Malgré un titre optimiste, prenez quand même un parapluie !

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Malgré un titre optimiste, prenez quand même un parapluie !

Les dernières grandes rencontres de proximité, sur le terrain dans les différents quartiers de l'arrondissement, entre les habitants et le maire du 10e, Rémi Feraud (dans son rôle strict de maire, en dehors de ses fonctions au PS) remontent à fin septembre dernier. Le voici à nouveau sur le terrain depuis mercredi dernier dans six quartiers, pour aller à la rencontre des riverains. Après la place Bonsergent mercredi dernier, et vendredi soir l'angle Ecluse Saint-Martin / rue de la Grange aux Belles, voici les prochains rendez-vous :
Dimanche 9 juin de 10h à 12h : Marché Saint-Quentin
Mercredi 12 juin de 17h à 19h : angle rue de Metz / rue du Faubourg Saint-Denis
Vendredi 14 juin de 17hà 19h : Place du Buisson Saint-Louis
Mercredi 19 juin de 17h à 19h : Métro Louis Blanc

Il y a à peine deux mois que les structures du chantier du Louxor ont été démontées et de nouveau en voici d'autres, certes plus petites, mais aussi plus nombreuses. Elles ont élu domicile sur le trottoir élargi le long de la station de métro. De quoi s'agit-il donc ?
Nous avons appris lors du comité de pilotage Barbès d'avril dernier que la RATP allait procéder à une réfection totale des verrières de la station Barbès-Rochechouart. Ce ne sera pas du luxe ! pourrait-on s'écrier, tant nous étions habitués à voir des flaques d'eau se former sur les quais de la station du métro aérien, dès qu'un nuage lâche ses gouttes au-dessus de Paris. Les travaux auront lieu cet été et se termineront le 3 septembre.
La réunion de concertation qui s'est tenue à l'hôtel de ville avec la RATP et les différents acteurs locaux a laissé voir une attitude d'inconséquence du côté de la régie. En effet, aucun contact n'avait été pris avec la mairie du 10e, alors que les algécos allaient être déposés sur le trottoir le long de l'hôpital rue Guy Patin. Une étrange décision quand on connaît les difficultés de circulation et l'occupation intense de l'espace public dans cette rue les jours de marché. Les algécos en prime, il aurait été difficile aux forces de police de mener à bien leur tâche.
Rénovation du Boulevard de la Chapelle (côté 10e)
Entre le boulevard de Magenta et la rue Guy Patin
Par ailleurs, une fermeture à la circulation du boulevard de La Chapelle est prévue à deux reprises pour permettre la réfection de la chaussée le long du Louxor. La circulation automobile sera détournée par les rues Saint-Vincent-de-Paul, Ambroise-Paré, et Guy-Patin. Prévoyez un peu plus de bruit que d'habitude ces deux nuits-là...
Quels travaux ?
• Réfection de la chaussée, nuit du 6 au 7 juin 2013, entre 20 h et 6h30;
• Pose de boucles de détection dans la chaussée pour le fonctionnement de la signalisation tricolore, nuit du 17 au 18 juin 2013.
Quels impacts ?
• Fermeture provisoire à la circulation du boulevard de la Chapelle, entre le boulevard de Magenta et la rue Guy Patin.
• Maintien et protection en permanence de la circulation des piétons.
Un an après, le projet de restructuration du bureau de poste Gare du Nord toujours sur le tapis, et à nouveau d’actualité au conseil d’Arrondissement du 10e ce soir …
Plus d’un an après, on prend les mêmes et on recommence… Nous avions longuement abordé le sujet dans un article en avril 2012, qui avait alors suscité beaucoup de commentaires de la part des lecteurs. En dépit de la mobilisation des élus du 10e et de quelques 2000 clients du bureau de poste Paris Gare du Nord, nous apprenons dans la Lettre d'Information de mai-juin 2013 du PCF du 10e — et nous en avons obtenu confirmation — que la direction de La Banque Postale poursuit son projet de restructuration de ce bureau de poste, pourtant très emblématique par le nombre de ses clients qui en fait l’un des plus fréquentés de France et dont la mission sociale avait été clairement décrite dans notre précédent article.
Après une première intervention et un premier vœu présenté par les élus communistes et adopté à l’unanimité il y a 15 mois lors du conseil d’arrondissement du 12 mars 2012, les représentants syndicaux du personnel et les élus du 10e monteront donc à nouveau au créneau, ce soir, au Conseil d’Arrondissement, pour tenter de convaincre la direction de La Banque Postale de faire machine arrière, alors qu’elle avance, lentement mais fermement et assurément, dans cette réorganisation visant à démanteler le rôle social, de service public et de proximité des guichets de ce bureau de poste.
La direction de La Banque Postale semble en effet ne pas en démordre : 4 guichets ont, d’ores et déjà, été définitivement supprimés, après que des travaux ont cloisonné l’espace, réduisant le nombre de guichets ouverts au public à seulement 2 guichets, sur les 6 d'origine, fièrement mis en avant lors de l’inauguration en grande pompe, en avril 2010, de ce bureau nouvellement réaménagé. Les conditions d’accueil se sont donc dégradées, et nuisent à l'apaisement des relations entre les clients et les guichetiers : dans un contexte de temps d’attente de plus en plus long, en résultent énervement, hausse de ton, incivilités, voire agressions et violences des propos, et des gestes envers le personnel de ce bureau de poste Paris Gare du Nord.
Les principes évoqués, sous-jacents à cette restructuration, sont les mêmes : suppression de 8 postes, volonté de favoriser les opérations financières via les automates et fusion à court/moyen terme de ce bureau de poste avec celui de Paris-Magenta (square Alban Satragne, Paris 10e), avec l’objectif de réduire la fréquentation des personnes les plus modestes, susceptibles de demander de l’aide au personnel, et donc de mobiliser le temps des agents aux guichets.
L’objectif affiché est clairement d’augmenter la rentabilité des opérations, de réduire le temps passé au contact des clients, soit un gain de productivité et le développement des opérations les plus rentables, en bref ôter l’humain et le social dans la relation avec la clientèle. A l’horizon donc, avec cette restructuration qui n’a pas été abandonnée, se profile la fin du service public de proximité, la fin de la « banque postale sociale » pour les personnes les plus démunies et les plus précaires, alors que La Banque Postale et La Poste sont, dans nos quartiers, des institutions essentielles pour maintenir et renforcer le lien social entre habitants, et assurer un service public accessible à tous.
Cette restructuration et cette perspective de réduction d’emplois au bureau de poste Paris Gare du Nord interviennent alors que La Poste faisait récemment sa publicité en affichant sa volonté de recruter 6000 facteurs en Ile-de-France d’ici à 2015 et de mettre en place 250 emplois d’avenir d’ici à 2014. Dans ce même article, une jeune apprentie factrice en alternance y vantait le relationnel de son métier, le lien qui se crée avec les habitants et l’ambiance cordiale qu’elle connait généralement dans ses relations avec ses clients.
Mais, bien sûr, c’est oublier que les activités de La Banque Postale et La Poste sont désormais bien séparées, comme nous l’avions clairement expliqué dans notre précédent article du 5 avril 2012, même si elles relèvent toutes deux du Groupe La Poste ! La Banque Postale n’est pas La Poste, n’est plus La Poste. La Banque Postale a désormais ses raisons que La Poste ignore… et, notamment, force est de constater que le souci de la rentabilité, sous l’égide de Jean-Paul Bailly et de Philippe Wahl, ancien banquier d’affaires, prédomine et que cet objectif pécuniaire, financier, est devenu le pilier, la raison d’être de La Banque Postale, qui se targue en effet d’être devenue une banque à part entière… Or, après avoir suivi le 100e numéro du magazine d’investigation de France3 Pièces à conviction, nous ne sommes pas certains que cela soit un progrès pour cet établissement, encore moins un point fort à mettre en avant ..., lorsque l’on constate que cette préoccupation de la rentabilité et de la productivité conduit la Banque Postale à vouloir faire table rase de ses missions de service public et de proximité… surtout dans notre arrondissement, avec la restructuration annoncée du bureau de poste Paris Gare du Nord!

Le sport n'est pas très bien loti dans le quartier et beaucoup attendaient l'ouverture de la salle de sport située dans le périmètre de l'ancien hôpital Saint-Lazare avec impatience. Depuis mardi dernier, c'est fait. Les sportifs disposent d'une nouvelle salle polyvalente de 30 mètres sur 20, très lumineuse, associée à un mur d'escalade, tout en couleurs, original, presque poétique.

Une salle de danse est ouverte également, avec un immense miroir et la traditionnelle barre, qui longe le mur. Les vestiaires sont bien conçus, modernes, esthétiques.

Une question taraudait les esprits des participants à l'inauguration : pourquoi Marie Paradis, une inconnue pour beaucoup ! Paradis rappelle forcément le nom d'une rue proche, bien sûr, mais encore ? Rémi Féraud, maire du 10e, présent pour l'événement a donné quelques explications puis, nous avons trouvé la réponse détaillée dans les délibérations du conseil de Paris qui a validé ce choix. Voici l'extrait de la délibération 2013 DJS 314 :
Marie Paradis née en 1778 à Chamonix, au hameau du Bourgeat, et décédée en 1839 était une habitante de Chamonix. Elle est connue pour avoir été la première femme à atteindre le sommet du Mont-Blanc. Certains ont évoqué la date du 14 juillet 1808 ou 1809 pour la réalisation de cet exploit mais lors de sa rencontre avec Alexandre Dumas à Chamonix, Marie Paradis lui indiqua que l’ascension avait eu lieu le 14 juillet 1811.
Il faut surtout retenir l’aventure sportive accomplie par Marie Paradis au tout début du 19e siècle avec sans aucun doute un équipement sommaire pour affronter le plus haut sommet de l’Europe dans des conditions météorologiques qu’on imagine difficiles. Toutefois, on ne peut pas ne pas relever que l’exploit de Marie Paradis s’est déroulé un 14 juillet, quelque 20 ans après la prise de la Bastille et l’émergence des idéaux de liberté et d’égalité.
Cette épopée sportive démontre chez Marie Paradis une forte volonté d’indépendance et de liberté. Elle est un symbole pour toutes les femmes et elle ouvrait la voie aux autres femmes qui s’aventureront dans des épreuves sportives de montagne. La Ville de Paris souhaite donc lui rendre hommage en attribuant le nom de « Marie Paradis » au gymnase Saint-Lazare dans le 10e arrondissement.

De bonnes nouvelles arrivent ensemble, enfin....
D'après un article paru dans Le Figaro du 29, la salle de consommation à moindre risque s'installerait au 39 bd de La Chapelle, au-delà des voies de la gare du Nord, à une centaine de mètres du Théâtre des Bouffes du Nord, mais en contre-bas du pont. Nous attendons la confirmation du maire du 10e pour vous donner plus de détails.
Et d'après un article AFP - l'Express du 28, 58% des Français seraient favorables à l'ouverture de salles de consommation surveillée.
A la question "certains proposent de mettre des locaux et du matériel propre à disposition des consommateurs d'héroïne pour qu'ils puissent s'injecter hors de l'espace public, pour prévenir les risques d'overdose et limiter la propagation du sida. Êtes-vous tout à fait, plutôt, plutôt pas ou pas du tout d'accord avec cette proposition?", 58% des personnes interrogées se sont dit "tout à fait ou plutôt d'accord". (Enquête OFDT)
A regarder : le focus de France 24 au bas de l'article datant d'avril 2013.
Quand on vous disait que l'information finit par payer...
Le 6 avril des habitants rencontraient le maire et son directeur de cabinet pour faire part de leur exaspération sur l'occupation illicite des trottoirs les jours de marché. Les vendeurs à la sauvette, leurs caddies, leurs déballages à même le sol, les restes et les emballages divers qui jonchent le sol après dispersion des personnes créent une ambiance de marché aux puces sauvage que les habitants supportent de moins en moins.
Les échanges continuent entre la mairie, la préfecture de police et les habitants : ainsi une nouvelle réunion sur place a-t-elle eu lieu samedi 4 dans l'après midi. La situation n'a pas évolué positivement depuis le mois dernier, ont reconnu les participants. Les vendeurs à la sauvette n'ont pas attendu bien longtemps pour occuper le nouveau trottoir élargi le long du métro côté 10e. Voir ci-dessous. Nous nous y attendions d'ailleurs.
Samedi dernier la présence policière était bien visible dès la fin du marché, le vrai : au niveau du barreau Patin, chaque angle de l'intersection était occupé par un homme de la compagnie de CRS, d'autres patrouillaient au long des trottoirs de la rue Guy Patin, un camion stationnait aussi sur la placette Paré-Patin interdisant toute nouvelle installation. La police a occupé le terrain assez tard, jusqu'à 21 heures environ, si bien qu'aucune vente à la sauvette n'a pu se tenir en soirée, ni rue Guy-Patin, ni sous le viaduc.
Le représentant du commissariat a volontiers admis que la présence des policiers est un élément déterminant. Parallèlement il souligne que les moyens du commissariat du 10e ne sont pas illimités et que d'autres missions de la police peuvent souvent primer sur la défense de l'espace public dans notre quartier. Il regrette que les mouvements de foule soient plus nombreux depuis l'installation du dispositif de sécurité sur la Goutte d'Or. Sans doute faudrait-il travailler plus efficacement avec la police du 18e... La coordination n'est pas encore tout à fait au point, les limites des zones sont poreuses pour les déliquants et non pour les policiers.
Une réunion aura lieu bientôt pour tirer un bilan des premiers six mois de la zone de sécurité prioritaire (ZSP) et ce sera le moment de programmer les ajustements nécessaires pour une meilleure efficacité. Action Barbès y est invitée.
Une note positive pour terminer : cet été, il est vraisemblable que la salle de consommation sera ouverte dans le quartier. En même temps, une brigade de terrain devrait être créée pour une meilleure gestion des problèmes d'occupation de l'espace public. Ceci est du moyen terme. En attendant, pour du plus court terme, une mesure simple — et qui s'est avérée efficace sur la partie 18e du terre-plein central avant l'installation du dispositif ZSP — pourrait s'appliquer : la saisie pure et simple des produits mis en vente à la sauvette. C'est ce que Daniel Vaillant appelait perturber le marché, et en effet, la benne ou l'estafette stationnée près de la sortie Patin a souvent été déterminante.