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Dans le 18ème - Page 14

  • Chateau-Rouge croqué par Juan-Carlos

    On prends un des derniers cafés, au soleil, sur une "terrasse-palette", puisqu'elles disparaissent le 1er novembre. C'est en occurrence au Café de l'Univers. Et on a l’œil attiré par le grand cahier à dessin, à spirale, couvert de croquis à l'aquarelle, sur lesquels on reconnaît … tout le petit monde qui nous entoure : Le Myrha, un camion-poubelle et ses chevaliers, un vendeur de maïs, la vitrine juste là, à l'angle… Le tout avec une grande finesse, le trait léger, les couleurs authentiques, légères et habiles.

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    Comment résister à échanger avec cet élégant artiste ? Installé comme çi comme ça sur une table de L'Univers, il s'appelle Juan-Carlos, il est Vénézuélien et a 28 ans. Il suit à La Villette les cours de l'ENSA (École nationale supérieure d'architecture). "Je ne sais pas encore, j'aime autant le dessin que l'architecture, on verra. Mais chez nous, le diplôme d’architecte, ça n'existe pas vraiment ! Donc, je suis venu à Paris d'abord en 2007, dans un échange d'étudiants avec mon pays, j'ai habité… rue Myrha, juste là ! Je suis rentré au Vénézuéla, Puis je suis revenu suivre l'ENSA. Deux ans ou cinq ans ! Là, j'habite aux Buttes Chaumont".

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    Et là, c'est des tableaux personnels ? "Non, c'est un exercice de l'Ecole. Nous sommes quatre ou cinq élèves, pendant une semaine, chacun dans un petit coin de Château-Rouge. Moi, je m'attache surtout à la vie des gens, tous, là dans cette partie de la rue des Poissonniers, comme ces trois dames, assises chacune à un angle…". Et après ? "Après, nous comparerons à l'Ecole les vues, les dessins, les angles, les expressions. Architecture et humain. Non, je ne vends pas ces dessins, ou je n'en fais pas sur commande. Mais si quelqu'un veut son portrait, ou celui de sa devanture, je lui ferai un scan avec plaisir." Juan-Carlos refuse un café, "J'en ai déjà pris un !", bien sûr il ne quête pas. Non, il promène ses yeux autour de lui, et ses pinceaux aquarelle sur ses grandes pages Canson. Il s'interroge aussi : "pourquoi tous ces magasins de wax ? Les immeubles moches, c'est pour freiner la gentrification ?" D'autres passants s'arrêtent, admiratifs aussi. Et la conversation se lance. Fidèles lecteurs du blog, il vous reste peu de temps pour le trouver, vers l'angle des rues Poissonniers et Myrha !

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  • Exposition : "Puisque tout passe" à l’Institut des Cultures d’Islam

    Puisque tout passe, et avant qu’il ne soit trop tard, nous vous engageons à aller découvrir le monde d’Hossein Valamanesh dont l’Institut des Cultures d’Islam nous offre sa première exposition en Europe.

    Né à Téhéran (Iran) en 1949, Hossein Valamanesh grandit dans le village de Kash au nord de l’Iran, auprès de sa mère et de sa grand-mère. En 1973, il émigre en Australie ; il vit et travaille aujourd’hui à Adélaïde (Australie-Méridionale). Son œuvre fait écho aussi bien à ses racines qu’à sa terre d’adoption.

    Nourri par les écrits de Djalâl ad-Dîn Rûmî, poète mystique persan du XIIIe siècle, et les principes fondamentaux de l’art aborigène, les œuvres des années 1980 à aujourd’hui, présentées dans les deux salles d’exposition (rue Stephenson — hammam compris — et rue Léon), entremêlent les thèmes de l’amour, de la nature, de la mort et de la spiritualité.

    Au cours de cette promenade, on retrouve autant un nuage de surréalisme qu’une attitude de l’arte povera. Aussi, n’attendez pas que le temps soit passé pour aller découvrir l’impermanence des choses et des êtres.

    institut-des-cultures-d-islam,18e,exposition

    C'est où ?

    ICI, 56 rue Stephenson et 19 rue Léon, Paris 18e

    C'est quand ?

    Exposition jusqu’au 13 février 2022
    Du mardi au dimanche de 11 h à 19 h, le vendredi de 16 h à 20 h
    Fermé le lundi et les jours fériés

  • Les Libraires associés exposent Bruno Lemesle

    À partir de ce week-end, vous allez pouvoir découvrir une nouvelle exposition proposée par Les Libraires associés. Cette charmante librairie nichée au coeur de la Goutte d'Or mérite à elle seule le détour, mais avec la présentation d'un ensemble de photographies de la Goutte d'Or par le célèbre photographe Bruno Lemesle, cela fait deux bonnes raisons d'aller faire un tour rue Pierre l'Ermite.

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    Ces photos, en partie inédites, composent une sorte de mémoire en images du quartier depuis la fin des années 1970. Un beau livre paraît simultanément.

    La librairie sera ouverte samedi 9 et dimanche 10 octobre après-midi, dans le cadre des Portes d'Or. L'exposition-vente durera jusqu'à fin octobre. Pour connaitre les horaires et les jours d'ouverture des Libraires associés, rendez-vous sur leur site.

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    C'est où ?

    Les Libraires associés, 3 rue Pierre l'Ermite, Paris 18e

    C'est quand ?

    Du 9 au 30 octobre 2021

  • Projection-débat à la bibliothèque de la Goutte d'Or : "Sauver une langue"

    Dans le cadre de la Fête des vendanges de Montmartre, qui célèbre cette année le thème du futur, la bibliothèque de la Goutte d'Or vous propose ce samedi 9 octobre d'assister à une projection-débat : "Sauver une langue", de Liivo Niglas.

    "Une langue d'Indiens d'Amérique du Nord quasiment morte est recueillie et transmise aux jeunes générations de la communauté. Les jeunes la parleront : cette langue du passé devient un ferment d'avenir !"

    Le film (2020, 74 min, VOSTF) sera présenté par Monique Laroze, spécialiste du cinéma documentaire. L'entrée est libre et il n'y a pas d'inscription préalable.

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    C'est où ?

    Bibliothèque de la Goutte d'Or, 1-3 rue Fleury, Paris 18e

    C'est quand ?

    Samedi 9 octobre 2021, de 14 h à 16 h

  • Le chevalier aux poubelles

    Connaissez-vous le square Nadar ? À quelques pas du Sacré-Cœur, ce petit square abrite la statue du Chevalier de la Barre, que le site de la Ville de Paris décrit comme "entourée de sophoras". La réalité est toute autre et plutôt affligeante : cette très belle statue s’élève au bord d’un espace au sol poussiéreux, qui, pendant la plus grande partie du temps, devient un "espace canin", en d’autres termes, un lieu où les chiens peuvent s’ébattre librement, et aussi évidemment se soulager ; et pour couronner le tout, ce sont d’énormes poubelles qui s’entassent près du piédestal. C’est ainsi que ce très jeune homme, victime de l’intolérance et de la barbarie, à qui nos concitoyens ont su rendre hommage, se retrouve environné de chiens et de poubelles.
    Au fait, que savons-nous de la courte vie du Chevalier ? Accusé de ne pas avoir salué une procession, il fut longuement torturé avant d’être décapité puis brulé. C’était le 1er juillet 1766, il avait dix-neuf ans. Une statue, réalisée par le sculpteur Armand Bloch, et placée sur le parvis du Sacré-Cœur, fut inaugurée le 3 septembre 1905, avant d’être, en 1926, déplacée dans le square ; elle fut fondue en 1941 pour en récupérer le métal. En 2001, une nouvelle statue, œuvre d’Emmanuel Ball et financée par souscription, fut placée sur le socle qui n’avait pas été détruit et qui porte l’inscription, tirée du Dictionnaire Philosophique de Voltaire : "La tolérance universelle est la plus grande des lois".
    Bien que l’intérêt d’espaces ludiques canins soit incontestable, et même si la Ville de Paris manque d’emplacements pour ses conteneurs à déchets, ne pourrait-on offrir à ce jeune martyr un environnement plus digne du symbole, ô combien d’actualité, qu’il représente ?

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  • Le festival Magic Barbès est de retour !

    On l'avait évoqué lors d'un précédent article, à partir de ce jeudi 30 septembre, revient le festival Magic Barbès, orchestré par le FGO Barbara.

    C'est une édition "au féminin" qui s'annonce cette année, mettant en avant "Les Héritières", des femmes artistes du 18e dont le travail s'inscrit dans une longue tradition artistique locale.

    Exposition, concerts, rencontres, spectacles... c'est un programme riche qui s'offre à vous jusqu'à dimanche, comme vous pouvez le voir en détail ci-dessous.

    Et pour plus de détails encore, rendez-vous sur la page du festival du le site du FGO Barbara.

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  • Les "P'tits Baudets" reprennent du service

    Les P'tits Baudets reprennent du service. Les P'tits Baudets ? Tout simplement une série de concerts pour le jeune public, donnés le dimanche après-midi aux Trois Baudets, la salle de concerts du boulevard de Clichy consacrée à la jeune scène française. Et jusqu'au mois de décembre les places sont gratuites (sur réservation uniquement) !

    Vous retrouverez ce dimanche 3 octobre, Rit Qui Qui avec leur spectacle "Vivre heureux dans un pull qui gratte". Ce nouveau spectacle de Rit Qui Qui confirme leur genre musical ancré dans le jazz en voyageant volontiers dans la pop, le rap ou la world, avec une écriture humoristique et une poésie des mots.
    (50 min. À partir de 5 ans) 

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    C'est où ?

    Les Trois Baudet,  64 boulevard de Clichy,  Paris 18e

    C'est quand ?

    Dimanche 3 octobre 2021, à 15 h 30