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Urbanisme - Page 2

  • Promenade urbaine : réunion publique de concertation du projet des "Fermiers Généreux"

    Une réunion publique de concertation du projet des "Fermiers Généreux", se tiendra ce vendredi 5 juillet à 19h, au Centre Paris Anim' La Chapelle.

    En mars 2019, l’association Vergers Urbains, en collaboration avec Pépins Production et Urbanescence, a remporté l’appel à projet Les Pariculteurs pour prendre en charge l'espace dédié sur la promenade urbaine, sur le pont de La Chapelle. Action Barbès avait participé au jury de ce concours, nous avions alors déploré, comme beaucoup, que parmi les répondants il n'y ait eu aucun projet d'agriculture urbaine à proprement parler, c'est à dire une exploitation agricole professionnelle. Pour autant, parmi les candidats en lice, le projet des Fermiers généreux était celui qui nous plaisait le plus et nous lui souhaitons un bel avenir.

    Ce projet se déploiera sur une parcelle de culture de 700m2, avec un atelier bois, une cuisine partagée, une grainothèque et une "bricothèque" ; l'ensemble sera ouvert aux associations, collectifs et habitants du quartier.

    L'objectif de cette réunion est de présenter le projet aux habitants, associations et collectifs du quartier et de recueillir leurs idées et leurs attentes pour que ce lieu devienne "un espace collaboratif et participatif, tourné vers les besoins du quartier". Pour notre part, nous espérons un aménagement qualitatif qui réponde ainsi aux attentes exprimées par la très grande majorité des participants lors de la phase de concertation de la Promenade urbaine.

    La réunion s'organisera en deux temps, une présentation du projet et de l'équipe des Fermiers généreux, puis des ateliers de réflexions et de propositions en tables rondes. La réunion est évidemment ouverte à tous et particulièrement aux riverains du projet. 

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    C'est où ?

    Centre Paris Anim' La Chapelle, 26 boulevard de La Chapelle, Paris 18e

    C'est quand ?

    Vendredi 5 juillet 2019, à 19 h

  • Des parcs et jardins en nocturne

    Cet été à Paris nous pourrons profiter de treize grands parcs et jardins ouverts exceptionnellement durant la nuit (tout au long de l'année 123 espaces verts sont accessibles 24h/24h, comme le square Montholon dans le 9e ou le square Louise Michel dans le 18e). Alors que les journées de forte chaleur se multiplient, pour beaucoup de Parisiens la fraicheur nocturne des parcs est une aubaine dans une ville fortement minérale.

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    Concernant nos quartiers, nous pourrons flâner nuitamment dans le jardin Villemin (14 rue des Récollets, Paris 10e) tous les vendredis et les samedis durant les mois de juillet et d'août. Vous pourrez profiter d'activités calmes et gratuites jusqu'à 23h, comme par exemple des ateliers d’écriture, de lecture, jeux de société pour un public familial sur des espaces dédiés du parc, mais on pourra aussi assister à des séances de cinéma ou d'observation des étoiles. Retrouvez la programmation par ici.

  • Pas vu, pas pris ?

    L'interminable réhabilitation de la Goutte d'Or voit les livraisons d'immeubles de bailleurs sociaux se succéder dans le quartier. Un des derniers livrés se situe à l'angle des rues Affre et Myrha.

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    L'ensemble immobilier au 5-7 rue Myrha/30-32 rue Affre

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    la façade louis-philipparde sauvegardée du 5 rue Myrha

    Pus précisément, cet ensemble immobilier comprend une (très jolie) partie ancienne au 5 rue Myrha, partiellement sauvée grâce à la ténacité de l'association Cavé-Goutte d'Or, et une partie neuve sur les parcelle du 7 rue Myrha/32 rue Affre et du 30 rue Affre. Une adresse pas inconnue des adhérents d'Action Barbès puisque son siège au 28 rue Affre voisine cette construction. Et c'est précisément cette situation de mitoyenneté qui nous a permis de constater que l'entreprise de construction en charge de ce nouveau bâtiment a tenté de livrer un immeuble non fini au bailleur social, en l'occurrence Batigère, et donc à la ville de Paris. En effet, alors que depuis la rue ou depuis la cour intérieure du nouvel immeuble ce dernier semble parfaitement achevé, par contre depuis l'intérieur du 28 rue Affre on constate que le pignon n'a pas été fini. Non seulement l'enduit n'a pas été appliqué, mais plus grave encore, à certains endroits le fer à béton censé armer le mur est à l'air libre, compromettant dangereusement la solidité de la structure à moyen terme, de plus le mur du pignon de l'ancien bâtiment du 30 rue Affre est resté en l'état.

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    Le pignon du 30 rue Affre vu depuis la cour du 28

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    Détail du pignon du 30 rue Affre vu depuis le toit du 28

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    Détail du pignon inachevé

    Nous avons alerté la mairie du 18e et le cabinet de Ian Brossat, adjoint au logement de la Ville, afin qu'ils interviennent pour que l'entreprise finisse rapidement cette construction en respectant les règles de l'art en la matière (les premiers locataires ont déjà pris possession de leur nouveau logement). Très vite la mairie a pris attache avec le bailleur social et ce dernier a intimé à son constructeur d'achever l'immeuble en question. Aujourd'hui, de nouveaux travaux sont en cours, et grâce à la vigilance d'Action Barbès la Ville pourra s'enorgueillir d'un nouveau bâtiment, cette fois vraiment achevé !

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    Un nouvel échafaudage pour terminer les travaux

    Si généralement nous sommes prompts à critiquer la mairie, bons joueurs que nous sommes, nous devons saluer ici l'efficacité de son action qui a permis de corriger rapidement le tir, en particulier Michel Neyreneuf, adjoint au logement du 18e, qui suit de très près ce dossier, remercions aussi Batigère pour sa réactivité. Et espérons qu'après cet épisode, mairie et bailleurs sociaux seront plus attentifs aux livraisons de nouvelles constructions.

  • Pour le pont de l'Ascension, une histoire de pont

    Pour l'ascension, le blog d'Action Barbès fait aussi le pont, mais pour ne pas vous laisser sans lecture, nous vous proposons un article* sur l'histoire d'un pont, ce pont qui enjambe les voies de chemin de fer du Nord sur le boulevard de la Chapelle, celui qui est sans doute le plus connu dans le quartier mais dont en général on ignore le pourtant joli nom : le pont Saint-Ange.

     

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange
    Le pont Saint-Ange vu des quais de la Gare du Nord, le 7 octobre 2014
      

    Les ponts de la Goutte d'Or

     

    Dernier pont avant la gare du Nord

    Le pont Saint-Ange est un pont qui permet au boulevard de la Chapelle d'enjamber les voies de chemin de fer du Nord à l'arrière de la Gare du Nord. Ainsi, le coté impair du pont Saint-Ange offre une vue panoramique privilégiée sur les quais de la gare du Nord. Situé à d'extrémité sud de la Goutte d'Or, à la frontière du dixième et du dix-huitième arrondissements de Paris, ce pont a énormément évolué depuis sa construction. À son édification vers la fin de la première moitié du XIXe siècle, le pont Saint-Ange est un simple ouvrage d'art en pierre laissant passer les deux seules voies du chemin de fer du Nord. Aujourd'hui, c'est un pont métallique qui supporte le viaduc de la Ligne 2 du métro et qui enjambe pas moins de vingt-sept voies de chemin de fer de surface ainsi que quatre voies souterraines.

     le pont Saint-Ange 1905Locomotive-tender de la Compagnie du Nord et ses mécaniciens, posant sur les voies de la gare du Nord devant le pont Saint-Ange

    Le pont de Saint-Ange a été construit concomitamment avec le percement des voies de chemin de fer du Nord en 1843-1846. On dû alors surélever le sol du boulevard de plusieurs mètres afin que le pont soit suffisamment haut pour permettre le passage des trains de la Compagnie des chemins de fer du Nord, d'autres surélévations seront nécessaires par la suite. 

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange    pilier du pont Saint-Ange 
    Entre la photo de 1903 à gauche et celle de 2014 à droite, le pilier du viaduc semble s'être enfoncé dans la chaussée, mais c'est bien cette dernière qui s'est élevée au gré des transformations du pont Saint-Ange

    Tout comme les autres ponts voisins jetés sur cette tranchée de chemin de fer, il a subit de nombreuses modifications (reconstruction, élargissement, surélévation) pour s'adapter à la croissance du trafic ferroviaire de la Gare du Nord et aux élargissements successifs des voies de chemin de fer du Nord. La première reconstruction date de 1860, la construction alors en pierre est remplacée par une construction métallique (de même pour le pont de Jessaint). Les dernières modifications d'envergure datent de 1977. 

     le pont Saint-Ange 1895Le pont Saint-Ange en pleine reconstruction, Le Monde illustré du 20 juillet 1895.

     

    Viaduc

    Si le pont Saint-Ange a été remanié à de nombreuses reprises, la transformation la plus remarquable est sans conteste celle opérée par le passage du métro sur un viaduc métallique  sur le parcours du boulevard de la Chapelle. En effet, la ligne la circulaire Nord du métropolitain parisien, aujourd'hui Ligne 2 de la RATP, qui relie la Porte Dauphine à la place de la Nation, est en partie souterraine et en partie émergée entre les stations Barbès-Rochechouart (anciennement "station Boulevard Barbès") et Jaurès (anciennement "station Allemagne") où elle surplombe les boulevards de la Chapelle et de la Villette sur un viaduc porté par des colonnes de fonte et des piliers en pierre.

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-AngeVue rare sur le pont Saint-Ange avant la construction du viaduc du métro, prise du boulevard de la Chapelle le 19 août 1901. On aperçoit en fond l'hôpital Lariboisière et sa cheminée fumante.

    Ce tronçon aérien de près de deux kilomètres permet au métro de traverser les lignes de chemins de fer du Nord et de l'Est ainsi que le canal Saint-Martin qu'il croise successivement. Et c'est bien ce viaduc qui donne sa physionomie multimodale si caractéristique au pont Saint-Ange, où piétons, vélos, voitures, trains et métro se croisent incessamment.

    Pour cette ligne de métro, c'est le projet de Fulgence Bienvenüe qui est retenu, alors que les ateliers de Gustave Eiffel voient le leur rejeté.

    projet Eiffel
    Projet non-retenu de viaduc par Gustave Eiffel

    Les études préparatoires ont lieu en 1900 et le chantier commence en 1901. Certaines parties souterraines sont d'abord réalisées et ouvertes en 1902, le viaduc est construit entre 1902 et 1903. Remarquons que le passage sur le pont Saint-Ange nécessite des travées beaucoup plus longues (75,25 mètres) que celles du reste du parcours aérien (de 19,48 à 27,06 mètres35,89 mètres pour le franchissement du boulevard Barbès et 43,47 mètres pour celui de la rue d'Aubervilliers). La ligne est ouverte aux usagers dans sa totalité le  2 avril 1903.

    croquis viaducSchémas techniques du viaduc 

     le pont Saint-Ange le 6 juin 1902Vue sur le viaduc en construction sur le pont Saint-Ange, prise depuis le boulevard de la Chapelle au débouché de la rue du Faubourg Saint-Denis le 6 juin 1902 (on aperçoit au second plan à droite, la flèche de l'église Saint-Bernard de la Chapelle, alors en pleine rénovation) 

     le pont Saint-Ange 6 août 1902Vue du pont Saint-Ange et le viaduc en construction, prise depuis les voies de la gare du Nord le 6 août 1902

    le pont Saint-Ange le 6 mars 1903Vue sur le pont Saint-Ange et le viaduc du métro fraichement achevé, prise du boulevard de la Chapelle sur le pont le 6 mars 1903. On distingue encore en fond l'hôpital Lariboisière. 

     le pont Saint-Ange 1903 Vue sur le pont Saint-Ange et le viaduc du métro,  publié dans la revue Le Génie Civil du 28 mars 1903.

     le pont Saint-Ange le 4 juin 1903

    Vue sur le pont Saint-Ange et le viaduc du métro fraichement achevé, prise du boulevard de la Chapelle (vers le théâtre des Bouffes du Nord) le 4 juin 1903

     

    Dernier souvenir du hameau Saint-Ange

    Hormis ceux qui enjambent la Seine, les ponts parisiens portent généralement le nom de la voie qu'ils supportent, comme le pont de Jessaint ou le pont Jean-François Lépine et c'est également le cas du pont Saint-Ange. Il faut revenir sur l'histoire du boulevard de la Chapelle, qui n'a pas toujours porté ce nom, pour comprendre ce baptême.

    Ce boulevard parisien, qui s'étire depuis les rues de Château Landon et d'Aubervilliers jusqu'au carrefour Magenta/Rochechouart/Barbès, est percé en 1789 sur le parcours extérieur du mur des Fermiers généraux (mur détruit juste après l'annexion des communes suburbaines en 1860). Le chemin de ronde intérieur est annexé au boulevard avec la destruction du mur d'enceinte en 1860, lui conférant sa largeur actuelle. Auparavant, il était dénommé comme suit : à l'extérieur de l'ancien mur d'octroi : boulevard des Vertus, entre les rues d'Aubervilliers et Marx Dormoy ; boulevard de la Chapelle, pour le surplus. À l'intérieur de l'ancien mur d'octroi : chemin de ronde Saint-Denis, entre la rue du Faubourg Saint-Denis et la place de la Barrière Poissonnière (aujourd'hui le carrefour Barbès), qui était située au débouché de la rue du Faubourg Poissonnière ; place de la Barrière Poissonnière ; l'ancien boulevard de la Chapelle était appelé boulevard Saint-Ange entre les rues de la Chapelle (aujourd'hui rue Marx Dormoy) et de la Charbonnière.Le pont Saint-Ange se nomme donc ainsi car il supportait à son origine le boulevard Saint-Ange, qui lui-même tenait son nom du hameau Saint-Ange.

    Le hameau Saint-Ange s'est  développé dans les années 1815-1830 depuis les rues de Chartes et de la Charbonnière jusqu'à l'actuelle rue Marx Dormoy (alors Grande-Rue de la Chapelle)? D'ailleurs, l'intersection en croix de Saint-André des rues de Chartres et de la Charbonnière a porté le nom de place Saint-Ange jusqu'en 1877. Ce foyer d'habitations, aujourd'hui inclus dans la Goutte d'Or, n'en faisait alors pas partie. Le hameau de la Goutte d'Or, qui s'est développé autours d'une nitrière artificielle et d'une auberge "à l'enseigne de goutte d'or" à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, était cantonné autours de ce qui est aujourd'hui l'intersection de la rue de Goutte d'or et du boulevard Barbès, ne dépassant guère la rue des Islettes (alors rue Neuve de la Goutte d'Or). Le hameau Saint-Ange (puis "quartier Saint-Ange") de la commune de la Chapelle, porte le nom du couple de propriétaires-spéculateurs du terrain à l'origine de son urbanisation : Monsieur et Madame Trutat de Saint-Ange. Ces derniers ont acquit les terrains pour une somme de 14 000 francs pour les revendre, une fois viabilisés, pour la somme de 214 000 francs. 

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    Extrait du plan de Paris par Simonneau, 1837

    L'urbanisation galopante du quartier à partir des années 1840 fit son oeuvre et le quartier Saint-Ange se confondit avec celui de la Goutte d'Or, dont l'administration retint le nom pour désigner une des quatre quartiers administratifs à la création du 18e en 1860, et hormis le pont Saint-Ange, il ne reste aucune trace de ce passé. Signalons tout de même l'hôtel Saint-Ange qui subsista à l'angle de la place de la Chapelle et de la rue de Jessaint jusqu'à que l'îlot auquel il appartenait fut détruit et annexé pour partie au square de Jessaint, le reste servant à l'élargissement de la tranchée des voies de chemins de fer du Nord (voir photo ci-dessous). Un autre hôtel Saint-Ange exista antérieurement au 22 rue de la Charbonnière.

     

    Place de la Chapelle 1937Hôtel Saint-Ange, place de la Chapelle, 1937 (on voit le square de Jessaint au premier plan)

     

    Quelques vues et évènements autour du pont Saint-Ange

     

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange
    Carte postale du pont Saint-Ange et du viaduc du métro, prise d'un immeuble du boulevard de la Chapelle aujourd'hui disparu suite à l'élargissement des voies de chemin de fer (vers 1910)

     le pont Saint-Ange / grève
    Carte postale de la grève générale des chemins de fer de 1910, représentant le train express de Lille passant sous le pont Saint-Ange (et non le pont Marcadet comme il est faussement légendé), vue depuis les voies de la Gare du Nord

    le pont Saint-Ange grève 1910
    Carte postale de la grève générale des chemins de fer de 1910, représentant des soldats gardant les voies au pied du pont Saint-Ange du coté de la gare du Nord (et non "entre le pont Marcadet et le viaduc du métro" comme il est faussement légendé)

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange   Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange
    Le 14 juillet 1922 à 18h10, un train venant d'Écouan déraille sous le pont Saint-Ange , deux wagons s'écrasent sur les piliers du pont, causant deux morts et une trentaine de blessés (Le Petit Journal / Le Journal du 15 juillet 1922)

    P. Goute 1925
    "Sur un pont boulevard de la Chapelle [sic] où on pouvait voir passer les trains de permissionnaires retournant au front", dessin de Paul Goute, 1925

    Tchao Pantin
    Coluche remontant la rue de Chartres dans le film "Tchao Pantin" de Claude Berri (1983). Le pont Saint-Ange apparait en arrière plan

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange
    Le pont Saint-Ange dans le film "L'union sacré" d'Alexandre Arcady (1988)
      

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange
    Portrait de Pigalle et François Hadji-Lazaro avec pour fond de décor le viaduc du métro sur le pont Saint-Ange, depuis le pont de Jessaint. Pochette d'Album illustrée par Tardi en 1990.

    Les ponts de la Goutte d'Or : 2. le pont Saint-Ange 
    Le train Eurostar transportant la reine Elisabeth II pour sa visité d'État en France passe sous le pont Saint-Ange avant d'arriver en gare du Nord le 5 juin 2014

     

    * Cet article a été initialement publié sous une première version en 2014 sur le blog sur l'histoire de la Goutte d'Or de Jean-Raphaël Bourge - qui accessoirement est aussi président d'Action Barbès - qui nous autorise à le reproduire ici.

  • Gare du Nord 2024 : réunion de restitution de la concertation

    La "SEMOP Gare du Nord 2024" organise ce mardi 14 mai 2019 une réunion publique pour restituer la concertation qui s'achève autour de sa transformation prochaine. Une présentation au cours de laquelle seront présentées au public les évolutions que la SEMOP Gare du Nord 2024 compte porter au projet de transformation de la gare du Nord afin d'intégrer les apports de la concertation. Nous saurons donc dans quelle mesure cette concertation aura permis d'entendre les demandes des différents usagers et des riverains en particulier.

     

    C'est où ?

    SNCF Réseau, Étoile du Nord, Salle de l'Atrium, cour des taxis (plan d'accès ici), 8 rue de Dunkerque, Paris 10e

    C'est quand ?

    Mardi 14 mai 2019 à partir de 19h

  • Réunion publique sur l’histoire de la Place Stalingrad

    Mardi 14 mai, la Mairie du 10et la Mairie du 19e organisent une réunion publique sur l’histoire de la place de la Bataille de Stalingrad et ses enjeux urbains. Cette rencontre est organisée dans la perspective du futur réaménagement de cette place située au bout de la Promenade urbaine. 

    La réunion se tiendra en présence de :

    • Alexandra Cordebard, Maire du 10e arrondissement

    • François Dagnaud, Maire du 19e arrondissement

    • Halima Jemni, Première Adjointe au Maire du 19e, chargée de la voirie et des espaces publics

    • Roger Madec, conseiller spécial auprès du Maire du 19e, chargé de l’urbanisme et de l’architecture

    • Dominique Alba, Directrice de l’Atelier Parisien d’Urbanisme

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    C'est où ?

    École élémentaire du 17, rue de Tanger, Paris 19e

    C'est quand ?

    Mardi 14 mai, à 19h15

  • Paris En Selle lance une consultation en vue des Municipales 2020

    La jeune (elle a été créée en 2015) et très dynamique association d'usagers du vélo Paris En Selle lance une consultation pour mieux connaitre les attentes des cyclistes parisiens en matière d'aménagement de l'espace public pour favoriser les déplacements à deux roues. Cette consultation s'inscrit dans la préparation des municipales de 2020, dont la campagne à l'investiture a déjà bien commencé. Paris En Selle fera ensuite des préconisations en matière d'aménagements urbains auprès des candidats à l'Hôtel de ville.

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    Le sondage est accessible jusqu'au 31 mai 2019 et il n'est pas nécessaire d'être adhérent de Paris En Selle pour y répondre. Pour y répondre il suffit de suivre ce lien et de se laisser guider par le questionnaire qui ne prend que quelques minutes à remplir.

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    La piste cyclable-voie de secours boulevard de La Chapelle fait aussi office de parking

  • Végétalisation de la rue Manuel (9e), un exemple à suivre

    Nous vous avions déjà parlé sur ce blog de la végétalisation de la rue Manuel dans le 9e arrondissement (voir notre article du 12 janvier 2017). La rue Manuel est une petite rue qui relie la rue des Martyrs à la rue Milton. Pour des raisons de sécurité, la rue Manuel a subi une restructuration importante durant l'hiver 2016-2017 : il fallait laisser de la place au passage des pompiers, ce qui n'était pas possible car les deux côtés de la rue étaient occupés par le stationnement des voitures. La mairie du 9e avais alors pris deux décisions importantes dans ce cadre : supprimer une rangée de stationnement de voitures et créer sur le trottoir des plate-bandes fleuries, au moyen de bacs enterrés et avec des finitions soignées : des bordures de granit et un solide grillage, le tout entretenu par les services de la Ville. 

    Deux ans plus tard, le résultat est pour le moins satisfaisant, l'endroit est joliment fleuri et aucune dégradation n'est à déplorer. Un réussite qu'il faut saluer.

    rue-manuel,9e,végétalisation

    Rue Manuel : un exemple de végétalisation réussi

    rue-manuel,9e,végétalisation

    Printemps fleuri rue Manuel

    La Mairie du 9e a depuis étendu cette végétalisation à la rue des Martyrs voisine. Pour l'instant les cultures sont encore jeunes, mais on imagine déjà le résultat, et d'autres portions de la rue vont bénéficier de cette végétalisation.

    Cette technique de plantation, avec des jardinières enterrées, a le grand avantage de résoudre en partie le problème des canalisations qui empêchent souvent les projets de végétalisation. Un exemple qu'on aimerait voir reproduit dans bien des endroits de nos quartiers, comme la Rue-jardin Richomme dans le 18e, par exemple.

    rue-manuel,9e,végétalisation

    Rue des Martyrs : suppression de places de stationnement au profit d'une végétalisation

    rue-manuel,9e,végétalisation

    Rue des Martyrs : détail des plantations

  • Gare du Nord 2024 : réunion publique de synthèse

    Vendredi 12 avril, la société d’économie mixte à opération unique "SEMOP Gare du Nord 2024" organise une réunion publique de synthèse de la dernière phase concertation. Une concertation réouverte début mars car jugée insuffisante, reste à savoir si cette fois celle-ci le sera.

    Ce temps d’échanges sera l’occasion de faire le bilan des sujets qui ont été exprimés lors des visites de la gare du Nord, des réunions et ateliers thématiques ou encore sur la plateforme contributive en ligne. La SEMOP Gare du Nord 2024 partagera l'ensemble des expressions qui ont émergé pendant cette étape essentielle du projet et indiquera quelles sont les suites qui seront données au projet.

    Les attentes des riverains sont grandes, espérons que ce projet saura y répondre, au moins en partie. Mais rappelons que ce projet s'inscrit dans un processus d'exception, le permis de construire étant ici délivré directement par l'État dans le cadre de la loi sur les jeux olympiques 2024, il échappe donc à la règle commune et à la ville de Paris. Dans ce cadre, la voix des riverains - et même celle des élus locaux - n'a que peu de poids, comme on peut le voir pour le projet CDG-Express qui se réalise dans le même cadre ; nous verrons ce qu'il en est pour ce projet pharaonique de 600 millions d'euros.

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    Réunion thématique de concertation "Conception architecturale" – 20 mars 2019 (photo : SEMOP Gare du Nord 2024)

     

    C'est où ?

    SNCF Réseau, Étoile du Nord, Salle de l'Atrium, cour des taxis (plan d'accès ici), 8 rue de Dunkerque, Paris 10e

    C'est quand ?

    Vendredi 12 avril 2019 à partir de 19h

  • 10e : réunion d'information sur le nouveau réseau de bus

    La Mairie du 10e organise ce soir, mercredi 10 avril à 19h, une réunion d'information sur le nouveau réseau de bus parisien. En effet, plusieurs changements notables vont intervenir dans notre arrondissement, en particulier du côté des gares de l'Est et du Nord. Il va donc falloir s'habituer à ce nouveau réseau de bus qui sera mis en service dans la nuit du 19 au 20 avril.

    plan-de-bus,10e,réseau



    C'est où ?
    Mairie du 10e, 72 rue du Faubourg Saint-Martin
    C'est quand ?
    Mercredi 10 avril 2019 à 19h
  • Château Rouge - Goutte d'Or : Paris respire s'agrandit

    La zone Paris respire - Château Rouge va s'agrandir à partir du samedi 30 mars. Lancée au printemps 2018, le samedi de 10h à 18 h puis de 11 h à 19 h, c'est sur une petite zone (une des plus petites de Paris) que l'opération a difficilement trouvé ses marques. En effet, le périmètre très restreint a entrainé un chaos de circulation dans toutes les petites rues alentour. Trop petite et surtout trop peu surveillée, Paris respire a déçu les habitants du quartier. Avec d'autres associations et collectifs, nous avions demandé son extension et une meilleure surveillance. Ce sera chose faite à partir de la fin de cette semaine et donc tous les samedis, de 11 h à 19 h.

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    Premier périmètre de Paris respire - Château Rouge

    Le nouveau secteur Paris respire va s'étendre largement, passant de cinq à vingt rues concernées ! Le périmètre est dessiné par le boulevard Barbès, la rue Labat, la rue Marcadet, la rue Émile Duployé, la rue Stephenson, la rue Saint-Bruno, la rue Saint-Luc et la rue de Polonceau ; il inclut tout ou partie des rues Affre, Cavé, Dejean, Doudeauville, Erckmann et Chatrian, Ernestine, des Gardes, Laghouat, Léon, Myrha, d'Oran, de Panama, Pierre Budin, des Poissonniers, Poulet, Richomme, Saint-Jérôme, Saint-Luc, Saint-Mathieu et de Suez.

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    Le nouveau secteur Paris respire mis en place à partir du 30 mars 2019

    Dorénavant, tous les samedis de 11 h à 19 h, aucun véhicule motorisé (scooter compris) n'est autorisé à pénétrer dans ce secteur, à l'exception des véhicules de personnes handicapées, des véhicules de secours, les particuliers habitant le secteur, les déposes de taxi (pas les VTC) et les véhicules de nettoiement de la Ville. Des barrages fixes et filtrants et des rondes de la DPSP sont prévus.

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    Nous espérons fortement que cette fois la surveillance du secteur sera plus efficace, et qu'on ne verra plus de véhicules non autorisés bravant l'interdiction, voire des livraisons en pleine opération comme cela est trop souvent arrivé. Et peut-être alors, les habitants de la Goutte d'Or connaitront enfin un peu de tranquillité le samedi. Et, rêvons un peu, pourquoi pas un jour une extension au dimanche ?

     

  • "Embellir Paris" sur la Promenade urbaine : le choix de l'absurde

    Nous nous réjouissions, un peu vite, que le site de la Promenade urbaine ait été choisi pour accueillir un projet du concours "Embellir Paris". Mais le résultat du concours qui vient d'être annoncé est loin d'être réjouissant, pour ne pas dire qu'il est atterrant tant il est absurde.

    En effet, après des années d'incertitudes et d'aléas, la Promenade urbaine prenait enfin forme, avec comme fil conducteur la mise en lumière du viaduc du métro, qui comprendra un éclairage fonctionnel avec des lampadaires de style Dupleix, la mise en valeur des piliers sculptés, l'éclairage des grandes traversées et la mise en lumière des voutes sous le tablier. Il semblait alors entendu qu'il fallait dégager le plus possible l'espace pour mettre en valeur l'ouvrage d'art ainsi illuminé, nous avions même obtenu l'assurance que le grand panneau publicitaire situé au niveau de la rue de Maubeuge soit retiré. Ajoutons une précision, et pas des moindres : l'illumination de l'ouvrage d'art et l'éclairage fonctionnel représentent un investissement de deux millions d'euros. Il semblait pourtant évident qu'un projet utilisant le sol comme d'une toile vierge se serait inscrit parfaitement dans la Promenade urbaine.

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    Mais le jury, dont aucune des trois associations (Action Barbès, Demain La Chapelle et SOS La Chapelle) ayant activement suivi le projet et s'étant battues pour un projet de qualité n'a été associée, a fait un choix étrange, en combinant deux propositions sans rapport - une exposition photo et un alignement de panneaux de toiles colorées - qui va à l'encontre des principes qui semblaient arrêtés pour la mise en oeuvre de la Promenade urbaine, à savoir : mettre en valeur le viaduc, dégager les grandes perspectives, libérer l'espace et rendre l'endroit le plus clair possible. Mais encore une fois, la Promenade urbaine a du plomb dans l'aile.

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    En effet, sans juger de leur qualité artistique, les deux projets se servent du viaduc, très bel ouvrage d'art s'il en est, comme d'un support à masquer plutôt qu'à mettre en valeur. Celui des Intruses aurait eu toute sa place sur le pont Saint-Ange où justement est prévu un espace d'exposition photo. Mais dans la proposition actuelle, le viaduc est seulement un support que les photos masqueront en partie. Le choix du second lauréat, Génie (sic) du lieu - Screens of colours, est, redisons-le, juste absurde. Ce projet - qui ressemble bigrement à un catalogue de storiste, avouons-le - va tout simplement cacher totalement la vue sur le tablier et même masquer les lampadaires très élégants prévus ici. Le viaduc n'est ici plus qu'une corde à linge. Et ne parlons pas de la durabilité du projet qui nous paraît bien éphémère. En effet, les panneaux de toile, s'ils ne sont pas régulièrement entretenus, seront bien vite des lambeaux de tissus grisâtres. Et ne parlons pas du fait que ce projet va assombrir le dessous du viaduc la nuit, alors que son illumination était censée y remédier.

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    Vous l'aurez compris, nous sommes atterrés par ce choix, totalement déconnecté de l'important travail de concertation qui a été entrepris autour de la Promenade urbaine. Le seul espoir qui reste est du côté du Conseil de Paris qui doit encore valider ce choix. Seuls des élus un peu sensés pourraient revenir sur ce choix catastrophique qui viendrait gâcher des années de travail collectif pour la Promenade urbaine.