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Actualité - Page 79

  • D'une manif' à l'autre...

    Intéressée par notre article sur les défilés du 1er mai, y ayant participé elle-même, une lectrice nous a transmis l'information suivante dès le lendemain.


    "Alors, comme ça, on a failli s'y croiser aussi ...
    A la manif', vous avez certainement vu ou entendu près du square Galli cette jeune militante de "Coup pour Coup 31"  qui engageait fougueusement, par haut-parleur hurlant interposé, badauds et défilants à se joindre à leur manif qui se tiendra le 8 mai prochain, 14H à ...... Barbès.
    C'est le mot "Barbès" qui a attiré mon attention.
    Révolution peut-être, mais je vois avant tout que notre quartier risquera d'être occupé... par les CRS. Mieux vaut le savoir, en particulier pour les bus que nous voulions emprunter ce jour-là. Tout sera bouclé. "


    Notre blog reçoit régulièrement les flashs et les communiqués de presse de la Préfecture de Police, nous vous avertirons plus précisément si cette manifestation est annoncée par la Préfecture. Les précédentes n'ont pas réuni énormément de manifestants, mais en effet, par précaution, les forces de l'ordre sont, elles, sur place en grand nombre.

  • Crise ? pas pour tout le monde...

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    Extrait du 11 heures de l'Expansion - en ligne -

    En ces temps de campagne et de modèle à suivre pour relever le pays (sic), chacun regarde au-delà du Rhin. L'un y trouve un modèle de négociation sociale, en oubliant qu'il faut être deux pour négocier, le syndicat, même bon, ne suffit pas. L'autre y dénonce une rigueur redoutable des comptes publics - au sens où elle va mettre en péril l'ensemble de l'économie -  et des rémunérations bien basses pour qui ne bénéficie pas de salaires plancher négociés dans sa branche d'activités.

    Le constructeur de Munich BMW semble répondre à tous ces envieux en publiant des chiffres record pour le premier trimestre et un bénéfice net en hausse de 18,1% sur un an. Qu'en disent les syndicats ? Ne réclameront-ils pas un partage des fruits de cette réussite après plusieurs années de vaches maigres ? Ce ne serait que justice.

    Quoi qu'il en soit, l'Allemagne aura été souvent à l'honneur pendant ces derniers mois. Comme chaque fois, chacun y prend ce qui l'intéresse. C'est ainsi qu'on oublie volontiers que les ouvriers allemands, avant même la crise des subprime de 2007-2008, ont du accepter des baisses de salaires notables, et que les patrons allemands ont eu l'intelligence de recourir massivement au travail partiel. 

    Tout n'est pas rose dans la patrie de Bertold Brecht (oui, patrie de Goethe est un peu fané) : il faut continuer à lire la même presse pour ne pas attirer les critiques et surtout y regarder de plus près. En juillet dernier, le même Expansion titrait :

    Les bas salaires allemands en chute libre depuis dix ans (Expansion du 19 juillet 2011)

    On relève pêle-même dans l'article que la richesse allemande en dix ans a cru de 25%,  les bénéfices des entreprises et les revenus de placement ont fortement augmenté, que les salariés les plus modestes ont vu leur pouvoir d'achat réduit de 2,5% et que les mieux lotis ont été augmenté de 1%. Tout cela n'étant que des moyennes, il reste que vivre avec un salaire situé entre 400 et 800 euros en Allemagne n'est pas très attractif. L'expression wie Gott in Frankreich (Dieu en France, quelque chose comme un pays de cocagne...) reste encore du domaine du rêve pour beaucoup d'Allemands.

    Hans qui rit et Hans qui pleure

    Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne : la compagnie allemande de navigation aérienne Lufthansa, dans le même temps, annonce qu'elle va supprimer 3500 postes pour réduire de 25% ses frais administratifs (idem Expansion de 11 heures du 2 mai 2012). Pas sûr que BMW embauche autant de personnes sur le territoire... Et ce ne seront pas ces employés licenciés du monde aérien qui achèteront les BMW du début de notre article. Un regard sur quelques tarifs ? ICI dans Turbo. Ou là pour les plus petites, des compactes... dans Auto Plus.

    Les modèles ont tous leur défaut, un jour les Etats-Unis, un autre l'Allemagne, la Suède a eu également son heure de gloire. A quand le modèle français devant les autres, oserons-nous dire über alles ?

  • Journée mondiale de la liberté de la presse

    3 mai 2012, la journée mondiale de la liberté de la presse ne fait pas recette cette année en France. Aucun événement important – nous n’en avons pas trouvés tant ils sont discrets –  ne vient rappeler cette date, que l’UNESCO tente de promouvoir depuis 10 ans. Elle est éclipsée chez nous par la campagne électorale.

    paris,liberté-de-la-presse,martin-parr,fnac,zwpo-photosNous devrions pourtant rester éveillés face à certaines situations chez nos proches voisins. En Espagne selon L'Expansion du 2 mai 2012, les plans sociaux dans les médias se sont multipiés depuis quatre ans  et ne semblent pas faiblir. Ce sont 6230 journalistes sur quelque 21000 qui ont perdu leur emploi. Ceux qui restent dans les rédactions sont sous pression : ils doivent faire aussi bien avec moins de moyens. Ici aussi la précarité s’installe. Le risque à terme est une atteinte à la démocratie : qu’est-ce qu’un citoyen sans une presse libre, sans un libre accès à une information, libre elle aussi ?

    Nous, lecteurs, devons nous interroger sur la pérénité d’une presse qui vit non du soutien de ses lecteurs mais grâce aux recettes publicitaires. Que ces recettes viennent à manquer, et le journal disparaît, à petit feu, que les lecteurs aient été au rendez-vous ou pas.

    Martin Parr, dont nous avions pu admirer l'exposition de photos à l'ICI, rue Léon, propose au public de découvrir sa nouvelle exposition photos et l'album réalisé pour les 20 ans de la collection d'albums photographiques de Reporters sans Frontières, à la Fnac du forum des Halles.
    Pour l’occasion, 100 albums dédicacés par le photographe britannique membre de la célèbre agence seront en vente à partir du samedi 5 mai. Les cent premiers arrivés auront la chance de repartir avec l'un d'eux.

     1-7 rue Pierre Berger niv.-1, Ier arrondissement.
    Exposition du 3 mai au 15 août 2012. Du mardi au samedi de 14 heures à 19h30.  Entrée libre.


  • Quelques vraies images du 1er mai 2012 : on y était.

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    La station de métro Port Royal 15 h 30

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    Avenue Denfert-Rochereau 16 h

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    Même lieu, même heure, un autre syndicat.

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    Boulevard Saint-Germain, devant Cluny. Vers 18 h 45

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    A l'angle des Boulevards Saint-Michel et Saint-Germain, 18h45

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    Toujours sur le boulevard Saint-Germain, pour la liberté de l'information.

    On peut ergoter autour des vraies motivations de ceux qui défilaient hier, purement sociales ou mêlées d'intentions politiques, mais au-delà des opinions de chacun, la brève du Monde qui tombait ce matin, à elle seule, peut envoyer des milliers de personnes dans la rue, car elle illustre un type de politique qui a fait beaucoup de chômeurs....

    Zone euro : nouveau record du taux de chômage, à 10,9 % en mars

    Le taux de chômage dans la zone euro a atteint en mars son plus haut niveau, à 10,9 % de la population active, égalant le record d'avril 1997, a indiqué mercredi 2 mai Eurostat. Selon l'office des statistiques européen, 17,36 millions de personnes étaient au chômage en mars dans la zone euro, soit 169 000 de plus que le mois précédent.

  • Le 1er mai : une affiche vieille de plus de cent ans !

    grandjouan,1er-mai,affiche

    Dessin de Grandjouan, "1er mai", L'Assiette au beurre, 28/4/1906.

    "1er mai". Ce dessin intervient dans un contexte d'accélération et d'organisation des luttes sociales. La CGT décide au congrès de Bourges (1904) de lancer une grande campagne de propagande en faveur de la journée de huit heures. Grandjouan, dont les sympathies anarchistes sont très marquées, prête son talent à cette cause. Un an avant la parution de ce numéro de L'Assiette au beurre, s'achève le « congrès du Globe » où les tendances du socialisme français s'unissent dans la SFIO (1905). Le secrétaire général affirme que « le Parti socialiste, tout en poursuivant la réalisation des réformes immédiates revendiquées par la classe ouvrière, n'est pas un parti de réforme, mais un parti de lutte de classes et de révolution ».
    Cette œuvre du peintre et affichiste Jules Grandjouan dépasse le registre étroit du dessin satirique. Le trait et la couleur s'intègrent dans une composition originale et savante. Au premier plan, trois jeunes femmes nues tiennent une guirlande de fleurs dans laquelle se déchire la revendication des trois-huit. À l'arrière-plan, on devine la masse formée par une manifestation de travailleurs surmontée d'un arbre en fleurs. Le premier plan est une allégorie, dont la réalisation mêle la tradition antique des trois Parques qui déroulent le fil de la vie et des éléments iconiques propres au monde du travail. L'ouvrière-parque qui symbolise le travail tient dans sa main une pioche et porte une coiffe inspirée de celle des « caffues », ces ouvrières du Nord qui triaient le charbon. Le visage marque une expression de colère résolue. La jeune fille du milieu est marquée par la jeunesse et l'insouciance propre au loisir ; celle de droite, les yeux baissés dans le repos, a la peau brune des femmes du peuple. À l'arrière-plan, d'une touche graphique discrète sont convoqués des instruments de travail et des fusils crosse en l'air. L'habileté artistique de Grandjouan est d'avoir subtilement fondu par une esthétique inspirée de l'Art nouveau les deux plans de la composition. La chevelure des loisirs se confond avec les manifestants. Une femme à droite tient un flambeau qui se transforme en branche fleurie. Le jeu des couleurs complémentaires renforce l'effet de fusion. Ce parti pris artistique est aussi idéologique ; en liant la lutte revendicative et le but à atteindre, le pain et les roses, Grandjouan, en habile propagandiste, ancre chez les prolétaires la grandeur de l'Idée.

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    Commentaire extrait de Quand le crayon attaque, "Images satiriques et opinion publique en France, 1814-1918", Michel Dixmier, Annie Duprat, Bruno Guignard, Bertrand Tillier, chez Autrement, p. 157-158.

     

    Les auteures du Guide de quartier Trudaine Rochechouart avaient montré cette affiche de l'Assiette au Beurre en 2007, page 39, pour illustrer les premiers pas de la fête du travail au Théâtre des Folies Rochechouart, 42 rue de Rochechouart.

    Extrait :"C'est au théâtre des Folies Rochechouart , installé au 42, que se déroule du 15 au 20 juillet 1889 le Congrès ouvrier international de Paris, inauguré dans  la vieille salle Pétrelle. Il doit consacrer la fondation de la IIe Internationale. Une résolution adoptée à l'unanimité par les délégués des 21 pays, parmi lesquels Wilhelm Liebknecht et August Bebel pour le parti social-démocrate allemand, Victor Adler pour le parti social-démocrate autrichien, le Roumain George Valentinovitch, recommande "une grande manifestation internationale à date fixe", "dans tous les centres ouvriers d'Europe et d'Amérique en faveur de la journée à 8 heures de travail", et adopte la date du 1er mai de l'année suivante."

    Le guide est téléchargeable sur le site de la mairie du 9e ici.

  • Une nouvelle "Newsletter" de la Mission cinéma est parue en Avril

    Vous y trouverez de nombreux détails de bonne source, et pour cause ! C'est là.

    Ainsi la MCVP intitule les chapitres disponibles :

    - La vie du chantier : fin de la phase de gros oeuvre. On y apprend que les mosaïques, qui nous sont si chères et que nos efforts ont eu tant de mal à mettre à l'abri des colleurs d'affiches...  sont en cours de restauration (voir la photo de Jean-Marcel Humbert, très convaincante). Nous avons découvert avec plaisir les grands formats sur les palissades, retrouvé avec plaisir aussi, pour les plus anciens, l'ambiance des cinémas des années 1960, à peu près.

    - Un chantier Haute Qualité Environnementale. C'est désormais la norme pour les constructions d'équipements municipaux à Paris. Le louxor n'a pas échappé à la règle. Vous découvrirez le détail des contraintes que s'est imposé le maître d'ouvrage et a imposé au maître au d'oeuvre. Les habitants des immeubles voisins pourraient nous dire comment ils ont vécu le chantier. Notre espace commentaire leur est ouvert au bas de l'article. Notamment ont-ils apprécié les horaires stricts de livraison des matériaux, les plages horaires les plus réduites possibles pour l'utilisation des engins bruyants...  par exemple ?

    - L'exploitation du Louxor. La procédure a été conservée très confidentielle. C'est la règle. Une première sélection des meilleurs candidats achevée, ces derniers devaient rendre leur copie - un épais dossier pour être plus près de la réalité - le 12 avril dernier. Les exigences de la Ville sont nombreuses, elles sont les conditions nécessaires à un bon démarrage de l'exploitation du Louxor. La qualité de l'outil ne suffit pas à lui seul, il lui faut également de bons ouvriers, ici un bon exploitant, un bon programmateur. On saura à l'automne qui a décroché la timbale !

    - Le louxor accessible à toutes les personnes en situation de handicaps. Y compris des handicaps peu pris en compte dans les salles de spectacles, comme la surdité ou la cécité. Au Louxor, l'exploitant disposera de salles équipées en  numérique qui permettent le sous-titrage, et d'un dispositif avec boucles magnétiques ou infrarouge, qui autorise l'audio-descritption. Encore faut-il que les films en amont disposent de ces avantages...  Mais on peut penser qu'ils se développeront dans les années qui viennent.

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  • Un hommage à Raymond Aubrac, décédé le mardi 11 avril

    Nous avons choisi, en ce jour important pour la Démocratie et pour notre République, de publier un des derniers discours du grand résistant Raymond Aubrac, décédé la semaine dernière. Il l’a prononcé place de la Bastille, le 14 juillet 2011, révolté alors par l’actualité, par les dérives politiques et sociales, et plaidant le retour impératif aux principes fondateurs de la République et aux exigences du Conseil National de la Résistance.

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    « Depuis bientôt un an, les plus hautes autorités de l'Etat s'acharnent à dresser les citoyens les uns contre les autres. Elles ont successivement jeté à la vindicte publique les Roms et les gens du voyage, les Français d'origine étrangère, les habitants des quartiers populaires, les chômeurs et précaires qualifiés d'«assistés»... Elles ont ressorti le vieux mensonge d'une immigration délinquante, elles pratiquent la politique de la peur et de la stigmatisation.

    Nous avons manifesté le 4 septembre 2010, dans toute la France, contre ce dévoiement de la République. Aujourd'hui, chacun mesure la terrible responsabilité de ceux qui ont donné un label de respectabilité aux idées d'extrême droite, à la xénophobie, à la haine et au rejet de l'autre. De dérapages verbaux en pseudo-débats, de crispations identitaires en reculs sociaux, la voie a été grande ouverte à une crise démocratique encore plus grave que celle du 21 avril 2002.

    Parce que nous sommes attachés aux valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité, nous ne supportons plus que la République soit ainsi défigurée, la laïcité instrumentalisée au service de la stigmatisation de millions de nos concitoyens, la xénophobie banalisée dans les propos de ministres et de députés qui prétendent parler en notre nom à tous. Nous refusons que la peur soit utilisée pour faire reculer nos libertés, que les inégalités soient encouragées par l'injustice fiscale, le recul des droits sociaux et la démolition des services publics.

    Nous refusons cette République défigurée; celle que nous voulons, c'est la République «laïque, démocratique et sociale» que proclame notre Constitution; celle du 14 juillet 1789, du Rassemblement populaire de 1936, celle enfin du Conseil national de la Résistance. Celle qui s'attache inlassablement à garantir à tous l'égalité en dignité et en droits, l'égale liberté, l'égal respect de la part de ceux qui les gouvernent.

    C'est pourquoi nous lançons un appel solennel au rassemblement de toutes et tous, à la mobilisation des consciences pour le retour de cette République que nous voulons plus que jamais libre, égale et fraternelle.

    Deux cent vingt deuxième anniversaire de la prise de la Bastille, ce 14 juillet est le dernier avant l'échéance présidentielle de 2012. Sachons nous en saisir, nous rassembler pour fêter la République de la meilleure manière qui soit: en appelant nos concitoyennes et concitoyens à faire respecter ses valeurs, aujourd'hui et demain.