dans leur ensemble, notre association s'est clairement déclarée favorable au projet de SCMR mais le quotidien Le Parisien ne s'en fait jamais l'écho. Connaitre le projet aurait été pour ce journal d'assister à la 90e rencontre du CRIPS lundi 16 juin au cours de laquelle le sujet a été traité de façon exhaustive. Mais de journaliste du Parisien, point ! Telle va l'information de nos jours.

  • La gare du nord mise en lumière

    Au Conseil de Paris des 16 et 17 juin, les élus ont voté la "Mise en lumière de la façade de la Gare du Nord".

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    Elise Fajgeles, élue du 10e chargée de la voirie et de l'espace public, avait présenté cette délibération en faveur d'une convention de financement avec la SNCF lors du conseil d'arrondissement du 10e le 10 juin dernier. "Une décision commune SNCF-Ville qui fait écho au vœu des riverains de donner un meilleur sentiment de sécurité aux abords de la gare" avait-elle précisé. Pour un coût d'environ 60 000€ HT à 50/50 pour les deux parties concernées par le projet et en respectant le Plan Climat sur la consommation d'énergie.

    Pour en savoir plus, cliquez ici: délibération

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    Cliquez sur le plan pour agrandir les détails techniques

     

    Voici deux croquis que nous devons à Elise Fajgeles, sans doute trop petits, ici, pour qu'ils soient très lisibles mais ils montrent que le projet est bien avancé et qu'il n'y a plus à attendre que la lumière soit... ! 

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  • Un corbeau a encore fait une chute

    Cette fois on ne peut plus traiter le sujet à la légère. Nos balcons parisiens sont dangereux, quand ils sont mal entretenus, et particulièrement les corbeaux qui soutiennent les avancées de pierre, balcons plus ou moins grands, de nos immeubles haussmanniens ou non. Nous en parlions ici même il y a peu de temps (voir notre article très complet du dimanche 8 juin).

    Ce vendredi matin, c'est au 164 rue du faubourg Poissonnière que le corbeau a fait un vol plané aux alentours de 7h30 du matin. L'activité de la rue n'est pas encore intense mais le boulanger venait d'ouvrir et les premiers croissants n'allaient pas tarder à tremper dans le café du petit déj'. 

    Voici quelques images prises sur place alors que les forces de police avaient neutralisé la rue et sécurisé les trottoirs. 

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    Le gardien de l'immeuble qui aime à fumer sa cigarette sur le pas de la porte était tout remué d'être passé si près d'un accident sans doute fatal, à quelques minutes près.

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    Un peu plus tard des filets seront posés pour éviter toute autre chute dangereuse, en attendant une inspection plus rigoureuse de l'état des pierres. 

    Certaines copropriétés ont opté pour une protection des balcons en pierre avec un revêtement en zinc, qui prévient des infiltrations d'eau, celles de la pluie ou des arrosages réguliers. Certes c'est une solution un peu chère, mais bien moins que la vie d'un passant assommé par la chute d'un demi-corbeau... 

  • Voeux d'Action Barbès : les réponses des maires des 10e et 18e

    Le 10 juin dans le 10e

    Nous avions promis pendant la campagne des municipales d'être très présents dans la vie locale, nous le sommes ! Deuxième conseil d'arrondissement de la nouvelle mandature dans le 10e, deuxième vœu d'Action Barbès. Changement de thème. Après la promenade urbaine, la BST gare du nord (lire le texte du voeu dans notre article du 10 juin). 

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    Notre demande était claire, elle peut se résumer ainsi : quid des échanges entre la brigade nouvellement installée et les acteurs locaux, habitants, commerçants... ?

    "Des contacts se sont noués avec des commerçants et des habitants. Cela fonctionne. je l'ai constaté aujourd'hui-même dans le quartier", a précisé le maire. Il a reconnu que cette brigade n'avait pas vocation à travailler en concertation (en réunion avec les habitants) contrairement au dispositif ZSP du 18e (zone de sécurité prioritaire de Barbès-Château Rouge-Goutte d'or). Des réunions ont lieu tous les deux à trois mois dans le cadre du groupe local de traitement de la délinquance (GLTD) avec des représentants du ministère de la Justice et ne peuvent donc se tenir en présence d'habitants. Cependant, deux pistes sont possibles.

    Ainsi, Rémi Féraud demandera au commissaire du 10e d'organiser une rencontre avec La BST et notre association. Par ailleurs, les conseils de quartier Lariboisière-Saint-Vincent-de-Paul et Louis-Blanc-Aqueduc pourront inviter le commissaire et le responsable de la BST pour faire le point sur la sécurité aux abords de la gare du nord, lors d'une réunion publique de leur conseil de quartier respectif ou même d'un conseil de quartier commun.

    L'opposition UMP, très présente, n'a pas manqué de demander la parole. Ainsi, Déborah Pawlik a reconnu la demande légitime d'Action Barbès, mais a estimé que le prétexte de la période électorale n'était pas recevable. Elle a confirmé que certains habitants ont rencontré spontanément des agents de la BST et demandé que des rencontres formalisées soient mises en place. "Je pose la question du nombre réel de fonctionnaires sur le terrain", a-elle ajouté.

    Une perche tendue au maire ! "Je n'organiserai pas de réunion publique. Mais les conseils de quartier (CQ) sont ouverts à tous. Quant au nombre de policiers, ceux qu'on ne pourra jamais voir ce sont ceux que la droite a supprimé ! "

    Sylvain Raifaud, adjoint chargé de la démocratie locale, s'est dit à disposition pour contribuer à ces échanges dans le cadre des CQ.

     

    Le lendemain dans le 18e

    Là, pas d'interpellation directe d'Action Barbès, ni de lecture par un élu de notre vœu sur la Promenade urbaine. Toutefois, nous savions qu'Eric Lejoindre devait aborder le sujet avant le début du conseil d'arrondissement. C'est ce qu'on appelle dans le 18e une communication du maire. Il a souligné l'important travail réalisé par les responsables associatifs  "pour ce projet ambitieux qui aura la dimension que le lieu mérite. Et pourquoi pas une mise en œuvre autour du budget participatif si les citoyens s'en saisissent au-delà de ceux qui sont déjà mobilisés", a-t-il ajouté. Il a bon espoir que la lettre envoyée conjointement avec Rémi Féraud à Anne Hidalgo ait rapidement un écho et qu'un travail participatif commence d'ici à quelques semaines.

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    D'autres élus se sont également exprimés dans une belle unanimité. Que ce soit Pierre-Yves Bournazel (UMP) : "nous saluons cette initiative et nous serons une opposition constructive"  ou encore les élus de la majorité, communistes, EELV. Frédéric Badina, Adjoint EELV, a précisé l'importance de certains axes de travail dans ce projet: propreté, circulation et attractivité économique. Sandrine Mées, Adjointe EELV et élue référente du conseil de quartier Goutte d'Or - Château Rouge, a insisté sur l'importance de ce projet à construire dans le long terme et la nécessité de créer des commissions sur le modèle des ateliers d'urbanisme.

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    Avec un tel enthousiasme de l'ensemble de l'équipe municipale du 18e, on ne peut croire que cette Promenade urbaine ne voie jamais le jour.

    Nous rencontrerons très prochainement Caroline Neyron, adjointe chargée de la démocratie locale, pour faire connaissance et présenter notre projet plus en détail. Nous comptons également en apprendre davantage sur le fonctionnement et la mise en œuvre des budgets participatifs qui sont une des caractéristiques de la mandature actuelle. 

  • Salle de conso : réduction des risques, perspectives

    Le Centre Régional de Prévention et d'Information sur le Sida (CRIPS) Ile de France organise à la mairie du 10e le lundi 16 juin prochain une réunion intitulée :

     

    Réduction des risques, regards critiques et perspectives.

    La salle de consommation de drogue à moindre risque (SCMR) aurait dû ouvrir ses portes en 2013 mais les aléas juridiques (avis du Conseil d'Etat) ont empêché le projet de se concrétiser. Faire le point, écouter les acteurs, dialoguer, voilà le but de cette journée d'information.

    L'association Action Barbès a été sollicitée pour intervenir lors de cette réunion. Nous y expliquerons notre soutien au projet et détaillerons les conditions dans lesquelles il nous parait indispensable que le projet voit le jour au 39, boulevard de La Chapelle.

    Voici un lien avec le programme de la journée.

    Nous ajoutons ici une courte vidéo d'une interview de la ministre de la Justice dont l'approche de la question nous parait très constructive.

     


    Christiane Taubira défend la salle de shoot à... par leparisien

  • Encore un voeu au conseil d'arrondissement du 10ème

    Le mois dernier, nous avions présenté un vœu au pré-conseil d'arrondissement au sujet du projet de Promenade urbaine entre Barbès et Stalingrad. Ce soir, nous changeons de sujet ; il s'agira de la BST (brigade spécialisée de terrain) et d'une demande de rencontre avec l'équipe de ses 25 nouveaux policiers, une brigade installée sur un large périmètre autour de la Gare du Nord depuis le 6 février 2014.

    Le maire du 10e avait en effet annoncé en décembre 2013 une réunion habitants-BST peu après la mise en place de celle-ci. Par ailleurs, on pouvait lire dans le bulletin du 28 mai de la Préfecture de police de Paris:

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    " La BST complète le dispositif policier renforcé mis en place dans le cadre des deux zones de sécurité prioritaires des 18e et 19e arrondissements. Outre un rôle dans la sécurisation de l’espace public, les fonctionnaires de la nouvelle brigade s’attachent à renforcer les liens entre la police et la population sur le territoire de leur ressort, au moyen notamment de fréquentes prises de contact." 

    Une raison supplémentaire pour demander une rencontre avant la rentrée de septembre.

    Voici le texte de notre vœu :

     

    Tout d'abord envisagée dans le cadre du projet d'ouverture de la salle de consommation à moindres risques qui devait ouvrir l'an dernier, la Brigade spécialisée de terrain (BST) que vous avez sollicitée a été mise en place au mois de février (le 6) de cette année. Nous savons que cette brigade est composée de 25 fonctionnaires de police qui sont sous la responsabilité du commissaire du 10e arrondissement pour appuyer le travail des autres fonctionnaires de police déjà sur le terrain.

    Elle intervient dans un large périmètre autour de la gare du nord, rue de Maubeuge, rues Guy-Patin et Ambroise-Paré, boulevard de la Chapelle, y compris dans le 18e.

    Voilà ce que déclarait le Préfet lors de son installation: « Outre un rôle dans la sécurisation de l’espace public, les fonctionnaires de la nouvelle brigade s’attacheront à renforcer les liens entre la police et la population sur le territoire de leur ressort, au moyen notamment de fréquentes prises de contact. Cette brigade a pour objectif de lutter contre la délinquance tout en œuvrant au renforcement des échanges et des liens de confiance entre la police, les commerçants et la population ».

    Au mois de décembre 2013, lors d'une rencontre avec des habitants de la rue Guy-Patin au sujet des vendeurs à la sauvette les jours de marché, vous nous aviez annoncé l'arrivée de ces policiers. Vous aviez ajouté que des représentants des habitants pourraient les rencontrer dès la mise en place du dispositif.

    La campagne électorale n'a sans doute pas permis d'organiser une réunion, ce que nous comprenons. Il nous semble désormais souhaitable que des échanges aient lieu le plus tôt possible.

    Pouvez-vous nous dire quand vous envisagez la tenue de cette réunion?

     

    La réponse des élus à suivre dans un prochain épisode...