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Prévention & sécurité - Page 72

  • Ne pas être trop confiant... Prudence.

    Nous sommes nombreux à avoir entendu le récit d'une arnaque au dépannage. Des dépannages d’urgence à domicile rendus nécessaires par une porte qui claque et qui vous laisse sur le palier, une fuite intempestive un dimanche matin, un chauffe-eau qui s'éteint sans crier gare, etc. Les personnes âgées sont les victimes les plus faciles et les plus menacées par les margoulins de tout poil, dont les publicités fleurissent partout,  cotoyant des listes de numéros de téléphone de services publics tout à fait honorables et leur empruntant ainsi une apparence de légitimité.

    paris,dépannage,arnaque,victimeElles se retouvent démunies par la soudaineté de la panne et sont tentées de recourir à ces entreprises, qui peuvent exiger des sommes faramineuses pour un déplacement, une réparation bancale, puis disparaître dans la nature.

    La préfecture de police fournit de précieuses informations sur la question pour prévénir le mal :

    • Entreprise fictive
    A Paris, ces entreprises aux méthodes de vente agressives et opportunistes, et au personnel non qualifié, sont omni présentes dans les annuaires et dans des publicités, sous forme de cartons aux nombreux numéros de téléphone créant un amalgame avec les services publics.
    Elles peuvent disparaître aussi facilement qu’elles sont apparues : les nombreuses adresses dans la capitale sont souvent fictives.

    • Une cellule spéciale à la DDPP
    1500 plaintes par an en moyenne arrivent à la direction départementale de la protection du public (DDPP) de Paris, qui a créé une cellule spécialisée contre ces « arnaques ». Elle y répond par des enquêtes mais aussi par une action préventive : information des usagers (fiches réflexes, accueil téléphonique…), traitement rapide des plaintes, actions concertées avec les autres services administratifs concernés (fisc par ex.).

    • Sanctions
    Enfin, une politique résolument répressive, validée par le Parquet donne lieu à de lourdes sanctions pécuniaires. En effet, la liste des infractions est importante : défaut de publicité des prix, pratiques commerciales trompeuses, abus de faiblesse, défaut de qualification professionnelle…

    • Ce qu’il faut faire
    Dans ce domaine la vigilance de chacun est aussi déterminante : résister aux pressions des techniciens, ne pas signer de documents qui engagent, éviter toute décision hâtive et privilégier le contact avec les artisans de quartier ou ceux recommandés par l’assureur, les mairies ou les chambres de métiers et jeter les publicités trouvées dans les boîtes à lettres !

    Donc, un conseil, pas de hâte excessive pour la réparation. Préférez votre artisan habituel... Un bon entretien régulier coûte souvent moins cher. Renseignez-vous aussi auprès de vos voisins, au besoin. 

  • Plan 1000 caméras

    Quand le sujet revient dans la presse sur un ton dubitatif... on s'interroge.video_surveillance_wifi.jpg

    Où est le bel enthousiasme qui avait porté l'équipe municipale à voter comme un seul homme en conseil de Paris le plan des 1000 caméras, en 2008, sur les instances de la Préfecture de police et du ministère de l'Intérieur qui ne tarit pas d'éloges sur ses vidéopatrouilleurs dans les bulletins d'informations de la Préfecture de Police qui circulent sur la toile. Comme un seul homme... bon, c'est vite dit, car le groupe des Verts et Europe Ecologie n'a jamais cessé de dénoncer l'enfumage que cachaient les rapports mis en avant par l'Intérieur. D'autres rapports étaient publiés depuis un temps, consultable par tous, qui déjà soulignaient que les caméras à elles seules ne rendaient pas les rues plus sûres. Certes elles pouvaient apporter une aide à l'élucidation des affaires et donc aider les forces de police dans leurs missions. Or les caméras ont été vendues aux maires de France et de Navarre comme un moyen de surveillance, puis de protection. Nous avions déjà remarqué le glissement sémantique de surveillance à protection. Les contribuables locaux ont accepté de participer à ces investissements technologiques avec l'espoir de circuler plus librement dans leur ville, sans peur et sans crainte, en y laissant toutefois au passage un peu de leur anonymat...

    Nous avons une autre lecture, et celle de Jean-Marc Manach (dans son blog hébergé par Le Monde)  conforte nos doutes et fournit de nombreux liens, des arguments, un autre éclairage. En revanche, la Préfecture de police communique. Le ministère de l'Intérieur communique. Ce sont de grands images?q=tbn:ANd9GcRQM7_YSPScmFuTZmupb8WQHmDxtKYdqtLeSs-ZQIQDGGC8gRTongcommunicants à l'approche des élections. Et comme chacun sait, les chiffres restent des chiffres. On leur fait dire tout et son contraire, d'autant plus facilement que personne ne va vérifier au pied levé les statistiques de l'Intérieur. Pourtant, en juin 2011, sortait le rapport de la Cour des comptes sur la question. Intéressant. Et que disait-il ? Que l'extension de la vidéosurveillance se fait sans le moindre contrôle, que son développement dans les collectivités "se caractérise par la quasi absence d'enquête scientifique sur le sujet". Des enquêtes du Ministère de l'économie pourraient fort bien nous dire en revanche que les officines qui installent les réseaux de caméras dans les territoires, elles, se portent bien. Elles prospèrent dans le sillage de pseudo experts en sécurité publique qui se chargent de convaincre les conseils municipaux un peu tièdes ou récalcitrants.

    La Cour des comptes évoque dans son rapport les doutes qui se sont emparés des autorités britanniques, qui feraient depuis deux ans machine arrière, après avoir installé massivement des caméras à tous les coins de rues. Les budgets investis sont colossaux. Ils ont siphonné une grande partie des fonds réservés à la sécurité, sans apporter la preuve de leur bon emploi.

    On a pu lire encore récemment un article paru dans 20 Minutes (pas une presse franchement gauchiste) sous le titre "Une caméra n'empêche pas d'être un voleur". On ne pouvait dire mieux nous-mêmes...

  • Un concert de l'harmonie des gardiens de la paix pour les élèves de CM1-CM2 des 9e et 10e

    C'est un concert d'après midi qui ne peut pas convenir à tout le monde, certes, mais il nous est agréable de vous faire part d'une prestation de la police nationale qui ne relève pas de la sécurité, pour une fois.

    Dans le cadre des prestations musicales citoyennes données à l’intention des élèves de CM1 et CM2 de la Capitale, l’harmonie des gardiens de la paix de la préfecture de police se produira lundi 12 mars, donc aujourd'hui, à 14h30 au Théâtre de Paris situé 15, rue Blanche dans le 9e arrondissement.

    Organisé conjointement par la mission de prévention et de communication (MPC) du commissariat du 9e arrondissement et l’inspection d’académie, ce concert rassemblera 930 élèves des établissements des 9e et 10e arrondissements et visera à présenter de manière interactive des notions civiques : la loi et son respect, les symboles (le drapeau, l'hymne), la devise de la République.

    Ces notions seront évoquées en respectant un mode chronologique qui part de la royauté pour aboutir à la seconde guerre mondiale, illustrées par des thèmes musicaux (les Symphonies pour les soupers du Roy de Delalande, l’Offrande à la Liberté de Gossec, le Père la Victoire de Louis Ganne, le chant de la Libération). La seconde partie permettra aux enfants d'entendre un concert éclectique constitué de différentes pièces du répertoire cinématographique (Paris en colère de Maurice Jarre, les Aventuriers de l’Arche perdue de John Williams, Obélix samba de Gérard Calvi…).

  • Barbès, des perspectives d'amélioration

    Comme nous l'avions annoncé dans notre article du 20 février, la rencontre avec le député de la 18e circonscription de Paris, Christophe Caresche, et sa suppléante pour le prochain scrutin, a été riche. Nous avons abordé tous les sujets qui régulièrement reviennent au devant de l'actualité dans notre quartier.
    C'est un quartier et des problématiques qu'ils connaissent bien. Christophe Caresche était adjoint de Bertrand Delanoë chargé de la sécurité dans la précédente mandature, poste qu'occupe actuellement Myriam El-Khomri. Quant au cinéma Le Louxor, c'est à Christophe Caresche en 2002 et 2003 que le maire de Paris avait confié la négociation avec la famille Ouaki, les anciens propriétaires et fondateurs de Tati, pour le rachat du Louxor. Souvenons-nous aussi qu'au début il n'était pas question de vendre...

    Dans cette séquence de notre entretien, Elisabeth Carteron, la présidente d'Action Barbès, décrit les problèmes que rencontre le quartier. Ils sont nombreux, déjà anciens, et ils nous font craindre pour la réussite du projet culturel que représente le Louxor. Les Parisiens d'autres quartiers ne se laisseront-ils pas détourner de venir à Barbès ? L'image n'est pas formidable, les abords plutôt désagréables... 

    Ce n'est pas tout à fait l'opinion du député qui marque son optimisme et prend l'exemple de Stalingrad. Ecoutons-le ainsi que sa suppléante.

    La perspective d'une mise à plat de l'organisation de la préfecture de police et de ses missions, ce que dans le jargon, on appelle sa doctrine, laisse penser qu'on pourra obtenir plus d'efficacité sans pour autant augmenter le nombre des fonctionnaires de police. Sur ce dernier point, C. Caresche est très clair, ce n'est guère envisageable à une grande échelle. On l'avait un peu anticipé...

  • les conséquences des pics de pollution

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    c’est le nombre d’infractions relevées à l’occasion des pics de pollution atmosphérique du 13 janvier au 12 février lors de contrôles effectués sur 35 251 véhicules, par les services de police et de gendarmerie en Ile-de-France. Parmi ces infractions, 13 293 étaient liées à la vitesse, 1 092 aux contrôles techniques et 72 aux contrôles antipollution.
    A noter que, pour le seul mois de janvier, les températures en baisse ont entraîné à 4 reprises (les 13, 17, 30 et 31 janvier) un dépassement du seuil de pollution atmosphérique aux particules. Ceci entraîne, de fait, des vérifications systématiques de la réalité des contrôles techniques sur les véhicules en circulation, à un renforcement des contrôles anti-pollution des véhicules à moteur, au contrôle de présence de matériels de débridage sur les cyclomoteurs et à l’intensification des contrôles de vitesse.

    C'est bien sûr un extrait du bulletin d'information de la Préfecture de police n° 203, daté du 22 février.

    Trop froide ou trop chaude. Les variations importantes de la température provoquent des pics de pollution. La solution reste : MOINS DE VEHICULES A MOTEUR EN VILLE.... En attendant la police verbalise. L'infraction la plus sanctionnée demeure toutefois la vitesse et de loin.

  • La prostitution aujourd'hui à Paris

    Le 16 février dernier avait lieu en mairie du 10e arrondissement une conférence-débat sur "la prostitution à Paris aujourd'hui", organisée par la Fondation Scelles et son président Yves Charpenel, avocat à la Cour de Cassation.

    Yves Charpenel s'est fait connaître des médias et du grand public en soutenant le projet de loi visant à abolir la prostitution et à poursuivre les clients qui pourraient bientôt écoper d'une peine de 6 mois d'emprisonnement et d'une amende de 3000 euros.

    Nous vous proposons d'écouter l'interview qu'il a donné à Yves Calvi sur  RTL en décembre dernier.

    Derrière le mot "prostitution" se cache l'exploitation sexuelle des êtres humains, pas seulement des prostituées, des femmes comme on l'entend habituellement, mais également celle des jeunes hommes, des adolescents, étrangers ou pas, et enfin, des enfants. La priorité est de poursuivre les réseaux, qui vivent de cette exploitation, sanctionnée par des peines moins lourdes que le trafic de stupéfiants, par exemple. L'effacement progressif des frontières en Europe, ce que les textes européens appellent la libre circulation des personnes, a des effets pernitieux sur lesquels il est urgent de se pencher.

    90% des prostituées sont des étrangères. Achetées, vendues comme des produits, maltraitées.
    Le plus vieux métier du monde n'est pas une fatalité, réplique Yves Charpenel. Il connaît bien la question, en tant qu'avocat : "La réponse judiciaire n'est pas suffisante, on ne peut pas laisser des mafias faire la pluie et le beau temps chez nous."

    Le corps d'un être humain ne se vend pas, ne s'achète pas. Poursuivre le client, c'est tenter de le dissuader de contribuer à l'enrichissement des réseaux.

  • La sécurité reste le domaine de la Préfecture de Police

    Depuis longtemps notre association tente d'attirer l'attention des autorités, municipales  et/ou préfectorales, sur les problèmes d'occupation de l'espace public et de présence de ventes à la sauvette, sans que nous voyions des améliorations notables. Sauf à maintenir une présence policière qu'il est de plus en plus difficile à mobiliser sur ces problématiques, étant donné la baisse des effectifs disponibles.

    Nous avons demandé un entretien à Christophe Caresche, député de la 18e circonscritption, fin janvier. Pourquoi s'adresser au député ? Parce qu'il a été adjoint au maire de Paris chargé de la prévention et de la sécurité dans la précédente mandature et qu'il a choisi l'actuelle adjointe chargée de cette délégation, Myriam El Khomri, en tant que suppléante pour affronter les législatives en mai prochain.

    Comment s'organise la police à Paris ? Quelles solutions envisage-t-il ? La vidéo que nous vous proposons est exclusivement consacrée à la question.

     

    Il est fait mention d'un article du Monde du 29 décembre 2011, intitulé  "A Paris, des effectifs policiers inégalement répartis". Extrait :

    "Le nombre de gardiens de la paix et gradés dans les commissariats parisiens au 1er septembre s'explique pourtant, au moins en partie. Mais il témoigne aussi de la rigidité de gestion des effectifs au sein de la police. Il y a les raisons évidentes: le 1er arrondissement abrite le quartier des Halles, l'un des plus fréquentés de la capitale, le 8e (un policier pour 116 habitants) les Champs-Elysées, le palais de l'Elysée et nombre d'ambassades, le 7e (un policier pour 237 habitants) des représentations diplomatiques, également, et les ministères, etc. Mais on pourrait répliquer que le 10e arrondissement (un policier pour 314 habitants) accueille les gares du Nord et de l'Est."

    Dans le local de permanence du député, situé dans le 18e, la conversation se poursuit à bâtons rompus. Myriam El Khomri reprend la situation locale et explique quelques faits qu'il ne faut pas ignorer pour mieux comprendre.

    Au cours de la rencontre, nous avons également abordé d'autres sujets, comme l'ouverture l'année prochaine du Louxor, son impact sur l'environnement (et vice versa), le statut particulier de Paris dans le cadre de la loi PLM, entre autres. Nous vous proposerons d'autres séquences vidéo dans les jours prochains.