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Rechercher : coopérative

  • Est-ce le retour des coopératives dans les villes ?

    C'est souvent le temps qui nous manque pour découvrir toutes les bonnes nouvelles que recèle la blogosphère. Ici, c'est l'endroit idéal pour vous faire partager nos trouvailles et nous ne nous en privons pas. 

    La découverte du jour est sortie des Blogs du Monde, celui de Anne-Sophie Novel qui a sous-titré son blog d'une façon qui nous plaît bien : "Partage d'alternatives pour mode de vie en temps de crise". 

    On y apprend qu'un projet piloté par des Américains — pas des multinationales pour une fois — est en gestation pour les deux ans à venir, et conduirait à l'ouverture d'un supermarché collaboratif d'un millier de mètres carrés dans le 18e, oui, notre 18e arrondissement.

    Commencez par regarder cette petite vidéo à l'accent exotique qui vous dépeindra l'affaire dans ses grandes lignes :

     

    Pas convaincus ? Alors un reportage fait à New York dans la Park Slope Food Coop,  créée il y a plus de 30 ans, environ 12 minutes : 

    La Française interviewée à la fin du reportage cherche à comprendre les raisons de l'absence de coopératives en France... Aujourd'hui, oui, mais remontons un peu le temps. Les coop' ne peuvent avoir disparues totalement du souvenir des Français, au moins des sexagénaires ou au-delà !

    Dans cet ordre d'idées, Félix Potin avait ouvert la voie à un nouveau commerce en proposant un certain type de magasins, de grandes épiceries, offrant des prix fixes, une nouveauté à l'époque, des marges réduites, et des produits s'exonérant des intermédiaires et des grossistes coûteux, dès le milieu du 19e siècle. Ce n'était toutefois pas des coopératives : le fondateur comme les héritiers ont fait fortune avant de péricliter après la Seconde guerre mondiale. Voir la page de wikipedia pour les détails de cette aventure familiale et un article de l'Express au moment du déclin, à la fin des derniers magasins dans les années 1990. 

    D'autres comme les Goulet Turpin, dans le dernier quart du 19e siècle, suivent la voie des magasins alimentaires à succursales et du libre-service, un concept qui s'épanouira... 

    Plus proches de nous, à partir des années 1950, les magasins Leclerc, puis les super- et hypermarchés, sont des coopératives mais de commerçants qui s'approvisionnent via des centrales d'achat réparties sur le territoire. 

    Parfois on peut se laisser abuser par les Familistères, qui, reprenant le nom du fameux familistère de Guise construit sur les principes du phalanstère de Fourier, n'étaient pas davantage des coopératives, mais une enseigne commerciale, créée par les Docks Rémois en 1887.

    Alors quoi, pas de vraies coopératives de consommation en France ? Dans nos souvenirs, la coop' n'en avait-elle que le nom? Pas tout à fait, leur histoire est très ancienne et elles ont eu de magnifiques réussites (comme les Fruitières du Jura dès le 13e siècle ou à Lyon, La Société du Devoir Mutuel, créée par les canuts au 18e siècle). Les Coop' du 20e siècle, elles, sont souvent restées régionales et ont disparu à la fin des années 1980. Elles cohabitaient de façon bienveillante avec les prémisses de la grande distribution que les Français ont su comme nul autre faire prospérer dans le monde.

    Pourtant le concept a été remis au goût du jour car il constitue une alternative économique aux deux bouts de la chaîne, celui de l'emploi productif, et de la consommation, en raccourcissant les circuits. On a vu se développer les Amap qui rapprochent producteurs et consommateurs, puisque la charte a des exigences de proximité. Puis des coopératives alimentaires en auto-gestion qui sont encore en phase adolescente mais fonctionnent. Citons par exemple L'Indépendante dans le 18e, Le Zeybu Marché, dans la périphérie de Grenoble.

    La Louve, le nom de ce futur supermarché coopératif ou collaboratif, selon les fondateurs, peaufine son financement et engage les habitants intéressés à visiter sa page de campagne sur KissKissBankBank... Tout ce que vous voulez savoir y est. 


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    Le Sénat a publié un rapport en juillet 2012, sous la direction de Marie-Noëlle Lienemann, sur les coopératives en France, retrouvez-y les chapitres qui vous intéressent ici.

     

  • Une coopérative alimentaire ouvre rue Myrha

    Des produits bios, produits localement, achetés directement auprès des producteurs et vendus à un prix équitable : c’est ce que les membres de la coopérative alimentaire de la Goutte d’Or souhaitent proposer dans leur boutique rue Myrha. 

    La Coopérative Goutte d'Or inaugure sa boutique cette semaine, avec une ouverture ce vendredi soir et samedi après-midi. L’occasion pour les habitants du quartier - et au-delà - de rencontrer les coopérateurs, de s’informer sur les producteurs et de se renseigner sur le fonctionnement du lieu.

    À partir du mardi 28 janvier, la coopérative de la Goutte d’Or fonctionnera de manière régulière avec trois permanences hebdomadaires. 

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    Coopérative alimentaire de la Goutte d’Or
    38 rue Myrha
    Ouverture
    vendredi 17 janvier de 18 à 21 heures
    et samedi 18 janvier de 14 à 18 heures

    Toutes les infos sur le blog http://coopaparis.wordpress.com/

  • Un exemple venu des USA ?

    Paris a vu ces dernières années beaucoup d'initiatives se développer sous forme de coopératives. Nous essayons de suivre ce phénomène dans les quartiers qui nous intéressent plus particulièrement. Si ces élans de solidarité quelques fois utopiques semblent être l'apanage des Européens et des Français en particulier, il y a un exemple qui nous vient de Brooklyn, la Park Slope Food Coop. On ne va pas vous le présenter car ce sera l'objet d'une réunion avec projection d'un documentaire qui se tiendra au Louxor le vendredi 4 novembre à l'initiative du magasine Alternatives Economiques.

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  • Une coopérative, pas une boutique

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    Un événement qui mêle le repas de quartier, l’opération pédagogique, la discussion entre gastronomes, la rencontre entre copains : ce samedi 18 janvier, par une température d’une exceptionnelle clémence, la Coopérative de la Goutte d’or ouvrait ses portes pour son second jour d’inauguration.

    paris,barbès,goutte-d-or,coopétaive-alimentaire,amap,rue-myrhaParmi les quelques dizaines de personnes passées découvrir le lieu, cet après-midi là, on trouve des adeptes du bio, souvent des adhérents des Amap du quartier ; de simples curieux, du 18e arrondissement, mais parfois aussi d’arrondissements limitrophes ; des lecteurs du 18e du Mois et des adhérents d’Action Barbès ; des « figures » du quartier, à l’instar de Jacky Loubaud, guide touristique de la Goutte d’or ou du patron de l’Ecomusée… Deux musiciens, Denis Petitmermet et Marino Zappellini, assurent l’animation musicale.

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    Les coopérateurs, c’est-à-dire les premiers adhérents de la coopérative, en expliquent sans se lasser les grands principes. « C’est une coopérative, pas une boutique », répète Christophe, le promoteur du projet, par ailleurs président de l’Amap Goutte d’Or. Pour acheter, il faut adhérer et participer aux tenues de magasin à raison d’une fois par trimestre au moins. Ou davantage si affinités… Car l’ambition de Christophe et de son associée dans l’aventure, Trinka est de parvenir à une gestion collective du magasin, chaque coopérateur prenant en charge un aspect du projet (logistique, relations avec les producteurs, communication…).

    « L’idée, c’est de mieux contrôler la chaîne d’approvisionnement », souligne Isabelle, une coopératrice au rire contagieux, « puisque le magasin sera approvisionné directement par les producteurs ». Et d’écarter l’idée d’un salarié de la Coopérative : « D’abord, pour un salarié, il faut compter 35 000 euros par an. Ensuite, imaginez ! Un seul salarié pour 100 coopérateurs ! Il deviendrait vite un esclave ! »

    paris,barbès,goutte-d-or,coopétaive-alimentaire,amap,rue-myrhaLe projet nécessite en effet un gros travail. Ainsi, à une visiteuse qui réclame de trouver sur place une gamme complète de produits alimentaires, Thierry, un coopérateur venu de Belleville par intérêt pour la Coopérative, explique la difficulté d’accéder à une telle demande : la complexité des normes sanitaires régissant y compris la vente de produits secs, la lourdeur des contraintes vétérinaires pesant sur les produits animaux… En fin de journée, éprouvé par le marathon des préparatifs d’avant l’ouverture, Christophe lâche : « Aujourd’hui, c’est juste le début des problèmes ». Le visage illuminé par un sourire gourmand.

    Blog de la Coopérative -->  --> http://coopaparis.wordpress.com/

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  • Un cross à la Goutte d'Or

    On vote le dimanche 17 juin, et l'on court aussi ! Voyez-vous mêmes !

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    Sans oublier la brocante le même jour, dont les gains iront directement
    aux écoles partcipantes
    et à leurs coopératives respectives.

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  • Inauguration de la Coopaparis le 12 mars, c'est samedi prochain !

    La Coopérative alimentaire de la Goutte d’Or, la CoopaParis pour les intimes, vous invite !!

    La CoopaParis (que nous avons évoquée dans notre article du 24 janvier 2015) fêtera l’entrée dans ses nouveaux locaux,

    situés au 59, rue Stephenson

    samedi 12 mars après-midi, de 14 à 18 heures.

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    Retrouvez les avancées des travaux et l'installation dans ces nouveaux locaux sur la page Facebook de la Coopérative Alimentaire de la Goutte d'Or.

    Au programme : ateliers (maquillage pour les enfants, jeux, recyclage de vieux tee-shirts en sacs à provisions), musique et bonne chair, made in Coopaparis et venant de La Table Ouverte. Nous espérons aussi que des producteurs seront présents pour parler de leurs produits. Tous les habitants du quartier sont invités à rejoindre toute l'équipe !

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  • La Louve va s'installer rue des Poissonniers

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    La Louve, premier supermarché coopératif et participatif de France, a annoncé le 3 juin dans un communiqué de presse la signature du bail pour un local au 116, rue des Poissonniers dans le 18e. Cette signature a eu lieu le 1er juin dernier.

    "L'objectif de la campagne de souscription lancée par la coopérative et visant à réunir 900 coopérateurs et 150 000 euros de fonds propres a été atteint fin février 2015. Les 150 000 euros et le seuil de 900 coopérateurs offrent la possibilité de débloquer auprès de Paris Initiative Entreprise / France Active et la Caisse des Dépôts, les crédits pour engager les travaux dans le futur local ... dans le but d’inaugurer le supermarché en début 2016" est-il annoncé dans le communiqué.

    "La signature bail du local 116 rue des Poissonniers est le top départ pour enclencher la consultation de professionnels puis la réalisation des travaux d'aménagement" précise La Louve. Voici la liste des chantiers qui vont occuper plusieurs groupes de bénévoles de la coopérative durant l'année :
    - Réalisation des travaux d'aménagement du local
    - Structuration des modes de fonctionnement du magasin
    - Sécurisation de la gamme initiale alimentaire et non alimentaire
    - Mise en place du système de gestion du planning des membres
    - Création du système informatique du supermarché.

    Nous leur souhaitons bon courage et bon vent.