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  • Gare du Nord : la Ville veut revoir l'intermodalité !

    C'est le bazar! Voilà une phrase qui pourrait résumer la situation actuelle sur le parvis de la Gare du Nord...

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    Depuis l'achèvement fin 2006 des travaux du projet de réaménagement (qui était initialement très alléchant sur le papier), force est de constater que cette zone dite de rencontre n'est pas respectée. Dans une telle zone, le piéton est prioritaire rappelons-le. Les véhicules sont donc censés rouler au pas et ne pas stationner trop longtemps. Les riverains et les usagers conviendront avec nous qu'il n'en est rien.

    Il semble que la Ville de Paris souhaite revoir l'organisation des espaces. Pour cela, elle a fait appel au bureau d'études AREP (sigle pour "Aménagement, Recherche, Pôle d'échanges" et filiale du groupe SNCF, via sa 5e branche Gares & Connexions) dans le cadre de ce projet piloté par le STIF et financé par la Ville.

    C'est par l'intermédiaire d'Elise Fajgeles, adjointe au Maire du 10e chargée des Transports et de l'Aménagement de l'espace public, qu'Action Barbès a été sollicitée par  Gauthier Hitter, architecte urbaniste au sein d'AREP Ville, filiale d'AREP dédiée aux études architecturales et urbaines, pour échanger sur notre perception des abords de la gare. Voici l'essentiel de notre échange.

     

    Quelques mots sur AREP?

    La société AREP a été créée en 1997 et regroupe environ 500 personnes. Nous travaillons plus particulièrement pour des collectivités en France mais également à l'international (pour les gares des villes de Turin, Shanghai, Turin, Wuhan..). Plus près d'ici, nous avons travaillé en 2007 sur la restructuration de la Gare de l'Est dans le cadre de l'arrivée du TGV Est.

     

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    Pourriez-vous nous présenter le cadre de cette étude pour l'amélioration de l'intermodalité aux abords de la Gare du nord?

    Nous sommes dans la phase d’élaboration d’un diagnostic, qui sera suivie d’une phase de programmation et de propositions de pistes d’actions pour une remise d’étude fin février 2014. Dans la première phase, pour bien comprendre le fonctionnement et les dysfonctionnements du dispositif de transports mais aussi des usages urbains, nous rencontrons les différents acteurs présents sur le site. Nous observons ce qui marche mal d'un point de vue urbain et d'un point de vue fonctionnel. Depuis une dizaine d'années, les esprits ont évolué et on a compris (admis?) qu' une place de gare est aussi un lieu de vie, de rencontres. Nous devons  avoir une vision plus globale. On ne peut pas parler de la Gare du Nord sans prendre en compte la future ligne 15, le projet d'aménagement Paris-Nord-Est, le prolongement de la ligne 14 jusqu'à Saint-Denis Pleyel, le tramway T8 prolongé. Ensuite, on décline en fonction des temporalités et des financements. La Ville de Paris relance actuellement une seconde phase de marché sur Paris-Nord-Est. La Direction de l'Urbanisme de la Ville de Paris a une vision stratégique à long terme avec les communes voisines. 

     

    Quels problèmes majeurs avez vous déjà identifiés?

    D'une manière globale, la situation n'est pas satisfaisante. C'est une évidence.

    paris,gare-du-nord,paris-nord,paris-nord-est,circulation,transports,urbanismeTaxis: lors de la restructuration de l'espace autour de la gare, on est parti d'un bon principe d'une circulation aisée rue de Dunkerque le long de la gare. Mais on voit bien qu'au quotidien, les usages ont été détournés, voire non respectés et sont donc différents du projet de départ, avec également de nouveaux usages (comme les VTC - Voitures de Tourisme avec Chauffeurs -). De nombreux taxis, après avoir déposé leurs clients devant le parvis ne retournent pas rue de Maubeuge mais reprennent des passagers quelques mètres plus loin.  La circulation n'est pas facilitée par ces mauvaises pratiques (d'autant que des voitures particulières passent aussi par là). On souffre de la grande proximité du boulevard de Magenta souvent saturé. La Gare du Nord ne bénéficie malheureusement pas d'un espace de respiration comme c'est le cas devant la Gare de l'Est. L'idée serait de reconsulter le PC Lutèce pour voir ce qu'on peut améliorer.

    RATP: La gare routière pour la RATP est un vrai plus. Elle ne bénéficie pas d'une vraie gare routière dans les autres gares. Elle y tient donc. Une réflexion sur la circulation et les arrêts sera sans doute à mener.

     

    Les piétons et les cyclistes ne sont-ils pas oubliés ?

    Bien au contraire. Notre démarche est aussi de reparler des piétons. C'est une réelle préoccupation. D'ailleurs, sur les pôles d'échanges, elle est au cœur de la réflexion.

    paris,gare-du-nord,paris-nord,paris-nord-est,circulation,transports,urbanisme,gare-de-l-estNous n'oublions pas les modes doux comme les vélos. Avec en toile de fond, l'idée de promouvoir les transports collectifs (On étudie la part modale: façon dont les usagers accèdent aux transports collectifs et aux modes doux, i.e. non motorisés et non polluants, comme les vélos etc.). Nous réfléchissons à une vélo-station avec gardiennage et réparations. L'abri-vélos devant l'entrée banlieue est détourné de son objet et pas vraiment utilisé comme parking deux roues non motorisées. Il serait à revoir.

     

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    paris,gare-du-nord,paris-nord,paris-nord-est,circulation,transports,urbanisme,gare-de-l-estIl nous semble indispensable de réfléchir au stationnement des autocars de tourisme, aux porte-huit, à la future restructuration de l'hôpital Lariboisière avec un nouveau bâtiment à l'angle du boulevard de la chapelle.

    Ce sont  des éléments dont je n'avais pas connaissance. Vous faites bien de me les signaler. La partie nord des abords de la gare doit aussi s'inscrire dans la réflexion.

     

    Et la liaison entre les deux gares dont on parle depuis si longtemps?

    paris,gare-du-nord,paris-nord,paris-nord-est,circulation,transports,urbanismeEn 2008 déjà, il y avait eu une étude avec l'APUR. Deux solutions avaient été proposées: une liaison plus technique en sous-sol entre les quais de la Gare de l'Est et l'espace du RER E / Eole (Gare Magenta) et une liaison en surface avec un aménagement sur la rue d'Alsace. Le STIF a récemment lancé un appel d'offres pour une nouvelle étude bipôle Gare de l'Est - Gare du Nord. Notre bureau d'études AREP Ville a postulé. Nous espérons une réponse prochaine positive. On voit bien qu'on est nécessairement dans une dimension plus large.

    La réflexion sur les abords de la Gare de l'Est devrait aussi se faire. Le projet de liaison rapide "CDG Express" est déjà ancien mais devrait finir par émerger. Il peut s'inscrire dans le Grand Paris (avec une remise à plat des transports).

     

    *   *

    Dans le cadre de cet échange fort intéressant, nous avons émis quelques suggestions: pour les motos-taxis, trouver un lieu défini afin d'éviter les stationnements débordants et donc illicites sur les trottoirs. Ce qui éviterait également le racolage devant la sortie de la gare. Rendre la sortie côté Lariboisière, long couloir de béton, plus agréable (éclairage, couleurs, fresques...). Trouver un espace clos pour les chauffeurs de taxis avec toilettes, ce qui éviterait une partie des recoins urinoirs sur la voirie. Travailler avec Vélib' pour un rechargement des stations plus efficaces aux abords de la gare. Imaginer un lien avec le viaduc (métro aérien de la ligne 2).

    Nous avons bien compris qu'il n'est pas question de revenir sur des aménagements récents et coûteux du parvis de la Gare du Nord mais que la situation actuelle doit évoluée positivement. Reste à attendre le rendu de cette étude fin février qui devrait être publique.

    La Gare de l'Est sera également concernée par la suite puisqu’il s'agit d'une étude "bipôle" et pourrait, à ce titre, bénéficier de moyens additionnels pour l'aménagement de ses abords. Nous suivrons cela de près.

  • Paris continuera à subventionner les vélos chinois à assistance électrique

    Les sessions mensuelles du conseil de Paris dont nous vous recommandons l'écoute en direct sur le site de paris.fr  sont riches en découvertes de tous ordres. Nous évoquerons ici les aides de la Ville pour l'achat de cyclomoteurs électriques ou de vélos à assistance électrique.  Le titre de la délibération 2012 DVD 208 précisait les destinataires de cette subvention :  "pour les Parisiens, les commerçants, artisans, réparateurs, coursiers et livreurs ainsi que les professions de soins à domicile, implantés à Paris pour la pratique de leurs activités 

    La délibération permet de faire le point sur les besoins et également un petit bilan d'étape. En voici le texte: 

    La qualité de l’air constitue un enjeu majeur de santé publique, particulièrement en zone dense, et figure à ce titre parmi les principales préoccupations des Parisiens. Pour répondre à cet impératif et à la forte demande de mobilité qui caractérise l’espace urbain, la Ville de Paris a engagé une action ambitieuse de diversification de l’offre de déplacements et de partage plus équitable de l’espace public en faveur des modes de transport les moins polluants : tramways, offre de bus et de métro renforcée, navettes fluviales avec Voguéo, système de vélos en libre service avec Vélib’, et de voitures électriques avec Autolib’, etc., autant d’initiatives qui visent à offrir à tous un véritable « bouquet de mobilité ».

    La promotion de l’usage du vélo, mode de transport écologique et adapté aux besoins de mobilité urbaine, constitue ainsi un axe majeur de l’action menée par la municipalité parisienne. La mise en œuvre du plan vélo voté en juin 2010, a permis d’augmenter fortement la part des aménagements cyclables dans Paris. Ils représentent aujourd’hui 670 km de linéaire en faveur des vélos, dont 220 km de double sens cyclables qui mis en place dans les zones 30 se sont révélés particulièrement attractifs.

    Le développement de ce réseau et la mise en place de différentes mesures d’accompagnement (multiplication des places de stationnement pour les vélos sur la voirie, mise en place du dispositif de vélos en libre-service, etc.) se sont traduites par une forte croissance des déplacements cyclistes quotidiens, qui ont plus que doublé depuis 2002.

    Dans le même temps, l’usage des deux-roues motorisés s’est, lui aussi, considérablement développé. S’il permet de limiter les contraintes liées à l’encombrement de l’automobile, il génère toutefois des nuisances atmosphériques et sonores importantes.

    Aussi, pour favoriser l’usage de véhicules adaptés à la circulation en milieu urbain, la Ville de Paris a-t- elle mis en place, en mars 2009, un dispositif d’aide à l’achat de cyclomoteurs électriques, complété par une mesure équivalente pour l’acquisition de vélos à assistance électrique, en novembre 2009. 

    Il s'agissait de voter en conseil de Paris la prolongation du dispositif d'aides. Mais une question venue du Groupe communiste et apparenté nous a parue très pertinente. Yann Brossat a souligné que l'immense majorité, voire la totalité des vélos et cyclomoteurs électriques disponibles à Paris sont importés de Chine. En ces circonstances, ne doit-on pas s'étonner que la Ville de Paris subventionne les constructeurs chinois de ce type de deux roues ? 

     Quelles sont les sommes en jeu ?

    Par délibération du Conseil de Paris des 14 et 15 novembre 201, ces mesures ont été fusionnées avec une date commune de fin fixée au 2 novembre 2012 en étendant la liste des bénéficaires à d’autres catégories professionnelles concernées par des déplacements de proximité (soins à domicile, coursiers, livreurs), tout en rendant éligible les modèles à trois roues.

    Plus de 6200 vélos ont été ainsi subventionnés depuis la création du dispositif. A raison de 400 euros par unité (ou 25% du prix total TTC max.). Ce sont environ 2,5 millions d'euros. 

    L'éxécutif parisien a proposé de prolonger le dispositif, dans les mêmes conditions, jusqu’au 31 décembre 2013, sans exclure des évolutions tenant compte des mesures gouvernementales d'aides à la filière électrique non encore connues. Et Julien Bargeton, responsable du dossier à la Ville, s'est aussi engagé à mettre dans les conditions d'achat la mention de l'assemblage dans l'Union Européenne dès qu'il sera effectif.    

    peugeot-ultramotors-2.jpg

    Pour afficher le nom de Peugeot sur le vélo, pour celui-ci en l'occurence, il faudra débourser 2290 Euros... Cher, ce petit moteur d'appoint... mais il file à 70 km/h. On n'a pas besoin de ce bolide dans Paris.

    Peugeot n'assure que la distribution... pour en savoir plus, un regard sur les "e-bikes" de Ultra Motor ?

    Les définitions de ce genre de cycle : 

    ➘ le cyclomoteur électrique à deux ou trois roues

    Le terme « cyclomoteur » s’entend selon la réglementation en vigueur, au sens de sa définition dans le code de la route (article R. 311-1) / catégorie L1e et L2e : vitesse maximale par construction limitée à 45 Km/h et puissance du moteur n’excédant pas les 4 kilowatts.
    Compte tenu de la diversité des modèles de cyclomoteurs électriques présents sur le marché, sont éligibles les cyclomoteurs réceptionnés conformément à la directive européenne

    N° 2002/24/CE du 18 mars 2002 qui définit les règles techniques applicables en matière d’équipements des véhicules à moteur à deux ou trois roues.

    ➘ le vélo à assistance électrique à deux ou trois roues

    Ce terme s’entend selon la réglementation en vigueur, au sens de la définition de la directive européenne N° 2002/24/CE du 18 mars 2002 : « cycle à pédalage assisté, équipé d’un moteur auxiliaire électrique d’une puissance nominale continue maximale de 0,25 Kilowatt dont l’alimentation est réduite progressivement et finalement interrompue lorsque le véhicule atteint une vitesse de 25 Km/h, ou plutôt, si le cycliste arrête de pédaler ».
    Compte tenu de la diversité des modèles présents sur le marché, le certificat d’homologation correspondant sera exigé. 

  • Anticiper les conflits entre cyclistes, piétons et files d'attente devant le Louxor

    paris,10e,louxor,voirie,piétons,cycles,vélos,pistes-cyclablesNotre association avait apprécié la concertation avec le chef de projet du boulevard Barbès lors de son réaménagement. C’est dans ce cadre que nous avions fait adopter le passage de la piste cyclable du trottoir à la voie protégée pour bus, afin que les piétons en grand nombre devant les magasins Tati ou Vano n’entrent pas en conflit avec les cyclistes.

    Encore récemment, MDB (Mieux se déplacer à bicyclette) donnait cet exemple comme une transition réussie.

    Dès le mois de mai 2011, nous avions donc évoqué l’intérêt de proposer une réunion sur place aux services de la voirie et à la Mission cinéma pour harmoniser les calendriers et voir quels aménagements de voirie pouvaient être nécessaires aux abords du Louxor sur le boulevard de Magenta. Dans la liste des priorités, cette concertation n’a pas décroché la « head line » et ce n’est que le 8 février, par un froid sibérien, que Xavier Simonin du cabinet du maire  du 10e, Fanny Cohen, Mission cinéma, Valère Griot et Sylvain Flatres, voirie 18e, Christian Margalé, chargé de secteur 19e, Emmanuel Berthelot, voirie 10e, et Elisabeth Carteron, Action Barbès, se sont rencontrés. Le comité de pilotage Barbès aurait pu tout aussi bien se saisir de cette réflexion en amont : elle correspond bien à la définition de ses missions. Mais la dernière réunion a eu lieu le 17 mars 2011. Nous allons alerter le secrétariat de l’Hôtel de ville pour relancer le processus de réunion, très lourd, vu le nombre des participants. On s’éloigne d’un suivi semestriel des problèmes du carrefour.

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  • Retour sur les vélos...

    Nous avons écrit un article le  1er décembre sur une activité qui nous paraissait louable, à savoir l’enlèvement par les services de propreté de la Ville des vélos abandonnés sur l’espace public.

    Mais le même jour, le site de Vélorution dénonçait la même activité, avec des arguments justes aussi.

    paris,cylce,épave,destruction,recylclageFatalement nous sommes sensibles à cette divergence d’opinion. N’avons-nous pas été un peu trop rapides à plébisciter cette initiative ? Par ailleurs, il nous faut dire aussi que les épaves d’automobiles que nous avons signalées aux commissariats de police locaux en novembre sont toujours à la même place, malgré nos signalements. Donc traitement différent. Même si, là, c'est la Préfecture qui se charge de l'enlèvement seule.

    Alors ? Comment Vélorution justifie-t-il sa position ? Et pourquoi appelait-il à manifester à Paris le 3 décembre contre cette mesure :

    Vélorution Paris dénonce la destruction illégale de milliers de vélos par la Préfecture de Police et la Mairie de Paris

    D’après les associations de cyclistes, il semble que la Préfecture de police ne fasse pas bien la différence entre des vélos qui pourraient mieux se porter ou dont l’entretien laisse à désirer, avec des vélos réellement abandonnés, parfois après un vol. A partir de cette constatation, elles comptabilisent les plaintes de propriétaires de cycles qui n’ont pas retrouvé leur bicyclette là où ils l’avaient laissée. Elles dénoncent aussi le manque de concertation. Et de façon à peine voilée, elles mettent en avant le statut privilégié des Vélib’ qui, eux, sont liés à de « juteux contrats de publicités »… Si cette accusation d’abus de pouvoir – car il faut bien appeler cet enlèvement par son vrai nom s’il est avéré – devait se confirmer, la Ville et la Préfecture devraient donner des explications crédibles.

    Le communiqué de presse publié par l’association Vélorution en octobre 2010 donnait suffisamment de détails pour être clair. Prenez le temps, comme nous, de le lire pour forger votre jugement. Vous trouverez un mini dossier de presse très complet.

    A l’heure où tous s’accordent à donner du poids au processus de recyclage des objets, quels qu’ils soient, nous ne voyons pas pourquoi il faudrait détruire des vélos, qui au mieux peuvent être réparés, et au pire, peuvent fournir des pièces détachées ?

    Les autorités locales devraient rattraper le train et oublier que nous ne devons plus être dans une société de consommation à tout va, dans laquelle on jette l’ancien pour acheter du neuf. Chez les particuliers aussi on s’habitue à faire de sérieuses économies. Il va donc falloir apprendre à réparer, faute de moyen pour acheter.

    C’est là qu’il faudrait prendre exemple sur les Allemands, sur l’attitude des citoyens face à la consommation et au recyclage et non pas sur la rigueur supposée de leurs dirigeants. La rigueur étant une discipline qui s’applique surtout aux autres….

    * Voir aussi la position de la mairie de Paris, dans un article du Parisien en février dernier, déjà, par la bouche de François Dagnaud responsable de la propreté dans notre ville. Mais qui dit la vérité ? On reste dubitatif quand on lit les informations sur le sujet en ligne sur paris.fr, à savoir :

    Le recyclage des épaves de vélo  : Les épaves de vélo sont recyclées ou confiées à des associations en vue de leur réemploi : depuis décembre 2010, une convention permet à la ressourcerie l'Interloque  d’utiliser les épaves de vélo en vue du recyclage de tout ou partie de leurs pièces.

    Un projet porté par l’association de cyclistes Vélorution pour la future Maison du Vélo s’inscrit dans cette démarche.

    Hum ? Recylclées ou passées au pillon par la préfecture ???

  • La Fayette et la piste cyclable du côté de Cadet

     

    paris, 9e, La Fayette, Cadet, piste-cylcable, étalagesOn peut difficilement croire que le sens civique des passants aille jusqu’à respecter scrupuleusement la piste cyclable quand les étalages de la boutique de vêtements empiètent déjà sur l’espace piéton dans les proportions que montre cette photo. Pourquoi faut-il que le piéton soit toujours repoussé au-delà de son aire naturelle ? Le sol n’est pas encore tout à fait tassé que déjà chacun pose son équipement (tables et chaises, ou porteurs et bacs à vêtements/chaussures), pour préserver son espace vital, pardon son espace commercial. Les vitrines ne suffisent-elles plus ? Les clients veulent-ils toucher ? Pourquoi ce glissement vers le bazar à tous prix ?

     

    paris, 10e, magenta, piste-cyclable- étalagesS’il fallait donner d’autres exemples encore plus près de notre cher carrefour… regardons ce qui se passe sur le boulevard de Magenta. La piste cyclable très souvent décriée accueille aussi les piétons repoussés par des étalages non autorisés.

    Nouveau règlement des terrasses et étalages ou pas,  sans contrôle sérieux et fréquent, la situation n’évoluera pas.

     

     

    Toutefois, paris, 10e, magenta, poiste cyclable, La-Fayettepour ne pas rester trop négatif vis-à-vis de la nouvelle piste cylcable, reconnaissons qu'elle a bel aspect à l'arrivée près du boulevard de Magenta; particulièrement sous la pluie... 

  • Des aménagements de voirie près de la station de métro côté 18e

    Nous recevons ces jours-ci avec satisfaction la lettre d'information de la Direction de la Voirie et des Déplacements qui explique en détails les transformations que va subir le tronçon du boulevard de La Chapelle situé entre les numéros 106 et le 126, c'est à dire la portion du boulevard qui court le long de la station de métro Barbès Rochechouart.

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    Il s'agit d'élargir le trottoir qui longe la station : celui-ci passera de 0,50 m à 2,30 m pour faciliter le passage des piétons, y compris les personnes à mobilité réduite. Il avait été réduit il y a de nombreuses années avec l'idée de coller les stationnements voiture au plus près des grilles de la station pour éviter les rassemblements, nombreux autour de la station, déjà à l'époque. On se rend compte aujourd'hui que cette solution a aussi des inconvénients. Des potelets vont être implantés pour protéger cet espace nouveau de déambulation piétonne. Le souci de permettre aux piétons un libre accès aux trottoirs devrait se doubler du souci de leur réserver un libre accès à la station, à l'entrée comme à la sortie. Ce qui est loin d'être le cas. La RATP en est pleinement consciente mais ne semble pas s'en inquiéter. Épisodiquement, son personnel de sécurité fait évacuer la station, les entrées, les sorties... qui sont réinvesties dans la demi-heure.

    paris, 18e, Barbès, métro, trottoir, voirie, motos, stationnement, livraisonsCet élargissement supprime 11 places pour le stationnement des voitures : elles vont être déplacées sur le trottoir pair, là où l'on observe que peu de cyclistes osent laisser leurs bicyclettes... On se demande bien pourquoi. La réputation de Barbès y serait-elle pour quelque chose ? Ce sont 62 emplacements vélos et 8 emplacements motos qui disparaissent. paris, 18e, Barbès, métro, trottoir, voirie, motos, stationnement, livraisonsToutefois, la Voirie n'oublie pas les cyclistes - ceux qui passent -, puisqu'elle a décidé d'élargir le séparateur. En effet, quand une voie cycliste longe un stationnement automobile, il est essentiel que le séparateur soit au moins aussi large que la portière côté passager, qui peut s'ouvrir à tout moment. Dans cet ordre d'idée, on peut regretter que des stationnements en lincoln (en partie ou en totalité à cheval sur un trottoir) aient été créés sur le boulevard de Magenta le long des pistes cyclables. Les cyclistes doivent, là, y redoubler d'attention.

    Les commerçants ne sont pas oubliés dans l'affaire : une aire de livraison glisse du n°124 vers le n°126, quant à celle devant le n°116, elle reste en place.

    Les travaux nécessiteront la neutralisation des stationnements pendant les mois de février et mars, précisément jusqu'au 25, si le calendrier est bien respecté.

    Cet aménagement nous semble aller dans le bon sens, même si dans ce secteur, toutes transformations apportent des modifications de comportements rarement anticipées et difficiles à prévoir. Le principe, comme quoi la nature a horreur du vide, se vérifie ici mieux qu'en tout autre lieu. Donc, modestement, nous disons : attendons de voir. Cette expérience côté 18e permettra de tirer des leçons pour aménager l'autre trottoir du boulevard, côté 10e, quand le Louxor ouvrira ses portes... en 2013.

  • Où attacher les vélos ?

    A quoi ressemblent les nouveaux équipements de voirie pour attacher les vélos et pour stationner les motos ?

    On passe enfin à des stationnements motos sans matériel rigide, juste des marquages au sol, pas chers et tout aussi efficaces, quand les deux roues à moteurs (2RM) sont devenus assez nombreux pour dissuader les automobilistes d'y garer leur voitutre, comme ce fut longtemps le cas. Mais le nombre des motos a fini par avoir raison des automobilistes peu respectueux des marquages au sol.

    Questionnés sur le plan vélos de la Ville, les élus nous ont transmis des chiffres sur les ambitions et les réalisations dans leurs arrondissements :

    9e : les objectifs pour la mandature ont été fixés à 730 places pour les deux-roues motorisés et 300 places pour les vélos. A la fin de l'année 2010, étaient déjà réalisées 267 places motos et 268 places vélos. Ce qui serait davantage que ce que propose le plan vélo de la ville, rapporté au 9e, 125 places sur les 5000 pour tout Paris.

    rue de La Tour d'Auvergne web.JPG
    Rue de la Tour d'Auvergne : une moto sur l'aire de livraison,
    deux voitures sur l'espace Vélib' vide, puis des cycles motorisés
    ou non sur un espace mixte.
    On ne pourra pas faire beaucoup plus.. et force est de constater
    qu'il ne reste guère d'espace pour les piétons dans une rue
    où se trouvent pourtant une crèche et un centre de sports.

    10e : le plan vélo prévoit la construction de 500 emplacements pour les vélos, sur la période 2008-2014, dont 172 sont déjà réalisés. Lors de la réunion de fin septembre à la mairie du 10e, nous avons appris que les attaches -ces dispositifs métalliques qui permettent d'accrocher votre bicyclette avec quelques chances de la retrouver - seront désormais des "nougarettes" du nom de leur inventeur. Il s'agit de gros trombones, espacés de 50 cm, pour que ces places ne soient pas squattées par des deux-roues motorisées (2RM).

    18e : sur les années 2009 et 2010, les stationnements pour cycles ont été créés en grand nombre, le besoin est criant. Ce sont 471 places nouvelles pour les vélos et 409 places pour les motos et scooters avec accrochage spécifique, mais aussi 697 places avec simple marquage au sol. Soit au total 1 577 stationnements nouveaux pour l'arrondissement.

    La Mairie est bien décidée à atteindre l'objectif qu'elle s'est fixé, c'est à dire créer 18 000 places de parking deux-roues d'ici à 2014. Elle compte bien créer aussi des emplacements en sous-sol.

  • Travaux dans le haut de la rue du Faubourg Saint-Denis

    PHOTOS - travaux st denis 3.jpg

     

    Ils étaient attendus par les habitants du quartier depuis l'an dernier. La commission urbanisme du conseil de quartier Louis Blanc Aqueduc avait activement travaillé sur le réaménagement de cette section de la rue comprise entre la rue de Dunkerque au sud et le boulevard de la Chapelle au nord. Florence Bargier de la DVD (Direction de la voirie et des déplacements) était venue présenter le projet final lors de la plènière du conseil de quartier le 8 avril.

     

    Objectifs de ce réaménagement :

    • faire une place aux vélos dans le couloir de bus à contresens (nord-sud) et donc élargir ce couloir,
    • donner davantage d'espace aux piétons et sécuriser les traversées,
    • verdir la rue en plantant des arbres, là où les réseaux des concessionnaires de la Ville ne l'interdiront pas (câble, eau, chauffage urbain, etc.)

    Pour plus de détails cliquez sur la lettre d'information de paris.fr

    Evidemment, ces travaux qui vont durer cinq mois ne sont pas sans conséquence sur la circulation. Ainsi les bus venant du nord sont déviés par les rues du Château-Landon et de l'Aqueduc. Ces travaux s'ajoutent à ceux de la porte de La Chapelle qui doivent permettre d'accueillir le tramway T3. Ainsi, le bus 350 qui passe par la rue du fg St Denis ne peut plus desservir la porte de La Chapelle. Les usagers des transports en commun vont devoir patienter.

    Reste à réaménager le secteur entre la place de La Chapelle et la porte de La Chapelle, donc les rues de La Chapelle et Marx-Dormoy.

    Action Barbès compte bien poursuivre les réunions de sa commission circulation et insister pour que la Ville tienne ses engagements de campagne.

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    Ci-dessus une vue de la place de La Chapelle, peu encombrée, ce qui n'est pas si courant... En réalité, elle est libérée de son trop-plein de circulation à l'occasion de la fête de Ganesh en ce dernier dimanche du mois d'août.
  • Radars dans Paris : à quelles fins ?

    Les radars dans Paris peuvent-ils empêcher des accidents ?

     

    Les radars automatiques présents dans Paris, déjà depuis quelques années, sont souvent installés dans des voies qui ont des allures de voies rapides mais qui ne le sont pas.

    Vous voulez des exemples d'emplacements de radars parisiens? Voici une carte et quelques adresses :

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    -  Quai de l'Hôtel de Ville, entre le pont Louis-Philippe et le pont Marie, 50 m avant la station de métro,
    -  Voie Georges-Pompidou, juste après le pont Marie,
    -  Avenue d'Italie, au niveau de la concession Citroën, installé sur un mât,
    -  Rue de Maubeuge, au niveau du n° 53, installé sur un pylône, le plus proche de notre quartier,
    -  Cours Albert-1er, entre le pont de l'Alma et la Concorde,
    -  Quai de Bercy, un peu avant la descente du souterrain du pont de Bercy.
    -  et aux portes de Sèvres, Bagnolet, Champerret, Clichy, Pantin, Châtillon, Passy, Ivry...

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  • Plan vélo 2010-2014

    Double-sens cyclable et zone 30 dans le 10e

    Bertrand Delanoe l'avait annoncé lors de la cérémonie de voeux. Après deux réunions de concertation sur les doubles sens cyclables dans le 10e auxquelles Action barbès a participé, une réunion publique aura lieu le 6 mai à 18h30 à la  mairie du 10e . A l'ordre du jour : zone 30 et double sens cyclables et " plan vélo 2010-2014".

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    Si les cheminements vélos peuvent  être facilités, il n'en demeure pas moins que les difficultés resteront très prégnantes dans le nord de Paris et de manière générale dans les arrondissements périphériques. En effet, le réseau cyclable est mieux développé dans le centre de Paris et  peut davantage se faire en continu. C'est pourquoi nous avons  demandé que soit réaménagé l'axe porte de La Chapelle - place de La Chapelle notamment. Nous avons également fait des propositions de mise en zone 30 autour de l'hôpital Lariboisière et dans le secteur de l'église St Vincent-de-Paul. Les services de la DVD ( Direction de la voirie et des déplacements) représentés par Christelle Godinho devraient les étudier. Saluons ici la qualité d’écoute de notre interlocutrice et sa volonté de tenir compte des avis des plus grands utilisateurs de la voirie parisienne, les cyclistes, les piétons et les habitants des quartiers.

    Pour être à jour en matière de circulation à vélo, Action Barbès vous propose une visite au site de Mieux se déplacer à bicyclette (MDB), association avec laquelle nous nous sommes associés pour demander une analyse des entrées automobiles par la porte de La Chapelle et un aménagement de cet axe La Chapelle - Marx-Dormoy, dont dépendent en partie les embouteillages récurrents dans notre quartier.