L'association France-Louisiane Franco-Américanie et la Mairie du 9ème organisent les 23 & 24 Septembre de 10h à 20h deux journées d'expositions, conférences et concerts pour retracer l'histoire de la présence française dans ce Nouveau Monde. L'entrée est libre et gratuite et se déroulera dans la salle Rossini de la Mairie, 6 rue Drouot.
A noter qu'après la catastrophe que vient de subir cette région, l'association a lancé un appel aux Français pour venir en aide à nos amis américains dans la détresse et qu'une participation active à cette manifestation avec éventuellement un don serait peut être une façon, certes modeste, de montrer notre soutien.
Programme :
Samedi 24 Septembre
Exposition de 10h à 20h : l'épopée américaine de la France - le patrimoine historique et la présence française
Animations :
15h - vidéo conférence "la Louisiane en français" par Claude Teboul
16h30 - concert de musique cajun
Dimanche 25 Septembre
Exposition de 10h à 20h
Animations :
15h - vidéo conférence "ces Américains qui parlent français" par Louise Peloquin
16h30 - concert de jazz & blues
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Paris à la découverte de l'Héritage Franco-Américain
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L'Oeil du Huit
Emmanuelle Gutierres Requenne est sculpteur et habite le 9ème depuis 20 ans. A la recherche d’un atelier, elle a trouvé voilà près de 10 ans son local au 8 de la rue Milton, une ancienne imprimerie, transformé pour en faire un lieu d’exposition et un lieu de travail avec un grand atelier.
Sitôt installée, elle a voulu créer un lieu où d’autres artistes, peintres, plasticiens, photographes, etc., pourraient venir exposer. C’est le but initial de son association L’oeil du Huit. Ouvrir un lieu de vie, où aussi bien les artistes que les visiteurs apportent leur énergie et partagent, est l’idée maîtresse de cette association.
L’oeil du Huit organise des expositions chaque mois. Emmanuelle reçoit beaucoup de demandes d’artistes pour exposer et fait sa sélection en fonction de la démarche personnelle de chaque artiste. Elle attache beaucoup d’importance à la sincérité dans l'approche artistique de ceux et celles qu’elle expose, son goût personnel n’étant pas forcément le critère principal. La programmation des expositions est quasiment bouclée jusqu’à Juin 2006.
Située juste en face l’école de la rue Milton, l’association est ouverte aux enfants. Chaque jour, après l’école, des enfants entre 3 et 11 ans viennent passer la fin d’après-midi à L’Oeil du Huit dans le cadre d’ateliers de peinture, modelage, dessin, etc. La démarche là est de donner aux enfants un espace d’expression libre, une ouverture sur la création, passant aussi par un enseignement technique. Si les inscriptions se font par trimestre, les enfants restent en général toute l’année scolaire. L’idée n’est pas à proprement parler de faire une « œuvre » mais de sensibiliser les enfants à une démarche artistique. Chaque trimestre, l’ensemble de ce qui a été créé est exposé. Emmanuelle prend grand soin du rythme personnel de chaque enfant et tous les âges sont mélangés dans les ateliers, ouvrant ainsi la possibilité d’un plus grand échange et d’une découverte des autres.
Mais l’association n’est pas réservée uniquement aux enfants. Un Dimanche par mois, les adultes peuvent aussi participer aux ateliers peinture comme acrylique sur papier ou huile sur toile.
Après des débuts un peu difficiles, L’oeil du Huit a acquis une petite notoriété dans notre arrondissement et la municipalité lui accorde son soutien. Cela va bien sûr d’une petite subvention à une aide dans les démarches administratives souvent compliquées que l’association doit entreprendre. Par exemple, en ce moment l’association cherche une personne pour l’aider dans les tâches logistiques et la Mairie la conseille pour les formalités.
La vie d’une association comme celle là demande beaucoup d’énergie. Emmanuelle Gutierres Requenne n’en manque pas mais elle insiste aussi beaucoup sur l’importance de celle apportée par les visiteurs, leur présence et donc leur soutien.
Vous trouverez toutes les informations pratiques sur le site web de l’Oeil du Huit.
L'Oeil du Huit
8, rue Milton
75009 Paris
01.40.23.02.92
www.artw3.com/oeildu8/ -
La Phonogalerie – un grand projet
Pigalle est le royaume de la musique de divertissement. Il en est le cœur historique depuis plus d’un siècle avec la création des cabarets et cafés chantant et les grands music halls comme en témoignent encore La Cigale, Le Trianon et Le Moulin Rouge.
Au cours du 20ème siècle la musique enregistrée a pris le pas sur ces établissements et la musique populaire a quitté la scène pour le disque. Au-delà d’une aventure artistique, c’est aussi une aventure technique encore peu connue et de nombreux appareils jalonnent cette histoire.
La Phonogalerie qui préserve et restaure précieusement tous ces appareils d’un autre âge - voir notre article d'hier - a en projet l’ouverture d’un musée, premier du genre à Paris, où l’on pourrait suivre l’évolution des techniques concernant la musique enregistrée. Au-delà d’expositions à thèmes, des conférences, des visites scolaires, une animation de quartier sont envisagées. De plus, un espace dédié aux musiciens qui pourraient venir y répéter librement sera prévu.

Voilà de quoi mobiliser des énergies. Le sympathique et dynamique gérant de la Phonogalerie a besoin de soutiens, alors si le cœur vous en dit, n’hésitez pas, passez le voir ou laissez un message à Paris Neuvième qui transmettra.
Phonogalerie
10 rue Lallier
75009 Paris
De 14h à 19h
Tous les jours sauf Mercredi et Dimanche et sur rendez-vous
01.45.26.45.80
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La Phonogalerie - Présentation
Dans le quartier Trudaine, à deux pas de La Cigale, se trouve la Phonogalerie. C’est le temple de la musique enregistrée. Pas de nostalgie ici, ni de poussière, mais beaucoup de beauté. Les objets y sont en parfait état de conservation ou en cours de restauration, présentés dans un vaste espace de style art déco justifiant son appellation de galerie.

Qu’ils enregistrent les sons sur la fragile feuille d’étain d’Edison (1877), sur de la cire ou qu’ils fassent chanter le vinyle, ici sont rassemblés les plus beaux instruments de reproduction des sons. On y trouve de véritables pièces de musée : « tinfoil » primitif, phonographes à cylindres de cire de tous formats, gramophones à disques exhibant de magnifiques pavillons aux couleurs de cuivre ou irisés de laque. Bois précieux, bronzes, vernis au tampon, appareils à monnayeurs de la Belle Epoque, phonographes domestiques plus modernes, c’est beau à voir et c’est à vendre !

On trouve également à la Phonogalerie une documentation de premier ordre : disques anciens et recherchés, cylindres rares ainsi que de nombreux témoignages à travers les affiches ou les autographes, de plusieurs vedettes des Grands Boulevards. Une borne Internet permet l’accès à une documentation numérisée plus vaste encore sur des sujets connexes à l’histoire de l’enregistrement sonore. Enfin, un atelier au sous-sol permet d’assurer sur devis la restauration de toute machine parlante retrouvée dans votre grenier.

C’est assurément de l’art, la visite vaut le détour, elle est gratuite et l’accueil est vraiment chaleureux..
Phonogalerie
10 rue Lallier
75009 Paris
De 14h à 19h
Tous les jours sauf Mercredi et Dimanche et sur rendez-vous
01.45.26.45.80
www.phonogalerie.com
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Un siècle de vie et d’art en deux Musées - le Musée de la Vie Romantique
Le Musée de la Vie Romantique est un établissement qui dépend de la Mairie de Paris. Si l’ancienne maison d’Ary Scheffer appartient à l’Etat, celui-ci la met à disposition à la Ville et le Musée tel que nous le voyons aujourd’hui date de 1983. Son site web est assez bien fait et vous donnera toutes les informations nécessaires sur l’histoire de cette charmante maison.
L’appellation du Musée est un peu trompeuse. Certes le Romantisme y est présent mais le lieu ne lui est pas entièrement dédié.
Les fonds de collections ont des origines diverses. Si le Musée expose des œuvres d’Ary Scheffer, beaucoup de celles-ci sont en prêt et appartiennent au musée de Dordrecht aux Pays Bas. Le Musée n’en possède que quelques unes en propre.
Tout ce que le Musée conserve en provenance de George Sand provient d’un don que la petite fille de l’écrivain avait fait en 1923 à la Ville de Paris. Il s’agit d’objets familiers qui en fait n’ont d’autre valeur que celle de lui avoir appartenu et de nous permettre de mieux appréhender son quotidien.
Si Romantisme il y a, c’est bien dans le lieu lui-même et son emplacement au cœur de notre arrondissement, là où vécurent tous les artistes romantiques, que ce soit Berlioz, Chopin, Hugo dans sa jeunesse, Sand bien sûr, Delacroix et bien d’autres.
Le Romantisme, de l’aveu même du Conservateur adjoint n’est donc pas l’unique préoccupation du Musée. En fait, il se veut un endroit de vie. Les expositions temporaires qui y sont organisées ne sont pas toutes liées au Romantisme ce qui lui permet de toucher un public plus large, des jeunes notamment. Il a reçu 150 000 visiteurs l’an passé. Bien sûr, les Conservateurs font attention à maintenir une certaine cohérence entre ce qui est exposé et le lieu lui-même et par exemple il n’est pas envisageable d’y présenter de la peinture moderne. Il n’en est pas de même pour les acquisitions faites par le Musée qui elles doivent être assez liées au Romantisme, son label de Musée de France qui permet au Ministère de la Culture de contrôler la qualité des acquisitions le lui impose. Par exemple, le grand tableau peint par Ary Scheffer représentant la Princesse de Joinville vient de rentrer dans les collections permanentes.
Des travaux sont prévus pendant l’hiver 2005 aussi le Musée sera fermé de début Décembre à mi-Février. Il ré ouvrira ses portes avec une exposition du graveur Piero Crommelynck qui a travaillé avec Picasso et à l’été 2006 une exposition Pierre Loti, fantômes d’Orient, sera organisée.
La présence d’un petit café dans le jardin tenu par des jeunes récemment installés rue Bourdaloue et la bonne collaboration entre le Musée de la Vie Romantique et le Musée Gustave Moreau rue de La Rochefoucauld l’ancrent un peu plus encore dans la vie de notre 9ème.
Le Musée de la Vie Romantique
16, rue Chaptal
75009 Paris
01?55.31.95.67
Site web du Musée
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"Paul Meurice et Victor Hugo, les allumeurs d’étoiles"
Parler brièvement de Victor Hugo est presque impossible. Comment aborder le romancier, le poète, le dramaturge, le dessinateur, le journaliste, l’homme politique, le rebelle, l’exilé, le romantique …. en quelques mots ? Il nous faut rester modeste devant un tel personnage. Notre arrondissement nous donne quand même l’opportunité de parler de Hugo et de le regarder dans son environnement familier puisqu’il y passa quelques années de sa vie.
Paul Meurice (1818-1905) est lui moins connu que le grand Victor. Dans les années 1830, il fut le collaborateur de George Sand, d’Alexandre Dumas. Suite à la Révolution de 1848, il créé le quotidien « L’événement » de tendance « hugolienne » nous précise Bernard Vassor. L’arrivée au pouvoir du Prince Napoléon et le coup d’Etat de Décembre qui en fait l’Empereur Napoléon III mettent fin au projet mais en 1869 Paul Meurice se relance dans l’aventure de la presse en créant « Le Rappel », autre quotidien auquel collabora également le fils de Victor Hugo, Charles.
Mais Paul Meurice fut surtout et avant tout le proche de Victor Hugo. Editeur de ses œuvres, adaptateur de ses romans pour le théâtre, metteur en scène de ses pièces, collectionneur infatigable de ses dessins, il fut l’ami bien sûr mais aussi « l’appui et le conseil » nous dit Sheila Gaudon, Professeur Emérite à la Wesleyan University (USA) dans le recueil de correspondance entre Hugo et Meurice qu’elle a publié.


Paul Meurice voua sa vie à Hugo. Une dévotion sans faille qui aboutit en 1903 à la création du musée de la place des Vosges.
A l’occasion du centenaire de la mort de Paul Meurice, la Société des Amis de Victor Hugo et l’Université Paris III Sorbonne Nouvelle organisent une série de manifestations culturelles – Paul Meurice & Victor Hugo, les allumeurs d’étoiles - pour présenter les relations et l’œuvre commune de Hugo et de Meurice.
A la fois Meurice et Hugo vécurent dans notre arrondissement de nombreuses années. Avenue Frochot pour le premier, et disons un peu partout dans l’arrondissement pour le second ! Dans le cadre des journées « les allumeurs d’étoiles », une promenade littéraire sur les traces de Paul Meurice et de Victor Hugo dans le 9ème est organisée le Samedi 17 Septembre prochain. Commentée par Bernard Vassor, il s’agira d’une « ballade » à la rencontre des différents lieux du 9ème entre l’avenue Frochot, la rue de la Tour d’Auvergne, la rue des Martyrs, etc. où le souvenir des deux hommes restent vivant, qu’ils aient été des lieux de travail ou de résidence.
Paris Neuvième vous propose cette promenade.
Rendez vous :
Samedi 17 Septembre à 15h30
à la librairie « L’Atelier 9 »
59, rue des Martyrs (place Lino Ventura)
Métro Pigalle – bus 67
Il fera beau, c’est commandé mais prenez de bonnes chaussures. Une virée dans l’univers de Hugo le jour de la fête du patrimoine.
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Siegfrid Bing, le marchand d'art
Le 6 Septembre 1905 mourait Siegfrid Bing. Quasi inconnu du grand public, cet allemenad a joué un rôle capital dans la vie de Van Gogh et de tous les impressionistes que l'on pouvait rencontrer dans sa boutique de la rue Chauchat.
Nous lui consacrerons un article plus détaillé à l'occasion de l'exposition qui lui sera consacré en Février 2006 pour la réouverture du Musée des Arts Décoratifs rue de Rivoli.
Bing était un habitant du 9ème puisqu'il résida 13 rue Bleue, 10 rue de Provence et 22 rue Chauchat jusquà sa mort en 1905.
(source : Bernard Vassor)