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Culture - Page 136

  • Autour du Père Tanguy

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    En 1887-88, Vincent Van Gogh a peint ce portrait du Père Tanguy (Musée Rodin, Paris). Installée en 1867 au 14 de la rue Clauzel, bien nichée au cœur de notre arrondissement, "sa boutique était tout à fait minuscule et sa vitrine si petite qu’on ne pouvait y montrer qu’un tableau à la fois" raconte Sacha Guitry dans Portraits et Anecdotes d’après un témoignage de Monet.

    Car le Père Tanguy était marchand de couleurs. Boutique ouverte rue Clauzel, il allait vendre ses toiles, couleurs et pinceaux à Argenteuil, Barbizon, la Grande Jatte …. Il fréquenta les plus grands peintres de cette époque et se lia un temps d’amitié avec Van Gogh, échangeant son matériel contre des toiles.

     

    C’est pour approfondir la connaissance de ce personnage hors du commun que l’association Autour du Père Tanguy vient de voir le jour dans notre 9ème. Sous la responsabilité de l’historien Bernard Vassor, elle a pour buts également de le faire mieux connaître en organisant expositions et conférences et de publier à son sujet. Mais aussi "faire revivre les acteurs, artistes peintres, poètes écrivains, musiciens, critiques d'Art, tout ce qui faisait la vie de la rue Clauzel et du village de Montmartre, Renoir, Pissarro Monet, Gauguin, Toulouse-Lautrec, Degas, Manet, Denis et Emile Bernard." D’éminents spécialistes se sont associés au projet.

     

     

    "Parmi les buts de l'association, la préparation de l'année Cézanne (le seul endroit où l'on pouvait voire ses toiles étaient le 14 puis le 9 rue Clauzel.) Un timbre va être émis à cette occasion. Des universités du monde entier sont en attente de cet évènement. Des articles dans la Revue Naturaliste, la Revue de la Société d'Etudes romantiques et dixneuvièmistes etc. ... " précise Bernard Vassor à Paris Neuvième.

     

    "Pendant des années, raconte Emile Bernard, on allait chez Tanguy comme au musée pour voir les quelques études de l'artiste inconnu Paul Cézanne. Il était alors une des rares personnes à croire en son talent. Les membres de l'Institut, les critiques influents et les critiques réformateurs visitaient ce modeste magasin, devenu à son insu la fable de Paris et la conversation des ateliers."

     

    Souhaitons longue vie et succès à cette nouvelle association.

     

    Si vous souhaitez adhérer : contact : Bernard Vassor

  • "Aux couleurs brésiliennes"

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    A l’occasion de l’exposition d’hiver à la galerie brocante Cocagne et pour clore l’année du Brésil en France, ouverture de l'exposition "Aux couleurs brésiliennes"

     

    Cette exposition se déroule du 15 décembre 2005 à la mi-Mars 2006.

    Vernissage le jeudi 20 décembre de 19h à 22 h.

     

    Heures d’ouvertures :

    Lundi au vendredi de 10h30 à 13h et de 15h à 19h30

    Samedi de 10h30 à 14h

    Informations concernant les artistes : cv_artistes_aux_couleurs_bresiliennes_2005.pdf

     

    Cocagne !

    37 rue Rodier

    75009 Paris

    Tel : 01 44 53 98 30

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  • Portes ouvertes : rencontre avec Emmanuelle Gutierres Requenne

    Emmanuelle Gutierres Requenne est artiste peintre et tient la galerie L’œil du Huit rue Milton. Cette année, le point d’accueil de la manifestation Portes Ouvertes se tient chez elle et nous l’avons rencontrée à cette occasion.

     

     

     

     

    Paris Neuvième (PN) : pourquoi participer aux journées Portes Ouvertes ?

     

    E.G.R : l’association D’Anvers aux Abbesses souhaitait élargir au 9ème arrondissement la manifestation. C’est donc tout naturellement que je me suis proposée en tant qu’artiste peintre d’abord, et aussi proposé la galerie comme lieu d’exposition des Emiles. Je suis membre D’Anvers aux Abbesses et chaque mois se tiennent dans les ateliers d’artistes membres de cette association des réunions où nous parlons de notre travail. C’est important pour les artistes de voir et connaître les œuvres des autres. Cela est très enrichissant car nous avons un peu trop tendance à rester enfermés dans nos propres ateliers. Donc cette année, c’est presque l’ensemble des 9ème et 18ème arrondissements qui sont concernés par ces Portes Ouvertes. Ce sont 70 lieux et plus de cent artistes.

     

    PN : Mais les "Emiles", c’est quoi exactement ?

     

    E.G.R : je ne saurais donner avec précision le pourquoi du mot "Emile". Par contre, il faut regarder cela comme un petit concours entre artistes peintres dont le principe est simple : à l’occasion des Portes Ouvertes, chaque peintre créé de 1 à 3 « petits formats » (14cmx24cm cette année) qui sont tous exposés dans le même lieu – la galerie L’œil du Huit cette année. Un jury de professionnels se déplace et décerne un premier prix qui vient enrichir la collection de l’association D’Anvers aux Abbesses. Par ailleurs, les visiteurs peuvent aussi voter pour leur oeuvre préférée et la peinture gagnante est remise lors d’une tombola.

     

    PN : comme artiste peintre, quelles sont vos motivations à participer à ces journées ?

     

    E.G.R : exposer à Paris est souvent difficile et fréquemment soumis à de nombreuses contraintes qui ne permettent pas de montrer l’étendue de votre "palette" si j’ose dire. Montrer ses œuvres chez soi, de manière moins formelle que dans une galerie permet de présenter au public une gamme plus large de ce que vous faites et aussi est une occasion de mieux expliquer votre parcours personnel.

     

    PN : vous parlez d’exposer sans contrainte, mais ces journées Portes Ouvertes sont quand même assez contraignantes non ?

     

    E.G.R : elles sont contraignantes dans leur organisation. Je rappelle que l’idée des Portes Ouvertes est de rencontrer les artistes sur leur lieu de travail. C’est cette rencontre là qui est intéressante. Donc, effectivement, pendant les 4 jours de la manifestation, nous sommes tenus d’être présents dans nos ateliers pour rencontrer les visiteurs.

     

    PN : vous avez donc vous aussi créer des Emiles ?

     

    E.G.R : oui, j’ai fait trois petits formats. Je vous propose une photo de l’un d’entre eux pour illustrer votre article.

     

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    Grande porte dans les bleus - 2005

    Huile sur toile

  • Un photographe expose dans le 9ème

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    Luc Guéronnet n’habite pas dans notre 9ème mais il connaît Paris Neuvième! Comme il est photographe et qu’il expose prochainement rue de Trévise, il a eu la bonne idée de nous passer l’information.

     

    Ce photographe aime la danse. Autour du thème « Dessine moi la danse … », il expose une série de 15 images ou la musique et la danse s’échappent des tambours. Chacune de ces photographies proposent une « relecture » par l’image des différends moments de la chorégraphie.

     

    Adresse de l'exposition

    « Autour d'un verre »

    21 rue de Trévise

    75009 Paris

     

    Dates

    Du 5 novembre au 7 décembre 2005

     

    Ouverture

    Du lundi au vendredi le midi et du mardi au samedi le soir.

     

    L’artiste a dit à Paris Neuvième : « Le vernissage se déroulera le 5 novembre, et les habitants du 9ème y seront les bienvenus. » Alors ….

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  • Les mordus du polar

    La Bibliothèque des Littératures Policières (BILIPO) et le Centre de Recherche et d’Information sur la Littérature Jeunesse (CRILJ) ont lancé en 2004 le prix du roman policier pour la jeunesse. Pour 2005, ils ont sélectionné 5 romans policiers et ont constitué un jury de quelques 80 enfants de 12 à 14 ans avec le soutien de 10 bibliothèques municipales parisiennes. Le but de cette initiative est d’amener les adolescents au plaisir de la lecture par le biais d’un genre littéraire particulier.

     

    Treize lecteurs du 9ème arrondissement font partie de ce jury et chacun des auteurs participe à une rencontre avec les lecteurs. Ce Samedi 15 Octobre, c’était au tour de Jean François Nahmias, auteur de La Gladiatrice d’être présent à la bibliothèque Valeyre.

     

    C’est un peu par hasard que Jean François Nahmias est arrivé dans cette aventure. Il en est quand même très heureux. "Latiniste de naissance" comme il le dit lui-même, il a écrit ce roman pour les adultes et c’est à l’instigation de son éditeur, Albin Michel, que son roman a été mis dans la rubrique Jeunesse.

    Son récit se passe dans la Rome des années 58-60 avant Jésus Christ et raconte une enquête lancée suite à différents crimes perpétrés par une gladiatrice. Pour la mener à bien, le héros doit lui-même devenir gladiateur et l’auteur décrit par le menu la vie de ceux-ci.

    La violence de certains passages fait l’objet de nombreuses questions des lecteurs. J-F Nahmias s’en explique en précisant qu’à l’époque la vie des gladiateurs était extrêmement violente, que le public se délectait de cette violence mais aussi que son texte de départ n’était pas destiné aux adolescents. Le texte des romans publiés par la suite tient compte de cette particularité mais celui de La Gladiatrice n’a pas été remanié.

     

    Les membres du jury avaient jusqu’à Samedi pour voter. Le lauréat sera désigné le 5 Novembre.

  • La Passerelle des Beaux Arts

    Paule Pointreau est peintre. Diplômée de l’Ecole des Beaux Arts de Paris, de l’Ecole du Montparnasse et ayant aussi étudié à New York, elle a également une formation de psychomotricienne, ce qui fait d’elle une personne particulièrement bien placée pour s’occuper des enfants.

     

    Paule a ouvert en Janvier 2003 l’association « La Passerelle des Beaux Arts » au 42 rue Notre Dame de Lorette en plus de son travail de professeur de peinture dans différents établissements parisiens.

     

    Le Mardi et le Mercredi, elle accueille des enfants entre 4 et 11 ans mais aussi des adolescents entre 12 et 16 ans pour des cours de peinture dans le cadre d’ateliers de 2 heures chacun. Paule choisit un peintre, fin Septembre c’était Dubuffet, en Octobre c’est Klimt, et demande aux enfants de choisir eux-mêmes un thème qui leur plait comme par exemple les vacances, la campagne, les oiseaux, etc. et de créer une œuvre dans le style du peintre qu’elle a retenu, avec toutes les contraintes techniques que cela impose.

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    Les enfants dessinent, peignent, manipulent crayons, pinceaux, peinture, apprennent.

     

    On travaille sur différents supports - papier, carton – à plat ou en volume, seul ou en groupes, c’est selon. Chaque enfant a sa pochette faite par lui-même pour y ranger ses œuvres et en fin d’année on expose le tout à la grande satisfaction des parents.

     

    L’association accueille environ 20 personnes cette année, des garçons et des filles ensemble qui généralement habitent le quartier. Paule dit que l’assiduité des enfants est bonne et certains même reviennent d’une année sur l’autre.

     

    Pour l’année scolaire, le coût est de 600€ mais la maîtresse des lieux fait des « facilités » et ne laissent pas tomber les enfants en cas de difficultés financières passagères des parents. Son atelier, aménagé en pensant au confort et à la sécurité des enfants, est rempli de tout le matériel nécessaire mais aussi de livres qui permettent aux artistes en herbe de se familiariser avec les peintres.

     

    A noter que Paule Pointreau expose actuellement ses œuvres à l’hôtel Carlton de Lille (3, rue de Paris) dans une rétrospective du travail de ses dernières années.

     

    medium_passerelle_beaux_arts.jpgLa Passerelle des Beaux Arts

    42 rue Notre Dame de Lorette

    75009 Paris

    06.77.19.85.38

  • Un siècle de vie et d’art en deux Musées - le Musée de Montmartre

    Le Musée de Montmartre est à l’origine celui de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Montmartre, association fondée en 1886. Il est un Musée de la Ville de Paris mais a qualité de Musée de France, label donné par le Ministère de la Culture ce qui confère à ses activités une qualité artistique certaine tout en lui imposant des prestations d’ordre public (exposition permanente, recherche notamment).

    Les fonds de la collection du Musée proviennent essentiellement de ceux de la société savante qu’est la Société d’Histoire et d’Archéologie de Montmartre. Tout en étant intéressants, ils sont néanmoins assez hétérogènes du point de vue artistique, cette Société n’ayant eu l’approche que pouvait avoir un Musée des Beaux Arts. Il règne donc une grande diversité dans les quelques 150 000 documents qui constituent les collections, on peut même y voir des copies d’œuvres, la copie étant au 19ème siècle un procédé courant et c’est à ce titre que ces copies sont conservées au Musée.

    De manière permanente et tenant compte de la nature de ses collections, le Musée de Montmartre s’est fixé quatre thèmes permanents présentés au public.

    L’histoire de Montmartre. L’Association de 1886 a été créée essentiellement à cause des profondes modifications apportées à Montmartre lors de la construction du Sacré Cœur. En réaction à ces changements radicaux, certains ont cherché à préserver Montmartre et à le présenter comme un village « idéal », dans un esprit un peu nostalgique. C’est l’objet du grand plan relief de Claude Charpentier présenté au Musée et de la salle dédiée à l’histoire de Montmartre.

    La Commune. Le Conservateur du Musée est le premier à reconnaître que les collections ne sont pas très fournies pour un évènement aussi considérable et si lié à Montmartre bien que la Mairie de l’arrondissement lui ait donné son fonds d’archives sur le sujet. En fait, plus que l’histoire de la Commune elle-même, le Musée de Montmartre va s’intéresser aux personnes qui ont fait cette Histoire et des actions conjointes avec d’autres Musées parisiens comme Carnavalet sont en cours.

    L’Ambiance artistique. La période prépondérante pour Montmartre a été de 1880 (ouverture du cabaret Le Chat Noir) à 1907 (création du tableau Les Demoiselles d’Avignon par Picasso et l’arrivée du cubisme) nous dit le Conservateur. C’est cette période que la Musée s’efforce de traiter, cette effervescence de tous les arts qui aura tant d’influence sur les générations d’après. Steinlen, Lautrec, Satie, Debussy et bien d’autres ont marqué cette période. Un des buts du musée est aussi de montrer que la peinture n’était pas seule présente à Montmartre mais que des écrivains, des musiciens, des graveurs, enfin beaucoup d’autres activités artistiques étaient mélangées en un même lieu, contribuant à la création et à l’ambiance artistique.

    N’ayant pas d’espace dédié aux expositions temporaires, le Musée de Montmartre n’organise que peu d’expositions à thèmes. Ce fut le cas pour Théophile Alexandre Steinlen l’hiver dernier et pour fin 2005 se prépare une exposition traitant de l’histoire du lieu qui héberge le Musée. Il s’agit du plus vieil édifice de Montmartre dont on retrouve des traces sûres en 1680 et qui a connu beaucoup de passages. Renoir s’y était installé en 1875 pour peindre son fameux tableau Le Moulin de la Galette et y réalisa aussi La Balançoire. D’autres artistes ont fréquenté l’endroit comme Emile Bernard, Raoul Dufy et les Fauves, Reverdy, etc. L’exposition de l’hiver 2005 retracera tout cela et une partie de celle-ci sera consacrée au graveur Dimitrius Galanis, ami d’André Malraux.

    Le site Internet du Musée de Montmartre est en cours de restructuration. C’est pourquoi vous n’y trouverez pas d’informations très à jour mais vous pouvez quand même y jeter un coup d’œil car il explique bien l’esprit dans lequel le Musée travaille.

    Caché derrière une façade sans véritable intérêt, le Musée et son petit jardin sont un havre de paix. Il communique avec la vigne de Montmartre voisine. Dès l’entrée vous serez dans l’ambiance de ces années de fin du 19ème. Vous pourrez admirer quelques affiches de Lautrec, un joli piano Pleyel, tout ou presque tout sur le Chat Noir, et admirer la magnifique vue sur le Nord de Paris, la vigne et le Lapin Agile à vos pieds.

    Le Musée de Montmartre
    12, rue Cortot
    75018 Paris
    01.46.06.61.11
    Site web du Musée